
1°/« La France vient d’avertir Trump sur le Groenland territoire européen… Alerte crise ! ».
2°/Pourquoi on peut tromper le cerveau humain et donc le vôtre et donc… vous manipuler !
3°/” Shadow banking”… la finance de l’ombre progresse 2 fois plus vite que le secteur bancaire classique.
4°/En Belgique en 2023… 66 milliards d’euros ont disparu ! La part des anges !

1°/« La France vient d’avertir Trump sur le Groenland territoire européen… Alerte crise ! ».
par Charles Sannat | 9 Jan 2025 | A la une, Géopolitique

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Vous le savez, je suis un passionné d’économie car l’économie est l’intendance de nos vies… Mais elle n’en est que l’intendance, une intendance devant d’ailleurs être au service des gens et pas l’inverse.
Pourtant, et je le rappelle souvent, tout est politique.
La primauté va toujours à la décision politique.
Nous avons l’illusion que l’économie dirige le monde, mais ce n’est qu’une illusion.
C’est la politique qui dirige le monde.
C’est la politique qui fait l’histoire.
C’est ce que vous voyez sous vos yeux ébahis avec une forme d’accélération de l’histoire alors que Trump n’est même pas encore entré dans le bureau ovale.
Il veut annexer le Canada.
Il veut prendre le Groenland (qui signifie terre verte, ce qui est surprenant pour une terre gelée mais c’est un autre sujet mais je serais obligé d’y revenir plus bas) au Danemark… pays de l’Union Européenne.
Laissons les problèmes canadiens à nos amis canadiens et concentrons nous sur les problèmes européens.
Le Danemark est un membre de l’Union Européenne.
Prendre le Groenland au Danemark c’est donc prendre une partie très importante du territoire de l’Union Européenne.
Make Américain vraiment plus great again !
Personne ne prend le temps d’écouter Trump qui dit globalement tout ce qu’il va faire. Peu importe les raisons, mais les erreurs de compréhension et d’analyse qui en découlent seront politiquement désastreuses et économiquement plus que dangereuses.
Quand Trump vous dit qu’il veut rendre l’Amérique plus grande à nouveau, et bien il faut comprendre qu’il veut rendre l’Amérique plus grande !
Simple.
Dans les faits cela veut dire récupérer la Canada et le Groenland, sans oublier le Canal de Panama passé sous contrôle chinois ce qui ne va pas rester ainsi encore très longtemps et va nous mener vers de grandes tensions géopolitiques donc économiques.
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Notre ministre des Affaires étrangères souvent, étranger aux affaires, a donc mis en garde les Etats-Unis contre l’annexion du Groenland et Elon Musk contre l’utilisation de son réseau social qu’il menace de bannissement.
C’est bien mon Barrot. Mais je crois qu’il faut expliquer à notre ministre étranger aux affaires deux trois notions de base des relations géopolitiques mondiales.
1/ Quand on l’ouvre mieux vaut en avoir une grosse. Plus elle est grosse mieux c’est. Je parle de l’armée évidemment, du stock de bombes et de missiles et du nombre de porte-avions.
2/ Quand on l’ouvre mieux vaut en avoir une grosse. Plus elle est grosse mieux c’est. Je parle de l’économie bien évidemment, du système financier, des entreprises et de tout ce qui va avec ce que j’appelle l’intendance.
3/ Quand on l’ouvre mieux vaut en avoir une petite. Plus elle est petite mieux c’est. Je parle de la dette mon Barrot. Oui la dette et nos 3 308 milliards d’euros. Pas génial.
Voilà j’avais dit 2/3 choses je n’irais pas plus loin.
Résumons.
Barrot et Macron menacent Trump, les Etats-Unis d’Amérique et Elon Musk et sa plateforme Twitter devenue X, en déployant à Mayotte le réseau Starlink… de Musk !
Ils menacent en ayant une armée toute petite, une économie toute petite et une dette énorme.
Que va-t-il se passer ?
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Soit Barrot, notre ministre étranger aux Affaires, et notre phare du palais, notre Mozart élyséen rentrent aimablement dans le rang,
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soit les agences de notation (américaines) dégraderont la France, la finance mondiale de Wall-Street cessera de financer les dettes de la France. Les droits de douane seront augmentés sur tous les produits français. Toutes les banques françaises seront soumises à des amendes et pénalités jamais vues et en 3 mois les USA mettront notre pays à genoux.
Mais au fait pourquoi diable Trump veut-il le Groenland ?
Je vous disais plus haut que Groenland cela veut dire terre verte…
Et l’avantage du réchauffement climatique c’est que le Groenland, qui devait être à une époque qu’aucun de nous n’a connue une terre verte va le redevenir… et le Groenland dispose de vastes ressources en minéraux : uranium, zinc, cuivre, plomb, diamants.
Il est également riche en réserves de terres rares, essentielles à la production de voitures électriques et de smartphones ! Comme en plus il n’y a que 60.000 habitants là-bas vous pouvez faire des trous partout sans ennuyer personne ou presque. Pratique.
Bon ces ressources seraient toutes aussi utiles à l’Union Européenne si vous voyez ce que je veux dire. Mais la grosse Commission est atlantiste… donc ? On filera le Groenland pour racheter hors de prix des matières premières aux Etats-Unis dont nous étions propriétaires. Un peu comme cette histoire de gaz russe pas cher remplacé par du GNL américain hors de prix. Nous sommes gérés par des as je vous dis.
Enfin, le réchauffement climatique fait fondre les glaces.
En fondant, les glaces libèrent de nouvelles routes maritimes par là haut entre l’Asie et l’Europe et les Etats-Unis veulent pouvoir les contrôler.
Tout est affaire de puissance, de politique et de domination.
Pour tenir notre rang, encore faut-il en avoir les moyens.
De Gaulle nous a laissé un pays sans dette, avec une industrie, des grands projets technologiques d’Arian-Espace, aux centrales nucléaires en passant par Airbus et le TGV. Macron attache les bouchons aux bouteilles plastiques.
Macron c’est l’inverse.
La puissance nécessite de la souveraineté, une bonne gestion, des efforts et du travail.
Alors, à ce rythme, la question qui doit être posée est quand est-ce que la France sera attaquée par les Etats-Unis, Trump et Musk ?
Ce n’est sans doute qu’une question de jours et peut-être même de semaines.
Trump n’est pas. Ne sera pas et ne sera jamais le président français. Vous pouvez aimer nombre de ses positions. Vous pouvez apprécier certains effets de son élection (comme le retour d’une certaine liberté d’expression).
Mais ne vous y trompez pas. Nous allons vivre des moments à la fois exceptionnels, historiques, mais aussi d’une immense et terrible violence.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Pourquoi on peut tromper le cerveau humain et donc le vôtre et donc… vous manipuler !
par Charles Sannat | 9 Jan 2025 | Démocratie

