
1°/« Alimentaire forte baisse des prix, la preuve par Aldi ! » .
2°/Les enfants nés en janvier ont de meilleures notes que les enfants nés en décembre. Explications.
3°/Déficit public. Perte de contrôle. Le Maire tire la sonnette d’alarme.
4°/Pour Alain Minc, Macron n’a rien compris à l’échec de sa dissolution !

1°/« Alimentaire forte baisse des prix, la preuve par Aldi ! » . L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 4 Sep 2024 | A la une, Monnaie et Inflation

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
L’inflation mes amis, c’est relatif. Il y a l’inflation mesurée comme en météo, et puis l’inflation ressentie… un peu comme la température. En fonction par exemple de son poids, les chaleurs sont plus ou moins mal supportées par les gens. L’inflation c’est pareil mais de manière inverse. Plus on est gros (en salaire) moins on la ressent. Logique. La hausse du paquet de nouilles qui passe de 69 centimes à 90 centimes ne fait presque rien au pouvoir d’achat d’une famille qui gagne 9 000 euros par mois (disons 4 500 euros nets fois deux salaires). Pour une famille monoparentale au SMIC, cette hausse est cruelle. Difficile à absorber.v
Il y a aussi plusieurs inflations. L’inflation immobilière, ou celle des loyers, des charges ou des carburants ont des effets et des impacts différents, encore plus en fonction de votre lieu de vie et de vos modes de vie. Vivre en zone rurale implique les frais de route et donc une forte sensibilité au prix du gasoil, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui vivent en zone urbaine dense aux pieds des transports en commun.
Mais parmi toutes ces considérations sur l’inflation, il y a une inflation qui nous touche tous et qui est très symbolique, c’est l’inflation alimentaire.
Et de ce côté là, il y a des bonnes nouvelles, et cela faisait maintenant 3 ans que je n’avais pas vu une valse des étiquettes… à la baisse !
Je ne supporte pas la taille des grands hypermarchés dans lesquels je me perds et qui sont chers, alors je fais mes courses chez Aldi et en cette rentrée les prix sont orientés en très nette baisse.
Voici quelques exemples, mais je peux vous dire que ces relevés de prix sont justes (je garde tous les tickets de caisse pour faire et tenir mes propres statistiques ce qui encombre mon bureau et fait hurler ma femme qui m’en jette bien quelques-uns dès que je tourne le dos ce qui provoque ma râlerie pour le plus grand bonheur des enfants qui se moquent de moi et de mes bouts de papiers…. )
Bref.
Le cours du Coulommiers s’effondre de 24 % tandis que le Normand que je suis se rassure de la solidité des prix du camembert qui ne perd que 6 %.

Le fromage blanc est en baisse de 4 % et la crème fraiche en baisse de 13 % alors qu’il s’agit là de deux produits qui nécessitent beaucoup de lait et dont les marges sont traditionnellement faibles.

Mes concitoyens Normands ne se sont pas trompés sur la “bonne affaire” du moment à savoir le kilo de filets de colin en chute libre de 28 % à 6.29 € le kilo. Ils ont vidé l’armoire de congélation d’Aldi et il ne me restait qu’un seul sachet disponible. (Ce soir c’est colin d’Alaska aux échalotes).

Au rayon yaourts et fromages blancs, les baisses sont presque partout et là encore elles sont significatives.

Même les pâtes reviennent à leurs prix d’avant crise ukrainienne et l’on retrouve enfin des paquets de nouilles à moins de 70 centimes en baisse de 8 %.

Enfin… même si c’est mauvais pour votre indice glycémique, la purée Mousline avec 20 % de baisse des prix redevient accessible pour nourrir vos sales gosses affamés !

Enfin, encore un autre exemple, celui des poissons en boîtes là aussi en baisse de 19 % par exemple pour les maquereaux à la moutarde !

Voilà, je ne vais pas passer en revue tous les rayons de mon Aldi local, vous avez compris, les prix baissent, significativement et pour de nombreuses références.
Plusieurs choses sont à retenir.
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Le contrôle des prix ne sert à rien, les prix finissent toujours par se réguler dans un monde d’offre et de demande “libre” et quand les gens n’achètent plus… et bien ça ne se vend plus ! Les prix finissent par se réajuster et c’est ce qui se passe actuellement et c’est une bonne nouvelle.
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Pour dépenser moins, les magasins comme Aldi sont des “bons plans” d’abord parce que souvent ils sont moins chers, que les gammes sont très limitées et qu’il n’y a pas beaucoup de superflus et peu de tentations autres. Enfin, il y a beaucoup de produits “bruts” à cuisiner soi-même ce qui reste le plus économique.
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Quand les prix baissent, c’est le moment de stocker à nouveau… pour quand l’inflation repartira à la hausse et elle repartira à la hausse. Cette détente des prix va durer le temps que dure les hausses des taux d’intérêt. Mais ces hausses de taux ne pourront durer que dans la limite de nos risques d’insolvabilité tant les Etats croulent sous les dettes à commencer par la France.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Les enfants nés en janvier ont de meilleures notes que les enfants nés en décembre. Explications.
par Charles Sannat | 4 Sep 2024 | Éducation

