
1°/« L’effondrement sous la complexité. La preuve par les agriculteurs ».
2°/Seuls les changements d’usage menacent une entreprise. L’exemple des bouteilles d’eau.
3°/Le grand remplacement ! 25 % des entreprises veulent changer les salariés par des IA en 2024 !
4°/Et si tous les glaciers de la terre fondaient. Voilà quoi ressemblerait la France (enfin ce qui en resterait)
5°/Les excès du « féminisme » contre productifs, les jeunes de plus en plus sexistes.

1°/« L’effondrement sous la complexité. La preuve par les agriculteurs ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 26 Jan 2024 | A la une, Chronique de l’effondrement
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Hier soir, j’assistais à l’AG des agriculteurs en colère (et pas en grève) devant la sous-Préfecture de ma petite ville de Normandie. Il y avait là les responsables locaux des principaux syndicats d’agriculteurs de notre secteur et ils ont décidé la veille, des actions à mener le lendemain.
Pour le moment les syndicats restent relativement écoutés dans leurs appels au calme, et même si la colère est forte, les agriculteurs ne font pas n’importe quoi et signalent aussi leurs manifestations aux gendarmes pour éviter les drames.
Ce que je voulais partager avec vous c’est la cause de leur colère.
Une colère normative.
Une colère administrative.
Cette colère, c’est celle de tous ceux, qui, dans leur vie, veulent faire quelque chose.
Quoi que vous vouliez faire, ce pays est devenu un enfer sur terre.
Il faut des permis, des autorisations, des dossiers, des validations, des formulaires, des accords, des refus, des dispenses, des dérogations aux obligations intenables et des temps interminables à remplir des documents pour satisfaire l’appétit insatiable d’une administration devenue totalement folle et hors de contrôle.
Des normes devenues un supplice quotidien pour tous
Nos technocrates, de Paris à Bruxelles, de Berlin à Madrid, ont créé un monde imaginaire parfait mais qui ne fonctionne plus. Nous allons y revenir pour comprendre ce qu’il se passe et qui n’est pas que financier, et mes amis agriculteurs normands expliquent parfaitement bien en image et en dessin.
Hier, ils ont apporté de la terre devant la Sous-Préfecture, appelée désormais « Maison de l’Etat » pour y planter une haie symbolique.




Comme vous pouvez le voir, en plus d’être surveillée par les satellites de la Commission Européenne tous les trois jours en attendant les survols de drones de l’administration fiscale ou de la police de l’environnement, chaque tâche autrefois simple est devenue compliquée comme le fait de tailler une haie, de couper une haie ou de déplacer une haie.
Plus rien n’est possible dans une complexité étouffante.
Le résultat c’est évidemment l’effondrement de la productivité dans les pays européens et occidentaux qui sont tous partis dans le même délire de contrôle normatif. Cette volonté de contrôle est très facilement « datable ». Tout a commencé à partir du 11 septembre au nom de la lutte contre le terrorisme, puis après au nom de la lutte contre le financement du terrorisme, puis après au nom de la lutte contre le blanchiment d’argent sale, puis après au nom de la lutte contre la fraude fiscale.
Bref, chaque années nous empilons de nouvelles normes.
Puis après sont apparus de nouveaux besoins comme la mise en accessibilité, comme la rénovation énergétique, comme encore, la protection des données.
Nous avons de la RGPD, ou des DPO, des types occupés à nous couper les cheveux d’abord en 4.
Puis en 8.
Puis en 16.
Maintenant ils nous cassent tous les pieds puissance infinie.
Que l’on soit dans le BTP avec la gestion des DIB, que l’on soit pêcheur avec une sardine trop longue, éleveurs de porcs ou de cochons ce qui est la même chose, que l’on soit dans une boulangerie ou dans une poissonnerie il faut du contrôle, de la traçabilité tout doit être enregistré, consigné, surveillé, contrôlé.
Dans son délire toujours plus total, il faudra bientôt envoyer toutes les factures de toutes les entreprises directement à Bercy via une plateforme dématérialisée. Votre facture adressée à Bercy sera alors validée par l’administration fiscale puis envoyée à votre client qui pourra payer…. ainsi le système génial pensé par nos psychopathes de la technocratie européenne pourront tout surveiller en temps réel, tout taxer et rien ne leur échappera plus.
Ces abrutis pensent qu’ils vont payer les dettes comme ça.
Hahahahahahahahahahahaha.
Mais quelle bande d’imbéciles en costards slim et aux chaussures pointues de consultants de chez McKinsey.
Vous savez ce qu’il va se passer ?
L’effondrement des ressources fiscales.
Vous savez pourquoi ?
Parce que tout est tellement compliqué qu’il arrive un moment où mieux vaut rester coucher.
C’est ainsi que l’URSS s’est effondrée et c’est ce que j’ai tenté d’expliquer hier.
Quand on passe plus de temps à faire des plans quinquennaux et à contrôler avec le KGB et les commissaires politiques, la productivité tend vers 0.
Nous en sommes exactement là.
C’est cela que disent les agriculteurs, et toutes les professions sont concernées.
Vous êtes tous confrontés à cette complexité étouffante.
Castratrice.
Ce n’est même plus une question d’argent
Vous l’avez compris, il n’est pas ici uniquement question d’argent et de « cours » des produits agricoles. Il est aussi et surtout question de liberté de travailler, de liberté d’entreprendre, de liberté de vivre, de liberté de faire.
Personne ne demande la liberté de pouvoir tout faire, de voler ou de piller, bien que cette liberté soit un peu trop laissée aux très grandes multinationales, il s’agit d’un retour au bon sens, oserait-on dire au bon sens paysan.
Un autre monde est évidemment possible.
Un autre monde est évidemment souhaitable.
C’est ainsi que vous pouvez commencer à comprendre le « cri » politique de Javier Milei en Argentine quand il hurle à la fin de chaque discours, « Y viva la libertad carajo ».
Et vive la liberté bon sang !
Si vous comprenez ce message, vous êtes la résistance. Partagez !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Seuls les changements d’usage menacent une entreprise. L’exemple des bouteilles d’eau.
par Charles Sannat | 26 Jan 2024 | Entreprises

