6231 – Europe – Bardella à la tête des « Patriotes pour l’Europe »… un groupe fondé par Orban – 08.07.24 – La Croix –

1/3 Parlement européen – Bardella à la tête des « Patriotes pour l’Europe »… un groupe fondé par Orban – 08.07.24 – La Croix –

Jordan Bardella, le chef du Rassemblement national présidera le groupe des « Patriotes pour l’Europe » au Parlement européen.

Officiellement constitué lundi 8 juillet à Bruxelles, cette alliance de droite radicale créée par Viktor Orban est devenue la troisième force du Parlement et ambitionne d’y avoir un rôle majeur.
Le Rassemblement national (RN) a rallié le nouveau groupe de droite radicale du premier ministre hongrois Viktor Orban pour former la troisième force du Parlement européen, devant les familles politiques de Giorgia Meloni et Emmanuel Macron.
Le chef du parti français d’extrême droite, Jordan Bardella, présidera ce groupe baptisé « Patriotes pour l’Europe », officiellement constitué lundi 8 juillet à Bruxelles. Cette alliance intervient au lendemain d’élections législatives en France qui ont vu le RN progresser moins qu’attendu et échouer à obtenir une majorité.
Le nouveau groupe comptera 84 eurodéputés de 12 nationalités, le RN représentant le plus fort contingent avec 30 élus contre une dizaine pour le Fidesz du premier ministre hongrois.
Représenter le « mouvement souverainiste »
L’objectif est de représenter « le mouvement souverainiste pour « réellement influer sur les décisions du Parlement », a déclaré l’eurodéputé RN Jean-Paul Garraud. « Nous sommes résolument contre l’aspect ultra-fédéraliste de l’UE, le fait qu’elle veuille à tout prix dominer les États ».
Viktor Orban avait dévoilé le 30 juin son intention de former ce groupe parlementaire, de concert avec le parti d’extrême droite autrichien FPÖ et le mouvement de l’ex-premier ministre tchèque Andrej Babis. Le dirigeant nationaliste hongrois ambitionnait de faire entendre une voix différente : contre le soutien militaire à l’Ukraine, contre « l’immigration illégale », pour la « famille traditionnelle ».
Le Parti pour la liberté du Néerlandais Geert Wilders, le mouvement portugais Chega, l’espagnol VOX, le Parti populaire danois, le parti indépendantiste flamand Vlaams Belang l’ont rejoint, ainsi que deux petits partis grec et letton. La Ligue de l’Italien Matteo Salvini (8 élus), a également scellé sa participation à la nouvelle alliance, selon lui « décisive pour changer l’avenir de l’Europe ».
Troisième force du Parlement
Viktor Orban « s’inscrit dans un mouvement de paix, tout ce qui peut contribuer à la paix est une bonne chose », a estimé Jean-Paul Garraud. Parmi les six vice-présidents de Jordan Bardella se trouve par ailleurs un profil très controversé : le général italien Roberto Vannacci, suspendu en février après un livre où il jugeait les homosexuels pas « normaux ».
Le nouveau groupe s’impose comme troisième force du Parlement derrière la droite pro-européenne (Parti populaire européen, PPE) et les sociaux-démocrates (S&D).


Il surpasse les libéraux de Renew (76 sièges) qui incluent les élus macronistes. Et il dépasse le groupe de droite radicale des Conservateurs et Réformistes Européens (ECR), associé à la première ministre italienne Giorgia Meloni, aux positions plus atlantistes et fervent partisan du soutien militaire à l’Ukraine.
Avoir un poids au Parlement
Plusieurs des formations ayant rejoint les Patriotes faisaient jusqu’à présent partie du groupe Identité et démocratie (ID), dont les députés du Rassemblement national.
« On a préféré rebattre toutes les cartes avec un nouveau groupe pour permettre la venue d’autres nationalités », a expliqué l’eurodéputé d’extrême droite. En revanche, la formation allemande d’extrême droite AfD reste isolée, après avoir été exclue de ID en raison de scandales.
L’amplitude du nouveau groupe devrait permettre à ses membres d’avoir un temps de parole et des moyens financiers accrus, et potentiellement de décrocher des postes-clé : vice-présidents du Parlement, présidences de commissions, rapporteurs…
« Avec l’évolution électorale, ça me paraît difficile de nous opposer encore cette position totalement antidémocratique », estime Jean-Paul Garraud. Les marges de manœuvre de la coalition majoritaire du Parlement (PPE, sociaux-démocrates, libéraux) pourraient se voir encore réduites, rendant plus complexe l’adoption de législations.

