5730 – France « Énergie »- EDF 100% Français … Souveraineté énergétique retrouvée…du site du Gvt Français.

Panorama sectoriel – Énergie

ÉNERGIE
Depuis 2022, la guerre russe en Ukraine a mis au premier plan les enjeux d’indépendance et de souveraineté énergétiques. L’énergie nucléaire, qui a représenté 63 % de la production électrique française en 2022, continuera à jouer un rôle majeur dans le mix de production d’électricité en France et bénéficie d’un regain d’attrait dans de nombreux pays à l’international.
Afin de réaffirmer le soutien de long terme de l’État à la stratégie industrielle d’EDF, notamment le programme de construction de réacteurs nucléaires de technologie EPR2 en France, l’État a lancé en 2022 une offre de rachat des actions des minoritaires d’EDF finalisée avec succès en juin 2023, l’État étant depuis lors l’actionnaire unique d’EDF.
Comme un symbole supplémentaire de ce renouveau, le démarrage commercial du premier EPR en Europe a eu lieu en Finlande en avril 2023.
Par ailleurs, la croissance des énergies solaire et éolienne au cours des dernières années a contribué à une augmentation forte de la part des renouvelables dans la production d’électricité en France, passée de 14 % en 2010 à 23 % en 2021.
Cette croissance sera amenée à s’accélérer dans les années à venir.

Le portefeuille coté des participations de l’État dans le secteur de l’énergie représentait, au 30 juin 2023, 18,8 % de la valeur totale du portefeuille coté de l’État, en forte baisse en raison de la sortie de cote d’EDF (il s’établissait à 50,3 % fin juin 2022).
L’État avait annoncé le 19 juillet 2022 son intention de lancer une offre publique d’achat simplifiée sur les titres de capital d’EDF et de retirer la société de la cote.
Cette opération, finalisée le 8 juin 2023, consacre le caractère pleinement souverain des activités de production d’électricité d’origine nucléaire. Elle permet de réaffirmer le soutien de long terme de l’État à la stratégie industrielle d’EDF, engagée dans des projets qui nécessiteront sa pleine mobilisation pour les décennies à venir, dont le programme de construction de réacteurs nucléaires de technologie EPR2 en France.
Plusieurs étapes majeures ont été franchies au cours de l’année 2022 dans la mise en œuvre des orientations stratégiques annoncées par Engie en 2020 et visant à recentrer le groupe sur les énergies renouvelables et les infrastructures énergétiques décentralisées, en simplifiant son organisation et son implantation géographique.
Ces orientations se traduisent par un programme de rotation d’actifs, dont la cession des activités faiblement capitalistiques de services clients, rassemblées au sein d’une entité baptisée Equans.
Equans a ainsi été cédée au groupe Bouygues le 4 octobre 2022.
Engie prévoit en outre un redéploiement accéléré du capital vers les énergies renouvelables et les infrastructures. Plusieurs jalons importants ont également été franchis par les entreprises de la filière nucléaire française. Ainsi, la construction par Areva d’un réacteur nucléaire EPR à Olkiluoto en Finlande (projet OL3) a franchi une nouvelle étape déterminante, avec l’annonce de la livraison provisoire de la centrale le 20 avril 2023 qui fait de la centrale d’Olkiluoto-3 le premier EPR à être mis en service commercial en Europe.
Orano, de son côté, a obtenu la notation Investment Grade par l’agence Standard and Poors en septembre 2022, ce qui confirme le retour du groupe à une situation financière assainie.
Orano compte bénéficier du regain d’intérêt constaté à l’échelle mondiale pour l’énergie nucléaire, qui se manifeste notamment par la hausse récente des cours de l’uranium, et de la conversion et de l’enrichissement, et étudie par ailleurs l’extension d’une unité d’enrichissement en France.
L’année 2022 a aussi été marquée par des progrès significatifs dans la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route stratégique d’Eramet, qui vise à recentrer le groupe sur ses activités minières et métallurgiques, et à renforcer ses activités dans les métaux de la transition énergétique.
Sa filiale Aubert & Duval a ainsi été cédée le 28 avril 2023 à un consortium mené par Airbus, Safran et Tikehau ACE Capital.
Erasteel, ancienne filiale d’Eramet spécialisée dans l’élaboration d’aciers rapides, a également été cédée le 30 juin 2023.
Le groupe se concentre désormais sur le développement de ses projets de croissance dans l’extraction et la première transformation des métaux de la transition énergétique, en particulier le lithium, le nickel et le cobalt de qualité batteries.


