1°/« Pourquoi Joe Biden veut taxer les milliardaires et les entreprises ! ».
2°/Pour BFM.. le record historique de l’or est « étrange » et ils ont raison !
3°/51 000 « vilains » patrons.. deviennent de « gentils » chômeurs !
4°/Finances publiques – la France en faillite virtuelle ? titre Radio France !
5°/La Banque d’Italie veut forcer les banques à être plus strictes face au risque systémique

1°/« Pourquoi Joe Biden veut taxer les milliardaires et les entreprises ! ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 12 Mars 2024 | A la une, Impôts & Fiscalité

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Dans son discours sur l’état de l’Union de jeudi dernier, Joe Biden a annoncé vouloir augmenter la pression fiscale sur les plus fortunés et les entreprises.
Est-ce réellement nécessaire d’alourdir leur taxation ?
En réalité contrairement à ce que l’on croit ou que l’on peut penser vu de France, les Etats-Unis sont très loin d’être un paradis fiscal.
Certes la sales tax, l’équivalent de notre TVA ne dépasse pas les 9.5% dans les Etats où elle est la plus élevée, mais les impôts sur les revenus y sont assez similaires à ceux que nous payons en France, les assurances médicales coûtent très cher, et sont autant de retenues sur les salaires. Non, les Etats-Unis ne sont pas un paradis fiscal.
Bien évidemment, la pression fiscale y est moindre qu’en France, ce qui n’est pas très difficile puisque notre pays est le plus taxé de l’OCDE.
La France ce n’est pas la Corée du Nord bien évidemment, c’est la Corée de l’Ouest ce qui est déjà pas mal.
Alors que penser de ces annonces présidentielles ?
Tout d’abord que chacun va jouer sa partition politique et économique. Biden est attendu sur son aile gauche sur plus de justice sociale, alors taxer les 1.000 Américains les plus riches sera bien vu par son électorat. De l’autre côté Trump jouera la partition inverse, plus de liberté et moins d’état et donc de taxes. Cela sera bien vu par son électorat.
Au bout du compte Joe Biden perdra sur sa santé vacillante et seulement s’il peut atteindre le jour du vote ce qui ne semble pas si certain que cela tant son état de santé semble précaire.
Dans tous les cas, le futur président américain devra rassurer avec 34.000 milliards de dettes sur la capacité des Etats-Unis à être un emprunteur solvable.
Entre le cynisme anglo-saxon, le pouvoir exorbitant du dollar, les complicités politiques évidentes avec une FED soi-disant indépendante, les choses devraient bien se passer.
Les USA resteront solvables. Pour le reste du monde c’est comme la santé de Biden… incertain.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Pour BFM, le record historique de l’or est « étrange » et ils ont raison !
par Charles Sannat | 12 Mar 2024 | Grille article, Réflexions personnelles
BFM Bourse (source ici) trouve très étrange les nouveaux records établis par l’or.
« Le métal précieux a dépassé cette semaine son record historique, pour se rapprocher des 2.150 dollars l’once. Mais cette progression récente ne se justifie pas par les fondamentaux. Le métal précieux a dépassé mardi son record historique en Bourse, portant son nouveau sommet cette semaine à 2.185,50 dollars (*) l’once. La relique barbare, comme la surnommait l’illustre économiste John Maynard Keynes, s’adjuge 4 % depuis le début de l’année, et évolue en hausse de 18,5 % sur un an. Cette récente ascension de l’or n’est toutefois guère évidente à expliquer. Bloomberg note d’ailleurs que ce mouvement de hausse a surpris les observateurs de marché. »
BFM bourse a raison.
C’est même totalement inexplicable d’un point de vue purement rationnel, économique et financier.
Comme toujours ou presque sur le marché de l’or, nous finirons par savoir ce qu’il s’est passé… mais bien après, dans plusieurs mois et généralement trop tard.
Il faut donc analyser les choses, faire quelques probabilités, tirer quelques scénarios.
J’ai évidemment ma petite idée et d’ici quelques jours les abonnés à la Lettre STRATEGIES auront accès à une note d’analyse sur laquelle je travaille.
A très vite sur ce sujet, très, très important, car l’or, relique barbare si l’on veut, mais surtout… canari dans la mine qui annonce les coups de grisou !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/pour-bfm-le-recors-historique-de-lor-est-etrange-et-ils-ont-raison/

