6915 – Charles Sannat – « Nous savons ce qu’il faut faire. Ne pas casser ce qui marche. Réparer ce qui ne marche pas. Ils font l’inverse ! ».- 03.06.25 – Insolentiae


1°/« Nous savons ce qu’il faut faire. Ne pas casser ce qui marche. Réparer ce qui ne marche pas. Ils font l’inverse ! ».
2°/13.13 % de performance pour le portefeuille de l’Agence des participations de l’Etat ! Et si nous avions un vrai fonds souverain ?
3°/Selon BFM « le patron de JPMorgan prédit une crise du marché de la dette américaine » ! C’est le mur du refinancement de juillet 2025 !
4°/Remarquable opération et provocation ukrainienne sur le sol russe !
5°/Radio classique, le récap du dimanche. « Richesse » des Français et méconnaissance des SCPI !


1°/« Nous savons ce qu’il faut faire. Ne pas casser ce qui marche. Réparer ce qui ne marche pas. Ils font l’inverse ! 
par Charles Sannat | 3 Juin 2025 | A la une, Chronique de l’effondrement


Mes chères impertinentes, chers impertinents,
La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, envisage de réévaluer le soutien public aux services à domicile, dans le cadre du Budget 2026. Une niche fiscale qui bénéficie à plus de 4 millions de foyers par an, et que Bercy pourrait fortement raboter pour faire des économies.
J’ai eu l’occasion d’expliquer assez vertement sur Ecorama tout le bien que je pensais de la gestion à la petite semaine de ceux qui nous dirigent et qui ne proposent rien, ne comprennent rien, ne sont prêts à rien, n’ont aucune imagination, aucune créativité.
Nous savons ce qu’il faut faire… commencer par ne pas casser ce qui fonctionne et réparer ce qui ne marche pas !
Sur ce sujet des aides pour les emplois à domicile voici les principaux chiffres à retenir.
1.2 million de salariés.
3.4 millions de salariés employeurs.
9 milliards de recettes.
Mais aussi un coût estimé à 6.8 milliards d’euros…
Enfin, selon une étude du Crédoc, 70% des Français cesseraient de déclarer leurs salariés sans les aides… et Darmanin interdirait les espèces en se pensant malin…
Je vous donne mon point de vue économique et je partage mon coup de gueule politique avec vous dans cette vidéo sur Ecorama !


Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/nous-savons-ce-quil-faut-faire-ne-pas-casser-ce-qui-marche-reparer-ce-qui-ne-marche-pas-ils-font-linverse-ledito-de-charles-sannat/?doing_wp_cron=1748932709.0982949733734130859375


2°/13.13 % de performance pour le portefeuille de l’Agence des participations de l’Etat ! Et si nous avions un vrai fonds souverain ?
par Charles Sannat | 3 Juin 2025 | Bourse et marchés financiers


