
1°/« Le Président chinois est un dictateur selon Biden. Ambiance diplomatique ».
2°/Amnistie générale en Syrie et ce n’est pas bon signe
3°/Contrôle fiscal, et si cela ne servait à rien ?
4°/Le coût de la dette va exploser pour la France à 84 milliards d’euros en 2027
5°/La véritable raison de l’offensive générale des patrons contre le télétravail enfin dévoilée.
1°/« Le Président chinois est un dictateur selon Biden. Ambiance diplomatique ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 17 Nov 2023 | A la une, Géopolitique

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Il y a deux faits saillants en termes géopolitiques.
Ces deux faits sont les plus structurants pour l’avenir du monde.
Le premier c’est le conflit entre la Russie et les Etats-Unis actuellement limité à une guerre ouverte via le « proxi » ukrainien.
Le second c’est la volonté d’endiguement de la Chine par les Etats-Unis et la volonté américaine de faire dérailler la croissance chinoise et ses avancées technologiques.
L’objectif, vous le savez maintenant, c’est bien évidemment la domination du monde.
C’est dans ce contexte de fortes tensions où la Chine se rapproche de la Russie selon le vieil adage, « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », que Joe Biden le président américain est allé rendre visite à son homologue chinois. L’un en pleine forme, l’autre un vieillard perdant la boule.
Pourtant, Joe Biden a su mettre l’ambiance expliquant que « oui », « XiJinping est un dictateur » à une question simple et sans doute préparée qui consistait à lui demander si le président était un dictateur. Question aussi stupide que conventionnelle. Comme si les Etats-Unis ne travaillaient qu’avec des démocrates régulièrement élus !
Tout ceci est une vaste fumisterie politique.
Vous remarquerez dans cette vidéo la réaction plus qu’embarrassée d’Antony Blinken qui, lui, tente de faire un minimum de diplomatie. C’est bien joué.
Les rôles parfaitement répartis. Biden le méchant flic. Blinken, le gentil qui va tenter de négocier pour vous avec le procureur si vous êtes sympa et que vous n’attaquez pas Taïwan.
Ne vous y trompez pas.
Il n’y a pas de désaccord entre Biden et Blinken.
L’objectif, c’est d’endiguer la Chine. De réduire la Chine. De dominer la Chine.
Y arriveront-ils ? c’est une autre histoire !
En attendant la réaction chinoise a été aussi claire que pondérée.
Là aussi. La Chine sait parfaitement de quoi il retourne.
Les Chinois ont compris.
Pour le moment, eux aussi se servent des Russes comme d’un proxi contre les Américains, tous s’entretuant pour le moment sur le sol ukrainien. L’Ukraine, pays dont tout le monde se fiche comme de l’an 40… si ce n’est les morts pour rien. Car, « on croit mourir pour la patrie, mais on meurt pour les industriels ». Ce n’est pas de moi, c’est d’Anatole France. Un Monsieur né en 1844 et mort en 1924.
Anatole France est mort il y a un siècle.
Que s’est-il passé en un siècle ?
Deux guerres mondiales, des massacres, des génocides et des dizaines de guerres régionales.
Nous n’avons rien appris.
Rien.
« On croit mourir pour la patrie, mais on meurt pour les industriels ».
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Amnistie générale en Syrie et ce n’est pas bon signe
par Charles Sannat | 17 Nov 2023 | Grille article, Guerre

Le président syrien Bachar el-Assad décrète une amnistie pour les crimes commis avant le 16 novembre, avec quelques exceptions tout de même notamment pour les crimes ayant entraîné la mort d’une personne et la contrebande d’armes, selon l’agence Reuters.
Le décret, publié jeudi soir, prévoit une réduction de certaines peines.
Les personnes bénéficiant de l’amnistie qui avaient été condamnées à mort purgeront à la place des peines de prison à vie, tandis que les personnes condamnées à la prison à vie verront leur peine ramenée à 20 ans.
Pour les autres, les prisons vont se vider… sans doute pour remplir quelques bataillons, de mauvais garçons, pour aller se faire trouer la peau… sur le front !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/amnistie-generale-en-syrie-et-ce-nest-pas-bon-signe/