EDF est un énergéticien intégré, présent sur l’ensemble des métiers :
production d’électricité bas carbone (nucléaire et renouvelable), transport et distribution, commercialisation et services.
Acteur principal du marché français de l’électricité, EDF dispose également de positions solides en Europe, notamment au Royaume-Uni et en Italie.
EDF est une société anonyme détenue à 100 % par l’État depuis le 8 juin 2023.
Les capacités de production consolidées installées du groupe EDF s’élèvent à 116,9 GW au 31 décembre 2022, pour une production de 431,7 TWh en 2022.
Chiffre d’affaires 143,5 Md€
Effectifs 171.490 collaborateurs
Dirigeant Luc Rémont est le président-directeur général d’EDF depuis le 23 novembre 2022
L’ année 2022 a été marquée par un recul significatif des résultats du groupe en raison d’un déficit de production en France dû à des difficultés de corrosion sous contrainte rencontrées sur le parc nucléaire, conjuguées à la forte hausse des prix de l’énergie.
La production nucléaire en France s’est établie à 279 TWh en 2022, en baisse de 23 % sur un an.
Au Royaume-Uni, la production nucléaire s’est établie à 43,6 TWh (+5 % vs. 2021).
La production hydraulique en France s’est élevée à 32,4 Twh, en baisse de 22 % sur un an du fait d’une faible hydraulicité. La production éolienne et solaire s’est élevée à 24,6 TWh, en hausse de 18 % sur un an.
EDF poursuit ses contrôles et réparations afin de faire face aux difficultés de corrosion sous contraintes. EDF a proposé le 10 mars 2023 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui l’a acceptée, une évolution de sa stratégie de contrôle.
La production nucléaire est attendue entre 300 TWh et 330 TWh en 2023.
Du fait de la forte hausse du prix des commodités, le chiffre d’affaires 2022 a progressé de 69,9 % par rapport à 2021, à 143,5 Md€. Les rachats massifs sur le marché – à un prix très élevé – du déficit de production nucléaire et hydraulique ont dégradé l’EBITDA, ce dernier s’élevant en 2022 à -5,0 Md€.
Dans ce contexte, l’endettement financier net a augmenté de 50 % en 2022, pour atteindre 64,5 Md€ en fin d’année.
La hausse des prix de l’électricité a conduit à un retour massif des consommateurs vers EDF en 2022, avec une hausse de 67 % des clients électricité résidentiels en offres de marché en France.
Le Gouvernement a par ailleurs prolongé à 2023 le bouclier tarifaire visant à protéger les consommateurs de la hausse des prix de l’électricité.
Dans ce contexte de difficultés financières, l’État a procédé à la conversion d’OCEANEs EDF en actions EDF, contribuant ainsi au renforcement du bilan d’EDF à hauteur de 2,4 Md€.
Enfin, pour permettre à EDF de renforcer sa capacité à mener dans les meilleurs délais des projets ambitieux et indispensables à l’avenir énergétique de la France, la Première ministre a annoncé, dès le 6 juillet 2022 lors de son discours de politique générale, l’intention de l’État de détenir 100 % du capital d’EDF.
Depuis le 8 juin 2023, l’État détient l’intégralité du capital d’EDF.
EDF continuera de jouer un rôle stratégique pour la production en France d’une électricité décarbonée, disponible et compétitive. L’État, en sa qualité d’actionnaire unique, veillera à ce que la société puisse accomplir sur le long terme cette mission d’intérêt national, notamment la conduite du programme de six réacteurs nucléaires de technologie EPR2 dont le premier serait opérationnel en 2035.


Panorama sectoriel – Énergie 51 rte-france.com
RTE, opérateur en charge de la gestion du réseau public de transport d’électricité et de l’équilibre offre/demande en électricité, a été créé le 1er septembre 2005 en application de la loi du 9 août 2004 relative au service public de l’électricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières.
RTE, société anonyme, est détenue, depuis le 31 mars 2017, à 100 % par une holding CTE (Co-entreprise de Transport d’Électricité), elle-même détenue à 20 % par CNP Assurances, 29,9 % par la Caisse des dépôts et consignations et 50,1 % par EDF.
Chiffre d’affaires 4,9 Md€
Effectifs 9.586 collaborateurs
Dirigeants Xavier Girre est président du conseil de surveillance depuis le 19 avril 2018.
