
1°/« Après l’attaque américaine sur l’Iran.. le monde retient son souffle ».
2°/Des avions-cargos chinois mystérieux en direction de l’Iran – la stratégie discrète de Pékin au Moyen-Orient
3°/Nous laissons nos enfants.. trop seuls face aux écrans !
4°/La ministre qui veut stocker sans dire que Bruxelles veut interdire les barrages !
5°/Retour des taux 0 en Europe. La Suisse tire la première !

1°/« Après l’attaque américaine sur l’Iran.. le monde retient son souffle ».
par Charles Sannat | 23 Juin 2025 | A la une… Guerre

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Après l’attaque américaine sur les 3 principaux sites nucléaires iraniens, le monde entier retient son souffle alors que la Chine et la Russie pourraient être plus que tentées de se servir de l’Iran comme proxy pour affaiblir es États-Unis et dirons-nous l’axe otanien comme le camp occidental peut le faire avec l’Ukraine. Bien évidemment c’est la Russie qui a attaqué l’Ukraine en 2022, mais ce sont les pays membres de l’Otan qui par leur soutien majeur et massif ont permis à l’Ukraine de tenir, épuisant ainsi la Russie.
De la même manière ce sont les Etats-Unis qui ont attaqué l’Iran après qu’Israël ait commencé les hostilités il y a quelques jours. Chine et Russie pourraient parfaitement « renvoyer » l’ascenseur au camp occidental en soutenant massivement l’Iran pour épuiser les Américains et leurs alliés.
Compte tenu des pertes russes, qu’elles soient humaines ou financières et la vengeance étant un plat qui se mange froid, la Russie tient là une possibilité stratégique importante.
L’Ayatollah Khamenei a d’ailleurs déclaré que l’Iran peut mourir, que l’Iran n’est pas important, que ce qui est important c’est l’Islam. Ces propos sont passés relativement inaperçus alors qu’ils pourraient préfigurer la volonté de l’Iran et du régime des mollahs de préférer le « suicide collectif » plutôt que la chute, la fuite en avant plutôt que la négociation et l’humiliation de la paix, de la défaite et de la reddition sans condition comme le demande Trump.
Le Parlement iranien a voté de son côté à l’unanimité le blocage du Détroit d’Ormuz ce qui ne va pas faire les affaires de l’économie mondiale et occidentale tout en sachant que c’est au « Guide Suprême » de prendre la décision finale.
En France, notre professeur Trouposol en Ukraine, vient de réunir un conseil de défense et les déclarations de Macron restent aussi plates que creuses. Dire des choses intelligentes dans un tel contexte étant il est vrai difficile, il faut parfois, savoir se taire lorsque les circonstances le commandent.
D’un autre côté en ayant bombardé ces 3 sites, les Etats-Unis ne viennent-ils pas de retirer à Israël le prétexte à la poursuite de son intervention militaire contre le régime iranien ?
Le monde retient son souffle, car le monde est au bord de l’embrasement.
Le pire n’est jamais certain, le meilleur non plus.
Les dés sont lancés.
La semaine qui vient nous dira si les forces de paix l’emporteront ou si la guerre s’amplifiera.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Des avions-cargos chinois mystérieux en direction de l’Iran – la stratégie discrète de Pékin au Moyen-Orient
par Charles Sannat | 23 Juin 2025 | Guerre