3°/Contrôle fiscal, et si cela ne servait à rien ?
par Charles Sannat | 17 Nov 2023 | Grille article, Impôts & Fiscalité
Bercy et le gouvernement surestiment grandement la fraude fiscale !
Et cet article du Particulier s’offusque que les services du fisc ne communiquent que sur les droits et pénalités recouvrés grâce à ses contrôles, sans évoquer le montant global de la fraude fiscale !
Il se demande même si « le fisc est-il redoutable ? On ne saurait dire… » et c’est cette phrase qui est choisie comme titre de cet article.
En réalité, je pense que la presse, les médias et une grande partie de la classe politique surestiment très grandement la fraude fiscale, sous-estiment considérablement la fraude sociale aux fausses cartes vitales par exemple.
Aujourd’hui les progrès de Bercy sont considérables. Pourquoi ?
Parce que les outils numériques sont une aide éminemment précieuse. Tout est suivi, tracé. L’essentiel des transactions se fait par des paiements numériques. CB, virement et laissent des traces qui rendent illusoire le fait d’échapper à l’impôt.
Par démagogie, il est facile de faire la confusion politique entre évasion fiscale et fraude fiscale… ou optimisation fiscale.
On parle de centaines de milliards d’euros; mais la réalité est nettement plus nuancée.
Notre administration fiscale travaille bien. Très bien.
Elle recouvre l’impôt d’une manière remarquable et s’améliore de jour en jour en utilisant les dernières technologies, datamining, big-data ou encore images satellite et automatisation.
Alors quand je dis que les contrôles fiscaux ne servent pas à grand-chose, c’est que de plus ne plus ils seront automatisés, les fichiers croisés, les incohérences automatiquement détectées etc.
Bref, le contrôle fiscal à la papa c’est terminé.
C’est pour cette raison que le travail des agents de Bercy va considérablement évoluer dans les mois qui viennent.
L’arrivée de la facture électronique et transmise en temps réel aux impôts, même si elle devait être encore retardée ce qui serait une excellente idée tant personne n’est encore prêt rendra toute fraude systématique et d’envergure totalement impossible.
Bercy taxera jusqu’au dernier euro taxable et c’est déjà presque le cas.
Les caisses ne se rempliront pas plus.
Les contraintes seront étouffantes pour tout le monde et quand tout aura été taxé, l’Etat sera obligé de se résoudre à faire ce qu’il ne veut pas faire.
Réduire dans les dépenses.
Ho… pas celles du nombre d’agents. Aux impôts comme dans les hôpitaux, je veux des agents à qui parler. Des humains avec qui échanger pour me soigner ma hernie discale ou résoudre mes problèmes de hernies fiscales ! La vraie dépense, ce sont les 600 milliards de dépenses sociales annuelles… et encore je n’ai pas tout compté.
Et là… cela fera mal. Avec la hausse des taux nous risquons ne pas y couper.
Charles SANNAT
Source Ministère des Finances ici.
Source Le particulier ici
https://insolentiae.com/controle-fiscal-et-si-cela-ne-servait-a-rien/

4°/Le coût de la dette va exploser pour la France à 84 milliards d’euros en 2027
par Charles Sannat | 17 Nov 2023 | Banques Centrales,

Comme vous pouvez le voir sur ces prévisions, l’endettement, enfin le coût de la dette plus précisément est en train d’exploser, ce qui est logique.
84 milliards d’euros en 2027.
Il va donc falloir trouver globalement 50 milliards d’euros, soit globalement le budget de l’Education Nationale chaque année pour payer les intérêts de la dette.
Il faut donc que la BCE baisse les taux d’intérêt, et vite, très vite, sinon la situation budgétaire de notre pays (et de pleins d’autres) deviendra vite intenable.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/le-cout-de-la-dette-va-exploser-pour-la-france-a-84milliards-deuros-en-2027/