Xavier Piechaczyk est président du directoire depuis le 1 er septembre 2020.
Panorama sectoriel – Énergie 51 rte-france.com RTE, opérateur en charge de la gestion du réseau public de transport d’électricité et de l’équilibre offre/demande en électricité, a été créé le 1er septembre 2005 en application de la loi du 9 août 2004 relative au service public de l’électricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières. RTE, société anonyme, est détenue, depuis le 31 mars 2017, à 100 % par une holding CTE (Co-entreprise de Transport d’Électricité), elle-même détenue à 20 % par CNP Assurances, 29,9 % par la Caisse des dépôts et consignations et 50,1 % par EDF.
Chiffre d’affaires 4,9 Md€
Effectifs 9.586 collaborateurs
Dirigeants Xavier Girre est président du conseil de surveillance depuis le 19 avril 2018.
Xavier Piechaczyk est président du directoire depuis le 1 er septembre 2020.
Les ressources financières permettant à RTE d’assurer sa mission de service public sont
essentiellement perçues via le tarif d’utilisation du réseau d’électricité (TURPE).
L’année 2022 de RTE a été marquée par la forte hausse des prix de l’électricité en France. Dans ce contexte, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a délibéré le 1er décembre 2022 dans le sens de la modification du « TURPE 6 HTB », de manière à mieux protéger RTE des évolutions fortes de prix sur les achats systèmes. Par ailleurs, les écarts de prix aux frontières ont conduit à une forte augmentation des recettes d’interconnexion perçues par RTE en 2022 (sur décision de la CRE, un excédent net exceptionnel de 1,9 Md€ a été restitué aux utilisateurs du réseau de transport début 2023).
En 2022, le chiffre d’affaires de RTE s’est établi à 4,9 Md€ (-6 % par rapport à 2021), en raison notamment d’une baisse de la consommation (-1,7 % par rapport à 2021) due aux températures douces et aux efforts de sobriété.
L’EBITDA 2022 ressort à 1 845M €, en baisse de 249 M€ sur un an, la baisse du chiffre d’affaires étant en partie compensée par l’évolution positive de la subvention CSPE (contribution au service public de l’électricité).
Les investissements se sont établis à un niveau record en 2022 (+10 % par rapport à 2021), dans un contexte de montée en puissance des raccordements des parcs éoliens en mer, des travaux d’interconnexion et du renouvellement du réseau.
Quelques faits notables en 2022-2023 :
la première ligne de l’interconnexion électrique Savoie-Piémont a été mise en service le 07.11.22, après sept ans de travaux ;
les accords techniques et financiers du projet d’interconnexion Celtic avec l’Irlande ont été signés le 25 novembre 2022 ;
la ligne renforcée reliant Avelin à Avelgem en Belgique a été inaugurée le 2 décembre 2022 ;
les travaux de modernisation de la ligne 400.000 volts Eguzon-Marmagne se sont terminés début février 2023 ;
la première liaison électrique au parc éolien en mer de Fécamp a été mise en disposition début avril 2023 ;
  • RTE a livré les deux liaisons de raccordement électrique du parc éolien en mer de Saint-Brieuc début avril 2023.
La dette nette de l’entreprise est ressortie en forte diminution à fin 2022, à 7 966 M€ contre 9.702 M€ un an auparavant, dans l’attente du versement de la restitution exceptionnelle de 1,9 Md€ qui n’est intervenue que quelques mois plus tard. La notation financière de l’entreprise demeure inchangée à « A perspective stable », confirmée par Standard & Poor’s le 25 avril 2023

Enedis a été créé le 1er janvier 2008 (sous le nom ERDF) par la filialisation des activités de distribution d’électricité d’EDF sur le territoire métropolitain, qui ont alors été séparées des activités de production, de transport et de commercialisation de l’électricité.
Enedis est une société anonyme détenue à 100 % par EDF*, dont les missions sont le développement, l’exploitation, la maintenance et l’entretien des réseaux publics de distribution d’électricité.
La loi confère à Enedis un monopole de fait couvrant 95 % du territoire métropolitain (hors Corse).
Enedis alimente environ 38,1 millions de clients. * dans le respect des principes d’indépendance de gestion du code de l’énergie
Chiffre d’affaires 15,2 Md€
Effectifs 39.208 collaborateurs
Dirigeant(e)s Christophe Carval est président du conseil de surveillance depuis le 12 février 2020.
Marianne Laigneau est présidente du directoire depuis le 9 février 2020.