Des avions-cargos chinois mystérieux en direction de l’Iran : la stratégie discrète de Pékin au Moyen-Orient, c’est le Telegraph (source ici) qui en parlait il y a quelques jours et vu la tournure des évènements il est important que vous gardiez cette information dans un coin de la tête tant l’internationalisation du conflit au Moyen-Orient nous pend au nez.
Alors que la tension ne cesse de monter au Moyen-Orient, trois avions-cargos chinois ont récemment effectué des trajets intrigants en direction de l’Iran, quelques jours à peine après une attaque israélienne contre Téhéran. Derrière ce ballet aérien discret, c’est tout un jeu d’équilibre stratégique entre puissances mondiales qui se dessine.
Des vols mystérieux sous couverture
Entre vendredi et lundi derniers, trois Boeing 747-4R7F, des avions-cargos de grande capacité, ont quitté différentes villes chinoises. Leur plan de vol indiquait une destination finale au Luxembourg, mais leur trajectoire réelle racontait une tout autre histoire.
Ces avions ont suivi un itinéraire passant par le nord de la Chine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan, avant de disparaître des radars à l’approche de l’Iran. Aucun des appareils n’a réellement pénétré l’espace aérien européen, soulevant des interrogations sur leur véritable mission.
Du matériel militaire ?
Le type d’appareil utilisé n’est pas anodin. Les Boeing 747 cargo sont fréquemment employés pour le transport de matériel militaire, notamment dans le cadre de contrats gouvernementaux discrets.
Dans le passé, la Chine a été accusée d’avoir dissimulé des livraisons d’armes derrière des cargaisons civiles. En 2024, une enquête du Telegraph avait révélé une tentative d’envoi de drones militaires vers la Libye, déguisés en pièces pour éoliennes, via des sociétés-écrans en Europe et en Afrique du Nord.
Une alliance stratégique sino-iranienne
Ces vols interviennent dans un contexte où l’Iran et la Chine entretiennent des liens stratégiques étroits, renforcés par leur opposition commune à l’ordre mondial dirigé par les États-Unis.
L’Iran fournit à la Chine près de deux millions de barils de pétrole par jour, une dépendance énergétique majeure pour Pékin. En retour, la Chine a soutenu à plusieurs reprises le régime iranien malgré les sanctions internationales, notamment via la fourniture de technologies de missiles ou de surveillance.
« L’effondrement du régime iranien provoquerait une onde de choc régionale qui nuirait aux intérêts économiques et énergétiques de la Chine », explique Andrea Ghiselli, expert en relations sino-moyen-orientales.
Mais au-delà, il s’agit de la guerre pour le nouvel ordre mondial… et l’Iran est un rempart aussi bien pour la Russie que pour la Chine.
Les deux puissances rivales des Etats-Unis ont toutes les deux intérêt à soutenir l’Iran pour épuiser l’occident, comme l’occident utilise l’Ukraine pour épuiser la Russie.
A ce stade la Chine oscille donc entre prudence diplomatique et soutien discret, car elle semble déterminée à éviter toute implication directe dans le conflit entre l’Iran et Israël. Pékin cherche à ménager ses relations avec Washington, principal allié de Tel-Aviv, à un moment où ses relations commerciales et diplomatiques avec les États-Unis restent fragiles.
« La présence de matériel militaire chinois en Iran compromettrait tout espoir de détente avec les États-Unis, et pourrait même accélérer l’entrée de Washington dans le conflit », prévient Tuvia Gering, analyste à l’Institut israélien des études de sécurité nationale.
C’est vrai, mais Pékin sait très bien qu’au bout du compte, il n’y aura pas d’accord avec les Etats-Unis.
Nous assistons à un combat à mort pour le leadership mondial. Les Etats-Unis ne veulent pas abandonner leur domination sans partage au profit de la chine qui est évidemment la puissance montante non pas de demain mais déjà d’aujourd’hui.
La Chine jouerait donc une carte connue : le soutien officieux, permettant un dénouement stratégique tout en maintenant une position officielle de neutralité.
À ce jour, aucune preuve directe ne permet d’affirmer que les cargaisons transportaient des armes comme le précise le Telegraph, mais le flou autour des itinéraires, la nature des avions utilisés, et le silence de la compagnie Cargolux sur le contenu des vols alimentent les soupçons.
Les observateurs internationaux appellent à une surveillance accrue de ces mouvements logistiques, alors que le Moyen-Orient est plus que jamais au bord d’un embrasement général.
Ces vols suspects traduisent bien plus qu’un simple mystère aérien. Ils symbolisent la montée en puissance de la Chine dans les affaires du Moyen-Orient, une puissance qui agit de plus en plus en coulisses, avec discrétion mais détermination.
Dans un monde multipolaire en gestation, le ciel au-dessus de l’Iran est devenu un théâtre stratégique autant qu’un espace aérien. Et ce qui s’y joue pourrait bien redessiner les équilibres géopolitiques des années à venir. Cette guerre, va changer le monde.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

3°/Nous laissons nos enfants, trop seuls face aux écrans !
par Charles Sannat | 23 Juin 2025 | Chronique de l’effondrement

