1°/Discours d’ouverture du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov – 12 juillet 2025 à 06h53 à Wonsan en Corée du Nord
2°/Allocution et réponses du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov – 12 juillet 2025 à 13H31 à Wonsan en Corée du Nord
3°/Communiqué de presse concernant les entretiens du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée – Choe Son-hui – 12 juillet 2025 à 13H44
4°/Allocution d’ouverture du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors de sa rencontre avec le président de la Commission des affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-un, – le 12 juillet 2025 à 14h19 à Wonsan

1°/Discours d’ouverture du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov – 12 juillet 2025 à 06h53 à Wonsan en Corée du Nord

Discours d’ouverture du ministre des Affaires étrangères – Sergueï Lavrov lors des entretiens avec la ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée, Choe Son-hui, lors du deuxième cycle du dialogue stratégique Russie-RPDC, à Wonsan, le 12 juillet 2025.
Je suis heureux d’avoir l’occasion de poursuivre notre dialogue stratégique, comme convenu par nos dirigeants lors de la visite historique du président russe Vladimir Poutine en juin 2024.
Je suis touché par l’attention particulière que vous avez portée à mes activités récentes. Je dois dire que votre présence a manqué aux événements de l’ASEAN à Kuala Lumpur. Cependant, en votre absence au Forum régional de l’ASEAN sur la sécurité, nous avons fermement défendu vos intérêts.
Après de nombreux voyages au Brésil et en Malaisie, je suis ravi d’être ici, dans ce magnifique nouveau complexe hôtelier, construit sur décision du président des Affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-un. Je suis convaincu que ce lieu deviendra une destination de plus en plus prisée des touristes russes. Nous mettrons tout en œuvre pour y contribuer en créant des conditions favorables, notamment en facilitant le transport aérien.
Lors du premier cycle de notre dialogue stratégique, lors de votre visite à Moscou en novembre 2024, vous avez décrit notre nouveau dialogue fondateur comme une base solide pour une fraternité combattante invincible. Votre analyse a depuis été confirmée avec force par les événements survenus dans la région de Koursk, comme vous l’avez mentionné, où des soldats héroïques de l’Armée populaire coréenne ont combattu avec un courage exceptionnel aux côtés des soldats russes. Leurs sacrifices, consentis même au prix de leur vie, ont largement contribué à la libération de la région des nazis ukrainiens.
Nous sommes profondément reconnaissants aux dirigeants de la République populaire démocratique de Corée, ainsi qu’à tous les soldats et officiers qui ont fait preuve d’une aptitude au combat exceptionnelle, contribuant ainsi de manière essentielle à la juste cause de la libération des territoires russes.
https://mid.ru/en/foreign_policy/news/2035683/

2°/Allocution et réponses du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov – 12 juillet 2025 à 13H31 à Wonsan en Corée du Nord
12 juillet 2025, 13h31
Allocution et réponses du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux questions des médias à l’issue du deuxième cycle du dialogue stratégique Russie-RPDC au niveau des ministres des Affaires étrangères, Wonsan, le 12 juillet 2025

Chers collègues,
Nous sommes à Wonsan, en Corée du Nord. Il s’agit d’une nouvelle station balnéaire, construite rapidement par nos amis coréens, qui constitue une attraction touristique de choix. Nous espérons qu’elle sera appréciée non seulement par la population locale, mais aussi par les touristes russes.

