
1°/« La France dégradée.. début d’une crise de la dette à la grecque ? ».
2°/« Il y a 2 immigrations : celle de l’extérieur et l’autre de l’intérieur »
3°/FITCH – traduction de la note de dégradation.
4°/PS. Vont-ils préférer un accord à une dissolution et à la victoire du RN ?
5°/J’aime tellement l’Allemagne que je préfère quand il y en a deux !

1°/« La France dégradée, début d’une crise de la dette à la grecque ? ».
par Charles Sannat | 15 Sep 2025 | A la une, Chronique de l’effondrement

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
L’agence Fitch vient de dégrader la note souveraine de la France faisant perdre à notre pays son deuxième A, la France n’étant plus noté que A+ ce qui n’est pas franchement terrible.
La question est donc de savoir quelles seront les conséquences pour les conditions de financement de notre pays.
Va-t-on vers une crise de la dette à la grecque, avons-nous encore des marges de manœuvre, pourrions nous échapper, au moins pour le moment au pire ?
Je vous explique tout dans cette vidéo.
Comment prévoir les risques, quels scénarios, comment modéliser la crise de refinancement à laquelle nous pourrions nous retrouver confrontés ?
Pour ceux qui veulent aller plus loin, vous avez un dossier STRATEGIES spécifique et le fichier Excel de modélisation de la crise de la dette pour mieux en prévoir les risque.
Pour vous abonner tous les renseignements sont ici.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/« Il y a 2 immigrations : celle de l’extérieur et l’autre de l’intérieur »
par Charles Sannat | 15 Sep 2025 | Ecologie
Jean Viard ne va pas tout à fait au bout de la logique et du raisonnement, mais ce qu’il dit est très juste. Nous ne sommes pas obligés de laisser prospérer cette écologie stupide, castratrice, punitive, mais encore plus grave dépressive, car cette écologie est dépressive et rend une grande partie de ses partisans ou de ses victimes (surtout les jeunes) totalement dépressifs.
Oui on peut rendre le modèle de vie en pavillon écolo, certainement d’ailleurs plus qu’en immeuble, car contrairement à ce que pensent les écolos hors sol il est plus facile d’avoir un potager dans un pavillon et des poules pour réduire son empreinte carbone qu’en appartement. De même qu’il est plus facile de rendre une maison autonome qu’un immeuble de 20 étages ce qui est une évidence. Jean Viard l’a bien compris et l’explique parfaitement bien dans cette vidéo.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/il-y-a-2-immigrations-celle-de-lexterieur-et-lautre-de-linterieur/

3°/FITCH – traduction de la note de dégradation.
par Charles Sannat | 15 Sep 2025 | Chronique de l’effondrement