Marché : Pourquoi le portefeuille boursier de l’État atomise la performance du CAC 40 depuis le début de l’année ?
C’est sous ce titre que BFM Bourse (source ici) revient sur les belles performances de la partie cotée du portefeuille de l’APE, l’Agence des participations de l’État qui possède 10 participations dans des entreprises cotées (et un peu plus de 70 dans des groupes non cotés). Vous pouvez consulter toute la liste sur le site officiel de l’Agence ici.
« Au dernier pointage publié par l’APE, le 24 avril dernier, ce portefeuille de 10 participations cotées était valorisé à 60,74 milliards d’euros et affichait une performance de 13,13 % entre le 1er janvier et le 24 avril, contre une hausse de seulement 1,65 % pour le CAC 40 sur cette période, soit donc huit fois plus. »
Selon ce calcul simplifié effectué par nos soins,
le portefeuille de l’APE était valorisé à cette date à 67,2 milliards d’euros, ce qui traduit une performance brute d’un peu plus de 25 % depuis le 1er janvier (contre 5% pour le CAC 40 donc). »
Le mauvais postulat de la Cour des Comptes !
« Évidemment l’État actionnaire n’a pas vocation à investir dans des sociétés comme un actionnaire traditionnel, qui se concentrerait sur la performance pure et dure. « L’État n’est pas un actionnaire comme un autre », jugeait la Cour des comptes dans un rapport de 2017.
Les enjeux de souverainetés priment. « La mission de l’APE est de gérer le portefeuille de participations de l’État, investisseur en fonds propres dans des entreprises jugées stratégiques, pour stabiliser leur capital et les accompagner dans leur développement et leur transformation », souligne d’ailleurs l’agence sur son site.
Rappelons également qu’outre l’État, des organismes publics et parapublics possèdent des participations dans des groupes cotés.
C’est le cas de Bpifrance, actionnaire de Stellantis, Worldline ou encore Eutelsat, ou plus récemment de Veolia et de la Caisse des dépôts et consignations, présente au capital d’Emeis (ex-Orpea), d’Euronext, d’Icade, ou encore de la Compagnie des Alpes. »
C’est en raisonnant ainsi, en se croyant plus malin que tout le monde avec une pensée plus que conventionnelle où tout le monde répète les mêmes choses en pensant que c’est ce qu’il faut penser après avoir eu la même formation, que l’Etat français n’a pas de fonds souverain contrairement finalement aux pays les… mieux gérés et les plus riches !
L’Etat peut tout à fait être un actionnaire comme les autres et encaisser des dividendes comme actionnaire au lieu d’encaisser des impôts qui viennent réduire le rendement du capital et donc provoquer la pauvreté de tout le tissu industriel et commercial.
Quand vous percevez des dividendes, vous n’avez pas le même besoin de percevoir des impôts.
Mais non… les « sages » de la Cour des Comptes pensent encore comme dans les années 80 avec un logiciel intellectuel socialiste que « l’Etat n’est pas un actionnaire comme les autres », que « l’Etat n’a pas vocation à investir dans des sociétés comme un actionnaire tradictionnel »
Ha bon ?
Et pour quelle raison les gros malins et autres vedettes des ministères ?
Cela se passe très bien pour le fonds souverain norvégien, saoudien, qatari ou émirati…
Nous sommes dirigés par des nuls sans idée, sans vision et dépourvus de toute créativité.
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/13-13-de-performance-pour-le-portefeuille-de-lagence-des-participations-de-letat-et-si-nous-avions-un-vrai-fonds-souverain/?doing_wp_cron=1748932738.7499849796295166015625


3°/Selon BFM « le patron de JPMorgan prédit une crise du marché de la dette américaine » ! C’est le mur du refinancement de juillet 2025 !
par Charles Sannat | 3 Juin 2025 | Bourse et marchés financiers


