1470 – L’Agenda de Donald Trump

  • 1- États-Unis: voici l’agenda de Donald Trump pour les prochaines semaines
  • 2 – Le Congrès américain certifie l’élection de Donald Trump à la présidence
  • 3 – Donald Trump prêt à laisser son empire immobilier à ses fils
  • 4 – Investiture de Donald Trump: Hillary et Bill Clinton seront présents
  • 5 – USA: les ambassadeurs d’Obama doivent quitter leur poste dès l’investiture de Trump
  • 6 – Comme maître-espion, Trump choisit Dan Coats, ex-sénateur sanctionné par Moscou
  • 7 – Maison Blanche: Rex Tillerson, un pétrolier proche de Poutine

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1- États-Unis: voici l’agenda de Donald Trump pour les prochaines semaines

Sonia Dridi, correspondante à Washington- Publié le vendredi 06 janvier 2017 à 18h34

Donald Trump a annoncé mardi par un message sur Twitter qu’il tiendrait sa première conférence de presse en tant que président élu des États-Unis le 11 janvier à New York. Mais quels seront les sujets abordés par le successeur de Barack Obama ?

Ce que l’on sait, c’est qu’il va parler de ses sociétés. Le magnat de l’immobilier devrait donner des détails sur la manière dont il compte cesser, le temps de sa présidence, de gérer son immense empire immobilier international pour éviter tout conflit d’intérêts.

Depuis qu’il a été élu le 8 novembre, l’arrivée inédite à la Maison Blanche d’un milliardaire à la tête d’un empire économique opaque pose de nombreuses questions. Donald Trump a déjà dit qu’il prévoyait de confier la direction de ses affaires à ses deux fils, Donald Junior et Eric.

Mais, selon de nombreux experts, cela ne va pas régler les problèmes de conflits d’intérêts : ses enfants sont de très proches conseillers de leur père. Et l’un des premiers exemples de conflit d’intérêt qui sera visible dès le 20 janvier, date fixée pour l’investiture, ce seront ces hommes politiques et diplomates étrangers encouragés à rester dormir à l’hôtel Trump situé juste à côté de la Maison Blanche.

Étape suivante : les auditions au sénat

Les différents membres du cabinet nommés par Trump vont être auditionnés toute la semaine prochaine.

  • Mardi, c’est Jeff Sessions, le ministre de la Justice qui sera devant les Sénateurs, c’est l’une des nominations les plus controversées. Il y a de nombreuses accusations de racisme contre lui, les démocrates vont sûrement tenter de bloquer sa nomination. Mais le Congrès, à majorité républicain, l’approuvera certainement.
  • L’autre audition très attendue c’est celle du futur secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, c’est le citoyen américain le plus proche du président russe Vladimir Poutine. Donc évidemment, vu la cyber guerre froide qui se déroule actuellement entre Moscou et Washington, sa proximité avec la Russie est très mal vue par certains.

Que ce soit du côté des démocrates ou des républicains. Mais sa confirmation ne fait pas trop de doutes non plus. D’ici la fin de la semaine prochaine, on devrait y voir plus clair sur la composition de la futur administration Trump.

Le 20 janvier, le grand jour, l’investiture

Donald Trump va prêter serment à midi devant le Congrès américain, sur une estrade installée à l’extérieur. Il fera ensuite un discours. Les anciens président Jimmy Carter, Georges W. Bush et Bill Clinton seront présents. Son ancienne rivale Hillary Clinton sera aussi au Capitole ainsi que Barack et Michelle Obama.

Cette cérémonie est toujours rythmée par le chant d’une grande star et, au grand mécontentement de Trump, personne ne veut chanter à son investiture et être associé ainsi à sa présidence. Il a essuyé les refus de Céline Dion, Andrea Bocceli, Justin Timberlake… Résultat c’est Jackie Evancho, candidate malheureuse d’un télé-crochet, qui chantera l’hymne national. Pas de quoi déstabiliser Trump qui a assuré sur Twitter que tout ce qui comptait pour lui, c’était le peuple.

