1°/« Darmanin .. pour en finir avec la drogue il suffit d’en finir avec l’argent liquide ».
2°/Euthanasie et fin de vie… C’est la ministre Vautrin qui en parle le mieux !
3°/L’épargne des Français ne rapporte rien selon ce rapport de l’Assemblée Nationale!
4°/Le Danemark vote la retraite à 70 ans pour ceux nés à partir de 1970 ! Préparez-vous !!
5°/La BCE alerte sur les dépenses d’armement qui conduiront à une crise de la dette !

1°/« Darmanin, pour en finir avec la drogue il suffit d’en finir avec l’argent liquide ».
par Charles Sannat | 23 Mai 2025 | A la une, Démocratie
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Voilà qui a le mérite de la clarté.
Pour en finir avec la drogue « yaka » en finir avec le liquide dit en substance le ministre de la justice Darmanin.
Il évoque tout de même les cryptos, en expliquant que c’est plus compliqué pour la mère Michu mais que finalement c’est traçable comme tous les trucs numériques.
1ère conclusion, n’imaginez pas que les cryptos vous garantissent un anonymat, c’est exactement le contraire désormais.
Ensuite imaginer que les trafics de drogue cesseraient parce qu’il n’y aurait plus d’argent liquide est d’une naïveté confondante de la part d’un ministre de la République et encore plus de la justice ancien ministre de l’intérieur. Personne n’a donc expliqué à Gérald « comment kon fait » pour blanchir même avec des cartes bleues?
Sans trop rentrer dans les détails, disons qu’il y aura création d’une multitude d’entreprises qui encaisseront des transactions par CB ou même par virements immédiats, puis ces sociétés enverront les fonds à l’étranger toujours par virement, puis il y aura enquête. « ON » s’apercevra que tout est faux ou presque. Ces sociétés seront fermées et d’autres prendront le relais. Il sera même possible de faire payer directement par CB sur des TPE qui sont en réalité reliés directement à des banques à Dubaï…
bref, la suppression des espèces ne fera suer que les honnêtes gens.
Nos mamamouchis pensent qu’il y a une manne à récupérer avec l’évasion fiscale et le travail au noir lié aux espèces.
Ils se trompent totalement.
La suppression des espèces c’est juste un pas de plus vers la société du contrôle. Un contrôle total.
Les espèces vous permettent un « refuge ».
Dans une société du tout numérique l’Etat peut vous bloquer du jour au lendemain.
Il faut évidemment lutter contre le trafic de drogue et cela commence par expliquer aux gens qu’il n’y a pas de drogue douce, gentille ou sympathique. Cela commence par dire que non, la drogue c’est pas « cool » ce n’est pas récréatif. Même pour le cannabis. Interdire les espèces ne changera rien à l’affaire,
ce qui veut dire que l’interdiction des espèces va évidemment bien au-delà de la lutte contre la drogue !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Euthanasie et fin de vie… C’est la ministre Vautrin qui en parle le mieux !
par Charles Sannat | 23 Mai 2025 | Santé