https://www.la-croix.com/france/parlement-europeen-bardella-a-la-tete-des-patriotes-pour-l-europe-un-groupe-fonde-par-orban-20240708


2/3/Des groupes d’extrême droite à la tête d’un nouveau bloc au Parlement européen – L’Actualité.com –

Les partis d’extrême droite de 12 pays, dont le Rassemblement national français et le Fidesz au pouvoir en Hongrie, ont annoncé lundi qu’ils s’étaient unis pour former un nouveau bloc au Parlement européen. Ils projettent de devenir une force politique majeure.
Le Parlement européen s’est sensiblement orienté vers la droite après les élections européennes du mois dernier, de nombreux électeurs ayant abandonné les libéraux et les verts écologistes. Les groupes traditionnels de centre droit et de centre gauche détiennent cependant toujours la majorité.

Le nouveau bloc, baptisé Patriotes pour l’Europe, est composé de 84 députés européens et sera dirigé par Jordan Bardella, le protégé de Marine Le Pen, âgé de 28 ans. Kinga Gál, du parti Fidesz du premier ministre hongrois Viktor Orbán, sera la première vice-présidente.
Des partis de droite d’Autriche, de Belgique, de République tchèque, du Danemark, de Grèce, d’Italie, de Lettonie, des Pays-Bas, du Portugal et d’Espagne sont également impliqués. Former une alliance apporte aux partis plus d’influence, plus d’argent et la possibilité d’accéder à des postes convoités dans les commissions parlementaires.
La Ligue du Nord italienne, parti d’extrême droite, s’est inscrite, tout comme le Parti pour la liberté du leader anti-immigration néerlandais Geert Wilders. Le parti d’extrême droite espagnol Vox a également rejoint le bloc après avoir fait défection du bloc nationaliste des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) de la première ministre italienne Giorgia Meloni.
M. Bardella a déclaré que les Patriotes «représentent l’espoir pour les dizaines de millions de citoyens des nations européennes qui valorisent leur identité, leur souveraineté et leur liberté». Il a promis que le groupe travaillerait «à reprendre nos institutions et à réorienter nos politiques pour servir nos nations et nos peuples».
Lors d’une conférence de presse, de hauts responsables du parti ont exposé la vision d’un groupe qui s’oppose à la centralisation du pouvoir à Bruxelles — où se trouvent les principales institutions de l’Union européenne — et qui refuse de «subir les diktats de la Commission européenne», son puissant pouvoir exécutif.
Mme Gál a déclaré que les électeurs souhaitent que les frontières de l’Europe soient mieux protégées contre les migrants et que les citoyens «sont favorables à la coopération européenne, mais pas à une Union européenne qui agit au-delà de ses compétences et punit les États membres pour avoir mené leurs propres politiques».

Les Patriotes pour l’Europe prétendent désormais être le troisième plus grand groupe politique au Parlement, bien que l’ECR de Mme Meloni dispose également de 84 sièges sur 720. Le conservateur Parti populaire européen est le plus grand groupe, avec 188 sièges, suivi des Socialistes et Démocrates avec 136 sièges.
La question reste de savoir si les partis dominants empêcheront le nouveau groupe d’accéder à des postes importants en refusant de soutenir ses candidats. C’est une tactique qu’ils ont utilisée la dernière fois contre le Rassemblement national alors qu’il faisait partie du groupe d’extrême droite Identité et Démocratie.
Jean-Paul Garraud, allié de M. Bardella, a qualifié les tactiques de blocage des partis dominants de «totalement antidémocratiques». Il a dit aux journalistes que les Patriotes pour l’Europe doivent se voir attribuer «le nombre de postes qui correspond aux millions d’électeurs que nous représentons».