Nous avons tenu le deuxième cycle de notre dialogue stratégique, un format lancé à la suite de la décision du président russe Vladimir Poutine et du président de la Commission des affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-un. Le premier cycle s’est tenu à Moscou en 2024. Aujourd’hui, Wonsan accueille le deuxième.
La Russie et la RPDC sont des voisins de longue date et des partenaires fiables. La signature d’un nouveau traité à Pyongyang en juin 2024 a fait de nous des alliés. Ce renforcement de nos liens repose non seulement sur notre proximité géographique et notre histoire commune, mais aussi sur notre convergence de vues sur des questions clés concernant le développement de nos pays et de nos peuples, ainsi que sur les grands enjeux internationaux et régionaux.
Aujourd’hui, lors de ma rencontre avec la ministre des Affaires étrangères – Choe Son-hui, nous avons réaffirmé que le développement progressif des relations bilatérales sert les intérêts de nos deux pays. Il contribue significativement à la stabilisation de la situation dans la péninsule coréenne et renforce la paix et la sécurité en Asie du Nord-Est.
Dans le cadre du Traité de partenariat stratégique global, nous avons eu une discussion approfondie et franche sur les perspectives de renforcement du dialogue politique, notamment entre nos ministères des Affaires étrangères.
Nous venons de signer un Plan d’échanges interministériels entre la Russie et la RPDC pour 2026-2027. Ce document complet couvre la quasi-totalité des principaux sujets internationaux, notamment les tâches concrètes des ministères des Affaires étrangères visant à coordonner les efforts intergouvernementaux dans des domaines tels que le commerce, l’économie, l’investissement, les échanges humanitaires, le tourisme et, notamment, la promotion de la langue russe en RPDC et du coréen en Fédération de Russie. Il ne s’agit pas de gestes symboliques : de véritables programmes éducatifs sont en place, et leur popularité ne cesse de croître dans les deux pays.
Nous constatons des tendances positives dans la coopération pratique. Nous estimons qu’il est important de prendre de nouvelles mesures pour dynamiser nos échanges bilatéraux. Nous avons convenu que ces questions seraient examinées en détail lors de la 12e réunion de la Commission intergouvernementale russo-coréenne de coopération commerciale, économique, scientifique et technique.
Nous avons également abordé la situation dans la péninsule coréenne. Nous partageons l’avis selon lequel les tensions non résolues dans la région continuent d’affecter la stabilité globale de l’Asie du Nord-Est et d’entraver les perspectives de coopération équitable et mutuellement bénéfique entre ses nations.
Nous avons également discuté des développements régionaux plus larges dans la région Asie-Pacifique et réaffirmé notre soutien à la création de mécanismes de sécurité inclusifs, équitables, non alignés et fondés sur le droit international. Nous avons exprimé notre inquiétude face aux efforts contreproductifs et dangereux déployés par des puissances extérieures pour construire des alliances étroites et fondées sur des blocs en Asie-Pacifique et pour étendre l’infrastructure de l’OTAN dans la région.
Nous avons examiné l’initiative russe visant à développer une architecture pancontinentale de sécurité égale et indivisible en Eurasie. Ce concept, qui bénéficie du soutien de nos partenaires coréens, et le Traité de partenariat stratégique global constituent un élément clé de cette architecture de sécurité émergente.
Nous avons discuté de notre travail conjoint au sein de l’ONU et d’autres instances multilatérales. Nous avons constaté avec satisfaction le niveau traditionnellement élevé de coordination et de soutien mutuel entre nos pays.
Nous avons également discuté de l’évolution de la crise ukrainienne. Nos amis coréens ont réaffirmé leur soutien sans faille à tous les objectifs de l’opération militaire spéciale et aux mesures prises par les dirigeants, les forces armées et les citoyens russes pour les atteindre.
De notre côté, nous avons une fois de plus exprimé notre sincère gratitude pour la contribution des militaires de l’Armée populaire coréenne au succès de l’opération de libération de la région de Koursk des forces nationalistes ukrainiennes et des mercenaires étrangers.
Je considère que les résultats du deuxième cycle du dialogue stratégique méritent une évaluation très positive. Nous avons défini des mesures concrètes pour faire progresser notre partenariat stratégique dans l’ensemble des relations bilatérales et sur la scène internationale.

à Wonsan
1
Question : Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu en Corée du Nord en juin 2024. Quelle est la situation actuelle au plus haut niveau ? Un échange de messages personnels est-il prévu ?
Sergueï Lavrov : Le président russe Vladimir Poutine et le président de la Commission des affaires d’État de la RPDC, Kim Jong-un, entretiennent des contacts réguliers. Ils échangent fréquemment des messages. Il n’est pas prévu de mettre fin à cette pratique.
Le moment du prochain échange sera déterminé par les deux dirigeants. Il en va de même pour leurs futurs contacts : ils auront certainement lieu. La date et le lieu seront convenus directement entre le président Poutine et le président Kim Jong-un.
2
Question : Il y a un an, le Traité de partenariat stratégique global a été signé, comme vous l’avez mentionné aujourd’hui. Quel est le principal résultat des travaux de l’année écoulée ? Les documents sont-ils régulièrement mis à jour, compte tenu de l’évolution rapide de la situation internationale ?
Sergueï Lavrov : Le texte du traité ne nécessite aucune mise à jour. Il s’agit, par définition, d’un document stratégique définissant les axes de coopération bilatérale à long terme.
Comme je l’ai mentionné précédemment, la Commission intergouvernementale russo-coréenne pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique poursuit ses travaux actifs. Nous constatons également des progrès significatifs dans les domaines culturel et humanitaire : par exemple, des centres spécialisés dans l’enseignement du russe ont été créés dans les universités coréennes, et des universités russes accueillent également des centres de langue coréenne.
Il existe également des échanges culturels. Des artistes de la RPDC effectuent régulièrement des tournées en Russie, tandis que des artistes de théâtre et des musiciens russes participent à des événements culturels organisés en RPDC. Un exemple récent est la visite de la ministre russe de la Culture, Olga Lioubimova, au cours de laquelle des troupes de théâtre russes se sont produites en RPDC.
Bien entendu, le traité établit les principes fondamentaux de notre interaction sur la scène internationale, ainsi que notre alliance pour repousser toute action hostile et tout acte d’agression contre l’une ou l’autre des parties. Cela inclut une étroite coordination en matière de politique étrangère. Nos approches sont presque totalement alignées, et les deux parties soutiennent activement leurs positions respectives à l’ONU et sur d’autres plateformes multilatérales. Je suis convaincu que le traité a considérablement renforcé notre coopération dans tous les domaines.
3
Question : Existe-t-il un programme de coopération frontalière à long terme entre la RPDC et la Russie ? Est-il possible d’annuler le régime des visas entre la Russie et la RPDC ?
Sergueï Lavrov : Nous évoluons effectivement vers une implication plus active des régions des deux pays dans notre partenariat et notre alliance stratégiques. Les vols entre Moscou, Khabarovsk et Pyongyang ont été rétablis. Il est également prévu de rétablir les communications maritimes. Tout cela permettra de développer les contacts interpersonnels. Les régions frontalières d’Extrême-Orient manifesteront leur intérêt en particulier. La RPDC suscite une connaissance et un intérêt de longue date.
Nos contacts ont été interrompus en raison de la pandémie. Certaines restrictions subsistent suite à l’épidémie de coronavirus. Je pense que ces restrictions seront progressivement levées prochainement et que le tourisme se développera certainement. Nos amis coréens ont exprimé leur intérêt pour davantage de Russes dans une station balnéaire aussi magnifique que Wonsan et dans d’autres stations balnéaires de RPDC. Il ne fait aucun doute que cela se produira.
4
Question : La RPDC a admis à plusieurs reprises avoir été incitée à développer des technologies nucléaires, notamment en raison des actions américaines en Libye. Quelles conclusions Pyongyang peut-elle tirer, selon vous, des récentes actions américaines en Iran ? Y a-t-il des raisons de croire que l’attaque américaine contre des installations iraniennes ne fera que renforcer la détermination de la Corée du Nord à renforcer sa défense, y compris sa composante nucléaire ?
Sergueï Lavrov : Les dirigeants de la RPDC ont tiré leurs conclusions concernant la défense nationale bien avant les récentes frappes américano-israéliennes contre la République islamique d’Iran.
C’est précisément parce que ces conclusions ont été tirées à temps qu’aucun acteur sérieux n’envisage aujourd’hui une frappe militaire contre la RPDC.
Néanmoins, nous assistons à un renforcement militaire continu autour de la péninsule coréenne, impulsé par les États-Unis en coordination avec la Corée du Sud et le Japon.
Nous mettons en garde contre toute utilisation abusive des alliances et des partenariats comme outils de confrontation, y compris toute tentative de les diriger contre la RPDC ou la Fédération de Russie.
Les technologies utilisées par la République populaire démocratique de Corée sont le fruit des travaux de scientifiques nord-coréens.
Nous respectons les actions de la RPDC et comprenons les raisons qui la poussent à poursuivre son programme nucléaire.
5
Question : Il y a quelque temps, l’Équipe de surveillance des sanctions multilatérales, composée de 11 pays, dont la Corée du Sud et les États-Unis, a publié un rapport sur la coopération militaire entre la Russie et la RPDC, dont certains aspects auraient violé les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le ministère des Affaires étrangères de la RPDC a qualifié ce rapport sur la coopération militaire avec Moscou de provocation et de falsification.
Comment la Russie perçoit-elle ces accusations ? Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait susciter une telle réaction de la part des pays occidentaux ?
Sergueï Lavrov : Ce rapport, tout comme l’activité même du groupe créé au-delà de l’ONU, n’est rien d’autre qu’une coquille vide.
Seuls le Conseil de sécurité de l’ONU et ses agences sont habilités à évaluer si les actions de la RPDC, de la Russie ou de toute autre entité sont conformes aux principes de la Charte des Nations Unies. Le Conseil de sécurité n’a pas traité le groupe que vous avez mentionné et n’a même pas été informé de la manière dont cela s’est produit. Nous ne voyons aucun intérêt pour ce groupe. Ses décisions et son activité sont d’emblée insensées.
