6772 – Charles Sannat « Effondrement. L’Accélération ». – 24.03.25 – Insolentiae


1°/« Effondrement. L’Accélération ».
2°/Indice mondial de l’incertitude au plus haut depuis le Covid
3°/“Expulser les riches des HLM” ? Et la mixité sociale alors ?
4°/Fabrication d’obus… BFM contente.. mais cela ne rime à rien économiquement !
5°/Banque de France une perte de 17.7 milliards d’euros !


1°/« Effondrement. L’Accélération ».
par Charles Sannat | 24 Mar 2025 | A la une, Chronique de l’effondrement


Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je vous disais il y a quelques semaines que l’effondrement avait commencé.
Non seulement il a commencé. Mais désormais il rentre dans une phase d’accélération.
Nous pouvons éventuellement le ralentir.
L’action publique pourrait même encore l’éviter, mais pour cela il faudrait prendre des mesures dont les conséquences seraient relativement similaires à celles de la faillite elle-même, de l’effondrement lui-même.
Il est donc fort probable que nous ne fassions rien.
Enfin pas nous.
Eux, ceux qui nous dirigent.
La prochaine phase sera celle de l’avalanche.
Une phase avalancheuse, c’est quand vous êtes sous les murs qui sont en train de s’effondrer et que vous les prenez sur la tête ce qui est généralement une expérience désagréable.
Alors que Macron veut nous envoyer un guide de survie, je vous invite effectivement pour une fois à écouter le président.
Alors qu’il veut nous faire peur, pour nous vendre la rapine sur notre épargne pour financer la guerre contre la Russie pour tenter en réalité de maquiller la faillite de la France qu’il vient de provoquer en 7 ans de règne maléfique, il pourrait paradoxalement rendre service aux Français en les rendant plus prévoyants et plus résilients face à ses propres errements économiques qui nous conduisent droit dans le mur.
Cette accélération de l’effondrement est donc le sujet de ce nouveau JT du Grenier.

Vous avez donc compris à ce stade qu’il se pose un immense problème de financement de ces ambitions de “réarmement”.
Il y a deux manières de faire.
Soit aller chercher les fonds nécessaires auprès d’une banque centrale.
Soit aller chercher les fonds dans les poches des gens, des épargnants, des citoyens.
Il y aura vraisemblablement un peu des deux.
Beaucoup de fonds qui seront pris dans l’épargne des ménages et quand cela ne sera plus suffisant, alors, en dernier ressort les banques centrales interviendront.
C’est donc un sujet brûlant face auquel se trouvent tous les épargnants français et de manière générale tous ceux qui ont 4 sous durement acquis et difficilement mis de côté et qui n’ont aucune envie de se les faire réquisitionner, spolier, voler, taxer, et tout autre synonyme possible ou imaginable que vous pourrez trouver tant la langue française est riche.
C’est pour cette raison que vous trouverez toutes les réponses dans le dossier spécial du mois de mars de la lettre Stratégies et intitulé “Réquisition de l’épargne, comment se préparer face au scénario choc”. Pour vous abonner tous les renseignements sont ici.
Protégez votre épargne.
Des solutions existent, je les partage avec mes abonnés.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/effondrement-lacceleration-ledito-de-charles-sannat/?doing_wp_cron=1742809718.5897889137268066406250


2°/Indice mondial de l’incertitude au plus haut depuis le Covid
par Charles Sannat | 24 Mar 2025 | Bourse et marchés financiers


L’incertitude mondiale atteint des sommets presque similaires à ceux de la crise COVID à 429,8 à quelques “pouièmes” du record historique de mai 2020 pendant la pandémie de coronavirus.
La cause de ces frayeurs nouvelles ? Les droits de douanes et la guerre commerciale qui semblent voulus par Trump et connus sous le vocable américain “tariffs”.
Est-ce une peur rationnelle ?
La réponse est 100 fois oui.
Les droits de douane c’est la négation du fonctionnement de la mondialisation telle que nous venons de la connaître ces 30 dernières années.
Les cours de bourse sont élevés parce que les valeurs que j’appelle “valeurs de la mondialisation” profitent à plein de cette “globalisation”.
Supprimez la “globalisation” et vous supprimez le carburant qui alimente ce système et fait tourner le moteur des profits à plein régime.
D’où le gros creux de puissance que connaissent les marchés américains.


Pour ceux qui veulent aller plus loin et comprendre ce qui se joue actuellement vous pouvez regarder mon livre chez Amazon (américain) en cliquant ici intitulé “Yalta 2.0, vers un Nouvel Ordre Mondial tripolaire”.
Donald Trump veut « drain the swamp », ce qui peut se traduire littéralement par drainer le marais, mais qui signifie en réalité chez nous plutôt nettoyer les écuries d’Augias, ou encore faire le ménage et virer tous les corrompus, les traitres, ou encore … pour être plus précis les globalistes et les mondialistes.
Trump veut la peau des « hommes de Davos » qui incarnent le mieux ce pouvoir globaliste qui détruit les nations, les souverainetés et veulent imposer un gouvernement mondial dans un monde devenu tellement mondial que les pays et les nations n’existeraient plus. C’est l’un des thèmes favoris de Jacques Attali, ancienne éminence grise de François Mitterrand.
Vous avez donc un combat de titans qui se joue, une véritable guerre opposant les mondialistes d’une part, et les souverainistes d’autre part qui viennent de l’emporter avec Trump.
Deux conceptions du Nouvel Ordre Mondial s’opposent et s’affrontent
D’un côté les mondialistes qui veulent imposer un « Nouvel Ordre Mondial » avec un gouvernement mondial au monde entier, ce qui implique de fait la fin de la démocratie puisqu’aucune démocratie représentative digne de ce nom ne peut exister à l’échelle d’institutions mondiales. La présidente de la Commission Européenne dispose déjà de pouvoirs très étendus alors qu’elle n’est élue par aucun pays, aucun peuple, sans aucune légitimité au moins populaire.
Je vous laisse imaginer le totalitarisme qu’imposerait partout dans le monde un gouvernement mondial forcément lointain et loin de tout contrôle populaire.
Les mondialistes veulent un monde unique… unipolaire.
De l’autre côté, les souverainistes qui veulent les prendre de court en faisant une grande réinitialisation multilatérale basée sur une répartition du monde par les grandes puissances que sont les grandes nations russe, chinoise et américaine.
Des zones d’influence géographique à travers un partage à la Yalta 2.0 comme il est d’usage pour faire moderne et la création d’institutions nouvelles et même pourquoi pas, d’un nouveau système monétaire international.
A l’arrivée, un nouvel ordre mondial, tripolaire où les 3 puissances majeures les Etats-Unis, la Chine et la Russie se partageront le monde.
Un livre à lire pour disposer de la clef de lecture essentielle pour comprendre ce qui se joue autour du processus de paix en Ukraine.”
Pour commander le livre c’est en cliquant ici intitulé “Yalta 2.0, vers un Nouvel Ordre Mondial tripolaire”.
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/indice-mondial-de-lincertitude-au-plus-haut-depuis-le-covid/


3°/“Expulser les riches des HLM” ? Et la mixité sociale alors ?
par Charles Sannat | 24 Mar 2025 | Immobilier


C’est un article de France 3 (source ici) intitulé “Expulser les riches des HLM”, une solution face au manque de logements ?” qui revient sur vraie fausse bonne idée !
Comme il y a pénurie de logement social et que l’on n’arrive pas à construire sensiblement plus, l’idée géniale serait d’accélérer les rotations dans le parc HLM en “expulsant” ceux dont les revenus dépassent les plafonds de ressources. Une proposition de loi sera examinée fin mars par les députés.
Aujourd’hui à Paris, il faut attendre 10 ans pour espérer obtenir un logement social, une pénurie record à laquelle Guillaume Kasbarian, député Ensemble pour la République d’Eure-et-Loire, souhaite remédier, avec un projet de loi visant à expulser les locataires dont les revenus ont augmenté. Je rappelle que Kasbarian a été ministre du logement… pour rien ou presque!
Il n’est pas vraiment logique qu’aujourd’hui, des personnes qui sont dans le tiers des Français les plus riches puissent continuer à bénéficier d’un logement social alors que 2 millions de personnes font la queue pour en obtenir un. Eux sont vraiment en attente et légitimement éligibles au logement social. L’idée de cette proposition de loi, c’est donc d’améliorer la mobilité au sein du parc”, assure-t-il.
Les logements ne se libèrent plus”
La mobilité dans le parc social est en effet un des enjeux franciliens. Le manque de rotation a été épinglé par un rapport de la chambre régionale des Comptes. En moyenne, les locataires occupent leur HLM 15 années. Une durée plus importante qu’en région et qui s’allonge, le taux de mobilité étant de 5,5 %. “Seule une demande (de logement HLM, Ndlr) sur dix est satisfaite, contre une sur quatre en France”, explique la chambre régionale, alors que “le nombre de demandeurs franciliens a doublé depuis 2010.”
Et oui, pourquoi pas !
Mais cette bonne idée va se heurter inévitablement à un autre dogme… celui de la mixité sociale !
Si vous virez du logement social tous ceux qui ont 4 sous à un moment de leur vie, alors vous concentrez toutes les plus grandes misères aux mêmes endroits et vous créez de fait des “ghettos” !
De surcroit globalement les gens qui restent durablement dans les logements sociaux ne sont pas “riches” et c’est un phénomène objectivement marginal.
Actuellement, j’ai un seul cas qui est à 1,5 fois les plafonds de ressources, et au-delà, de ce qui est dans le projet de loi, j’en ai quelques dizaines. Donc le problème, c’est de réalimenter l’offre, ce n’est pas de faire partir quelques locataires qui, souvent d’ailleurs, ne sont pas dans une situation si confortable que ça dans la durée”, nuance Serge Contat, directeur général Emmaüs habitat. Chez ce bailleur social, seuls 4 % des locataires dépassent le seuil et paient un surloyer.”
Pas assez de constructions…
“La raison : le manque de logements en Île-de-France. On compte dans la région 1,39 million de logements HLM et 837.139 demandes pour rejoindre le parc social sont en attente, selon les chiffres de la chambre régionale des Comptes. Par ailleurs, la livraison de logements sociaux n’a jamais été aussi basse : en 2023, 16.500 appartements ont été mis en service. Les constructions attendues ne sont pas non plus au rendez-vous.”
Sauf que l’Etat ne pourra pas plus construire sans l’aide du privé. 
Pour loger, il faut construire mais aussi remettre sur le marché de la location les millions de logements vides, vacants à cause des DPE stupides, ou encore mis en Airbnb tant les locataires sont injustement protégés ce qui décourage la location vide.
Il y a des solutions, elles sont nombreuses, elles ne coûtent rien car elles sont purement règlementaires.
Le gouvernement, celui là comme les précédents ne fait rien par dogmatisme, idéologie et incompétence.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/expulser-les-riches-des-hlm-et-la-mixite-sociale-alors/