Pour parler de l’euthanasie et de la fin de vie qui est un sujet sociétal très difficile, il était important de commencer cette réflexion par la ministre Vautrin dont le lapsus est très révélateur lorsqu’elle parle de « consentement de la victime ». Cette vidéo date de février 2024, elle n’est donc plus toute jeune mais le lapsus, lui reste. Le sens inconscient lui, perdure.
Ensuite il faut écouter ce témoignage d’un malade condamné qui veut vivre.
Il faut également se rendre compte que l’on donne la parole à ceux qui « veulent mourir », mais pas à ceux « qui veulent vivre » ce qui est évidemment l’autre face de la même médaille
Enfin… cette notion d’incitation au suicide
Cette notion d’incitation au « suicide tout à fait subtile » peut émaner de la famille, des proches qui veulent des sous et de l’argent et l’héritage, ce à quoi nous pouvons penser spontanément, mais cela peut aussi émaner de la puissance publique à travers le corps médical.
Lors du décès de ma maman, les propos des médecins allaient exactement dans ce sens et il m’a même été demandé de « ne pas influencer ma maman dans sa volonté de vivre ». Des propos aussi ahurissants que révoltants.
Lors de l’hospitalisation récente de mon papa j’ai entendu dire et répété l’équipe de soignant des phrases du type « vous avez marre hein »… « le temps est long »… répétées chaque jour. Plusieurs fois par jour à un monsieur malade, fragile et dépendant de 87 ans… quel effet à votre avis?
Alors oui, cela peut aussi être insidieux. Oui cela peut très vite dériver sur « bon cessez de faire durer le plaisir »…
Ce débat sur la fin de vie est très difficile, car je peux aussi entendre qu’il ne m’appartienne pas de dire à celui qui souffre comment il doit souffrir et combien de temps.
Ce que je sais en revanche c’est que je ne suis pas Dieu.
Ce que je sais c’est que le Diable se cache dans les détails.
Ce que je sais c’est que l’on passe plus de temps sur le « droit à mourir » que sur le droit d’être soigné pour toutes les maladies et partout en France…
Alors comme dit Vautrin, il faut le consentement de la victime, et quand la victime ne veut pas le donner au donner explique à son fils qu’il faut cesser d’influencer le malade dans son envie de vivre.
Vous l’aurez compris, je n’ai que compassion pour ceux qui souffrent et il ne m’appartient pas de leur dire ce qu’ils doivent faire ou de les empêcher de faire quoi que ce soit. Vous aurez compris aussi que les dérives sont déjà là et que la voie que nous prenons est d’une extrême dangerosité.
Je défendrais donc toujours le droit à vivre. Apposer « mort » et « droit » me choque profondément dans l’expression même. Dans la sémantique utilisée.
D’un point de vue philosophique, la mort peut-elle devenir un droit?
Les droits n’impliquent-ils pas des devoirs?
Un droit à mourir peut-il devenir un devoir à mourir?
Ces questions sont vertigineuses et ceux qui se précipitent sont soit des inconscients, soit animés par des intentions pas forcément très…
Charles SANNAT

3°/L’épargne des Français ne rapporte rien selon ce rapport de l’Assemblée Nationale!
par Charles Sannat | 23 Mai 2025 | Bourse et marchés financiers

C’est un rapport parlementaire (Assemblée Nationale source ici) qui revient sur l’épargne des Français.
Livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS), livret d’épargne populaire (LEP), compte d’épargne logement (CEL), plan d’épargne logement (PEL)… En 2024, la quasi-totalité des Français possèdent un ou plusieurs livrets d’épargne réglementée pour un encours de plus de 950 milliards d’euros.
Leur rendement pose toutefois question pour ne pas dire pose un énorme problème !
Enfin deux !
Le problème de l’érosion monétaire selon la Banque de France, le rendement réel du livret A est systématiquement négatif depuis 2016, et médiocre auparavant, oscillant entre 0 et 2 %.
Le problème de la perte d’opportunités d’investissements rémunérateurs avec des risques modérés, voire faibles » (selon l’Autorité des marchés financiers, les actions françaises du CAC 40, dividendes réinvestis, affichent depuis 1988 des performances supérieures à celles des autres placements, avec un rendement annuel réel moyen de 6,6 %).
Si tous les Français ou presque possèdent un Livret, ils ne sont qu’environ 1,4 million de particuliers à avoir réalisé au moins un achat ou une vente d’actions cotées en 2024…
La « discrimination » financière en raison de votre classe sociale !
Et les députés évoquent tout de suite « l’égalité pointant des discriminations. Voici ce qu’ils disent:
« Si les différences de formation, de culture et d’accès à l’information financières jouent un rôle important dans ces inégalités, force est de constater que les ménages les plus aisés bénéficient de placements avantageux sans que leur compétence réelle ou supposée rentre en compte. L’essentiel de la discrimination sur la protection et la valorisation de l’épargne est structurel, venant de la nature des produits systématiquement proposés aux ménages selon leur classe sociale. »
C’est vrai… et c’est normal si l’on veut protéger les gens les plus fragiles ! Faire le bien des « pauvres » malgré « eux » c’est effectivement décider à leur place là ou ils peuvent placer ou pas et tout le système a été conçu pour protéger les pauvres des méchants banquiers. En tant qu’ancien banquier j’ai vu arriver ce que l’on appelait la « connaissance client ». En fonction d’un questionnaire que vous connaissez si vous vous voulez placer 4 sous, de vos réponses et donc de vos connaissances, de l’âge du capitaine, de vos revenus et de votre épargne « on » va considérer que vous avez de quoi perdre un peu d’argent ou pas… « On » peut même vous empêcher de faire tel ou tel placement s’il le juge trop risqué pour le petit pauvre que vous êtes.
Pour résumer… les députés pointent les discriminations qui ont été créées par l’Etat lui-même avec des règles qui avaient pour objectif non pas de discriminer mais de protéger les « pauvres » en les excluant des actifs dits « risqués » donc rémunérateur.
Mettre fin à ces discriminations impliquent de pouvoir vendre tout et n’importe quoi y compris et surtout à des gens sans argent ou « fragiles » financièrement.
Pas sur que tout cela soit une si bonne idée.
Comme souvent, les bonnes intentions ne font pas les bonnes politiques.
Charles SANNAT