6
Question : En réponse à la question de mon collègue, vous avez indiqué qu’il existe déjà des vols directs entre Moscou, Khabarovsk et Pyongyang. Quelles autres mesures comptez-vous mettre en œuvre pour développer le potentiel touristique des deux pays ?
Sergueï Lavrov : Je pense que, puisque nous sommes dans la station balnéaire attrayante de Wonsan, l’ordre du jour devrait inclure des liaisons aériennes avec Vladivostok ou peut-être Khabarovsk. Une liaison par ferry est également envisageable. Nous avons évoqué ces perspectives aujourd’hui. Les agences spécialisées se pencheront certainement sur cette question.
7
Question : Le président sud-coréen Lee Jae-myung a appelé à des efforts actifs pour rétablir les liens avec la RPDC et a souligné que c’était un moyen direct de renforcer la sécurité nationale.
Vous avez déjà indiqué qu’un règlement pacifique de la péninsule coréenne a été évoqué aujourd’hui lors des entretiens avec votre homologue. La Russie est-elle prête à aider ces deux pays à rétablir leurs relations ? Washington a-t-il sollicité l’aide de Moscou pour établir un dialogue avec Pyongyang ?
Sergueï Lavrov : Nous ne jugerons pas les actions de la nouvelle administration sud-coréenne à l’aune des déclarations fréquentes du nouveau président, qui multiplie les appels populistes à « l’amitié éternelle ».
Nous jugerons à l’aune d’actions concrètes, toujours dans le même état que sous la précédente administration sud-coréenne. Elles se résument au développement de l’alliance tripartite Corée du Sud-Japon-États-Unis. L’alliance mène des exercices militaires plus fréquents, y compris nucléaires. Cela nuit à la paix et à la stabilité, non seulement dans la péninsule coréenne, mais aussi dans toute l’Asie du Nord-Est.
En ce qui concerne les relations entre la RPDC et Séoul, nous n’agirons que dans les domaines acceptables qui présentent un intérêt pour la RPDC. C’est notre alliée. Nous agirons en conséquence.
Concernant les États-Unis, vous avez sans doute noté les propos du président américain Donald Trump concernant la reprise des contacts entre la RPDC et les États-Unis, y compris au plus haut niveau. Nous l’avons entendu ; nos amis l’ont également entendu. C’est tout pour le moment.
8
Question : La RPDC est-elle susceptible de rejoindre des organisations telles que l’OCS et les BRICS ?
Sergueï Lavrov : Je ne peux pas deviner. Les contacts avec l’étranger relèvent du droit souverain de la République populaire démocratique de Corée.
Aujourd’hui, mon collègue, le ministre des Affaires étrangères de la RPDC, a évoqué une question relative à la mise en œuvre de l’initiative de Vladimir Poutine visant à établir l’architecture de sécurité eurasienne. Nous avons réaffirmé que la prochaine, la troisième (1-2) Conférence internationale sur la sécurité eurasienne se tiendra à Minsk en octobre.
Nos collègues biélorusses, avec notre plein soutien, ont adressé une invitation à nos amis coréens. Ils l’étudient. Nous espérons que ce sera une bonne occasion pour eux de contribuer aux discussions sur ce sujet urgent.
9
Question : Vous avez hautement apprécié la contribution des militaires de la RPDC à la libération de la région de Koursk. Les militaires de l’Armée populaire de Corée pourraient-ils également participer à des actions de combat dans d’autres régions ?
Sergueï Lavrov : Nous avons répondu à une proposition du dirigeant de la RPDC et président de la Commission des affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-un. Nous n’avions aucune raison de refuser cet acte de solidarité sincère.
Nous partons du principe que la RPDC détermine elle-même les modalités de mise en œuvre de notre Traité de partenariat stratégique global.
10
Question : Prévoyez-vous de commémorer davantage la gloire des combattants de l’Armée populaire de Corée tombés lors de la libération de la région de Koursk ? Comment nos pays protégeront-ils la mémoire historique à l’avenir ?
Sergueï Lavrov : Nous avons de tels projets. Cette initiative a été pleinement soutenue par nos amis coréens. Nous érigerons un monument commémoratif. Nous prévoyons également de célébrer l’héritage de notre fraternité au combat pendant la Seconde Guerre mondiale et la Grande Guerre patriotique.
Je m’attends à ce que ces projets prennent forme et commencent à être mis en œuvre prochainement.
En ce qui concerne la protection de la mémoire historique, nous participons activement à l’éducation de nos citoyens, dès l’école. Ensuite, nous défendons notre Victoire et nous opposons aux tentatives de la ternir ou de la bouleverser sur toutes les plateformes internationales, en particulier à l’ONU.
Chaque année, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution contre la glorification du nazisme. La RPDC est un co-parrain actif de ce document. Elle a également co-parrainé une autre initiative : la tenue d’une réunion extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies pour marquer le 80e anniversaire de la Victoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a été décidé que de telles sessions se tiendront tous les cinq ans pour commémorer également les prochains anniversaires. C’est également une occasion importante de promouvoir nos principes communs.
Autre exemple : les Nations Unies disposent d’un Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies, dont la Russie et la RPDC sont membres. Ce format est utilisé pour élaborer des initiatives, notamment sur le caractère inacceptable de la révision des résultats de la Seconde Guerre mondiale ou de la résurgence de pratiques néocoloniales en politique mondiale. Il s’agit également d’un instrument important pour promouvoir nos approches communes, partagées par de nombreux membres de l’ONU.
11
Question : Selon le Washington Post, la « coalition des volontaires » a accepté de créer une force multinationale pour la défense de l’Ukraine après un armistice. À votre avis, comment cette idée pourrait-elle contribuer à un règlement et quelle pourrait être la réponse de Moscou ?
Sergueï Lavrov : Cela ne nous intéresse pas particulièrement. Ils le crient haut et fort, nous ne pouvons donc pas l’ignorer. Mais nous ne prenons pas au sérieux les diverses fantasmes de ceux qui cherchent à attirer l’attention sur la scène internationale et qui refusent d’en discuter.
https://mid.ru/en/foreign_policy/news/2035711/