https://lactualite.com/actualites/des-groupes-dextreme-droite-a-la-tete-dun-nouveau-bloc-au-parlement-europeen/


3/3 Jordan Bardella élu président d’un nouveau groupe d’extrême droite au Parlement européen – Par Valentin Ledroit – 08.07.2024 – Toute l’Europe

Par Valentin Ledroit – 08.07.2024 – Toute l’Europe
Officialisé lundi 8 juillet, le groupe “Patriotes pour l’Europe” remplace Identité et Démocratie, où siégeaient déjà les élus du Rassemblement national. Avec plus de 80 députés européens, la formation d’extrême droite entend devenir la troisième force politique du Parlement européen.

Le nouveau groupe formé de 84 membres a élu Jordan Bardella comme président ce lundi 8 juillet – Crédits : Frederic Marvaux / Parlement européen

Il aura fallu attendre la fin des élections législatives en France pour en avoir la confirmation : le Rassemblement national (RN) a bien rejoint le groupe des “Patriotes pour l’Europe”, une nouvelle formation d’extrême droite au Parlement européen. Qui plus est, c’est le chef du parti Jordan Bardella qui en devient le président, comme annoncé ce 8 juillet lors de la réunion constitutive du nouveau groupe à Bruxelles.
Les 30 députés européens du RN élus le 9 juin siégeront aux côtés des membres du Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán, mais également de députés tchèques, italiens ou encore néerlandais d’extrême droite ou populistes. 

Troisième force politique du Parlement européen ?
En l’état actuel des ralliements, les Patriotes pour l’Europe disposent de 84 membres issus de 12 pays, soit plus que les 23 membres originaires de 7 pays nécessaires à la constitution d’un groupe. Et son ambition est claire : devenir la troisième force politique de l’hémicycle européen, derrière les 188 députés conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et les 136 sociaux-démocrates (S&D).
Outre les 30 élus français du Rassemblement national, la nouvelle formation peut compter sur les 8 Italiens de la Lega (La Ligue), le parti de Matteo Salvini, les 3 Belges du Vlaams Belang et l’unique membre du Parti populaire danois. Tous sont issus des rangs du groupe Identité et Démocratie, fondé en juin 2019. En outre, 6 Espagnols de Vox issus du groupe CRE et 2 élus du parti portugais Chega viennent grossir les rangs.
La nouvelle formation se placerait ainsi devant l’autre groupe d’extrême droite, les Conservateurs et réformistes européens (CRE) et leurs 78 eurodéputés, ainsi que les libéraux de Renew Europe et leurs 76 élus. Des chiffres qui doivent encore être confirmés par les services du Parlement européen.

Nouveau groupe ou simple changement de nom ?
Viktor Orbán avait annoncé la création de cette nouvelle plateforme le 30 juin dernier à Vienne, aux côtés des Autrichiens du FPÖ et des Tchèques d’ANO. Selon plusieurs observateurs, cette nouvelle formation serait surtout un changement de nom du groupe Identité et Démocratie, la majorité des membres étant issus de cette alliance d’extrême droite. Le groupe des Patriotes est juste le nouveau nom du groupe ID qui conserve ses structures, son personnel, ses fonds…”, affirme par exemple Le Point.
Avant son annonce, le Premier ministre hongrois avait plaidé pendant plusieurs mois pour la création d’une grande coalition d’extrême droite réunissant les deux formations existantes, ID et CRE. Une fusion rejetée par Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien ayant refusé de s’allier à certains partis membres du groupe ID, dont le Rassemblement national. Grands perdants de cette restructuration, les 15 élus de l’AfD, exclus du groupe ID en mai 2024, devraient quant à eux se retrouver parmi les non-inscrits.


https://www.touteleurope.eu/institutions/jordan-bardella-elu-president-d-un-nouveau-groupe-d-extreme-droite-au-parlement-europeen/