Vous avez tous en tête l’exemple du numérique et des pellicules Kodak. Les entreprises qui vendaient des pellicules n’ont jamais été menacées par une récession ou une crise économique. Elles se sont effondrées lors d’un changement d’usage. Le passage de l’argentique au numérique.
C’est la même chose pour toutes les grosses sociétés. Leurs tailles les mettent à l’abri du pire, mais jamais du changement d’usage.
Il y a maintenant 30 ans, quand j’étais jeune, et encore étudiant, l’écologie était à peine une préoccupation. Avec des camarades nous avions étudié le marché des eaux en bouteilles. La conclusion de notre étude était très claire. C’était un marché d’avenir… et l’avenir nous a donné raison, ce marché a explosé ces trente dernières années.
Pour autant… comme les choses changent, ce n’est plus le moment d’investir dans la bouteille plastique mais plutôt dans la filtration domestique.
Voici ce que dit le Figaro (source ici)
La vague de l’eau filtrée menace l’hégémonie de l’eau en bouteille
Face à l’engouement, les géants de l’eau minérale que sont Nestlé (Perrier, Vittel, San Pellegrino…) ou Danone (Evian, Volvic, Salvetat…) ne restent pas inertes.
ENQUÊTE – Plus de 10.000 restaurants et hôtels seraient équipés de fontaines. Nestlé et Danone organisent leur riposte.
Des bouteilles en verre 100% transparentes, à la marque du restaurant ou de l’entreprise dans laquelle on travaille, ou au logo de Castalie, Brita, Exquado ou Aquachiara… Depuis quelques années, les Français se sont peu à peu habitués à voir apparaître dans leurs bureaux, les lieux publics ou leurs restaurants ces contenants d’un nouveau genre. La promesse de ces acteurs de l’eau microfiltrée? Offrir au consommateur une eau supérieure à celle du robinet, issue de fontaines branchées directement sur le réseau d’eau potable filtrée par leurs technologies respectives. Et ainsi débarrassée de ses contenants en plastique, de particules indésirables ou d’éventuels résidus gustatifs ou olfactifs.
En résumé: une eau «zéro kilomètre», comme l’explique Nicolas Weyl, patron fondateur il y a dix-sept ans d’Aquachiara, qui met en avant la fin de l’impact logistique inhérent à la vente d’une eau minérale naturelle (celle-ci étant par nature mise en bouteilles à la source). »
Un triple problème.
D’abord le plastique c’est pas bien et cela pollue et le bilan carbone est évidemment effroyable par rapport au robinet à la maison, ensuite c’est la corvée du portage des packs d’eau surtout en ville, et enfin c’est un problème ensuite de gestion des déchets avec une gestion de poubelle facturée de plus en chère aux habitants.
C’est donc un vrai changement d’usage.
Face à la pollution des eaux du robinet, les systèmes de filtration ont donc de très beaux jours devant eux et c’est la fin (progressive) des eaux en bouteilles.
Charles SANNAT