A tous ceux qui se pensent invincibles, que la pub n’a pas d’effet sur eux, ou qu’ils “pensent” librement après avoir écouté France Inter, le cerveau humain se manipule bien.
Je dirais même qu’il se manipule de mieux en mieux.
Pourquoi ?
Parce qu’avec la progression des neurosciences, notre compréhension du cerveau humain a fait des pas de géants.
Cette petite vidéo de quelques secondes permet juste d’illustrer notre fonctionnement cérébral et comment nous pouvons être trompés, manipulés ou endoctrinés.
Cela a donné les techniques nudges (regardez cette thématique et l’utilisation de ces méthodes par les dirigeants actuels pour influencer nos comportements).
Vive la liberté.
Charles SANNAT

3°/” Shadow banking”, la finance de l’ombre progresse 2 fois plus vite que le secteur bancaire classique.
par Charles Sannat | 9 Jan 2025 | Bourse et marchés financiers,

Rapport mondial de suivi sur l’intermédiation financière non bancaire 2024 (source FSB.org ici).
A noter : secteur de l’intermédiation financière non bancaire (IFNB) ou NFBI = ce que l’on appelle communément le Shadow banking ou la finance de l’ombre.
Cette finance de l’ombre progresse deux fois plus vite que le secteur bancaire traditionnel. Le problème c’est qu’elle n’est pas régulée, que les crises peuvent s’y développer à l’abri des regards des autorités politiques et monétaires et qu’une crise peut frapper sans crier gare.
“La taille du secteur NBFI a augmenté de 8,5 % en 2023, soit plus du double du rythme de croissance du secteur bancaire (3,3 %), portant la part des NBFI dans le total des actifs financiers mondiaux à 49,1 %.
La surveillance complète des tendances mondiales, des vulnérabilités et des innovations du secteur de l’intermédiation financière non bancaire (IFNB) est un élément clé des efforts continus du CSF pour améliorer la résilience du système financier. Ce rapport décrit les grandes tendances de l’intermédiation financière dans 29 juridictions qui représentent environ 88 % du PIB mondial, avant de se concentrer sur le sous-ensemble d’activités IFNB qui sont plus susceptibles de donner lieu à des vulnérabilités.
En 2023, la taille du secteur des IFNB a augmenté de 8,5 %, soit plus du double du rythme de croissance du secteur bancaire (3,3 %), portant la part des IFNB dans le total des actifs financiers mondiaux à 49,1 %. La croissance du secteur des IFNB a été largement attribuée à la hausse des valorisations des instruments évalués à la valeur de marché, qui ont rebondi après une baisse significative en 2022. Les entrées d’investisseurs dans les entités IFNB ont également contribué à cette augmentation.
En 2023, tous les sous-secteurs des IFNB ont connu une croissance environ deux fois supérieure à leur moyenne sur cinq ans . Les actifs de presque tous les types d’entités ont augmenté, les fonds d’investissement continuant de stimuler les variations des niveaux d’actifs du secteur des IFNB. Les actifs des fonds du marché monétaire (MMF) ont augmenté dans la majorité des juridictions déclarantes, principalement en raison de l’augmentation des flux résultant des rendements plus élevés des MMF par rapport aux dépôts bancaires ainsi que, en partie, de la crise bancaire de mars 2023 aux États-Unis et en Suisse.
Les actifs financiers des entités classées dans la mesure étroite du CSF – le sous-ensemble des IFNB exerçant une activité d’intermédiation de crédit et pouvant donner lieu à des risques pour la stabilité financière – ont augmenté de 9,8 % pour atteindre 70 200 milliards de dollars, le niveau le plus élevé jamais enregistré dans cet exercice. La mesure étroite reflète une évaluation des risques basée sur la « fonction économique » (FE) basée sur l’activité .
Les emprunts des institutions financières ont continué d’augmenter en 2023, malgré le contexte de taux d’intérêt plus élevés. Les emprunts du secteur des IFNB ont augmenté à un rythme légèrement plus rapide que celui des banques (4,1 % contre 3,4 %, respectivement). Les institutions financières captives et les courtiers-négociants étaient les types d’entités du secteur des IFNB avec le plus grand montant total d’emprunts, tous deux à environ 6,3 billions de dollars. Les fiducies de placement immobilier (FPI), les sociétés financières, les courtiers-négociants et les véhicules de financement structuré étaient les types d’entités avec les niveaux d’endettement les plus élevés.
La plupart des indicateurs de vulnérabilité des IFNB sont restés stables au cours de l’année écoulée, les fonds à revenu fixe et mixtes affichant des degrés élevés de transformation de la liquidité, tandis que les sociétés financières, les courtiers-négociants et les SFV affichaient des niveaux d’endettement relativement élevés. Pour compléter le suivi des vulnérabilités, les juridictions ont également fourni des informations sur la disponibilité des outils politiques pour les activités de prêt dépendantes du financement à court terme (principalement les sociétés financières) et les activités d’intermédiation dépendantes du financement à court terme (principalement les courtiers-négociants), détaillées dans l’encadré 3-1 du rapport.
Le rapport inclut également, pour la première fois, des données sur les prêts aux entreprises de technologie financière non bancaires de certaines des juridictions participantes, dans la mesure du possible. Cela répond à une partie de la troisième phase de l’Initiative du G20 sur les lacunes en matière de données, qui comprend une recommandation visant à combler les lacunes en matière de données liées aux prêts aux entreprises de technologie financière non bancaires.”
Charles SANNAT

4°/En Belgique en 2023, 66 milliards d’euros ont disparu ! La part des anges !
par Charles Sannat | 9 Jan 2025 | Chronique de l’effondrement,

C’est encore une histoire belge, mais ne vous moquez pas, car mon petit doigt me dit que cette histoire belge va devenir rapidement aussi, une histoire française, car de vous à moi, quand je regarde le budget de notre pays et notre déficit j’ai du mal à faire coller le bilan et à savoir où se sont envolés également chez nous ces centaines de milliards d’euros de nouvelles dettes !
La part des anges ?
J’aime bien cette expression pour évoquer l’évaporation du vin dans les bouteilles. La part des anges.
Sauf que là les anges qui volent semblent plutôt diaboliques :
Voici ce dit RTL côté Belgique (source ici)
Situation interpellante au gouvernement fédéral: 66 milliards d’euros de subsides… ont disparu
“En 2023, le gouvernement fédéral a distribué 66 milliards d’euros de subsides. Problème? Aujourd’hui, un rapport présenté à la Chambre des représentants montre que l’argent a disparu. Personne ne sait où il est passé.
C’est une histoire chaotique à laquelle est aujourd’hui confronté le gouvernement fédéral en Affaires courantes. En 2023, quelque 66 milliards d’euros ont été octroyés sous forme de subsides. Problème? On ne sait pas à qui, on ne sait pas pourquoi. C’est ce que relatent ce mercredi nos confrères du Het Laatste Nieuws.
Un récent rapport présenté à la Chambre des représentants montre en effet que l’argent a… disparu. Personne ne sait où il est passé. C’est le gouvernement d’Alexander De Croo qui, en 2023, avait demandé à des chercheurs du SPF BOSA, le service public fédéral Stratégie & Appui, de vérifier tous les subsides distribués au cours de l’année.
Les services confondent certains termes
Et il apparaît aujourd’hui qu’il y a un manque de clarté flagrant quant à l’affectation des subsides. Il est pratiquement impossible d’avoir une vue d’ensemble sur tous les subsides octroyés par le gouvernement fédéral, pointe Het Laatste Nieuws. Même le terme de “subside” ne semble pas clair. “Nous avons remarqué que les services confondent certains termes et qu’il y a même une confusion dans la traduction entre le français et le néerlandais”, a indiqué un chercheur à l’hémicycle.
Près de 40 milliards d’euros ont ainsi été passés à la loupe. Résultat ? Trois quarts de ce montant n’avaient fait l’objet d’aucun contrôle. Cela signifie que 30,2 milliards d’euros ont été versés par les services publics sans vérifier si les conditions d’octroi des subsides étaient bien remplies et sans contrôle sur l’utilisation de l’argent par la suite.
Manque de gestion des subsides
Dans leurs investigations, les chercheurs n’ont pas toujours trouvé les réponses nécessaires. “Certains services publics ont été en mesure de nous fournir toutes les informations presque immédiatement, mais d’autres ont mis beaucoup de temps à le faire. Pour d’autres encore, il n’y a même pas eu de réaction.”
TWEET
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/en-belgique-en-2023-66-milliards-deuros-ont-disparu-la-part-des-anges/