Je crois que j’ai commencé à vous parler de la thématique du refinancement de la dette il y a quelques semaines… et cela commence à sortir dans les grands médias ce qui est à la fois rassurant pour mes analyses et inquiétant pour l’économie parce qu’il n’y a rien de potentiellement plus grave qu’une crise de la dette que seules les banques centrales sont capables éventuellement de juguler par une intervention massive qui a toujours pour conséquence la création monétaire et donc… une hausse de l’inflation !
« C’est un gros problème » : le patron de JPMorgan prédit une crise du marché de la dette américaine
Jamie Dimon, patron de la banque américaine JPMorgan Chase et voix influente du milieu des affaires aux Etats-Unis, s’est inquiété dimanche du risque d’une crise du marché de la dette américaine, causée par la politique économique du gouvernement.
« C’est un gros problème. C’est un vrai problème. (…) Je ne sais pas si c’est dans six mois ou dans six ans, (mais) le marché obligataire va avoir des difficultés », a-t-il déclaré sur la chaîne Fox Business dimanche.
Selon le dirigeant, quand les investisseurs prendront conscience de l’impact de l’augmentation des niveaux d’endettement, les taux d’intérêt monteront en flèche et les marchés seront perturbés, un scénario dangereux pour l’économie de la première puissance mondiale.
Les investisseurs « vont examiner le pays, l’État de droit, les taux d’inflation, les politiques de la Banque centrale », a-t-il expliqué.
« S’ils décident que le dollar n’est plus la valeur refuge », financer la dette américaine coûtera plus cher.
Ici c’est la dette en général qui est évoquée. Pas encore spécifiquement le problème du refinancement à court terme des 7.000 milliards de dollars de dette US. C’est la raison fondamentale pour laquelle les taux américains sont remontés. Les politiques de Trump n’en sont pas la cause.
L’éléphant dans la pièce que personne ne veut voir c’est bien cette histoire du mur du refinancement d’ici juillet 2025.
Et c’était ce que je vous disais dans mon courriel de jeudi dernier dans lequel je revenais sur mon travail et son sens.
Mon travail d’analyse consiste à chercher tout ce qui pourrait mal tourner et autant vous dire que ce n’est pas les candidats qui manquent !
Mon travail d’analyse consiste donc à faire le tri entre tous ces candidats, entre ce qui est probable et peu probable, entre ce qui est grave et pas grave, entre ce qui est significatif et insignifiant, entre ce qui est systémique et ce qui ne l’est pas, bref, je vous passe tous les critères de mon tamis mais ils sont évidemment nombreux.
Au bout de ce processus d’analyse il ne ressort souvent pas grand-chose d’important, mais parfois, on se retrouve avec un risque évident qui ressort et qui pourtant n’a pas été perçu encore par le grand public qui généralement s’en rend compte uniquement quand le ciel lui tombe sur la tête.
Chasseur de Cygnes Noirs
Mon travail d’analyste consiste à vous trouver ces risques et à vous en avertir avant que le ciel ne vous tombe sur la tête et vous offrir le temps nécessaire pour vous y préparer. Je suis donc un « chasseur » de Cygnes Noirs, vous savez, ces évènements hautement improbables aux conséquences incalculables selon la théorie de Nassim Taleb auteur justement de l’ouvrage Le Cygne Noir et là nous en avons un sublime qui clignote et qui pétille…
Pour ceux qui se demanderaient encore comment reconnaître un Cygne Noir avec certitude il y a un moyen simple.
C’est un risque qui vous empêche de dormir, et je peux vous dire que dans certains services de refinancement de la dette, en France comme aux Etats-Unis sans oublier le Japon, il y en a qui dorment mal, très mal depuis quelques semaines déjà.
Le risque majeur n’est pas la guerre commerciale mais le risque obligataire
Ce risque qui va devenir prégnant dans les prochains jours et semaines c’est le risque obligataire avec la nécessité pour les Etats-Unis de refinancer plus de 5.000 milliards de dollars d’ici le mois de juillet et plus de 10.000 milliards de dollars sur l’année 2025 !
A ces refinancements américains, il faut rajouter les besoins en cash du reste du monde la France en tête qui sera le premier emprunteur de l’Union Européenne en 2025 !
Quelques insomnies à venir !
Voici l’essentiel à retenir…
Le marché obligataire se prépare à un défi exceptionnel
Environ 9.200 milliards de dollars de bons du Trésor américain – soit environ un tiers de l’encours de la dette négociable et près de 30% du PIB américain – arriveront à échéance en 2025.
55 à 60 % de cette somme arriveront à échéance avant juillet.
Si on ajoute le déficit fédéral de 1.900 milliards de dollars, les émissions brutes vont dépasser les 10.000 milliards de dollars rien que pour les Etats-Unis.
Jamais aucun marché moderne n’a encore absorbé un tel montant.
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/selon-bfm-le-patron-de-jpmorgan-predit-une-crise-du-marche-de-la-dette-americaine-cest-le-mur-du-refinancement-de-juillet-2025/?doing_wp_cron=1748932754.5713760852813720703125


4°/Remarquable opération et provocation ukrainienne sur le sol russe !
par Charles Sannat | 3 Juin 2025 | Guerre


L’opération montée par les Ukrainiens a été remarquable et c’est exemple de guérilla moderne et de guerre asymétrique avec les outils à la disposition d’un Etat plus faible que son adversaire.
Certains y verront une évidente provocation.
D’autres vous diront que pour négocier il faut avoir un rapport de force favorable.
Certains plus rares comme moi vous diront que la guerre c’est toujours moche. Toujours.
Mais que quand on fait la guerre on la fait totalement, intégralement, de manière obsessionnelle, avec un seul objectif gagner et terrasser son adversaire.
Quand l’adevrsaiure est trop fort il n’y a qu’une seule façon de gagner. C’est de ne pas perdre, et quand on est plus faible pour ne pas perdre il faut rendre le prix de l’attaque tel pour votre adversaire qu’il va cesser son aggression. C’est un principe vieux comme le monde et comme la guerre.
C’est ce que fait l’Ukraine depuis ce 24 février 2022 date de l’invasion russe.
Peu importe qui de l’oeuf ou de la poule, qui a commencé, quand et comment.
L’Ukraine est en guerre que nous le voulions ou pas.
L’Ukraine ne veut pas d’une paix au rabais aidée en cela par l’Union Européenne et notamment la France.
Je vous ai toujours dit que Trump ne ramènerait pas la paix en 48 heures car cette guerre est allée tellement loin, les pertes de chaque côté sont telles, les enjeux immenses que c’est devenue une guerre existentielle aussi bien pour l’Ukraine que pour la Russie.
C’est pour cette raison qu’il y a toutes les raisons de nourrir les pires des inquiétudes.
Espérons donc que la raison l’emporte.