3°/Communiqué de presse concernant les entretiens du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée – Choe Son-hui – 12 juillet 2025 à 13H44

Le 12 juillet, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est entretenu avec son homologue de la République populaire démocratique de Corée – Choe Son-hui, dans le cadre du deuxième cycle du dialogue stratégique Russie-RPDC.
Les deux ministres ont discuté en détail des questions d’actualité relatives au développement des relations bilatérales, notamment du calendrier des prochains engagements politiques. L’accent a été mis en particulier sur les perspectives d’élargissement de la coopération dans des domaines concrets.
Un échange de vues approfondi a eu lieu sur la situation dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement mutuel à résoudre les défis existants par des moyens politiques et diplomatiques, et ont souligné leur détermination à résister ensemble aux ambitions hégémoniques d’acteurs extérieurs, dont les actions exacerbent les tensions en Asie du Nord-Est et dans toute la région Asie-Pacifique.
À l’issue des discussions, les parties ont signé un plan d’échanges interministériels entre la Russie et la RPDC pour 2026-2027.
https://mid.ru/en/foreign_policy/news/2035720/

4°/Allocution d’ouverture du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors de sa rencontre avec le président de la Commission des affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-un, – le 12 juillet 2025 à 14h19 à Wonsan

Sergueï Lavrov : Monsieur le Président Kim Jong-un, je suis ravi de vous voir.
Kim Jong-un : Vous avez été très actif en politique étrangère ces derniers temps. J’ai pensé qu’il serait préférable de vous rencontrer ici, à Wonsan, plutôt qu’à Pyongyang, car c’est un endroit idéal pour se reposer.
Vous êtes le premier hôte étranger de notre hôtel. Je suis heureux que nous nous rencontrions ici.
Sergueï Lavrov : Notre ambassadeur était le premier. Il en a fait l’éloge à tel point que je n’ai pas pu résister à votre invitation.

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de vous rencontrer et de m’entretenir avec vous. Ces rencontres contribuent toujours au développement continu de nos relations, notamment dans le cadre des accords conclus entre vous et le président russe Vladimir Poutine, en premier lieu le Traité de partenariat stratégique global.
Nous avons profondément apprécié votre visite à notre ambassade le 9 mai et vos propos chaleureux et sincères à l’occasion du Jour de la Victoire. Au même moment, le président Poutine, participant au défilé sur la place Rouge, s’est entretenu avec les commandants des unités de l’Armée populaire coréenne qui, aux côtés des soldats russes, ont contribué à la libération de la région de Koursk.
Le président Vladimir Poutine vous adresse ses chaleureuses salutations et réaffirme son engagement envers tous les accords précédents. Il se réjouit de poursuivre les contacts directs avec vous prochainement.
Nos entretiens avec la ministre des Affaires étrangères de la RPDC, Choe Son-hui, ont duré plus de trois heures. Les discussions ont été substantielles, ciblées et productives. Nous avons abordé l’ensemble des questions bilatérales, notamment les préparatifs de la prochaine réunion de la Commission intergouvernementale de coopération commerciale, économique, scientifique et technique, prévue pour la fin de l’année. Nous avons également abordé un large éventail de sujets liés à la coopération culturelle et humanitaire.
https://mid.ru/en/foreign_policy/news/2035725/