3°/Le grand remplacement ! 25 % des entreprises veulent changer les salariés par des IA en 2024 !
par Charles Sannat | 26 Jan 2024 | Emploi & Chômage

C’est le « grand remplacement »… celui des salariés par l’IA qui s’annonce, car 25% des chefs d’entreprises veulent remplacer leurs salariés par des Intelligences Artificielles dès 2024. Nous avons tous affaire à des serveurs vocaux de plus en plus perfectionnés, et bien l’IA appliquée en entreprise c’est la même chose mais en encore mieux !
A court terme c’est le remplacement de milliers de postes de centres d’appels ou de gestion de la relation client. Tout ou presque pourra rapidement se faire via des IA presque aussi performantes que des humains pas très engagés
Cet article du site jeuxvideo.com a un titre très provocateur mais qui, au moins, incite au débat (source ici)
« Ils vont bien chialer ! » . Selon cette étude, l’avènement de l’intelligence artificielle dans le monde du travail aura lieu cette année
« Smartphones, SSD, consoles, produits dérivés… Je suis une touche à tout qui s’intéresse à des domaines aussi bien riches que variés. J’ai vraiment à cœur de dénicher pour mes lecteurs les meilleurs bons plans du moment afin de leur permettre de réaliser de belles économies. Impossible en 2024 de passer à côté de questions qui se posent autour de l’essor de l’intelligence artificielle, et l’une d’entre elles inquiète particulièrement.
Et si du jour au lendemain les chefs d’entreprise décidaient de remplacer leurs employés par une IA ?
C’est en tout cas ce qui est envisagé par 25 % d’entre eux cette année…
L’année dernière, lorsque Chat GPT a fait son apparition, on ne pouvait pas dire que tout le monde était complètement serein. Il faut dire que cette intelligence artificielle a tellement été convaincante que bon nombre de professions se sont senties menacées. On pensera notamment aux écrivains, aux artistes, aux traducteurs, aux programmeurs informatiques, aux journalistes et même aux enseignants.
Est-ce que ces craintes sont pour le moment justifiées ?
C’est probablement l’une des questions à laquelle l’année 2024 devra répondre. En effet, selon une étude menée par le cabinet de conseil Pricewaterhouse Coopers (PwC) , près d’un quart des chefs d’entreprises envisagent cette année de remplacer leurs salariés par de l’intelligence artificielle. D’ailleurs, il semblerait que le secteur technologique est déjà en train d’évoluer dans ce sens puisque des plans massifs de licenciement ont déjà été mis en place alors que dans le même temps les investissements dans l’intelligence artificielle ont largement été revus à la hausse. »
Pourquoi se débarrasser des salariés ?
« Si les dirigeants veulent se séparer des humains pour accomplir les tâches du quotidien, ça n’est pas seulement parce qu’ils ne sont pas compétents mais parce qu’ils estiment que leur entreprise ne sera plus viable dans les 10 prochaines années, remettant ainsi en cause le modèle actuel. De plus, face à l’émergence de l’intelligence artificielle de plus en plus rapide, les chefs d’entreprise estiment que près de 49% des compétences ne correspondront plus à leurs besoins d’ici 2025 et que 47% de leurs employés ne sont pas en mesure de s’adapter aux changements de demain dans l’entreprise. »
C’est toujours la même chose.
Le monde change.
Il évolue.
De plus en plus vite sur une vie.
Cela implique des efforts considérables de formation pour chacun de nous pour ne pas être largués, inemployables.
Dépassés.
C’est la raison pour laquelle j’insiste toujours autant dans mes dossiers STRATEGIES sur la résilience professionnelle et la nécessité de travailler son employabilité, cette dernière faisant partie intégrante de votre stratégie patrimoniale.
Charles SANNAT

4°/Et si tous les glaciers de la terre fondaient. Voilà quoi ressemblerait la France (enfin ce qui en resterait)
par Charles Sannat | 26 Jan 2024 | Environnement,
Et si tous les glaciers de la terre fondaient ?
Même si le scénario est très improbable, voire carrément fictif, cette carte imagine propose une France du futur avec un niveau marin à 70 mètres plus haut qu’aujourd’hui : côtes redessinées, villes englouties et relocalisées, nouvelles baies et archipels. Même les avions de passagers ont cédé la place aux hydravions, aux clippers, aux canaux et autres déplacements aquatiques en tout genre.
Elle a été réalisée par le jeune cartographe Perrin Remonté qui vend cette carte et bien d’autres en format papier (Source ici).
Nous parlons ici d’une montée des eaux de 70 mètres de haut. Il n’y aurait plus de glacier, ni de banquise, ni de glace nulle part et pourtant, il resterait une grande partie de la France et des terres, ce que je trouve très surprenant pour tout vous dire.
Quand on entend parler de la montée des eaux avec un scénario d’un mètre, on s’attend à un cataclysme… il s’agit plus précisément d’une adaptation aux évolutions du monde. Une adaptation toujours nécessaire quel que soit le domaine.

Charles SANNAT

5°/Les excès du « féminisme » contre productifs, les jeunes de plus en plus sexistes.
par Charles Sannat | 26 Jan 2024 | Grille article, Sociologie
La dernière étude sur le sexisme publiée par BFMTV (source ici) est assez édifiante.
J’ai à plusieurs reprises dans ces colonnes exprimé et relaté ce que j’entends chez les jeunes lycéens de mon entourage, dans la vraie vie, sur le terrain.
Il y a deux sortes de gamins.
Celui qui ne dit rien et gobe ce qu’on lui dit en recrachant sans comprendre les concepts et autres idées « enseignées ».
Celui qui voit bien ce qui doit être vu, à savoir que les enseignants sont devenus majoritairement totalement hors de contrôle, sans pondération, sans nuance. Ils sont perçus alors pour ce qu’ils sont devenus. Des camarades commissaires politiques et des agents de propagande de la pensée du camp du bien.
Le camp qui se gargarise des mots féminisés et immondes à l’oreille comme l’autrice du bouquin.
Entre la propagande de genre, l’égalitarisme béta, les répétitions sur le climat, le tri des poubelles, l’écologie et le cycle de l’eau, les jeunes n’en peuvent plus, en tous les cas, ceux dont le cerveau n’a pas encore été réduit à l’état d’huitre par les écrans. Et il y en a encore. Ils sont d’ailleurs notre avenir et notre plus belle chance.
Voilà ce que dit cette étude sur les jeunes huitres que nous élevons par bancs entiers… « Les vidéos pornographiques diffusent des contenus misogynes d’une rare violence que deux tiers des hommes de 25-34 ans disent imiter dans leurs relations sexuelles ». Brillant. Vraiment.
C’est le rejet de toutes les âneries et billevesées orwelliennes.
Des jeunes pas forcément moins sexistes
« Les jeunes sont parfois plus sexistes que leurs aînés. Ainsi 28% des hommes de 25-34 ans pensent que « les hommes sont davantage faits pour être patrons », bien plus que les hommes d’autres classes d’âge (9% des 50-64 ans), et plus d’un homme de 25-34 ans sur cinq considère normal d’avoir un salaire supérieur à sa collègue à poste égal.
59% des 25-34 ans pensent qu’il n’est « plus possible de séduire une fille sans être vu comme sexiste » ou 52% qu’on « s’acharne sur les hommes ». Toutes catégories d’âges confondues, 37% (+3 points en un an) des hommes considèrent que le féminisme menace leur place. »
Résultat ahurissant, c’est ma génération de barbe blanche qui est la moins sexiste et les jeunes qui le sont nettement plus.
Ajoutez à cela un élément que personne n’aura le courage d’évoquer, à savoir l’aspect culturel de la place de la femme qui n’est pas la même dans toutes les communautés et vous avez l’explication du grand retour de ce que les progressistes appelleront le nouveau sexisme.
Ce n’est donc pas un brillant résultat auquel nous sommes arrivés.
D’un côté des rigoristes religieux qui veulent une grande pudeur et de l’autre les provocations sexuelles les plus outrancières par exemple.
Pour vous donner une image rapide et forcément réductrice c’est un peu la cohabitation de la burka et de la Gay-Pride.
Pensez-vous que cela puisse marcher ?
Pensez-vous que cela soit même souhaitable ?
C’est l’ensemble de ces questions et ces débats qu’il faudra poser et affronter collectivement avec tous nos concitoyens pour construire un monde apaisé.
Vaste programme comme aurait-dit l’autre, mais n’oubliez pas ce que disait le pasteur Martin Luther King.
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Nous n’y sommes pas, mais il faut tout de même prendre ce chemin.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/les-exces-du-feminisme-contre-productif-les-jeunes-de-plus-en-plus-sexiste/