Il y aura ensuite dans l’après midi une grande parade et le soir une succession de balles en l’honneur du président élu.

Le déménagement à la Maison Blanche se prépare

Les employés de la Maison Blanche dédiés au déménagement ont seulement 6 heure pour changer de décor et passer d’une Maison décorées par les Obama à une maison adaptée au goût des Trump.

Pendant que Donald Trump fera son speech, une centaine d’employé se pressera pour arranger les 132 chambres du bâtiment. C’est un chaos organisé a déclaré un employé de la Maison Blanche.

Certains craignent que Trump décore cette maison historique de façon exubérante mais le président élu a déjà dit qu’il venait pour travailler et pas pour redécorer la Maison Blanche.

On a également appris ce vendredi que l’équipe de Trump demande aux ambassadeurs nommés par le président Obama de quitter leurs fonctions d’ici le jour de l’investiture, le 20 janvier prochain. Une nouvelle ère s’annonce.


https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_conflit-d-interets-investiture-demenagement-voici-l-agenda-de-donald-trump?id=9496269


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2 – Le Congrès américain certifie l’élection de Donald Trump à la présidence

AFP  –Publié le vendredi 06 janvier 2017 à 20h36

Près de deux mois après le scrutin du 8 novembre, le Congrès a certifié vendredi l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, malgré les perturbations créées par des élus démocrates et des manifestants.

Le vice-président sortant Joe Biden, qui fait également office de président du Sénat, a conduit vendredi une session conjointe des deux chambres du Congrès afin de confirmer le nombre de grands électeurs obtenus par Donald Trump et sa rivale démocrate, Hillary Clinton.

Le président des États-Unis n’est pas élu directement par les Américains, mais au suffrage indirect, par un collège de grands électeurs désignés par les électeurs en novembre, et qui se sont réunis le 19 décembre dans chacun des 50 Etats fédérés.

Mike Pence a également été élu vice-président

Les voix de ces grands électeurs devaient encore être comptées: Donald Trump en a obtenu 304 contre 227 pour Hillary Clinton. Il en fallait 270 pour être élu.

Mike Pence a également été élu vice-président, avec 305 grands électeurs.

Le 19 décembre, deux grands électeurs républicains ont fait défection en votant pour d’autres candidats que Donald Trump (Ron Paul et John Kasich). Cinq grands électeurs démocrates se sont rebellés et ont voté pour Bernie Sanders, Colin Powell (3 voix) et un militant des droits amérindiens, Faith Spotted Eagle.

Rien n’empêche dans la Constitution les grands électeurs de voter pour un autre candidat que celui qu’ils représentaient devant les électeurs, une faille béante qui a conduit à de nombreux appels à la réforme de ce corps archaïque.

Les micros de certains élus contestant la procédure ont été coupés

La procédure a été interrompue à de nombreuses reprises par les objections d’élus démocrates pour des motifs tels que les interférences attribuées à la Russie pendant la campagne, des violations présumées de droits civiques, le dysfonctionnement d’urnes électroniques ou la contestation du statut de certains grands électeurs.

Joe Biden, frappant son maillet, a rejeté toutes ces objections au motif qu’aucune n’était signée par un élu de chaque chambre, comme le prévoit la loi fédérale (aucun sénateur démocrate ne s’est joint aux protestations). Les micros de certains élus contestant la procédure ont été coupés.

« C’est fini« , a lâché Joe Biden, déclenchant les rires et applaudissements des élus républicains. « Il n’y a pas de débat. C’est interdit« .

Un par un, les résultats de chaque Etat ont été lus dans l’hémicycle de la Chambre des représentants, Joe Biden gérant la séance depuis la tribune, au-dessus de laquelle les mots « In God We Trust«  sont gravés sur un épistyle.