3°/51.000 « vilains » patrons, deviennent de « gentils » chômeurs !
par Charles Sannat | 12 Mar 2024 | Emploi & Chômage,

Je trouve qu’il y a dans notre pays une forme de détestation des « patrons » assimilés à des « riches » forcément vilains qui est assez détestable.
Lorsqu’un « patron » échoue, que sa société fait faillite, par sa faute ou en raison, ces dernières années d’évènements terribles pour les entreprises comme le Covid ou l’inflation et la guerre en Ukraine avec des tarifs de l’énergie devenant délirants, ils essaient d’abord de garder leurs salariés car sans salariés pas de de société pouvant tourner, donc pas de chiffre d’affaires. Alors ils les gardent même s’ils ne doivent plus se payer eux. Je ne parle pas des patrons-salariés du CAC 40, qui ne sont que salariés comme les autres et qui ne méritent en aucun cas des salaires plusieurs dizaines millions d’euros.
Puis quand la faillite est là, les dettes sociales et une grande partie des dettes fiscales restent dues… et c’est souvent la descente aux enfers. Une SARL n’est une société à responsabilité limitée qui a de grosses limites !
Les charges sociales restent dues par le patron.
Plus grave.
L’épouse du patron, tenez-vous bien, même mariée en séparation de bien est solidaire de ces dettes fiscales et sociales.
Oui, c’est le miracle de la France.
Les « gentils-pauvres-salariés » c’est ironique évidemment, et je ne parle pas de tous ceux qui ont compris que dans les petites entreprises la barque est en générale commune et heureusement ils sont nombreux, non je pense à ceux qui « vomissent » par nature et de manière instinctive tout ce qui est « patrons » ou « riches » ou les deux, sans avoir un seul instant conscience de ce que cela implique. De ce que les responsabilités impliquent (et pour cela inutile d’être « patron », dès que l’on devient un « manager » ou un responsable dans son métier, on le comprend bien vite).
Cet article du Parisien (source ici) qui explique qu’en 2023, plus de 51.000 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi selon une étude. Une hausse de 33% sur un an. Avec plus de 10.000 « chômeurs » pour le bâtiment et plus de 5.000 pour la restauration, ces deux secteurs sont les plus touchés, nous montre à quel point les choses sont nuancées.
A quel point il n’y a pas d’entreprise sans patron, sans actionnaire, sans capital, et bien entendu, qu’aucune entreprise ne peut tourner sans salarié, tout le monde ayant besoin de l’autre !
Il faut donc trouver les « bons » autres.
Ceux qui ont compris que nous avons tous besoin les uns des autres pour sécuriser nos gagne-pains, et ce sera de plus en plus vrai dans les années qui viennent.
Nous allons devoir tous ramer ensemble, en rythme, fortement, et dans la même direction pour sauver nos emplois et nos salaires.
C’est pour cette raison essentielle qu’il faut combattre les discours minables et stéréotypés du genre « méchant patron »
(et effectivement ils ne sont pas tous gentils mais pas moins que les salariés qui ne sont pas tous gentils, ou très… investis).
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/51000-vilains-patrons-deviennent-de-gentils-chomeurs/

4°/Finances publiques, la France en faillite virtuelle ? titre Radio France !
par Charles Sannat | 12 Mar 2024 | Chronique de l’effondrement,