Les volumes d’électricité acheminés par Enedis s’établissent à 379 TWh en 2022, en baisse de 13 TWh par rapport à 2021, du fait d’une année plus chaude que la normale climatique, des efforts de sobriété en fin d’année et de la baisse d’activités industrielles générée par la hausse des prix de l’électricité.
L’année 2022 a de nouveau été marquée par une dynamique de raccordement importante, avec 97.740 installations photovoltaïques nouvelles raccordées (contre 60 651 en 2021) 2.400 MW raccordés (contre  2539 MW en 2021).
Le développement de la production éolienne raccordée au réseau public de distribution se poursuit également avec 1.219 MW raccordés en 2022 (contre 1 008 MW en 2021). À fin 2022, le parc de production décentralisée raccordé au réseau opéré par Enedis s’établit ainsi à environ 37,7 GW, en hausse de 3,7 GW par rapport à fin 2021.
L’activité de raccordement d’installations de recharge de véhicules électriques est également en forte croissance, avec un volume d’affaires multiplié par 4,7 par rapport à 2021, accompagnant un parc de véhicules électriques lui-même en forte croissance.
En 2022, les investissements ont à nouveau été très soutenus, à hauteur de 4,3 Md€ (en croissance de 13,6 % par rapport à 2021). En particulier, 2,3 Md € ont été consacrés aux raccordements des nouveaux clients et des producteurs, ainsi qu’au renforcement du réseau et 1,1 Md€ à la modernisation du réseau.
Le renouvellement des contrats de concession s’est poursuivi en 2022. Au 31 décembre 2022, 335 contrats de concession pour la distribution d’électricité ont ainsi été conclus avec des collectivités, sur la base du modèle signé en 2017 entre la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), France Urbaine, EDF et Enedis.
Cet accord-cadre tenait compte des nouveaux enjeux de la transition énergétique et de la transformation numérique. Les négociations se poursuivent en vue de renouveler dans les meilleurs délais les contrats restants, signés selon d’anciens modèles.
Le coût des achats d’électricité visant à compenser les pertes a subi une très forte augmentation en 2022, en lien avec la hausse des prix de l’électricité. Cette hausse a toutefois été compensée par la rétrocession par RTE à Enedis d’une partie des recettes tirées de l’allocation de capacités d’interconnexion.
Le chiffre d’affaires d’Enedis s’établit en léger repli de 0,8 % à 15,2 Md€, du fait de la baisse des volumes acheminés, en partie compensée par l’indexation tarifaire (+0,91 % au 1er août 2021 et +2,26 % au 1er août 2022). L’EBITDA croît de 17,4 % à 5,9 Md€. Le résultat net s’élève à 1,9 Md€, en hausse de 39 %.

Framatome est un leader international de l’énergie nucléaire, reconnu pour ses solutions innovantes et ses technologies à forte valeur ajoutée à destination du parc nucléaire mondial.
Ses activités couvrent la conception et la réalisation de la chaudière nucléaire, ainsi que la conception, la fourniture et l’installation des équipements, des systèmes de contrôle-commande et du combustible.
Framatome intervient sur plus de 380 réacteurs dans le monde, sur tout type de technologie, et participe à la réalisation de projets de construction de réacteurs nucléaires, de la conception aux approvisionnements et à leur mise en service. Framatome est une société par actions simplifiées dont les actionnaires sont
EDF (75,5 %),
Mitsubishi Heavy Industries (MHI 19,5 %)
et Assystem (5 %).
Chiffre d’affaires 4,1 Md€
Effectifs 17.000 collaborateurs
Dirigeants Depuis le 2 décembre 2022, Luc Rémont est président du conseil de surveillance. Bernard Fontana est le président du directoire.
Grégoire Ponchon est membre du directoire et directeur général depuis le 19 juin 2020.
Dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française, engagée en 2015 et qui a fait d’EDF le chef de file de la filière, EDF et Areva SA ont signé, le 22 décembre 2017, les accords définitifs relatifs à la cession à EDF du contrôle majoritaire de Framatome. Framatome est ainsi devenue, le 1er janvier 2018, une filiale du groupe EDF à hauteur de 75,5 %, aux côtés de MHI (19,5 %) et d’Assystem (5,0 %).
L’intégration réussie de Framatome au sein d’EDF permet à la filière nucléaire française d’être plus performante et compétitive dans la réalisation des projets majeurs dans le nucléaire en France (programme de réacteurs EPR2 en France) ou à l’étranger (tels que Hinkley Point C au Royaume- Uni).