5°/La véritable raison de l’offensive générale des patrons contre le télétravail enfin dévoilée.
par Charles Sannat | 17 Nov 2023 | Emploi,
« Au nom de la productivité, du sentiment d’appartenance ou d’une meilleure collaboration entre les équipes, de nombreuses entreprises commencent à serrer la vis sur le télétravail et à exiger un plus large retour au bureau des salariés, parfois même total.
C’est le cas chez Groupama Immobilier, où les salariés reviennent travailler tous les jours au bureau depuis le 14 novembre.
La filiale immobilière de l’assureur teste pour trois mois ce retour au monde d’avant la crise du Covid , après avoir instauré, comme la majorité des entreprises concernées, deux jours de télétravail par semaine. « On a un effectif de 130 collaborateurs, il y en a 30 qui ont rejoint l’entreprise depuis 2020 et qui n’ont jamais connu le présentiel ‘full time’ (à 100 %, NDLR) », justifie auprès de l’ AFP le directeur général, Éric Donnet. « Pour eux, ça va être l’expérimentation de ce qu’ont connu les collègues par le passé . Ils nous prennent pour des dinosaures ! »
Le présentiel pour la productivité !
« Ce qui se joue aujourd’hui, c’est un gros débat sur la notion de productivité », confirme Flore Pradère, directrice recherche et prospective bureaux chez le spécialiste de l’immobilier d’entreprise JLL, qui a mené deux études à l’échelle internationale sur l’articulation télétravail-bureau. « Au départ, on s’est dit : formidable gain de temps, (on va) optimiser l’espace, les gens vont pouvoir travailler plus et peut-être qu’on va économiser des mètres carrés. » Désormais, « il y a un petit rétropédalage, où on se dit : quid de la transversalité, du sentiment d’appartenance, de la collaboration entre les équipes et des capacités à innover ? », explique-t-elle à l’ AFP .
Je vois bien la difficulté pour les entreprises et il n’est pas seulement question de « productivité ».
Par exemple le sentiment d’appartenance, n’a rien à voir avec la productivité. Bien au contraire. « l’appartenance », cela prend du temps, et cela coûte très cher en séminaires, restaurants et autres couillonnades de « team-building » où il faut danser ensemble, jouer au babyfoot et toutes les âneries d’usage.
L’idée, c’est l’endoctrinement et la libre pensée.
Voilà l’enjeu.
La présence physique permet le contrôle physique bien évidemment mais ce n’est pas l’enjeu essentiel.
L’important, c’est votre cerveau.
Votre esprit doit appartenir à l’entreprise et là vous êtes contrôlable.
Pour vous contrôler il faut que vous soyez là.
Présent.
C’est la seule manière de vous infliger toutes les petites et grandes humiliations managériales.
C’est la seule manière de vous « tenir », de vous « soumettre ». Le chef m’a-t-il regardé ? Le chef a-t-il mangé avec moi ou avec l’autre collègue ? Le chef m’a-t-il dit que je prenais mon après-midi, m’a-t-il culpabilisé par quelques remarques perfides ?
Vous l’avez compris, les entreprises ne peuvent pas contrôler ce qui est loin et ce qui n’est pas là,!
Elles ne peuvent pas endoctriner celui qui est loin.
Parce que « loin des yeux, loin du cœur ».
La distance ne réduit pas la productivité.
La distance augmente la productivité, vous n’êtes plus obligés de vous user dans des temps de transport absurdes, ni de supporter les bavardages sans fin de collègues qui n’en fichent pas plus en télétravail qu’en travail tout court un flemmard restant dans tous les cas un flemmard. On travaille mieux au calme que dans le brouhaha incessant d’un « open-space ».
Cependant… quand on est loin du cœur il y a une mise en retrait qui permet de se mettre à l’abri effectivement des méthodes de management cruelles et infantilisantes du monde du travail.
C’est tout l’enjeu.
Ce n’est pas une question de productivité mais de manipulation.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »



