
1°/«Dossier Stratégie offert à tous pour bien commencer l’année».
2°/Des fonctionnaires payés pour faire la liste des produits éligibles ou pas aux tickets restaurant !
3°/Macron… un référendum sur les violences faites aux femmes… pour ou contre ?
4°/Communiqué de Bercy sur la loi de finance 2025
5°/Ukraine. Désertion, 1 700 déserteurs dans la brigade formée en France !

1°/«Dossier Stratégie offert à tous pour bien commencer l’année».
par Charles Sannat | 6 Jan 2025 | A la une, Guerre

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je voulais évidemment vous souhaiter la bonne année en cette rentrée 2025. C’est peut-être convenu. Cela peut sembler un exercice de style dépassé, “automatique” et même pour certains démodé. Pourtant, finalement, une fois dans l’année prendre le temps de penser aux autres et de leur souhaiter des bonnes choses, du bien, de la santé, c’est important. Un peu comme un moment de douceur dans un monde de brutes !
Pour vous souhaiter la bonne année, j’ai décidé d’offrir à tous les lecteurs du site un dossier Stratégie sur la guerre en Ukraine.
Vous pourriez me dire que dans quelques jours Trump sera président en exercice et rentrera à la Maison Blanche, et que la guerre est déjà terminée.
Déjà finie.
D’ailleurs Trump a dit qu’il mettrait fin à la guerre en 48 heures s’il était président.
Vous connaissez mes positions pour la paix et la nécessité d’être artisan de paix et non pas semeur de morts et de guerre.
Pourtant, mes analyses me conduisent à penser que Trump ne mettra pas fin à la guerre en 48 heures quand il retrouvera le 20 janvier le bureau ovale. Le 22 il est peu probable que le monde nage dans la félicité et le bonheur de la paix retrouvée par tous à commencer par le peuple ukrainien. C’est pour cela que je vous propose la lecture de ce dossier.
Il y a plus de 8 mois j’ai écrit un dossier sur ce qui était, à mon sens, la plus grande erreur potentielle d’analyse actuelle. Croire que la guerre était impossible en Europe et contre la Russie. En Asie et contre la Chine. Vous pouvez retrouver également une vidéo sur la chaîne le Grenier de l’éco sur Youtube.
Compte tenu de l’évolution de la situation, de la gravité de la situation même, j’ai décidé d’offrir ce dossier Stratégie à l’ensemble des lecteurs du site insolentiae et de notre communauté qui pense et veut encore réfléchir dans ce monde qui se précipite vers la guerre en chantant, la fleur au fusil comme nos ainés de 14. Ils ont tous fini dans les tranchées de Verdun comme des centaines de milliers de jeunes Russes ou Ukrainiens terminent actuellement dans les tranchées du Dombass.
Vous pourrez également mieux appréhender le travail d’analyse qui me permet d’accompagner mes abonnés à la lettre Stratégies.
Ils riaient tous quand on leur disait que la guerre était possible, ils rient moins maintenant !
Je me souviens lorsque j’étais jeune (il y a fort longtemps diraient mes enfants) j’ai lu le livre de Jean-François Khan intitulé « Tout change parce que rien ne change : Introduction à une théorie de l’évolution sociale ». Cet ouvrage était passionnant. « Au cœur de cet essai, un constat : il est impossible de comprendre les ressorts de l’évolution des sociétés humaines si l’on s’attache uniquement à ce qui change. Il faut d’abord porter son attention sur ce qui ne change pas, les structures invariantes. C’est en effet le non-changement qui permet au changement de radicaliser son expression ».
Au-delà de ces explications qui peuvent sembler un peu compliquées, l’auteur pose la question de notre perception des changements.
Or, ce qui est essentiel et ce qui est ici le cœur de mon travail pour vous accompagner dans le monde VICA (volatil, incertain, complexe, ambigüe) qui est le nôtre, c’est de comprendre les changements.
Nous devons être capables de faire la différence entre la permanence, nos invariances comme le disait Jean-François Khan et nos changements, nos évolutions.
Que ces évolutions se fassent en bien ou en mal, relève du jugement moral (et j’ai les miens heureusement) mais pas de l’analyse factuelle. Je lutte avec mes modestes moyens contre la place que je juge mortifère des écrans dans nos vies. Pour autant, cette place induit des changements incroyablement puissants (jusqu’à la sexualité des gens qui s’effondre). Mon jugement personnel n’a ici aucune importance ou effet sur les changements qui sont en train de s’opérer dans la société et cela s’impose à moi que je sois pour ou contre.