Charles Sannat

https://insolentiae.com/remarquable-operation-et-provocation-ukrainienne-sur-le-sol-russe/


5°/Radio classique, le récap du dimanche. « Richesse » des Français et méconnaissance des SCPI !
par Charles Sannat | 3 Juin 2025 | Investir son argent


Dimanche, c’était l’heure du récap à 8h30 sur Radio Classique suivi de l’interview du président d’Eurazeo intéressante à écouter.
Vous trouverez ci-dessous la retranscription écrite de nos échanges avec David sur la « richesse » des Français qui suscite tant d’intérêt de la part de nos « mamamouchis » !
Nous avons aussi parlé de l’immobilier et de ce rapport de l’AMF sur la méconnaissance des mécanismes des SCPI et autres produits dits de pierre-papier de la part des épargnants
1 – David : alors comme ça vous trouvez que les Français sont riches !
Ha non David, en tant que bon Français, je ne suis pas riche et je trouve que les temps sont durs, mais la Banque de France elle trouve que nous sommes riches !
2 – David : ha bon et pourquoi ?
Parce que les dernières statistiques de la Banque de France montrent que le taux d’épargne des Français reste très élevé, proche de 18 % du revenu. Ce taux d’épargne est même monté à 21 % en 2020 mais c’était lié aux confinements Covid. Le taux d’épargne moyen de la zone euro est d’ailleurs plutôt de 14 % nous sommes donc 4 % au-dessus de la moyenne un peu comme pour les dépenses publiques si vous voyez ce que je veux dire !
3 – David : vous pensez qu’il y a un lien ?
Les Français David sont très pragmatiques. Ils savent très bien que l’état un impécunieux et imprévoyant alors ils se préparent en mettant de côté. Plus l’état est en déficit, plus les dettes augmentent plus les Français épargnent. C’est plutôt malin et intelligent. Ils ont déjà compris qu’il faudrait sans doute faire avec moins d’Etat, moins de retraite, moins d’aides sociales. Les Français adaptent leur gestion à leurs anticipations.
4 – David : donc nous sommes riches !
Oui enfin non, calmez-vous David ! Nous sommes « riches » uniquement parce que nous épargnons beaucoup ce qui veut dire que nous dépensons peu ou moins que les autres et après tout, une fois que nous avons une télé une machine à laver et une voiture l’empilement de choses matérielles n’est pas franchement indispensable et il reste cette culture de l’épargne très forte en France malgré les évolutions sociétales. Nous ne sommes pas riches parce que les salaires seraient plus élevés que la moyenne ou que la croissance économique serait débridée !!
5 – David : bon et ou va toute cette épargne ?
Pas de surprise David, nos concitoyens continuent à adorer l’assurance vie qui reste le placement préféré avec plus de 2 000 milliards d’euros ! Puis 935 milliards sur les différents livrets A, LDDS PEL etc, mais aussi 549 milliards d’euros sur les comptes courants, ce que l’on appelle les comptes à vue !
Il y a aussi les avoirs en bourse. Bref quand on additionne tous les petits ruisseaux de nos concitoyens nous obtenons non pas une rivière mais un immense fleuve de 6 356 milliards d’euros ! Et ne demandez pas à l’Etat de tout ce qu’il pourrait faire de cet argent !! Ils y pensent tous les matins et pas qu’en se rasant
6 – David : donc là ce ne sont que des avoirs financiers cette somme ne prend pas en compte le patrimoine immobilier ?
Oui David, je vous confirme ces 6 356 milliards c’est la partie financière uniquement du patrimoine des Français.
Pour l’immobilier c’est une autre affaire, d’ailleurs nous pourrions en parler parce que figurez-vous que les prix remontent !
7 – David : vous êtes sûr, c’est plutôt la crise depuis la remontée des taux
David ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les notaires et les notaires c’est du sérieux !
Les premières hausses, remontées par les agents, se confirment chez les notaires.
Il est vrai que cela ne fait pas les affaires des acheteurs puisque les prix restent tout de même sur des niveaux élevés et que les taux restent eux aussi relativement hauts même s’ils ont un peu rebaissés ces derniers mois.
D’après les notaires après six trimestres consécutifs de baisse, les prix immobiliers ont remonté, en France, de 0,5 % au premier trimestre 2025 par rapport aux trois premiers mois de 2024.
8 – David : ce n’est pas beaucoup !