« Finances publiques, la France en faillite virtuelle ? » C’est le titre de l’émission « Les informés de l’éco du 9 mars » (source ici) et ce titre n’est pas pour me déplaire.
« Il fallait « réagir vite et fort ». Mercredi, Bruno Le Maire et Thomas Cazenave ont justifié devant les parlementaires leur plan d’économies de 10 milliards d’euros en 2024 sur les dépenses de l’Etat, et annoncé un nouveau serrage de vis de 20 milliards en 2025, visant les autres dépenses publiques. De nombreux parlementaires critiquent la méthode et préféreraient une loi de finances rectificative plutôt qu’un décret. Le gouvernement peut-il atteindre ses objectifs budgétaires dans le contexte économique actuel ? Quels efforts vont être demandés aux Français ? Quelles sont les raisons d’espérer ? »
Vous remarquerez la formule journalistique de rigueur « Quelles sont les raisons d’espérer » ?
Hahahahahahaha.
Cela me fait toujours rire.
Il faut impérativement verser dans la démagogie.
Il faut impérativement donner au petit peuple de quoi ne pas désespérer Billancourt !
Je n’ai rien contre les raisons d’espérer… quand il y en a !
Là, il n’y en a aucune !
Quelles sont les conditions nécessaires pour avoir des raisons d’espérer ?
Voilà quelle serait la bonne question.
Une fois mise en place ces conditions alors on peut espérer !
Par exemple à ce jeune qui veut devenir médecin et qui me dit « ai-je des raisons d’espérer la réussite, » que peut-on lui répondre ?
Qu’il y a des conditions nécessaires pour pouvoir espérer comme par exemple de travailler fort, de travailler dur !
Pour la France, sa dette et ses déficits c’est la même chose.
Nous ne redresserons pas le pays en faisant un petit mieux, un petit moins ou un petit peu plus de tout ce que nous faisons depuis 40 ans.
Il faudrait tout changer, mais nous ne changerons rien, car nous en sommes incapables, donc nous ne sommes pas en mesure de créer les conditions nécessaires aux raisons d’espérer.
Conclusion logique, nous allons nous effondrer.
Deuxième conclusion logique, préparez-vous…
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/finances-publiques-la-france-en-faillite-virtuelle-titre-radio-france/

5°/La Banque d’Italie veut forcer les banques à être plus strictes face au risque systémique
par Charles Sannat | 12 Mar 2024 | Grille article, Réflexions personnelles

C’est une dépêche de l’agence Reuters (source ici) qui nous apprend que la « Banque d’Italie prépare un dispositif plus strict face au risque systémique »
L’idée de la Banque centrale italienne, équivalent de notre Banque de France, c’est
« d’imposer aux banques commerciales opérant dans la péninsule une exigence de fonds propres plus stricte pour faire face à un éventuel risque systémique ».
« Dans le cadre de ce projet, le coussin de fonds propres pour se prémunir d’un risque systémique s’élèverait à 0,5 % du montant de l’exposition d’ici la fin de cette année, puis il devrait passer à 1 % d’ici le 30 juin 2025, précise la banque centrale italienne. »
Cette idée c’est mieux que rien.
A mon sens une solution plus pertinente serait tout simplement d’interdire aux banques commerciales de distribuer des dividendes et de les mette en réserve pendant au moins deux ans histoire de voir comment la situation évolue.
Afin d’éviter les dégagements importants d’actionnaires, il pourrait être stipulé par exemple que seuls les actionnaires d’aujourd’hui pourront toucher ces dividendes lors de leurs distributions ultérieures s’ils sont toujours actionnaires. S’ils ne sont plus actionnaires alors ces fonds ne seront jamais distribués et deviendront non-distribuables et assimilés aux fonds propres de la banque concernée en créant un nouvelle catégorie comptable du genre « fonds de protection systémique » auquel on pourrait rajouter la mention « histoire que les profits ne soient pas encaissés par les fonds de pensions américains et les pertes payées par les pauvres du monde entier »…
Heureusement que je ne suis pas président, sinon, y en aurait un paquet qui rigoleraient moins.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »


