1°/« Politiquement correct. Démondialisation = « la relocalisation avec des pays amis » ».
2°/Baston aux bornes de recharge. Economie saine = sécurité.
3°/Aux Etats-Unis, quand il y a du pétrole, il n’y a pas d’énergie « renouvelable » !
4°/Gaza. Villepin contre Valls. 2 visions. La guerre ou la paix. L’excès ou la nuance.
5°/Les superpétroliers se ruent en masse vers les États-Unis… il n’y a plus de pétrole en Arabie-Saoudite !

1°/« Politiquement correct. Démondialisation = « la relocalisation avec des pays amis » ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 9 Nov 2023 | A la une – Chronique de l’effondrement

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Vous le savez, vous qui lisez ce lignes, nous sommes confrontés à la démondialisation. Ceux qui sont abonnés à la lettre STRATEGIES en savent encore plus sur ce qu’implique ce phénomène et sur le point d’arrivée où il va nous mener et donc les implications patrimoniales et économiques de ce dernier.
Évidemment, je ne pouvais pas ne pas vous parler de cet article de l’AFP l’agence France propagande comme la surnomme quelques esprits forcément mal intentionnés et forcément effroyablement complotistes.
Voici le titre de cet article passionnant ! (source AFP via la Tribune ici)
Commerce mondial – de plus en plus de multinationales européennes relocalisent vers « des pays amis »
La première chose que l’on y apprend c’est qu’en politiquement correct, il ne faut pas dire démondialisation mais relocalisation en pays amis !
Hahahahahahahahaha.
J’aime rire.
J’ai beaucoup d’humour, parfois trop corrosif comme dit ma femme qui refuse de me sortir en ville, ce qui me va bien vu que je préfère le confort (frisquet) de mon grenier (passoire thermique) mais c’est un autre sujet.
L’AFP de poursuivre, « selon un rapport de la Banque centrale européenne montre que plus de 40% des multinationales en Europe prévoient à moyen terme de relocaliser leurs approvisionnements vers des pays dit « amis ». L’objectif est de réduire leur dépendance envers la Chine. Certains experts parlent de démondialisation pour décrire ce phénomène. »
Sérieux ?
On y apprend donc par effet miroir une deuxième chose.
S’il y a des pays amis, c’est parce qu’il y a des pays ennemis.
Re-hahahahahahahahaha.
Et oui mes chers amis, nous avons un nouveau rideau de fer qui s’abat sur le monde.
Pendant ce temps-là Bruno Le Maire nous explique que c’est la fin de l’inflation.
Re-Re-hahahahahahahahaha.
Parce qu’à force de relocaliser des pays ennemis à bas coûts vers des pays amis qui coûtent cher, côté inflation c’est durablement pas gagné du tout.
On y apprend donc en creux si l’on pousse l’analyse que l’inflation va se poursuivre durablement. C’est une évidence, mais chuuuut, faut pas le dire à la ménagère (et au ménager) de moins de 50 ans.
« 42% d’un panel de 65 grandes entreprises sondées en juillet-août envisagent de mettre en place une telle stratégie, contre seulement 11% affirmant l’avoir déjà appliquée au cours des cinq années passées.
Autre enseignement de l’étude : 49% des répondants souhaitent rapprocher la production des biens des marchés où ils sont consommés, selon la pratique de « nearshoring » qui prend le pas sur la mondialisation avec, pour effet, un renchérissement attendu des coûts de fabrication. »
Sans blague les vedettes ?
Bon maintenant que l’on a compris que l’inflation allait être durable même si on ne vous dit pas que vous allez vous faire durablement couillonner (d’où la lettre STRATEGIES que je vais finir par rebaptiser lettre anti-couillonnage à ce rythme), parlons des ennemis.
« Devenir moins dépendants de la Chine »…
Voilà l’ennemi.
Re-Re-RE-Hahahahahahaha.
Même mes poules avaient compris ce qu’il se passait et ce qui allait se tramer.
Bon ne crânons pas comme on disait à l’école quand nous étions jeunes.
Car la relocalisation en pays amis, cela ne veut pas dire la relocalisation en France ou en Allemagne.
Bien non.
Comme nous sommes dirigés par les plus grandes vedettes du monde entier, ils ont décidé en haut lieu de nous couper de l’énergie abondante et pas chère russe.
Ils ont décidé de nous passer à l’électrique… produite par des éoliennes
Et là c’est un immense hahahahahahahaha.
Parce que les relocalisations amies partent vers les Etats-Unis, où ils ne s’embarrassent pas avec l’écologie européenne ou les éoliennes.
Non.
Ils creusent.
Ils forent.
Ils sortent pétrole et gaz par millions de mètres cubes et par millions de barils.
Nous rien.
Nous on plonge.
On plonge, mais nos mamamouchis sont contents d’eux.
Effroyable. Ces couillons vont réussir à nous faire rater la démondialisation.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Baston aux bornes de recharge. Economie saine = sécurité.
par Charles Sannat | 9 Nov 2023 | Chronique de l’effondrement
Nous vivons dans un monde ou, finalement, les progrès se heurtent au bazar immense que nous avons laissé s’installer dans notre pays.
On ne parle plus effectivement d’incivilités, mot beaucoup trop doux quand on parle en réalité d’ensauvagement et de comportements totalement délirants.
Maintenant c’est les bagarres aux bornes de recharge de véhicules électriques, qui se multiplient, menacent la mobilité et le secteur…
Et oui l’écologie, mais avec des poings dans la gueule!
Charmant.
Il faut dire que quand il y a 2 bornes et 10 voitures qui nécessitent 40mn de rechargement chacune, il y en a souvent 1 désormais plus pressé que les autres et ça se termine à la loi du plus fort.
Cela se passe en Angleterre comme le relate cet article mais également de plus en plus souvent en France.
Une économie saine et prospère nécessite de la sécurité.
Quand c’est l’anarchie cela se termine toujours avec une économie du tiers monde.
Nous en prenons bien évidemment le chemin et je suis sidéré que les grands mamamouchis qui nous dirigent continuent à faire preuve d’un tel laxisme à l’égard de tous ceux qui se comportent comme des brigands.
L’impuissance n’est jamais une fatalité.
L’impuissance est toujours, je dis bien toujours un choix.
En attendant faire son plein de sa voiture électrique va devenir dangereux.
Prendre livraison de ses colis Amazon devient dangereux aussi. Les casiers se font défoncer et casser.
Les supermarchés se font voler.
Bref, c’est la chienlit… parce qu’on le veut bien.
L’impuissance n’est jamais une fatalité.
L’impuissance est toujours, je dis bien toujours un choix.
Charles SANNAT
Source Clubic.com ici
https://insolentiae.com/baston-aux-bornes-de-recharge-economie-saine-securite/

3°/Aux Etats-Unis, quand il y a du pétrole, il n’y a pas d’énergie « renouvelable » !
par Charles Sannat | 9 Nov 2023 | Energie
« Aux Etats-Unis, le pétrole jaillit sans qu’il soit besoin d’investir et les énergies renouvelables sont à la peine ». Voici le titre courroucé du très écologistement correct journal le Monde (source ici).
« Transition énergétique ? Aux Etats-Unis, il est un peu tôt pour le dire. Le pétrole américain coule toujours à flots. En septembre, le pays a battu son record de production avec 13,2 millions de barils de pétrole extrait chaque jour du sous-sol américain. C’est plus que les 12,99 millions produits juste avant la pandémie de Covid-19, en 2019, et surtout deux fois et demie plus qu’en 2010, selon les statistiques de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Si l’on y inclut l’éthanol et autres produits, les Etats-Unis produisent plus que la Russie et l’Arabie saoudite réunies (entre 9 et 10 millions de barils par jour chacune). »
« Le gaz naturel ? Même scénario. Le pays a extrait 3,2 milliards de mètres cubes par jour, contre 2,95 en 2019. Deux fois plus qu’en 2010 dans la foulée de la découverte de la technique d’extraction hydraulique de gaz de schiste. Seul le charbon s’est effondré sur la période, passant de 1 100 millions à 600 millions de tonnes de production annuelle.
Surtout, les grandes manœuvres dans le secteur ont repris. Exxon a décidé d’acheter Pioneer pour 60 milliards de dollars. Une acquisition qui doit permettre d’exploiter les gisements du bassin permien au Texas. De même, Chevron a repris son rival Hess pour 53 milliards de dollars, convoitant les gisements au large de la Guyane, en Amérique du Sud, après avoir racheté un producteur de gaz de schiste PDC Energy, pour 7,6 milliards de dollars. »
Et oui… Aux Etats-Unis ils ont des idées… et du pétrole.
Nous nous n’avons pas de pétrole ce qui n’est pas une nouveauté, mais en plus nous n’avons plus d’idée. Le pire c’est qu’en plus nous avons les écolos, avec l’écologie la plus idéologique et la plus sinistre qui existe.
Une écologie qui non seulement ne sauvera pas la planète mais qui est une écologie castratrice, totalitaire, inefficace et qui rend dépressif une jeunesse toute entière.
La réalité de l’écologie, c’est que c’est un paravent pour ceux qui n’ont pas de pétrole pour cacher la misère sous les vertus du bien et du climat.
Mais ne soyez pas dupes.
Tout ceci est une fumisterie.
Quand l’Europe comprendra qu’elle peut produire du carburant de synthèse, nous repartirons tous à la pompe faire le plein comme un seul homme, ou femme, ou homme.e.s.x.y.z puisqu’il faut être prôôôgressiste !
Je répète.
L’écologie et la lutte contre le CO2 c’est uniquement parce que l’on se prépare au peak-oil et à la déplétion de la production de pétrole à une époque où les carburants de synthèse semblaient illusoires.
Ne vous précipitez pas sur la dernière Tesla. Gardez votre Dacia !
Charles SANNAT