Nos enfants, sont trop seuls face aux écrans.
Bien trop seuls et c’est de notre responsabilité à nous parents d’être conscient des dangers et d’avoir la force et le courage de limiter pour ne pas dire d’interdire l’utilisation notamment des smartphones par nos enfants dès le plus jeune âge.
C’est la tragédie récente de l’assassinat de la surveillante qui devrait agir comme un électrochoc sur le pays qui pourtant a déjà oublié le drame en raison du flot incessant d’informations auquel nous sommes tous soumis.
Le 10 juin, un collégien de 14 ans poignarde une surveillante dans un établissement de Nogent (Haute Marne). Issu d’un milieu stable, sans antécédents ni signe manifeste de troubles psychologiques ou d’emprise de la drogue, l’adolescent agissait sans éprouver de compassion — révélant un vide affectif inquiétant authentifié par une « absence totale d’empathie »
Dans cet article du Monde (source ici) le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez y voit une conséquence directe de l’isolement croissant de nos enfants. Il observe chez ses jeunes patients « un rapport abstrait à la vie » : ils grandissent dans un monde virtuel, échappant aux émotions concrètes, aux relations directes, à la présence humaine authentique.
Solitude numérique, usages excessifs : cette combinaison néfaste prive les jeunes de repères émotionnels solides.
Je le vois bien chez tous nos ados chez qui la mode est aux « vocaux » pour ne surtout pas avoir à se confronter à l’autre dans une conversation directe par exemple. Ils préferent se laisser des messages et répondre par message vocal aux messages vocaux reçus sans contact direct.
Loin d’être de rares cas isolés, Hefez note une augmentation significative de cette déshumanisation : insensibilité à autrui, repli sur soi, rupture des interactions réelles. Il souligne que les écrans — outils bien réels — piègent les enfants dans une réalité déconnectée, modelée par des notifications et des likes, où l’existence devient abstraite, détachée de son humanité.
Ce manque d’interaction — le temps passé ‘virtuellement’ remplace le contact humain — contribue à créer un déficit de sens.
L’enfant, pourtant entouré, est profondément seul : il manque ce qu’Hefez identifie comme la substance affective de toute existence humaine.
Face à ce constat, dans sa tribune il appelle à une vigilance urgente. Les parents, les enseignants, les éducateurs ne sauraient se contenter de réglementations techniques. Il s’agit de restaurer des espaces relationnels : moments partagés, dialogue vrai, empathie enseignée, interactions sensibles — là où l’enfant se sent vu, entendu, soutenu.
Nous devons ré-apprendre à vivre ensemble : sortir du cocon numérique pour recréer des expériences collectives. Redonner à nos enfants le goût de l’autre — par le toucher, la voix, le regard — pour renforcer leur humanité contre la déshumanisation des écrans.
A un moment, il va falloir avoir la force et le courage de nommer la chose.
Les écrans nous détruisent, détruisent notre capacité de relation à l’autre, notre compréhension de ce que l’on appelle « l’altérité ».
Et une fois cela dit et posé, il va falloir en tirer la conclusion.
Et la conclusion est simple. Il faut bannir l’accès aux smartphones à tous les enfants jusqu’au lycée au moins si nous voulons reprendre le contrôle du psychisme de nos enfants détruit par ces smartphones qui n’ont rien d’intelligent et tout de diabolique pour leur construction.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/nous-laissons-nos-enfants-trop-seuls-face-aux-ecrans/

4°/La ministre qui veut stocker sans dire que Bruxelles veut interdire les barrages !
par Charles Sannat | 23 Juin 2025 | Environnement,

Notre ministre est en train de se rendre compte que pour éviter le manque d’eau en été ce serait une bonne idée de stocker l’eau quand il pleut beaucoup en hiver !
Voilà une bonne idée de bon sens.
Le problème comme à chaque fois c’est l’Europe et les paradoxes de nos dirigeants, des paradoxes qu’ils ne veulent pas assumer et qui les condamnent à l’impuissance politique, décisionnelle et technique.
Là encore la raison est simple à comprendre et elle est liée à la Directive cadre sur l’eau (2000/60/CE – WFD) qui vise à restaurer au moins 25 000 km de cours d’eau en état libre cours!
Qu’est-ce que le libre cours ?
C’est l’absence de barrage !
« Article 1 (objectif général) et Article 4 (atteinte du « bon état écologique ») imposent de prévenir la dégradation et de restaurer les conditions hydromorphologiques, incluant la continuité écologique
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Tout ce jargon de techno pour dire qu’il faut supprimer toutes les retenues d’eau et les barrage pour que les petits poissons puissent frétiller et frayer plus ou moins librement !
Or le meilleur stockage de l’eau, le plus intelligent le plus facile c’est évidemment la réalisation de barrages permettant de produire de l’électricité décarbonée mais aussi de réguler les flux et réduire les risques d’inondations.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

5°/Retour des taux 0 en Europe. La Suisse tire la première !
par Charles Sannat | 23 Juin 2025 | Banques Centrales
Le 19 juin 2025, la Banque nationale suisse (BNS ou SNB) a abaissé son taux directeur de 0,25 point à 0 %, marquant ainsi la sixième réduction consécutive depuis mars 2024
Pourquoi ce choix ?
Pour plusieurs raisons.
La première c’est les pressions déflationnistes puisque l’inflation helvétique est tombée à -0,1 % en mai, pour la première fois depuis près de quatre ans, sous la barre basse de la fourchette cible (0–2 %)
La seconde c’est un franc trop fort puisque la monnaie suisse a fortement progressé (+10 à 11 % face au dollar cette année), rendant les biens étrangers moins chers et accentuant la baisse des prix.
La troisième ce sont les perspectives économiques moroses puisque les tensions commerciales globales, notamment liées aux États-Unis, assombrissent la conjoncture.
Mais pour le moment la BNS se garde bien de franchir le cap des taux négatifs, une mesure appliquée entre 2015 et 2022 puisque son président, Martin Schlegel, rappelle qu’un taux négatif comporte des effets indésirables (impact sur les épargnants, les caisses de retraite, les banques, le marché immobilier…).
La banque centrale précise toutefois que cette option n’est pas exclue, aux côtés d’interventions possibles sur le marché des changes, si la détérioration de l’économie devait se renforcer.
Reste que le défi réside dans l’équilibre : soutenir l’activité économique sans fragiliser les acteurs domestiques. Le retour à un taux négatif demeure une possibilité, mais il sera soigneusement pesé.
Du côté de la BCE les taux baissent aussi, mais ne devraient pas aller à 0 mais plutôt aux alentours des 1.5 %.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/retour-des-taux-0-en-europe-la-suisse-tire-la-premiere/

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