Il est fondamental dans notre travail d’analyse et de compréhension donc de bien distinguer ce qui relève de notre jugement (parfaitement normal et légitime) de ce qui relève des faits et de leurs conséquences et donc des impacts sociétaux ou encore financiers par exemple.
Un changement majeur caché sous nos invariances.
Pourquoi vous parler donc de cet ouvrage ?
Parce que c’est à cela que j’ai pensé quand je me suis rendu compte que nous passions peut-être, sans doute, à coté d’un changement majeur et capital très peu commenté, très peu diffusé auprès du grand public, même si du coté des militaires, bien évidemment, tous les plans ont été refaits et les doctrines d’usage de la force nucléaire modifiées.
Nous partons du principe, du postulat, de l’axiome, de l’évidence qu’une guerre nucléaire est impossible et que donc la 3ème Guerre mondiale n’est pas envisageable, sauf dans l’esprit des pessimistes paranoïaques.
Je pense que derrière cette invariance du raisonnement « c’est impossible », se cache un changement que presque personne n’a vu, et que presque tout le monde ne veut pas voir tellement c’est « effrayant ».
Si la guerre nucléaire est considérée comme impossible, c’est parce qu’elle conduirait à la DMA…. La destruction mutuelle assurée. Nous mourrions tous, ce serait un suicide collectif, et personne n’y aurait intérêt, donc c’est impossible d’arriver à ce point car au dernier moment la rationalité et l’instinct de survie prendront le dessus.
Force est de constater, que pendant ces décennies entières de guerre froide, les choses se sont globalement passées ainsi.
Nous avons pris l’habitude que la peur de cette destruction mutuelle l’emporte sur nos ambitions guerrières, sur nos tensions, sur nos détestations ou sur notre violence.
L’arme atomique est devenue gage de paix et cette peur de la destruction mutuelle assurée est devenue une dissuasion.
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Imaginons que la situation ait changé.
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Imaginons que beaucoup pensent qu’une guerre nucléaire puisse être gagnée ?
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Imaginons même que certains pensent qu’une guerre nucléaire n’aurait pas autant d’inconvénients environnementaux que ce que l’on pouvait croire jusqu’à présent.
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Imaginons encore pour aller plus loin, que certains y verraient même un bénéfice/risque très favorable aussi bien pour l’avenir que pour l’environnement.
Alors ce changement majeur de raisonnement rendrait possible l’utilisation de l’arme atomique et donc la 3ème Guerre mondiale.
Macron et le refus de la victoire russe en Ukraine implique la guerre.
Emmanuel Macron l’a dit avec une immense clarté au même moment où il expliquait qu’il ne fallait pas exclure d’envoyer des troupes au sol en Ukraine pour affronter l’armée russe.
“La Russie ne peut, ni ne doit, gagner cette guerre en Ukraine. Nous sommes en train d’assurer notre sécurité collective” voilà exactement ce qu’il a déclaré.
Personne ne veut analyser réellement ce que cela implique.
Ce que cela veut dire réellement.
On peut tout reprocher à Macron, et je ne m’en prive pas, on peut dire que c’est une très mauvaise idée et que l’on ne veut pas mourir pour Kiev et pour « Zizilenski » l’homme qui jouait du piano non pas debout mais avec sa bistouquette (c’est ainsi qu’il s’est fait connaître), mais l’on ne peut pas reprocher à Macron de ne pas afficher ses intentions aussi dramatiques soient-elles potentiellement.
Au bout de 2 ans de guerre et de positions figées, alors que l’armée ukrainienne vacille, si nous ne voulons pas que la Russie perde, mais que l’Ukraine ne peut plus tenir, que croyez-vous qu’il va se passer ?
Voilà la seule et la véritable question que personne n’a osé poser et que Macron a commencé à illustrer avec son envoi de troupes en Ukraine.
Si nous ne voulons pas que la Russie gagne en Ukraine, mais que l’Ukraine ne peut plus tenir, que va-t-il se passer ?
Simple.
Soit nous acceptons la défaite de l’Ukraine, soit nous entrons en guerre à ses côtés avant qu’elle ne s’effondre.
Ce sera alors la 3ème Guerre mondiale.
Comme vous pouvez l’entendre et le voir, Macron, n’exclut pas du tout de devoir faire la troisième guerre mondiale.
S’il ne l’exclut pas, c’est que d’une manière ou d’une autre, il pense pouvoir la gagner et s’en sortir.