Framatome s’inscrit dans le plan Excell du groupe EDF, qui vise à permettre à la filière nucléaire française de disposer du plus haut niveau de rigueur, de qualité et d’excellence dans la conduite des projets nucléaires. À ce titre, les usines de composants de Framatome déploient des plans visant à permettre des fabrications et constructions conformes aux meilleurs standards de qualité, notamment en vue du programme de nouveau nucléaire annoncé par le Président de la République en février 2022.
En 2022, Framatome a réalisé un EBITDA de 571 M€, en légère diminution de 0,9 %. L’entreprise a poursuivi en 2022 la montée en puissance des fabrications de son usine de Saint-Marcel, spécialisée dans la fabrication de composants lourds. Par ailleurs, à la suite de la découverte d’un phénomène de corrosion sous contrainte affectant des tronçons de circuit primaire de certains réacteurs d’EDF, Framatome a fortement mobilisé ses ressources d’ingénierie et d’intervention en soutien au parc français.
L’année 2022 a également été marquée par plusieurs acquisitions visant à renforcer le positionnement de Framatome. D’une part, en confortant son expertise sur l’ensemble des opérations associées au soudage avec les acquisitions en mai 2022 de plusieurs filiales du groupe EFINOR (leader dans les métiers du soudage) et en juillet 2022 de CETh (spécialisée dans les procédés de traitement thermique de détensionnement).
D’autre part, en étendant son offre dans le domaine de la cybersécurité, avec la prise d’une participation majoritaire dans la Cyberwatch (éditeur français de logiciels de sécurité informatique).

 

ORANO
Les opérations de restructuration du groupe Areva, achevées en 2018, ont abouti à la création d’Orano, groupe recentré sur l’amont et l’aval du cycle du combustible nucléaire, soit l’extraction d’uranium, sa conversion, son enrichissement, le traitement et le recyclage des combustibles usés, la logistique nucléaire ainsi que l’ingénierie et le démantèlement.
Orano est une société anonyme dont les actionnaires sont, au 31 décembre 2022, l’État (90 %), Japan Nuclear Fuel Limited (5 %), Mitsubishi Heavy Industries (5 %) et le CEA (1 action).
Chiffre d’affaires 4,2 Md€
Effectifs 19 776 salariés
Dirigeants Claude Imauven est président non exécutif du conseil d’administration depuis le 14 mai 2020.
Philippe Knoche est directeur général depuis le 26 juillet 2017. Il quittera ses fonctions début octobre 2023.
Orano a présenté des résultats solides en 2022 après une année 2021 exceptionnelle compte tenu d’une contribution ponctuelle en 2021 du solde de contrats de long terme avec des électriciens allemands dans l’aval du cycle.
Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 4,2 Md€ en baisse de -13,7% par rapport à 2021 à
iso-périmètre mais en progression en retraitant le contrat exceptionnel de 2021. Ceci s’explique par la hausse des prix de marché dans la Mine et l’Amont, exacerbée par la guerre russe en Ukraine, et la relance de l’énergie nucléaire au niveau mondial.
L’EBITDA 2022 s’établit à 1 095 M€ (25,8 % du CA), contre 1 456 M€ en 2021, et le cashflow net positif de 128 M€ permet à l’entreprise de poursuivre son désendettement, ce qui traduit la poursuite des efforts du groupe pour rétablir son équilibre financier sur le long terme.
À cet égard, l’atteinte de la notation Investment Grade par l’agence Standard and Poor’s en septembre 2022 confirme le retour d’Orano à une situation financière assainie. Le groupe vise, pour l’année 2023, la poursuite de sa dynamique favorable sur l’amont du cycle, avec un chiffre d’affaires en croissance et supérieur à 4,3 Md€, un taux de marge d’EBITDA sur chiffre d’affaires compris entre 23 % et 25 % et un cashflow net positif.
Orano compte bénéficier du regain d’intérêt constaté à l’échelle mondiale pour l’énergie nucléaire, qui se manifeste notamment par la hausse récente des cours de l’uranium et de la conversion et de l’enrichissement. Orano étudie par ailleurs l’extension d’une unité d’enrichissement en France pour laquelle la concertation préalable s’est terminée en avril 2023.
Orano continue de développer des activités de diversification, ce dont témoigne notamment la poursuite en 2023 des essais cliniques de phase II par sa filiale Orano Med pour Alphamedix et le lancement d’une phase 1 sur une autre molécule en janvier 2023.
