1026 – Suisse / Christoph Blocher attaque l’accord institutionnel avec l’UE

 

 Toute la presse en parle. Christoph Blocher revient en force

christophe blocher


RELATIONS BILATÉRALES

Christoph Blocher lance une offensive contre tout accord avec l’Union européenne. L’ancien conseiller fédéral de la droite conservatrice s’est offert une vaste campagne publicitaire dans la presse suisse.

Le tribun de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice) estime que l’accord institutionnel que l’Union européenne veut signer avec la Suisse s’apparenterait à une «adhésion insidieuse» à l’UE.

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http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/christoph-blocher-relance-le-debat-a-propos-des-accords-entre-la-suisse-et-lue?id=7916199

La Grande-Bretagne a préféré la «séparation douloureuse» à «l’intégration pesante» avec l’Union européenne, explique Christoph Blocher dans la presse. Le milliardaire zurichois et son parti surfent sur la vague du Brexit

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http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/campagne-udc-contre-une-rapprochement-de-la-suisse-et-de-lue-le-point-avec-linda-bourget-a-berne?id=7916191

Christoph Blocher lance sa campagne post-Brexit

Suisse-UELe stratège UDC s’offre une pleine page dans les journaux du pays pour lutter contre tout accord institutionnel avec l’Europe.

Un jour après la fête nationale suisse, Christoph Blocher (lien1) repart au combat contre l’Union européenne (UE). Cette fois à la tête du comité «Non à l’adhésion insidieuse à l’UE». Il s’offre même ce mardi des pages dans la plupart des quotidiens alémaniques et romands pour motiver les électeurs à lutter «contre un rattachement fatal de la Suisse à l’UE». Ceci à la lumière du Brexit, décidé par les Anglais fin juin, et qui donne désormais des ailes au stratège de l’UDC.

«Même pour la puissante Grande-Bretagne, l’intégration dans l’UE est devenue si pesante qu’une séparation douloureuse lui a paru préférable», dit-il dans ce texte. Ce que, selon lui, les Suisses ont compris le 6 décembre 1992 déjà, en disant non à l’adhésion de notre pays à l’EEE. A cette époque aussi, on avait prédit la ruine de la Suisse au cas ou elle refuserait l’adhésion. «Un pronostic totalement faux comme on peut s’en rendre compte 25 ans plus tard puisque la Suisse est aujourd’hui en meilleure position que les pays de l’UE. »

Risque de perte de notre autodétermination

Christoph Blocher admet que l’adhésion de la Suisse à l’UE n’est plus d’actualité, mais que «les politiciens veulent la réaliser d’une manière détournée, par l’accord institutionnel», estime-t-il. Un accord-cadre qui doit chapeauter plus de 120 accords bilatéraux sectoriels.

Du coup, l’ex-conseiller fédéral entend lutter désormais contre cet qui rattacherait la Suisse à l’UE que Berne veut négocier avec Bruxelles «avec la bénédiction du Parlement». Ce qui équivaut, selon Christoph Blocher, à «céder aux exigences de l’UE», et perdre notre autodétermination, puisque la Suisse serait obligée de reprendre le droit européen dans tous les domaines touchés par les accords bilatéraux.

«La Suisse perdrait sa marge de manœuvre qui lui permet d’adopter des solutions meilleures que celles de l’UE. Nous serions livrés pieds et poings liés au développement du droit de l’UE et nous subirions toutes les crises de l’UE», lance-t-il, en citant évidemment la politique de l’asile et des étrangers, cheval de bataille de l’UDC. Selon Christoph Blocher, la Suisse n’a besoin d’accords avec l’UE que dans les domaines où c’est utile, à savoir là où il y a des intérêts communs.

Face à la presse vendredi

A noter que l’UDC tiendra une conférence de presse vendredi à Berne contre ledit accord. Outre Christoph Blocher, le président du parti Albert Rösti sera également présent, tout comme le conseiller national et président de l’ASIN Lukas Reimann.

Les ténors du parti défendront leurs positions, alors même que le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann doit rencontrer une nouvelle fois le 19 septembre le chef de l’UE Jean-Claude Juncker à Zurich pour la mise en œuvre de l’initiative du 9 février 2014 contre l’immigration de masse.

Mais une mise en œuvre concertée avec l’UE semble de moins en moins probable, d’autant que les bureaux sont fermés en août à Bruxelles. Si aucune solution n’est trouvée, le Conseil national devrait débattre en septembre du plan B du Conseil fédéral, à savoir une révision de la loi sur les étrangers qui prévoit de gérer l’immigration via une clause de sauvegarde unilatérale applicable aux ressortissants européens.

24 Heures | 02.08.2016

lien1/http://www.24heures.ch/suisse/christoph-blocher-lance-campagne-postbrexit/personen/christoph-blocher/s.html

Source: http://www.24heures.ch/suisse/Christoph-Blocher-lance-sa-campagne-postBrexit/story/11696309


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