Il pense que le bénéfice/risque est favorable.
Pour lire la suite, téléchargez gratuitement ce dossier de 38 pages ici qui permettait il y a 8 mois d’anticiper déjà ce qui commence à se passer sous vos yeux cliquez ici.
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Sinon, à part cela, je vous souhaite une belle joyeuse année 2025. Espérons toujours le meilleur, et ne soyons pas naïfs pour le reste !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Des fonctionnaires payés pour faire la liste des produits éligibles ou pas aux tickets restaurant !
par Charles Sannat | 6 Jan 2025 | Crise Economique

Je ne critique pas bêtement nos amis fonctionnaires, ils reçoivent des ordres et des consignes et appliquent ces ordres et ces consignes du mieux qu’ils le peuvent.
Ils ne sont donc pas responsables de l’imbécilité desdites consignes.
En l’occurrence c’est encore une histoire de tickets restaurant.
Vous savez ce que je pense de tous ces “chèques”. Que l’État cesse de prélever des taxes et des TVA, et des impôts et des cotisations sociales à tous les niveaux et que les salaires soient des vrais salaires !
En l’espèce l’Etat ponctionne pour redistribuer avec une forte perte au passage et des coûts importants liés à l’organisation de cette redistribution.
Ici il y a donc des fonctionnaires qui font des listes de produits éligibles ou pas aux tickets restau…
Est-ce utile ?
Certainement pas.
Pâtes, glace, alcool… Quels produits ne peut-on plus acheter au supermarché avec des tickets-restaurant ?
“Depuis le 1er janvier 2025, l’utilisation des tickets-restaurant se limite aux produits directement consommables. Désormais, les produits non-réfrigérés ou les viandes et les poissons non transformés ne sont plus éligibles aux titres-restaurant.
La dérogation permettant d’utiliser les tickets restaurant pour faire ses courses devait être effective jusqu’en 2026. En raison de la censure du gouvernement mené par Michel Barnier début décembre, elle n’a pas pu être prolongée. Certains produits ne peuvent ainsi plus être payés par titres-restaurant dans les supermarchés… et la liste est assez importante ! Alors il est temps de se mettre à la page pour éviter les mauvaises surprises en caisse.
Seuls les produits consommables immédiatement peuvent être achetés avec les titres-restaurant, avec toujours la limite de 25 euros par jour hors dimanche et jour fériés, depuis le 1er janvier 2025.
Ainsi, oubliez les produits non-réfrigérés (hors boisson) comme les pâtes, le riz, la farine, l’huile, les viennoiseries, tous les produits vendus au rayon épicerie, ainsi que l’alcool. Les produits non-alimentaires ne sont évidemment pas non plus éligibles à ce moyen de paiement.
Bientôt une loi permettant de prolonger la dérogation ?
Mais ce n’est pas tout ! Parmi les produits réfrigérés, les glaces et sorbets ne sont plus éligibles. C’est aussi le cas des viandes et poissons non transformés. C’est par exemple le cas du jambon, du bacon, du salami, du saumon et de la truite fumée ainsi que de certaines saucisses.
À l’inverse, les sandwichs, les salades composées, les plats préparés, les yaourts et desserts laitiers, les boissons non alcoolisées, et même du poisson transformé frais ou encore la charcuterie peuvent toujours être payés à l’aide de vos titres-restaurant.”
Quand un pays atteint un tel niveau de bureaucrature, il ne faut pas s’étonner de la profondeur de la crise que nous traversons et des difficultés de notre pays.
Fichez la paix aux Français.
Charles SANNAT

3°/Macron… un référendum sur les violences faites aux femmes… pour ou contre ?
par Charles Sannat | 6 Jan 2025 | Démocratie,

La dernière intervention télé d’Aurore Bergé, tout de même ministre de la République, nous permet d’en savoir plus sur les questions qui seront posées au peuple français par référendum présidentiel.
Cela pourrait être par exemple de savoir si nous sommes pour ou contre les violences faites aux femmes.
Je suppose que l’on nous demandera aussi, alors que la France est en faillite virtuelle de choisir sur le sérum injectable en cas de fin de vie…
Évidemment un référendum sur un budget, ou encore sur une manière de dépenser l’argent du contribuable a peu de chance de voir le jour, quant à ceux qui espèrent un référendum sur l’immigration, inutile ce serait inconstitutionnel selon la ministresse.
Vous avez donc le droit de donner votre avis, mais uniquement si cela ne sert à rien !