A la fin de la séance, au moins trois manifestants ont protesté bruyamment depuis les tribunes du public, avant d’être prestement expulsés.

Donald Trump pourra donc prêter serment comme le prévoit la Constitution le 20 janvier, à midi. La cérémonie d’investiture aura lieu au Capitole.


http://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_le-congres-americain-certifie-l-election-de-donald-trump-a-la-presidence?id=9496331


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3 – Donald Trump prêt à laisser son empire immobilier à ses fils

RTBF avec Belga- Publié le mardi 13 décembre 2016 à 17h31

Accusé de conflits d’intérêts, Donald Trump a promis d’abandonner à ses fils et de hauts responsables la gestion de son empire immobilier, une nébuleuse internationale qu’il dirigeait en autocrate jusqu’ici.

« Même si la loi ne m’y oblige pas, je vais abandonner mes affaires avant le 20 janvier pour pouvoir me concentrer sur la présidence. Deux de mes enfants, Don et Eric, plus des cadres, les dirigeront. Aucun nouveau contrat ne sera passé durant mon (mes) mandat(s)« , a tweeté tard lundi le futur président américain.

Il a néanmoins reporté à une date non précisée une conférence de presse sur l’avenir de ses affaires prévue pour jeudi.

Les accusations de conflits d’intérêts pour le premier milliardaire à accéder à la Maison Blanche se sont multipliées depuis son élection. D’autant que sa société, la Trump Organization, est une nébuleuse non cotée en Bourse, avec des activités dans 20 pays, de l’Ecosse à Dubaï via les Philippines, de l’hôtellerie au mannequinat en passant par clubs de golf et gratte-ciels résidentiels.

La société ne donne aucun chiffre, et faute de déclarations d’impôts que le milliardaire a toujours refusé de publier, les données sont rares: selon PrivCo, spécialisée dans l’information sur les sociétés non cotées, la Trump Organization employait plus de 22.000 employés pour un chiffre d’affaires de 9,5 milliards de dollars en 2014.

Le flou est tel que l’évaluation même de la fortune de M. Trump est controversée: lui-même dit 10 milliards, Forbes 3,7, et Bloomberg l’évaluait à 2,9 milliards en 2015.

Un nom, une marque

Le modèle économique est clair néanmoins, témoin du sens du marketing du milliardaire: loin des grands investissement des années 80 – comme la Trump Tower inaugurée en 1983, où siège la Trump Organization – sa société se développe aujourd’hui avant tout dans une activité de licence de son nom sur des projets qui ne lui appartiennent pas.

Un exemple: la Trump Tower de Manille, un luxueux gratte-ciel de 57 étages actuellement en construction. Bien que non propriétaire, Trump a déjà reçu quelque 5 millions de dollars pour que la tour soit à son nom, selon CBS.

Au fil des ans, Donald Trump – qui dit « adorer les dettes«  – a aussi contracté de multiples prêts auprès de créanciers souvent difficiles à identifier, faisant craindre qu’ils puissent eux aussi influer sur le prochain président.

Si les créanciers sont opaques, en revanche le style managérial est clair, affirme William Keppler, professeur de leadership en entreprise à l’université Columbia. Trump « est un commandant« , « quelqu’un qui dit aux autres ce qu’il faut faire et ne leur demande pas nécessairement ce qu’ils pensent qu’il pourrait faire« , dit-il.

Management « autocratique »

Un style de management « autocratique » « pas inhabituel pour une entreprise familiale« , selon lui. Mais moins efficace dans des entreprises plus mûres ou à la tête du gouvernement américain où « on attend une approche plus collaborative« .

Car aussi ramifiée que soit la Trump Organization, elle reste familiale. Autour du président Trump, on trouve d’abord ses trois enfants, Donald Jr., Eric et Ivanka, tous vice-présidents de la société.

Si les derniers tweets semblent écarter Ivanka de la gestion à l’avenir, c’est parce qu’elle et son influent mari, Jared Kushner, devraient conseiller Donald Trump à la Maison Blanche, selon certains médias américains.