Non David, c’est peu, et bien évidemment la situation est encore fragile, et d’ailleurs les tendances sont opposées en Île-de-France et en province puisqu’en Ile de France, les prix continuent de baisser mais plus doucement avec une baisse de -0,3% au premier trimestre 2025, sur un an, mais les prix commencent à remonter et ils sont en hausse de +0.9 % si l’on compare le 1er trimestre 2025 au dernier trimestre 2024. En Province, la hausse des prix est déjà perceptible, sur un an. Les notaires et l’Insee ont enregistré une augmentation de 0,7 % au premier trimestre 2025 par rapport aux trois premiers mois de 2024.
9 – David : comment peut-on expliquer ce qu’il se passe ?
La raison de cette remontée des prix ? Essentiellement la baisse des taux (de 4,2 % à un peu plus de 3 % en 18 mois) qui a amélioré le pouvoir d’achat immobilier des ménages « ric-rac » et resolvabilisé des Français pour acheter notamment leur résidence principale. D’ailleurs le nombre de transactions est lui aussi en train de remonter et de frémir.
10 – David : et cela va durer ?
Pas évident David, car pour le moment le marché ne reprend que sur une jambe et on ne marche bien qu’avec deux ! Si les acheteurs de résidences principales et d’immobilier d’usage reviennent timidement sur le marché à la faveur de la baisse des taux et des prix, les investisseurs eux restent désespérément absents et tant que les investisseurs ne reviennent pas il ne faut pas s’attendre à un emballement des prix et des transactions car c’est beaucoup de volume en moins et la construction neuve reste totalement sinistrée.
11 – David : a propos d’investisseurs et d’investissement cela me fait penser au SCPI !
C’est une excellent idée que de parler des SCPI David à nos auditeur car l’AMF, l’Autorité des marché Financier vient de sortir une étude sur les épargnants qui sous-estiment souvent les risques liés à la liquidité ou à la complexité des produits dits de pierre -papier.
12 – David : et vous pouvez nous expliquer ce que l’on sous-estime ?
Oui David, c’est même très important pour tous ceux qui nous écoutent, car si quand on est jeune on s’endette sur 20 ans pour acheter sa résidence principale ou même faire de l’immobilier locatif, vers 60 ans de manière générale on réoriente plutôt son patrimoine vers de la pierre papier et donc des SCPI nettement plus facile de gestion. Mais il ne faut oublier quelques petites subtilités essentielles de ces placements.
13 – David : comme ?
D’abord le sous-jacent ! Une SCPI de bureaux, de logements, de commerces, ou d’entrepôts ce n’est pas du tout la même chose, ni le même marché. Les commerces souffrent ave le e-commerce, les entrepôts eux, ont le vent en poupe !
Ensuite vous avez le risque de liquidité. Il n’y a pas une bourse des SCPI ou l’on peut échanger ses titres en temps réels. Il faut pour que vous puissiez sortir qu’un acheteur accepte d’acheter vos parts au prix que vous aimeriez. Quand il y a une crise immobilière cette liquidité peut se réduire comme peau de chagrin et c’est exactement ce qu’il se passe actuellement pour certaines SCPI dont  les prix des parts baissent, et pour lesquelles les fonds sont difficiles à retirer.
Enfin il ne faut pas confondre rendement de la SCPI et valeur de la part ! Vous pouvez voir le rendement servi toujours important voir même à la hausse et constater une perte de valeur de vos parts. La logique est évidente derrière ce paradoxe. D’un côté la SCPI loue ses biens et continue à percevoir des loyers (le rendement) mais la valeur des actifs sur le marché baisse… et ça c’est la valeur des parts.
14 – David : alors peut-on aller sur les SCPI ?
Mais oui David, sans hésitation mais à condition de comprendre ce que vous achetez et pourquoi vous l’achetez ? Des entrepôts pour le e-commerce ou des boutiques sans clients ?
A condition de comprendre la différence entre rendement et valeur des parts et enfin à condition de savoir qu’une SCPI peut devenir illiquide pendant une période plus ou moins longue
Je dirais même qu’avec la baisse récente de la valeur des parts, il y a des opportunités pour ceux qui peuvent investir de l’argent sans en avoir besoin à courts termes… vous savez en raison justement de …
15 – David : de cette possible illiquidité !
Bravo David vous avez tout bien suivi et bien compris les explications et mises en garde de l’AMF !
Charles SANNAT

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