Voici la traduction rapide de la dernière note de l’Agence FITCH qui vient de procéder à la dégradation de la notation de la France nous passant de AA- à un simple A… il est bien loin le temps ou la France était notée « triple » AAA (Source FITCH ici)
Pour FITCH le principal problème de la France n’est pas tant économique, que l’incapacité des dirigeants politiques à prendre les bonnes décisions et à réduire des dépenses devenues délirantes.
Principaux moteurs de la notation
La dégradation reflète les éléments suivants :
Ratio d’endettement élevé et en hausse (fort impact)
Le ratio de dette publique continuera d’augmenter en raison de déficits budgétaires primaires persistants. Fitch prévoit que la dette atteindra 121 % du PIB en 2027 contre 113,2 % en 2024, sans horizon clair de stabilisation.
Le ratio 2024, déjà deux fois supérieur à la médiane de la catégorie A, dépasse de 15 points celui de 2019 et est désormais le troisième plus élevé parmi les États notés « A » et « AA ».
Cette dynamique limite la capacité de la France à répondre à de nouveaux chocs sans détériorer davantage ses finances publiques.
Fragmentation politique (fort impact)
La défaite du gouvernement lors d’un vote de confiance illustre la fragmentation et la polarisation croissantes de la vie politique.
Depuis les législatives anticipées de mi-2024, la France a connu trois gouvernements différents.
Cette instabilité réduit la capacité à mener une consolidation budgétaire substantielle, rendant improbable l’objectif de ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2029.
À l’approche de la présidentielle de 2027, les marges de manœuvre pour la consolidation budgétaire devraient encore se réduire et le risque de blocage politique perdurer après l’élection.
Faible discipline budgétaire (fort impact)
La France affiche un historique faible de consolidation budgétaire et de respect des règles européennes.
Le déficit nominal a dépassé 3 % du PIB dans 17 des 20 dernières années, et aucun excédent primaire n’a été enregistré depuis 2001.
Déficit élevé en 2025 (fort impact)
Le budget 2025 vise un ajustement de 0,7 % du PIB, dont plus de la moitié repose sur des mesures temporaires (prélèvements exceptionnels sur les grandes entreprises et les ménages fortunés).
Fitch prévoit un déficit de 5,5 % du PIB en 2025 (objectif gouvernemental : 5,4 %), en baisse par rapport à 5,8 % en 2024, mais toujours élevé face à la médiane de la zone euro (2,7 %) et de la catégorie A (2,9 %).
Trajectoire incertaine de consolidation
Fitch estime que les déficits resteront supérieurs à 5 % du PIB en 2026-2027, même en intégrant des mesures de consolidation limitées (0,5 % du PIB/an), absorbées par la hausse des charges d’intérêts et des dépenses de défense.
Les futures négociations budgétaires devraient aboutir à un plan plus dilué que celui de l’exécutif sortant.
Un échec à adopter un budget d’ici fin d’année pourrait entraîner une période de « services votés », empêchant de nouvelles mesures de consolidation.
Rigidités budgétaires
Pression fiscale record en Europe (45,6 % du PIB contre 40 % en moyenne dans l’UE).
Dépenses sociales très élevées (32 % du PIB, contre 26 % en moyenne dans l’UE).
Les réformes visant à réduire les dépenses sociales ont produit des résultats limités, en raison de fortes résistances politiques et sociales.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/fitch-traduction-de-la-note-de-degradation/

4°/PS. Vont-ils préférer un accord à une dissolution et à la victoire du RN ?
par Charles Sannat | 15 Sep 2025 | Politique et économie

Que v’a-t-il se passer ? Difficile de faire des prévisions dans notre pays, pourtant, je pense que nous pouvons résumer l’équation de manière simple pour les partis allant de la gauche modérée à la droite des LR. Vaut-il mieux une dissolution et voir le RN risquer de l’emporter ou un mauvais accord sur un mauvais budget ?
La question est loin d’être tranchée à ce stade et c’est tout le pari de Lecornu.
Face au précipice, finalement, les partis politiques pourraient se montrer plus raisonnables et accepter un budget négocié.
Reste que François Bayrou aurait pu parfaitement négocier cet accord et le choix du vote de confiance reste pour le moment tout de même très obscur.
Si Lecornu réussi à faire passer et voter un budget sans psychodrame, alors notre pays gagnera quelques mois de stabilité supplémentaires ce qui n’est pas une mauvaise chose pour nous autres.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/ps-vont-ils-preferer-un-accord-a-une-dissolution-et-a-la-victoire-du-rn/

5°/J’aime tellement l’Allemagne que je préfère quand il y en a deux !
par Charles Sannat | 15 Sep 2025 | Affaires européennes
« J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi qu’il y en ait deux. » cette citation n’est pas de moi, mais de François Mauriac.
Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que cela faisait longtemps, très longtemps que l’on n’avait pas évoqué dans un média français l’Allemagne autrement que comme le sacro-saint couple franco-allemand alpha et oméga de la soumission et de l’abandon de souveraineté en bande organisée.
Puis, brutalement, sur LCI, le cas allemand.
Et si l’Allemagne était toujours dangereuse pour la France ?
A cette question il y a déjà une première réponse qui devrait nous mettre d’accord.
Si l’Allemagne peut représenter un danger pour notre pays, surtout quand elle commence à se réarmer ce qui n’est jamais une bonne idée à l’aune de l’histoire, ce qui est certain, c’est que rien ne nous oblige à être faibles.
Oui, il faut se méfier de l’Allemagne qui suit ses propres intérêts à notre détriment et c’est particulièrement le cas sur le marché de l’énergie par exemple mais pour le moment, notre meilleur ennemi, c’est nous-même, nos faiblesses, nos renoncements, nos manques de courage et nos absence de volonté.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/jaime-tellement-lallemagne-que-je-prefere-quand-il-y-en-a-deux/

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