Par ailleurs, en mai 2023, un accord a été annoncé entre Orano et XTC pour la création de deux coentreprises visant à fabriquer des matériaux actifs de cathode et leurs précurseurs à Dunkerque pour les batteries de véhicules électriques.
Enfin, après des difficultés techniques en 2021 ayant réduit la production, un plan de restauration des capacités industrielles est engagé à l’usine Melox de Marcoule qui fabrique des assemblages de combustibles recyclés, appelés MOX (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium), utilisés dans les réacteurs de production d’électricité : la production s’est améliorée en 2022 et ce redressement doit se poursuivre sur les prochaines années.

Panorama sectoriel – Énergie 55 sa.areva.com
À la suite de la refondation de la filière nucléaire française décidée au printemps 2015, qui a conduit à une restructuration profonde du groupe Areva, l’activité d’Areva SA est désormais centrée sur l’achèvement de la construction du réacteur EPR d’Olkiluoto 3 en Finlande (projet OL3).
Areva SA est une société anonyme dont l’État est au 31 décembre 2022 le seul actionnaire avec 99,9% du capital (le solde correspondant à des actions auto-détenues par la société).
Effectifs 70 salariés
Dirigeants Philippe Braidy est président-directeur général depuis juin 2023 après la fin du mandat de Yannick d’Escatha de président du conseil d’administration actée le 12 juin 2023
Panorama sectoriel – Énergie 55 sa.areva.com
À la suite de la refondation de la filière nucléaire française décidée au printemps 2015, qui a conduit à une restructuration profonde du groupe Areva, l’activité d’Areva SA est désormais centrée sur l’achèvement de la construction du réacteur EPR d’Olkiluoto 3 en Finlande (projet OL3).
Areva SA est une société anonyme dont l’État est au 31 décembre 2022 le seul actionnaire avec 99,9% du capital (le solde correspondant à des actions auto-détenues par la société).
Effectifs 70 salariés
Dirigeants Philippe Braidy est président-directeur général depuis juin 2023 après la fin du mandat de Yannick d’Escatha de président du conseil d’administration actée le 12 juin 2023.
L’année 2022 et les premiers mois de 2023 ont été marqués par des avancées majeures pour Areva SA, avec en particulier la réalisation de la phase de tests de production du réacteur finlandais EPR d’Olkiluoto 3 (OL3) qui s’est terminée par l’annonce de la livraison provisoire de la centrale le 20 avril 2023 avec l’émission d’un certificat d’acceptation par le client TVO.
Cette étape importante fait de la centrale d’Olkiluoto-3 le premier EPR à être mis en service commercial en Europe.
L’EPR produit désormais de l’électricité de manière continue et représentera à lui seul environ 15% de la production électrique du pays.
La prochaine étape attendue pour le projet OL3 est la livraison finale de la centrale prévue en 2025.
Les équipes d’Areva SA sont pleinement mobilisées pour la réussite de ce projet


Groupe mondial de l’énergie : Engie repose sur trois métiers, la production d’électricité bas carbone, des infrastructures énergétiques centralisées et décentralisées et des services associés.
L’État est actionnaire de référence avec, au 31 décembre 2022, 23,64% du capital et 33,56% des droits de vote.
Chiffre d’affaires 93,9 Md€
Effectifs 96.000 salariés environ au 31 décembre 2022
Dirigeant(e)s Jean-Pierre Clamadieu est président non-exécutif du conseil d’administration depuis le 18 mai 2018 (et renouvelé le 21 avril 2022).
La direction générale est assurée par Catherine MacGregor depuis le 1 er janvier 2021.
Au cours de l’année 2022, dans un contexte de tensions importantes sur les marchés de l’énergie, Engie a joué un rôle majeur pour garantir la sécurité d’approvisionnement de ses clients. Dans cet environnement volatil et complexe, le groupe a réalisé une performance opérationnelle solide, tirant parti de sa base d’actifs résiliente et équilibrée.
Le groupe a également avancé sur sa feuille de route stratégique pour accélérer dans la transition énergétique. Le groupe a notamment atteint dès 2022 son objectif de croissance annuelle de ses capacités renouvelables à 4 GW, disposant désormais de 38 GW de puissance installée de production électrique renouvelable. 2022 a également été une année de recentrage, à la fois stratégique et géographique autour d’une trentaine de pays contre 70 en 2018.