Les autres responsables de la Trump Organization ont gagné leurs galons par leur dévouement au milliardaire. Matthew Calamari, chef des opérations, débuta ainsi en 1981 comme simple agent de sécurité, après avoir impressionné Trump en neutralisant des perturbateurs à l’US Open.

Fidélité aussi pour Allen Weisselberg, discret directeur financier du groupe, qui travailla pour le père de Donald Trump avant de rallier la Trump Organization comme contrôleur de gestion dans les années 80.


https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_donald-trump-pret-a-laisser-son-empire-immobilier-a-ses-fils?id=9480204


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4 – Investiture de Donald Trump: Hillary et Bill Clinton seront présents

RTBF avec Belga- Publié le mercredi 04 janvier 2017 à 06h56

L’ancien président américain George W. Bush ainsi que Hillary et Bill Clinton assisteront à la cérémonie d’investiture de Donald Trump le 20 janvier à Washington, ont indiqué leurs entourages mardi.

Au total, trois des quatre anciens présidents encore en vie seront au Capitole pour voir Donald Trump prêter serment: Jimmy Carter, Bill Clinton et George W. Bush. Des proches du couple Clinton ont confirmé que l’ancienne rivale démocrate de Donald Trump à l’élection présidentielle de novembre ainsi que son mari Bill, président démocrate de 1993 à 2001, assisteraient à la cérémonie.

L’ancien président républicain George W. Bush et son épouse Laura seront également présents.

« Ils sont heureux de pouvoir être les témoins de la passation de pouvoir pacifique -une marque de fabrique de la démocratie américaine- et de l’investiture du président Trump et du vice-président (Mike) Pence« , a indiqué un porte-parole de George W. Bush, qui présida les Etats-Unis de 2001 à 2009.

En décembre, l’ancien président démocrate Jimmy Carter, âgé de 92 ans, avait confirmé sa participation à la cérémonie. Seul le président George H. W. Bush, 92 ans et à la santé fragile, devrait être absent parmi les anciens présidents.


https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_hillary-clinton-et-george-w-bush-assisteront-a-l-investiture-de-donald-trump?id=9494088


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5 – USA: les ambassadeurs d’Obama doivent quitter leur poste dès l’investiture de Trump

Belga- Publié le vendredi 06 janvier 2017 à 13h08

De nombreux ambassadeurs nommés par le président américain Barack Obama, notamment l’ambassadrice en Belgique Denise Bauer, doivent quitter leur poste avant l’investiture de Donald Trump, rapporte le New York Times qui se base sur un document de l’équipe de transition du futur président.

Trump rompt ainsi avec la tradition qui permet aux ambassadeurs de rester plus longtemps dans le pays où ils se trouvent, notamment pour permettre à leurs enfants de terminer l’année scolaire. Un document du ministère américain des Affaires étrangères ajoute que le prochain président n’autorisera « aucune exception« .

Cette décision concerne des ambassadeurs situés dans des villes stratégiques comme Bruxelles, Berlin, Londres et Ottawa. Les États-Unis pourraient d’ailleurs ne pas envoyer de nouveau représentant diplomatique avant plusieurs mois. Il s’agit d’une mesure « exceptionnelle » qui pourrait porter atteinte aux intérêts des États-Unis, selon d’anciens ambassadeurs.


https://www.rtbf.be/info/monde/detail_usa-les-ambassadeurs-d-obama-doivent-quitter-leur-poste-des-l-investiture-de-trump?id=9495899


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6 – Comme maître-espion, Trump choisit Dan Coats, ex-sénateur sanctionné par Moscou

Belga- Publié le jeudi 05 janvier 2017 – Mis à jour le vendredi 06 janvier 2017 à 08h23

Le président élu des États-Unis Donald Trump a choisi un ancien sénateur interdit de séjour en Russie pour prendre le poste de directeur national du renseignement, selon plusieurs médias américains. Cette nomination est très sensible pour Donald Trump, en pleine polémique avec les services de renseignement américains sur l’ingérence russe dans l’élection américaine.