4°/Le Danemark vote la retraite à 70 ans pour ceux nés à partir de 1970 ! Préparez-vous !!
par Charles Sannat | 23 Mai 2025 | Investir son argent

Il y a de quoi s’arrêter quelques secondes sur cette information car figurez-vous que le Danemark vote la retraite à 70 ans pour 2040 et cette hausse de 3 ans de l’âge légal de départ comportera deux étapes intermédiaires, en 2030, puis 2035.
La nouvelle loi fixe à 70 ans l’âge de la retraite pour tous ceux nés après le 31 décembre 1970, autrement dit toutes les personnes qui auront 69 ans en 2040 et après.
Si vous êtes né après le 31 décembre 1971 il vous faudra travailler jusqu’à 70 ans pour toucher votre retraite car au Danemark, depuis la réforme de 2006, l’âge légal de départ est indexé sur l’espérance de vie et révisé tous les cinq ans. En 2030, il passera à 68 ans, et en 2035, il sera de 69 ans.
L’été dernier, la cheffe du gouvernement, la sociale-démocrate Mette Frederiksen, 47 ans, s’était dite prête à revoir le système, une fois que l’âge de départ aurait atteint 70 ans. « Nous ne croyons plus au caractère automatique de la hausse du départ à la retraite », a-t-elle déclaré en août au quotidien Berlingske.
Comment faire ?
Il y a le mouvement collectif, l’évolution des règles qui s’impose à chacun et l’on voit bien le processus progressif de recul de l’âge de dé part, actuellement fixé à 64 ans, mais qui devrait encore évoluer pour tendre vers la moyenne européenne de 67 ans.
Le second volet est la préparation individuelle de sa retraite. Si l’on peut déplorer politiquement ce recul, si l’on peut manifester, se mobiliser, s’engager politiquement si l’on est opposé à cette évolution, il n’en reste pas moins que malgré les mobilisations sociales très importantes l’âge de départ recule, recule, recule encore…
Le pragmatisme veut donc que plus que jamais, à titre individuel on prépare sa retraite par capitalisation soi-même si l’on ne souhaite pas se voir imposer de travailler jusqu’à 67 ans et peut-être un jour jusqu’à 70 ans comme au Danemark.
La Stratégie PEL !
Il faut plus que jamais avoir une vision patrimoniale qui repose sur trois piliers, votre Patrimoine, votre Emploi, votre Localisation… c’est votre PEL personnel.
Rien à voir avec le plan épargne logement, votre PEL personnel c’est vos 3 piliers d’action. Vous pouvez agir sur ce que vous possédez, sur là ou vous travaillez, et sur là ou vous vivez. Si vous êtes déjà à la retraite, votre pension sera la même à Paris ou en Province. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs beaucoup de retraités quittent Paris pour la Province, pour le sud, son soleil, et souvent des prix de l’immobilier comme le climat… plus doux !
Votre localisation influe directement sur votre pouvoir d’achat. Le prix du caddie n’est pas le même en région parisienne, en plein cœur de Paris, ou en Province. Les prix des loyers, ou du m² à l’achat sont également très variables d’une ville à l’autre. D’ailleurs c’est aussi valable pour votre prime d’assurance et la dernière étude d’Acheel, basée sur l’analyse de 100.000 contrats souscrits chez l’assureur, révèle que l’Occitanie, l’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) se distinguent par les tarifs d’assurance habitation les plus élevés.
Ces primes d’assurance élevées s’expliquent principalement par une recrudescence des sinistres liés aux aléas climatiques, aux cambriolages et aux actes de vandalisme. À l’inverse, la Bretagne et les Pays de la Loire offrent les tarifs les plus avantageux, soulignant l’impact significatif de la localisation et de l’exposition aux risques sur les primes d’assurance.
Si vous êtes un actif, le smic est le même partout en France… pas les prix et votre pouvoir d’achat est bien meilleurs dans les villes moyennes quand dans les grandes métropoles régionales ou qu’évidemment à Paris.
Tout cela semble évident, pourtant peu nombreux sont ceux à articuler les 3 piliers de leur PEL dans une stratégie réellement pensée et non subie.
Et pour le pilier « patrimoine ».
Votre patrimoine au sens large c’est ce que vous possédez, votre capacité d’épargne mais aussi votre capacité d’emprunt. Si vous utilisez votre capacité d’épargne pour acheter un bien immobilier qui va vous permettre de vous loger et de vous constituer un capital (ou de faire un investissement locatif) ce n’est pas la même chose que d’utiliser votre capacité d’emprunt pour acheter une belle auto rutilante ! Le temps dans la gestion patrimoniale est la donnée clef. Plus vous commencez tôt plus les intérêts composés feront des merveilles dans la durée. Si vous placez 300 euros chaque mois pendant 30 ans à 8% (c’est en gros la rentabilité des actions) vous serez à la tête d’un magot de 422 265 euros…
Bref, plus que jamais, le sujet de la retraite est un sujet de préparation et les Français le savent puisque nous sommes l’un des pays qui épargne le plus, à défaut d’épargner le mieux puisque la rémunération moyenne de l’épargne de nos concitoyens est particulièrement faible.
Travailler son employabilité et concevoir une stratégie patrimoniale individuelle!
Nous pouvons travailler notre employabilité, valider des acquis professionnels, recourir au CPF et aux formations pour améliorer ses revenus ou se réorienter, on peut jouer sur le levier de sa localisation avec le télétravail qui ouvre de grandes opportunités, mais aussi placer son argent de manière plus dynamique en allant sur les marchés financiers de manière régulière à travers de l’épargne programmée et régulière dans la durée.
La retraite à 70 ans n’est pas une fatalité à condition de s’y préparer et de mettre en place de véritable stratégies patrimoniales en place et l’outil incontournable qu’il convient de rappeler c’est le PER, le plan épargne retraite dont les versements sont déductibles des… impôts ce qui fait de ce placement non seulement l’une des dernières niches fiscales attrayantes, mais qui en plus vous permet d’investir sur les marchés boursiers en réduisant le risque puisqu’une partie de vos versements est déduites de vos impôts !
Allez je vous le dis autrement.
Si vous versez 10.000 euros sur votre PER est que votre déduction est de 3 000 euros, c’est l’équivalent de 30%. Si les marchés baissent de 30% vous n’avez rien perdu grâce aux impôts que vous n’avez pas payés !
Charles SANNAT