La réalisation du plan de cession de 11 Md€ permettra au groupe d’augmenter significativement ses investissements dans les énergies renouvelables et les solutions de décarbonation pour ses clients dans les prochaines années. 2022 a notamment marqué la conclusion de l’opération de cession d’Equans, leader des activités de service multi-techniques, au groupe Bouygues, pour 7,1 Md€ de valeur entreprise.
Le 29 juin 2023, Engie a conclu un accord avec le gouvernement belge sur la prolongation pour une durée de dix ans des réacteurs Doel 4 et Tihange 2. Cet accord, reconnu comme équilibré par les deux parties, permettra de renforcer la sécurité d’approvisionnement électrique en Belgique.
L’accord plafonne également le coût de traitement des déchets nucléaires imputable à Engie.
Sur le plan des résultats financiers, l’exercice 2022 a été conforté par la solide performance opérationnelle du groupe et par des conditions de marché favorables. L’EBIT consolidé s’est élevé à 9 Md€, en hausse organique de 43%, grâce à une croissance dans la plupart des activités.
Le résultat net récurrent part du groupe s’est élevé à 5,2 Md€. Les taxes exceptionnelles sur les bénéfices en Europe ont eu un impact de 0,9 Md€ sur le résultat net du groupe.
Le groupe a par ailleurs versé 1,1 Md€ au titre des mécanismes gouvernementaux de partage des bénéfices existants en Belgique et en France (taxe sur les revenus infra-marginaux tirés de la production d’électricité).
La dette financière nette au 31 décembre 2022 est en baisse de 1,3 Md€ à 24,1 Md€.
Le dividende versé au titre des résultats de 2022 s’élève à 1,40 € par action.
En tant que premier actionnaire du groupe, l’État a ainsi perçu plus de 800 M€ de dividendes.
Après une année 2022 exceptionnelle, le groupe prévoit à moyen terme une croissance principalement portée par les investissements dans les énergies renouvelables et une contribution stable des infrastructures.
Engie anticipe un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,4 et 4 Md€ pour l’année 2023. Le groupe a par ailleurs réaffirmé sa politique de dividendes pour la période 2023-2025 : distribution de 65 à 75% du résultat net récurrent part du groupe avec un dividende plancher à 0,65€ par action


Eramet est une société anonyme cotée, spécialisée dans les activités minières et dans la première transformation de ces minerais. Le groupe est notamment présent sur les marchés du nickel, du manganèse, des sables minéralisés et prochainement du lithium.
Au 31 décembre 2022, le capital d’Eramet est détenu à 27,13 % par l’État via sa holding FSI Equation, deuxième actionnaire derrière la famille Duval, qui détient, via ses holdings SORAME et CEIR, 37,08% du capital.
L’État et la famille Duval agissent de concert au capital de la société, représentant un total de 74,06% des droits de vote au 31 décembre 2022.
Chiffre d’affaires 5 Md€ (hors activités en cours de cession)
Effectifs 9.090 dans 20 pays, dont près de 2.000 en Nouvelle-Calédonie
Dirigeante Christel Bories est présidente-directrice générale du groupe Eramet depuis mai 2017,et renouvelée lors de l’assemblée générale du 28 mai 2021.
Le groupe a achevé en 2022 son recentrage stratégique sur son cœur de métier, la mine et la première transformation. Eramet est désormais un acteur clef de la valorisation de métaux responsables et s’appuie sur un socle solide d’actifs de grande qualité. Le groupe opère depuis deux ans la plus grande mine de nickel au monde à Weda Bay en Indonésie. Le groupe opère également la première mine de manganèse au monde au Gabon à Moanda, qui a produit 7,5 Mt de minerai en 2022.
Le groupe développe par ailleurs des projets prometteurs tournés vers les métaux stratégiques de la transition énergétique, en particulier les métaux indispensables aux batteries des véhicules électriques. Dans le lithium, le démarrage de l’usine en Argentine de Centenario est prévu au premier semestre 2024, avec un objectif global annuel de 75 000 tonnes par an.
Le groupe étudie par ailleurs conjointement avec Électricité de Strasbourg un projet de production en Alsace à partir de saumures géothermales, pour un potentiel de production d’environ 10.000 tonnes par an à horizon 2030.