Le macronisme en action est toujours truculent et risible.
En attendant la France s’enfonce et coule.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/macron-un-referendum-sur-les-violences-faites-aux-femmes-pour-ou-contre/

4°/Communiqué de Bercy sur la loi de finance 2025
par Charles Sannat | 6 Jan 2025 |Impôts & Fiscalité

Le jour du réveillon Bercy s’est fendu d’un communiqué de presse officiel (source ici) d’importance, sur l’avenir budgétaire de la France.
L’idée, c’est d’expliquer ce que le ministère des finances souhaite, mais aussi de limiter l’insécurité juridique en tentant de donner des indications tout en sachant qu’à ce stade, ce sont plus des souhaits du ministère qu’une réalité juridique.
Voici le communiqué.
La période qui s’ouvre au 1er janvier et jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025 est régie par la loi spéciale promulguée le 20 décembre 2024. Le Gouvernement souhaite que la durée de ce régime budgétaire, inédit et limité à la stricte continuité des services publics, soit la plus courte possible et que la loi de finances initiale pour 2025 soit adoptée aussi vite que possible, avec un contenu permettant d’assurer la maîtrise du déficit et le respect des engagements européens de la France.
En matière fiscale, d’ici à l’adoption du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, le droit s’applique selon le droit antérieur à l’adoption de la loi spéciale. Toutefois, le PLF qui était examiné par le Parlement jusqu’en décembre prévoyait des évolutions applicables dès le 1er janvier 2025. Sous réserve, de l’issue des débats parlementaires à venir, les précisions suivantes peuvent être apportées quant aux positions que le Gouvernement entend défendre devant le Parlement lors de l’examen à venir de la loi de finances pour 2025.
Ces indications ne préjugent pas de l’issue de l’examen du PLF par le Parlement et ne correspondent pas à un inventaire exhaustif des mesures dont l’entrée en vigueur aura lieu au 1er janvier. L’objectif est ainsi d’apporter des précisions sur des situations qu’il serait, juridiquement ou opérationnellement, impossible de traiter rétroactivement par le PLF promulgué après le 1er janvier sans annonce préalable du gouvernement et qui, faute de prévisibilité, pourraient perturber les transactions du début de l’année.
Traitement des dépenses fiscales s’éteignant au 31 décembre 2024
Pour éviter la complexité et l’attentisme qui pourraient résulter de l’incertitude juridique entre le 1er janvier et la promulgation de la loi de finances pour 2025, le Gouvernement soutiendra l’adoption dans ce dernier, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2025, d’une reconduction à l’identique, dans l’état où elles étaient en vigueur en 2024, des dépenses fiscales suivantes, adoptées par le Sénat en première lecture de la première partie du PLF 2025 :
Crédit d’impôt collection (CIC) ;
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exonération d’impôt sur les sociétés sur les revenus patrimoniaux des établissements scientifiques, d’enseignement et d’assistance ;
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réduction d’impôt Loc’Avantages ;
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crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé de certains exploitants agricoles ;
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crédit d’impôt au titre de l’obtention d’un label haute valeur environnementale (HVE) ;
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suramortissement pour les navires verts ;
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abattement sur la plus-value sur l’actif professionnel lors du départ en retraite du chef d’entreprise.
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la suppression de la réduction d’impôt au titre des dépenses engagées pour la tenue de la comptabilité et l’adhésion à un organisme de gestion agréé(OGA).
Pour le crédit d’impôt innovation (CII), le Gouvernement appuiera une reconduction de la dépense fiscale à compter du 1er janvier, mais avec un taux d’aide ramené de 30 % à 20 %.
Régimes fiscaux zonés
Pour les entreprises s’installant dans des zones visées par des encouragements fiscaux, le Gouvernement soutiendra l’adoption dans le futur projet de loi de finances pour 2025 de :
l’octroi des avantages propres au zonage France Revitalisation Rurale (FRR) pour les entreprises installées à compter du 1er juillet 2024 dans les communes anciennement classées en ZRR et sorties du classement FRR ;
la reconduction pour les installations d’entreprises en 2025 des avantages fiscaux inhérents aux Zones Franches Urbaines (ZFU) et QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville) tels qu’ils s’appliquaient aux installations d’entreprises jusqu’au 31 décembre 2024 ;
la reconductions des avantages propres aux Bassins d’Emploi à Redynamiser (BER) pour les entreprises qui s’y installeront jusqu’en 2027.