5°/La BCE alerte sur les dépenses d’armement qui conduiront à une crise de la dette !
par Charles Sannat | 23 Mai 2025 | Chronique de l’effondrement,

Une nouvelle crise de la dette en Europe ? Alors que 4 pays sont déjà à plus de 100 % du PIB, la BCE alerte sur le bond des dépenses d’armement (source BFMTV ici)
Il n’y a pas plus stérile que les dépenses dans l’armement, puisque généralement les armes sont stockées en pile pour rien et l’on espère ne pas s’en servir. Si l’on s’en sert alors cela détruit tout.
Mais il y a encore plus stérile que les dépenses d’armement. Ce sont les dépenses d’armement financées par de la dette c’est-à-dire avec de l’argent que nous n’avons pas !
« Une hausse des dépenses de défense financées par la dette, combinée à des taux d’intérêt plus élevés, pourrait compliquer le retour à l’équilibre budgétaire dans le cadre du nouveau pacte européen, explique la Banque centrale européenne. »
Il faut donc avoir les moyens de sa guerre et de son réarmement.
Il faut des nations. Des populations. Des gens prêts à se battre pour que le réarmement ait un sens.
Nous n’avons pas les moyens financiers.
Nous n’avons des populations ayant la volonté de se battre pour un idéal… républicain ou pire encore, européen.
Si Macron veut une mobilisation générale, il n’aura personne.
Personne ne voudra aller se faire trouer la peau dans une tranchée ukrainienne.
« Associée à des freins structurels à la croissance potentielle (comme la faible productivité), cette dynamique pourrait raviver les inquiétudes autour de la soutenabilité de la dette », prévient l’institut monétaire.
Je ne pensais pas que la BCE oserait dire que nous n’avions pas les moyens de ces ambitions guerrières!
Et la BCE vient de le dire.
Je le pense et je l’écris depuis des mois, mais pour que la BCE le dise c’est que nous sommes vraiment au bord de la faillite.
Il faut dire que nous sommes dirigés par LE Mozart de la finance !
Brillant résultat n’est-ce pas ?
Charles SANNAT

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