966 – Élections américaines : Donald Trump repousse l’annonce de son colistier suite à l’attaque de Nice

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Mike Pence et Donald Trump le 12 juillet 2016 à Westfield dans l’Indiana © AFP Tasos KATOPODIS

1/-Élections américaines : Un réac en tandem avec Trump

2/-Donald Trump repousse l’annonce de son colistier suite à l’attaque de Nice

A quelques jours de l’ouverture de la convention d’investiture républicaine, Donald Trump a finalement opté, selon les médias américains, pour Mike Pence, un gouverneur de 57 ans issu de l’aile conservatrice du parti.

Le magnat de l’immobilier devait initialement rendre son choix public vendredi matin à New York mais a décidé de reporter – à une date indéterminée – sa conférence de presse en raison de « l’horrible attaque » de Nice qui a fait au moins 70 morts.

Selon CNN et ABC, Mike Pence, qui se décrit comme un « chrétien, un conservateur et un républicain, dans cet ordre », a accepté l’offre qui lui a été faite.

Interrogé sur Fox news, Donald Trump a cependant déclaré, énigmatique: « Je n’ai pas pris ma décision finale, finale ».

A de nombreux égards, le CV du gouverneur de l’Indiana (nord) remplit les critères d’expérience politique annoncés par Donald Trump, à la recherche d’un colistier à la personnalité différente de la sienne, plus apte à négocier avec le Congrès.

L’homme d’affaires de 70 ans s’est amusé toute la semaine à faire monter le suspense, faisant passer des auditions presque en public aux trois hommes qui tiennent la corde pour ce poste prestigieux.

Les candidats présidentiels redoublent traditionnellement de discrétion pour rencontrer secrètement les prétendants au poste de vice-président afin de ménager l’effet de surprise.

Le fils du candidat, Donald Jr, a décrit Mike Pence comme « un type super », un « grand Américain ».

Les autres noms mentionnés ces derniers jours étaient Newt Gingrich, ancien pourfendeur de Bill Clinton dans les années 1990 en tant que président de la chambre basse du Congrès, et le gouverneur du New Jersey Chris Christie, devenu son plus fort soutien après avoir échoué aux primaires.

Aucune femme ne figurait parmi les « finalistes » évoqués en public par Donald Trump.

Malgré les nombreux boycotts de personnalités républicaines et le risque de rébellion d’une partie des 2.472 délégués, Donald Trump et le parti républicain tenteront de projeter l’image d’une famille rassemblée lors des quatre jours de convention à Cleveland, devant 15.000 journalistes et techniciens.

– ‘J’aime les prompteurs’ –

Chaque soir de lundi à jeudi, dans la grande salle sportive de cette ville de l’Ohio (nord), des orateurs se succéderont sur scène pour chanter les louanges du porte-flambeau républicain et attaquer l’adversaire démocrate Hillary Clinton.

Ses enfants et son épouse, Melania, ainsi que des pasteurs, un shérif noir et quelques chefs républicains s’exprimeront également.

Le thème général? « Mon message sera l’ordre public. Je suis le candidat de l’ordre public »,

a expliqué le milliardaire, reprenant le thème choisi par Richard Nixon en 1968, quand les États-Unis étaient à feu et à sang au sujet de la guerre du Vietnam.

Le candidat n’en étant pas à un revirement près, il a également dit qu’il utiliserait sans doute un prompteur pour son grand discours d’investiture, après avoir passé le gros de la campagne à railler les hommes politiques qui y recourent.

« J’aime les prompteurs quand je dois prononcer un discours très détaillé », a dit Donald Trump sur Fox News.

Son objectif est de monopoliser les écrans durant les sept prochains jours afin de grappiller quelques points dans les sondages.

Il est porté par une série d’enquêtes d’opinion qui montrent une Hillary Clinton à la peine, dans la foulée d’un réquisitoire très critique du directeur du FBI concernant l’affaire de sa messagerie. Bien qu’elle n’ait pas été inculpée, car les preuves étaient insuffisantes, James Comey a déploré sa « négligence extrême », une critique que les républicains ont abondamment reprise.

Un nouveau sondage publié jeudi attribue à chacun 40% des intentions de vote au niveau national (CBS/New York Times), alors que la démocrate avait jusqu’ici une avance confortable de plusieurs points.

Mais quel que soit le gain engrangé par le républicain durant la convention, Hillary Clinton ne lui laissera guère le temps d’en profiter.

La convention d’investiture démocrate de Philadelphie s’ouvrira dès le lundi suivant, le 25 juillet.