Gazole non routier agricole
Concernant le niveau des accises sur le gazole non routier agricole, les utilisateurs agricoles ou forestiers pouvant depuis juillet 2024 acquérir leur gazole à un tarif d’accise d’emblée très réduit, le système d’avance mis en place au premier semestre 2024 sera supprimé en 2025.
La campagne de régularisation des accises acquittées en 2024 est repoussée à juin 2025 afin de prendre en compte les niveaux d’accises pour 2024 que le Parlement aura votés dans la future loi de finances pour 2025.
Le Gouvernement portera leur rétablissement au niveau de 2023, pour annuler la trajectoire haussière figurant dans la loi, conformément à ses engagements.
Autres mesures en faveur des exploitations agricoles
Le Gouvernement souhaite que les mesures fiscales incitatives permettant de soutenir les exploitations agricoles puissent être applicables dès le 1er janvier 2025. Cela concerne :
Le dispositif incitant à l’accroissement du cheptel bovin français via un avantage fiscal et social relatif aux stocks de vaches laitières et allaitantes ;
les mesures d’incitation à la transmission des exploitations au profit des jeunes agriculteurs, notamment
le relèvement de 100.000 € des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération de la plus-value professionnelle dégagée en cas de cession d’une entreprise agricole au profit d’un jeune agriculteur
la possibilité d’échelonner les cessions de droits ou parts d’une société ou d’un groupement relevant de l’impôt sur le revenu sur une période de 72 mois lorsque la cession est réalisée au profit d’un jeune agriculteur
le renforcement de l’abattement prévu lorsque la cession est réalisée au profit d’un jeune agriculteur (de 500 à 600.000 euros)
le rehaussement des plafonds de valeur des éléments transmis ouvrant droit à une exonération des plus-values professionnelles.
Fiscalité des déchets en outre-mer
Concernant la TGAP-déchets en outre-mer, sa hausse prévue au 1er janvier sera, rétroactivement annulée par la loi de finances pour 2025. Il en résultera pour les installations ayant facturé la taxe aux apporteurs de déchets une obligation de restitution du trop-perçu. Les installations qui s’abstiendront d’appliquer la hausse de la taxe entre le 1er janvier et la promulgation de la loi de finances ne s’exposeront à aucune sanction ni majoration, même si le Parlement venait à rejeter l’annulation rétroactive de la hausse que le Gouvernement défendra. Les installations pourront alors émettre des factures rectificatives d’ici à la fin de l’année.
Accises sur l’électricité consommée par des industriels électro-intensifs
Le Gouvernement soutiendra le maintien du tarif à 0,5 € pour l’année 2025, c’est-à-dire le prolongement pour une année du bouclier tarifaire pour les industriels électro-intensifs.
Les consommateurs d’électricité qui répondent à la définition des industriels électro-intensifs et relèvent à ce titre d’un tarif réduit pourront continuer de s’approvisionner à 0,5 €/MWh et régulariseront en 2026 en fonction du tarif d’accise que la loi de finances aura fixé pour 2025 si celui-ci diffère de 0,5 €/MWh.
Taxe sur les hydrofluorocarbures (HFC)
Le Gouvernement soutiendra l’abrogation rétroactive, à compter du 1er janvier 2025, de la taxe nouvelle sur les hydrofluorocarbures (HFC).
Application du « Pilier 2 » de la réforme de l’imposition des bénéfices des multinationales
Le Gouvernement proposera au Parlement de reprendre l’intégration dans la loi des instructions de l’OCDE en matière d’application du « pilier 2 » (imposition minimale du bénéfice des multinationales), ainsi qu’il était prévu de le faire dans le PLF déposé le 10 octobre 2024.
Dans l’intervalle, les entreprises concernées sont invitées à considérer que les orientations de l’OCDE s’appliqueront intégralement en France et que, là où des options sont ouvertes aux États, les options retenues dans le PLF susmentionné seront celles que le Gouvernement proposera à nouveau au Parlement de retenir dans la suite des débats sur la loi de finances pour 2025.
Retenues à la source sur les traitements, salaires et pensions versés à des non-résidents au sens des conventions fiscales
Les employeurs concernés par la décision « Axa Group Opérations » rendue en février 2024 par le Conseil d’État, relative à la retenue à la source sur les traitements, salaires et pensions, sont invités à continuer de prélever cette retenue chaque fois qu’elles versent des revenus à une personne qui, en application d’une convention fiscale, est non-résidente, dans l’attente d’une confirmation du droit applicable avant la décision du Conseil d’État dans la prochaine loi de finances.