C’est une étude assez incroyable qui révèle des disparités statistiques mesurables de résultats entre les enfants nés en début d’année et ceux nés en fin d’année.
“Que ce soit pour les relations sociales ou les résultats scolaires, l’âge d’entrée à l’école pèse lourd. Une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques, publiée lundi 2 septembre, révèle que les enfants nés en décembre ont plus de difficultés que ceux nés en janvier.”
“Être bon à l’école dépend du travail fourni par l’élève et… de son mois de naissance. Selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée lundi 2 septembre, plus tard un enfant fait sa rentrée, mieux sa scolarité se déroule.”
“Selon l’étude, mieux vaut en effet être né en début d’année ! Alors que l’entrée à l’école se fait en même temps pour tous les écoliers nés la même année, ils n’ont pas tous le même âge au début de leur parcours scolaire. Les écoliers nés en décembre ont onze mois de moins que ceux nés en janvier.”
La conséquence est assez simple à comprendre. Il ne faut pas forcément “pousser” les enfants ou les forcer à “sauter” de classe pour “gagner” un an, car si dans certains cas quelques enfants peuvent être réellement précoces, ils ont le droit d’être à l’aise, et “bien”. ils auront tous bien le temps de quitter “leur zone de confort” comme on dit en management moderne.
“Évidemment, l’Insee rappelle que l’étude ne fait que regarder la situation en moyenne. De nombreux adolescents nés en fin d’année ont obtenu de très bonnes notes au test Pisa.”
Évidemment… mais l’ensemble des tests Pisa des élèves Français sont dans tous les cas mauvais et nous descendons dans le classement mondial.
Pas parce qu’il y a des disparités de mois de naissance… mais parce que nous avons perdu toute ambition scolaire, toute exigence.
Enfin, je me demande comment faire pour rétablir cette égalité du mois de naissance.
En socialie administrée, je suppose qu’il se trouvera bien quelques mamamouchis pour nous expliquer qu’il faut donc forcer tous les enfants à naître en début d’année comme ça les résultats seront tous meilleurs.
A partir de maintenant, toute grossesse est interdite si le terme n’a pas lieu entre janvier et février.
La vie… c’est l’inégalité.
Charles SANNAT

3°/Déficit public. Perte de contrôle. Le Maire tire la sonnette d’alarme.
par Charles Sannat | 4 Sep 2024 | Chronique de l’effondrement

Aggravation du déficit public, baisse des recettes fiscales : Bercy sonne l’alarme et prévient le prochain gouvernement
“Ce nouveau décrochage du déficit, évalué à 16 milliards d’euros sur 2024 est dû, selon Bercy, au surcroît de dépenses des collectivités. Le ministère prévient par ailleurs du risque de recettes inférieures aux prévisions.
Eric Coquerel et Charles de Courson ont leurs réponses. Après avoir été pressé par les responsables de la Commission des finances de l’Assemblée, le ministère de l’Economie et des finances a dressé le panorama des finances publiques dans un courrier, qui acte l’accélération du dérapage du déficit public.
Plus dynamiques que prévu, les dépenses des collectivités pourraient ainsi aggraver le déficit public de la France de 16 milliards d’euros en 2024, s’est inquiété Bercy lundi 3 septembre, dans une lettre adressée à des parlementaires.
Dans cette missive adressée aux rapporteurs généraux et aux présidents des commissions des Finances des deux assemblées, le ministre démissionnaire des Finances Bruno Le Maire et son ministre démissionnaire délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave s’inquiètent de l’”augmentation extrêmement rapide des dépenses des collectivités”.
Ce surcroît de dépenses pourrait “dégrader les comptes 2024 de 16 milliards d’euros par rapport” à la trajectoire de déficit envoyée à Bruxelles au printemps. Le déficit pourrait ainsi gonfler à hauteur de 5,6% du PIB, loin de l’objectif initial du gouvernement (5,1%) et de celui du retour au cadre européen (3% en 2027).”
Les recettes baisses.
La dissolution a gelé totalement les investissements des entreprises.
La crise inflationniste et énergétique a fortement diminué les marges des entreprises et donc les impôts sur les bénéfices et ce n’est pas terminé loin de là. Il faudra beaucoup de temps pour reconstituer les marges des entreprises alors que toutes les charges restent orientées à la hausse.
Les taux en hausse dégradent tous les comptes y compris la charge de la dette pour le pays qui croule sous… 3200 milliards d’euros cumulés.
Bref, l’état est en train de perdre totalement la maitrise de ses comptes publics, par lâcheté financière et parce que l’assistanat est devenu la règle au lieu de la juste solidarité, parce que l’état créé des problèmes (y compris pour les entreprises) puis des usines à gaz pour tenter de réparer ses bêtises.
Entreprises et particuliers n’auraient pas à être aidé si l’état ne prenait pas trop.
Nous sommes dans une situation incroyable, ou nous avons beaucoup d’argent, mais où nous avons perdu tout bon sens et c’est sans doute cette perte de la raison et du bon sens qui est le problème le plus grave pour notre pays.
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Dire aux gens qu’il faut travailler et vous passez pour un capitaliste de la pire espèce.
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Dire aux gens qu’il n’est pas normal de donner une “prime de noel” car ce n’est pas de la solidarité mais de l’assistanat et vous passez pour un capitaliste de la pire espèce.
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Dire que l’inactivité ne peut pas “rapporter” autant que le travail et vous passez pour un capitaliste de la pire espèce.
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Cette perte de la conscience du juste, de l’effort, de l’engagement rend notre redressement sans doute impossible.
Il faudra un effondrement total pour rendre “obligatoire” le sursaut.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/deficit-public-perte-de-controle-le-maire-tire-la-sonnette-dalarme/

4°/Pour Alain Minc, Macron n’a rien compris à l’échec de sa dissolution !
par Charles Sannat | 4 Sep 2024 | Chronique de l’effondrement,

Je n’en dirai pas plus bien que je n’en pense pas moins du bilan, notamment économique (effroyable) de notre Mozart de la finance.
Laissons la parole à Alain Minc, pas franchement complotiste ni anti-macroniste primaire de la première heure.
Il passe un sacré savon au président…
Ca pique.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/pour-alain-minc-macron-na-rien-compris-a-lechec-de-sa-dissolution/

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