LNT avec Afp

source/http://lnt.ma/elections-americaines-un-reac-en-tandem-avec-trump/


Donald Trump repousse l’annonce de son colistier suite à l’attaque de Nice

Publication: 14/07/2016 21h17 CEST Mis à jour: 15/07/2016 01h18 CEST
Mike Pence
Indiana Gov. Mike Pence holds a news conference at the Statehouse in Indianapolis, Thursday, March 26, 2015. Pence has signed into law a religious objections bill that some convention organizers and business leaders have opposed amid concern it could allow discrimination against gay people. (AP Photo/Michael Conroy)

ETATS-UNIS – Le gouverneur conservateur de l’Indiana, Mike Pence, a accepté jeudi d’être le colistier de Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche, ont annoncé les télévisions américaines CNN et ABC. Le magnat de l’immobilier devait officiellement annoncer son choix vendredi matin depuis New York, à trois jours de l’ouverture de la convention d’investiture républicaine à Cleveland.

Donald Trump a cependant annoncé qu’il repoussait cette annonce suit à l’attaque de Nice:

Gouverneur de l’Indiana depuis janvier 2013, Mike Pence apporterait son expérience de Washington et une courtoisie plus qu’utile à la campagne du milliardaire. Cet avocat de formation, ancien animateur de radio et donc bon communiquant, connaît les arcanes de Washington pour avoir été membre de la Chambre des représentants de 2001 à 2013 et président de la conférence républicaine (numéro 3 du parti) de 2009 à 2011.
Discipliné, relativement discret, cet homme de 57 ans était apparemment le favori des enfants Trump – très influents dans la campagne de leur père – face aux fortes personnalités plus imprévisibles du gouverneur du New Jersey Chris Christie et de l’ancien speaker de la Chambre des représentants Newt Gingrich, également pressentis.
Le speaker républicain de la Chambre Paul Ryan, qui marche sur des œufs avec Donald Trump, considère Mike Pence comme un ami. Ses connections pourraient aider à apaiser le climat entre Trump et un parti républicain toujours mal à l’aise face à son candidat, et à récolter plus de fonds pour sa campagne.
Et sa personnalité, façonnée par sa foi chrétienne, est assurée de ne pas faire d’ombre au milliardaire de l’immobilier qui, plus que tout, valorise la loyauté de son entourage. Les deux hommes n’étaient jusqu’à présent pas particulièrement proches.
Mike Pence est conservateur, défenseur des valeurs familiales, très croyant, anti-avortement, anti-mariage pour tous et anti-réfugiés. Il s’est décrit comme un « chrétien, un conservateur et un républicain, dans cet ordre ».
En tant que gouverneur, il a signé des lois rendant plus difficile l’avortement dans son Etat. Et il avait été très critiqué pour une loi sur la « Liberté religieuse », vue par ses détracteurs comme une façon de discriminer la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuels, transgenres).

Séduire les conservateurs traditionnels

Donald Trump a rencontré Mike Pence plusieurs fois ces derniers jours, et a fait campagne avec lui dans l’Indiana mardi soir. Mercredi, Trump, ses enfants et son gendre, se sont rendus dans l’Indiana pour rencontrer à nouveau M. Pence, peu connu au-delà des cercles républicains.

Il sera à même d’aider Trump auprès des conservateurs traditionnels et notamment les évangéliques, encore réticents face à la personnalité de Trump, et probablement aussi dans la « Rust Belt », la région industrielle du nord-est en déclin, dont font partie l’Indiana et l’Etat voisin de l’Ohio, Etat clé dans la course à la Maison Blanche.
Certains élus républicains s’étaient déjà réjouis à l’idée qu’il devienne le colistier de Trump, estimant nécessaire que le vice-président potentiel améliore le « ton et la teneur du débat ».
« Je suis un grand fan de Mike Pence et je pense qu’il a plus de chance de faire évoluer le candidat là où il doit être », a ainsi déclaré au magazine The Hill le sénateur de l’Arizona Jeff Flake, qui a rencontré Donald Trump la semaine dernière, un échange qui s’est mal passé. « Il est conservateur, il est intelligent, et il a été bon en matière de commerce et d’immigration ».
Mais certains experts soulignent que le choix de Mike Pence ne sera pas en mesure d’élargir la base électorale de Trump, notamment auprès des indépendants ou des républicains modérés, à l’égard desquels la démocrate Hillary Clinton devrait redoubler d’efforts.

source/http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/14/mike-pence-donald-trump-colistier-vice-president-etats-unis_n_10997640.html

MIKE PENCE