En parallèle de ce communiqué portant spécifiquement sur les mesures fiscales, le décret portant sur les dépenses dans le cadre du régime des services votés sera publié au journal officiel du 31 décembre 2024. Ces dépenses seront régies par la circulaire du ministre l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et de la ministre chargée des Comptes publics qui sera publiée le même jour.
« Le Gouvernement prendra toutes les mesures pour assurer la continuité de l’État, de notre solidarité nationale et du fonctionnement de nos collectivités territoriales. Mais une loi spéciale ne remplace pas un budget. Notre priorité collective devra être de construire, par le dialogue, un budget qui rétablisse nos comptes publics, préserve la croissance et renoue avec la confiance.», Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.
« Nous assumons pleinement notre responsabilité en garantissant la continuité des services publics grâce à des mesures transitoires, mais cette situation ne peut perdurer. Notre objectif est clair : adopter rapidement un budget équilibré pour 2025, qui met fin à l’incertitude des Français et qui donne un cap clair à notre pays. Les échanges constructifs de fin 2024 doivent, dans l’intérêt de tous, trouver leur concrétisation démocratique. », Amélie de Montchalin, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée des Comptes publics.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/communique-de-bercy-sur-la-loi-de-finance-2025/

5°/Ukraine. Désertion, 1 700 déserteurs dans la brigade formée en France !
par Charles Sannat | 6 Jan 2025 | Guerre

Voilà c’est officiel puisque même l’AFP en parle. Je peux donc à mon tour en parler même si cela fait plusieurs semaines que l’information était connue.
Désertions en série dans une brigade de l’armée ukrainienne en partie formée en France, une enquête ouverte (Source Le Parisien ici) !
Voici le titre de cet article de l’AFP repris par le Parisien.
“Les enquêteurs ukrainiens ont indiqué jeudi avoir lancé des investigations sur des cas d’abus de pouvoir et de désertions au sein de la brigade « Anne de Kiev », en partie formée et équipée par la France. « Le Bureau d’enquête de l’État étudie effectivement les faits présentés dans les médias dans le cadre de la procédure pénale engagée en vertu des articles » liés à l’abus de pouvoir et à la désertion, a affirmé Tatyana Sapian, la porte-parole de cette instance.
Cette brigade fait l’objet d’une controverse depuis son retour le mois dernier de France, où ont été formés 2.300 des 4.500 soldats qui la composent.
Selon le journaliste ukrainien réputé Iouri Boutoussov, près de 1.700 soldats de la brigade ont déserté, pour la plupart avant même que leur unité ne soit déployée sur le front, et 50 durant la formation en France.
Il a accusé mardi dans un long message sur Facebook le commandement militaire ukrainien d’avoir failli à la formation initiale de la brigade, qui s’est déroulée dans un « chaos organisationnel complet » et d’avoir envoyé ses soldats dans d’autres unités pour y « colmater les trous » en termes d’effectifs. Selon lui, ce qu’il restait de la brigade a été envoyé notamment à Pokrovsk, l’un des secteurs les plus chauds du front Est, tandis que son commandant a été démis de ses fonctions, ainsi que plusieurs de ses subalternes.
Toujours selon ce journaliste ukrainien, la brigade n’a pas été équipée en drones ni en équipement de brouillage électronique, des outils devenus essentiels pour les unités militaires dans cette guerre. « À cause de cette attitude criminelle envers la vie des soldats, la 155e brigade a subi des pertes importantes dès les premiers jours », a-t-il accusé.”
Dans ce cas précis, il semblerait que la cause “officiellement” officieuse pour le moment de ces désertions massives soit le manque de moyens pour se battre efficacement contre l’armée russe.
Encore plus officieusement, quand je vois ce que je vois des images des combats qui sont livrés sur le front de l’Est, il est même assez “miraculeux” de continuer à trouver des volontaires d’office pour se faire trouer la peau dans les tranchées ukrainiennes. Les combats y sont d’une violence abjecte.
Au bout du compte, la Russie sera toujours là (ou nous serons tous morts)… et pour l’Ukraine c’est moins certain. Qu’en restera-t-il ? Difficile d’y répondre à ce stade, mais l’Ukraine sera sans doute amputée d’une partie importante, car après les guerres, il y a toujours les paix… toujours. Même si cela prend parfois plusieurs années.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/ukraine-desertion-1700-deserteurs-dans-la-brigade-formee-en-france/

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