Donald Trump a fait publiquement part de son scepticisme sur cette ingérence, contredisant le renseignement américain qui n’a au contraire aucun doute.

Le choix de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l’Indiana, comme maître-espion permettrait de rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine. Dan Coats est l’un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l’invasion de la Crimée.

17 agences à coordonner

A l’époque, le sénateur s’était dit « honoré«  d’être ainsi pris pour cible par le Kremlin. Le directeur du renseignement, dont le poste a été créé après les attentats du 11 Septembre, coordonne l’activité des 17 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA. Sans avoir à proprement parler d’autorité sur ces agences, il s’assure que l’information circule entre elles et qu’elles ne dupliquent pas leurs efforts.

Il est aussi le visage public de la communauté du renseignement (100 000 personnes), face à l’opinion publique et au Congrès. James Clapper, le détenteur du poste depuis 2010, vieux briscard du renseignement, a mis en garde en termes voilés le président élu contre toute polémique publique avec ses services de renseignement.

« Il y a une différence entre sain scepticisme et médisance« , a-t-il souligné lors d’une audition devant les sénateurs jeudi matin. L’équipe de Donald Trump s’était montrée en décembre particulièrement cruelle contre les analystes des espions américains et leurs conclusions sur l’ingérence de Moscou.


https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_comme-maitre-espion-trump-choisit-dan-coats-ex-senateur-sanctionne-par-moscou?id=9495646


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7 – Maison Blanche: Rex Tillerson, un pétrolier proche de Poutine

AFP

Publié le mardi 13 décembre 2016 Mis à jour le mardi 13 décembre 2016 à 13h50

Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil nommé mardi chef de la diplomatie américaine, a noué des liens étroits avec de nombreux chefs d’état, dont Vladimir Poutine, en négociant des contrats pétroliers mais sa nomination inquiète dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Carrure impressionnante, chevelure blanche, ce Texan de 64 ans, toujours tiré à quatre épingles, n’a aucune expérience gouvernementale mais sa proximité avec le président russe a sans doute été déterminante dans le choix Donald Trump.

Réchauffer les relations

Une des priorités du président élu est de réchauffer les relations russo-américaines, considérablement refroidies depuis l’invasion de la Crimée en 2014 par la Russie.

« Il est l’Américain qui a eu le plus d’interactions avec Vladimir Poutine à l’exception d’Henry Kissinger« , dit de lui John Hamre, de l’institut d’études Center for Strategic and International Studies (CSIS) dont M. Tillerson est membre.

Rex Tillerson et Vladimir Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999.

Un accord historique en 2011

Cette « amitié«  sera couronnée par un accord historique signé en 2011 entre le géant énergétique public russe Rosneft et Exxon pour explorer et forer ensemble l’Arctique et la Sibérie.

Cet accord, évalué au départ à 3,2 milliards de dollars mais pouvant potentiellement générer 500 milliards en fonction des découvertes de gisements, est actuellement gelé par les sanctions occidentales contre la Russie.

Contre les sanctions

Rex Tillerson, qui a reçu en 2012 des mains de Vladimir Poutine la décoration de l’ordre de l’Amitié, s’est prononcé contre ces sanctions lors de l’assemblée générale des actionnaires d’ExxonMobil en 2014.

« Nous avons toujours encouragé les gens qui prennent ces décisions à tenir compte de l’ensemble des dommages collatéraux ainsi que des personnes touchées par ces sanctions« , avait-il objecté.

Ces propos pourraient lui valoir une confirmation difficile au Sénat américain, dont des membres influents – le sénateur John McCain en l’occurrence – ont déjà exprimé publiquement leurs réticences sur le choix du président-élu.

https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_maison-blanche-rex-tillerson-un-petrolier-proche-de-poutine?id=9479924