4°/Fabrication d’obus… BFM contente.. mais cela ne rime à rien économiquement !
par Charles Sannat | 24 Mar 2025 | Guerre


Il n’y a pas plus stériles que les dépenses militaires en termes économiques !
Attention.
Je ne vous dis pas qu’il ne faut pas avoir d’arme, ni de quoi se défendre. Il le faut. C’est indispensable pour ne pas risquer de se faire ennuyer par un voisin un peu trop expansionniste !
Pour autant, fabriquer des obus et faire tourner à plein nos usines pour s’armer et stocker les munitions ce n’est pas une réussite économique.
Cela doit être fait tant nous étions bas, incapables que nous étions de produire nos propres munitions, et c’est toujours le cas pour les cartouches de fusils qui ont été délocalisées au Moyen-Orient.


Je suis donc favorable à notre indépendance militaire et donc productive comme je l’ai toujours été.
Mais.
Il y a un énorme mais.
La croissance économique qui repose sur le stockage d’obus n’est pas une bonne croissance économique.
Ce sont des stocks totalement stériles.
Cela ne sert à rien.
Soit parce qu’il n’y a pas de guerre ce qui est souhaitable.
Soit parce qu’il y a une guerre et qu’en plus les obus fabriqués serviront à tuer et détruire ce qui est un non sens économique.
La guerre appauvrit donc toujours les nations, même si elle enrichit les marchands de canons.
Alors oui au réarmement. Mais sans aucune gloriole économique, car si c’est une dépense indispensable, c’est hélas la plus stupide et la plus stérile que nous puissions faire, il n’y a donc aucune satisfaction économique à en tirer.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/fabrication-dobus-bfm-contente-mais-cela-ne-rime-a-rien-economiquement/


5°/Banque de France une perte de 17.7 milliards d’euros !
par Charles Sannat | 24 Mar 2025 | Banques Centrales


Les pertes sont abyssales pour la Banque de France.
Il faut comprendre comment marchent les choses.
La BCE est en réalité composée des banques centrales nationales au travers de ce que l’on appelle le SEBC le système européen des banques centrales.
En gros chacune achète les obligations de son propre Etat ce qui permet de tenir une comptabilité exacte de qui fait quoi et de qui doit quoi !
Accessoirement et de manière implicite si l’euro explose ou qu’un pays sortait il pourrait sortir avec ses propres rachats d’obligations souveraines !
Pour faire face à la crise, la BCE a, dans un premier cycle de taux baux, massivement acheté des obligations d’États et d’entreprises à faible taux d’intérêt (environ 0,7 %). Conservées dans son bilan pendant des années, la BCE a dû au même moment rémunérer les dépôts des banques à un taux variable, fixé progressivement, mais qui a atteint 4 % avant de s’orienter à la baisse. C’est l’écart entre ces deux taux qui est la cause de cette perte enregistrée par la Banque de France.”
Une perte opérationnelle importante compensée partiellement par des réserves
La Banque de France a ainsi enregistré une perte opérationnelle de 17,9 milliards d’euros en 2024. Cependant, une partie de cette somme (10,1 milliards d’euros), a été compensée par les réserves constituées antérieurement. Ce déficit net de 7,7 milliards d’euros en 2024 prive l’État d’impôts et de dividendes.
Mais ce phénomène n’est pas isolé, en 2023 la banque avait déjà subi une perte opérationnelle de 12,4 milliards d’euros, qu’elle avait réussi à compenser totalement, affichant un résultat net à zéro.”
Les pertes sont en donc en train de s’aggraver et la Banque de France indique qu’elles devraient se réduire en 2025.
Techniquement c’est possible.
Dans les faits, si cela continue ainsi, il faudra à un moment une intervention de la BCE et donc de la Banque de France.
A ce rythme l’État ne pourra pas encore tenir 10 ans sans réduire considérablement ses dépenses.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

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