4°/Gaza. Villepin contre Valls. 2 visions. La guerre ou la paix. L’excès ou la nuance.
par Charles Sannat | 9 Nov 2023 | Guerre
Ne comptez pas sur moi pour simplifier le sujet. Le sujet est aussi profondément grave qu’il est complexe. Il faut comprendre l’âme israélienne et son histoire pour comprendre la force des réactions militaires lorsque cette nation se sent menacée. Nier l’histoire serait une erreur. La nier dans les deux sens serait une erreur. De l’autre côté il faut comprendre l’histoire du peuple palestinien depuis 70 ans.
Les deux destins de ces deux peuples qui tentent de se partager, sans jamais y arriver, un espace bien réduit, sont intimement liés. Entremêlés. Pour le pire bien plus que pour le meilleur.
70 ans de guerres, de violences et de sang versé.
Le sujet est complexe. Humainement terrifiant.
Politiquement vertigineux.
Historiquement… incontournable.
Dans ce contexte de violence extrême où il semble qu’il soit toujours trop tôt pour la paix et trop tard pour la sagesse et la modération, nous allons vers le pire et vers le toujours plus de morts et de victimes.
Pour les artisans de paix, il ne peut y avoir aucune satisfaction dans ce qu’il se passe.
Afin d’alimenter la nécessaire réflexion de tous, et c’est l’occasion de rappeler qu’il faut aussi regarder l’affaire ukrainienne autrement qu’en jetant des anathèmes sur la Russie méchante de Poutine le terrible, je voulais vous proposer de mettre en parallèle deux discours de deux anciens premiers ministres qui se répondent au même micro.
Je vous laisse juge et je vous demande, d’avoir, dans vos commentaires, la bienveillance et l’humanité de faire preuve de profondeur, de hauteur et de pondération.
Charles SANNAT

5°/Les superpétroliers se ruent en masse vers les États-Unis… il n’y a plus de pétrole en Arabie-Saoudite !
par Charles Sannat | 9 Nov 2023 | Energie
« Pour compenser la baisse de la production russe et saoudienne, les superpétroliers se ruent en masse vers les États-Unis »
En effet alors que les principaux producteurs de pétrole de l’OPEP+ réduisent leur offre, de plus en plus de pétroliers se dirigent vers les États-Unis pour charger la-bas et réexporter vers… l’Europe essentiellement le bon pétrole brut américain dont nous avons tant besoin depuis que la Russie est devenue un marché interdit.
« Puissance pétrolière, et pas des moindres. Alors que les principaux producteurs de pétrole de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole), à savoir l’Arabie saoudite et la Russie, ont réduit leur production pour gonfler les prix de l’or noir en réduisant l’offre, les États-Unis tentent de compenser en pompant plus de pétrole brut que jamais, indique l’agence Bloomberg.
Selon les chiffres de l’US Energy Information Administration, les exportations américaines de pétrole brut au premier semestre 2023 ont atteint une moyenne de 3,99 millions de barils par jour, « ce qui constitue un record » depuis 2015, fait savoir l’agence fédérale. »
Vous avez actuellement sous les yeux un immense basculement dans la production pétrolière mondiale avec des implications géo-eco-politiques considérables.
L’Arabie-Saoudite n’aura bientôt plus de pétrole et ne veut pas brader ses derniers barils à vils prix. Ils réduisent donc leur production pour ne pas réduire leurs bénéfices.
Les Etats-Unis, eux, prennent le marché et la place.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
Source Géo.fr ici