Dans le nickel-cobalt de qualité batterie en Indonésie, Eramet poursuit avec BASF les études de faisabilité, en vue de prendre une décision d’investissement d’ici la fin 2023. En Nouvelle-Calédonie, la production de minerai de nickel de la Société le Nickel (SLN, filiale à 56 % d’Eramet) a atteint 5,4 Mth en 2022, un niveau stable par rapport à 2021. Ce chiffre reflète les difficultés persistantes d’opération des mines dans un contexte de fortes intempéries et de difficultés d’alimentation en minerai et en électricité. Pour ces raisons, la SLN a généré un free-cash-flow négatif de -70 M€ en 2022.
Un plan de réduction des coûts et de préservation de la trésorerie a été mis en place par la filiale dès le quatrième trimestre pour faire face à ces difficultés et l’État a décidé d’octroyer un soutien financier de court terme à la SLN en complément de l’appui d’Eramet, et lancé une mission sur la filière nickel en Nouvelle-Calédonie.
Conséquence de ce recentrage stratégique, la cession d’Aubert & Duval au consortium constitué de Safran, Airbus et Tikehau ACE Capital a été finalisée en avril 2023. Le groupe a également annoncé en mars 2023 la cession de sa filiale industrielle Erasteel, spécialiste des aciers rapides, au belge Syntagma.
Dans un contexte macroéconomique favorable, Eramet a ainsi enregistré des résultats financiers historiques en 2022, avec un EBITDA ajusté de 1,9 Md€ en hausse de 58 %. Le résultat net part du groupe s’est élevé à 740 M€, ce qui a permis au groupe de réduire fortement sa dette à 344 M€ à fin 2022 et de distribuer des dividendes à hauteur de 3,50 € par action.
Pour l’année 2023, dans un contexte macroéconomique moins porteur, le groupe prévoit un EBITDA ajusté en baisse autour de 1,2 Md€. Cet EBITDA ajusté intègre la contribution proportionnelle de Weda Bay, qui n’est pas consolidée dans les comptes du groupe.

Le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) est une société anonyme détenue à 100 % par l’État, créée le 7 juillet 2006.
Le LFB est aujourd’hui l’un des premiers acteurs européens du fractionnement du plasma sanguin. Il commercialise 15 médicaments dans plus d’une trentaine de pays.
L’article L. 5124-14 du code de la santé publique confie à LFB Biomédicaments, filiale à 100 % du LFB, la mission de fractionner en priorité le plasma issu de la collecte de sang ou de ses composants par l’Établissement français du sang (EFS). Pour satisfaire les besoins nationaux, notamment ceux liés au traitement des maladies rares, le LFB commercialise ensuite, prioritairement sur le territoire français, les médicaments qui en sont issus.
Chiffre d’affaires – 459 M€1
Effectifs – Plus de 2 500 personnes dans le monde dont plus de 2 000 en France.
1 Comptes encore non certifiés en 2022
Dirigeant(e)s Jacques Brom est le directeur général du LFB depuis le 26 septembre 2022.
Corinne Fau est présidente du conseil d’administration depuis le 26 septembre 2022
Le LFB met en œuvre, depuis 2019, une nouvelle stratégie centrée sur la consolidation de sa position sur le marché français. Sa nouvelle usine d’Arras, qui doit être mise en service à l’horizon 2025, lui permettra d’augmenter ses capacités de production. Le LFB vise par ailleurs un développement international ciblé et recentre ses activités sur son cœur de métier, c’est-à-dire la production de médicaments issus des protéines plasmatiques ou recombinantes. Le développement de l’entreprise, y compris à l’international, a ainsi été rendu beaucoup plus sélectif.
L’année 2021 avait été marquée par l’aboutissement des négociations relatives à la restructuration financière du LFB. Ces discussions ont abouti à la formalisation d’un protocole de conciliation homologué par le tribunal de commerce d’Evry le 19 avril 2021.
Pour l’année 2022, les qualifications de certaines utilités ont débuté sur l’usine d’Arras alors que la construction et l’installation de l’ensemble des équipements progressent. Par ailleurs, l’Agence européenne des médicaments a délivré en juillet l’approbation de Cevenfacta pour l’Union européenne après une autorisation en avril 2020 de la Food and Drug Administration pour les États-Unis.
La gouvernance du LFB a enfin été modifiée en septembre 2022 avec la nomination de Corinne Fau en tant que présidente du conseil d’administration et de Jacques Brom comme directeur général. Ce changement permet d’accompagner la mise en œuvre du plan de restructuration de l’entreprise avec un binôme expérimenté et complémentaire qui apportera son expertise sur les enjeux industriels,
opérationnels et financiers

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