5709 – Charles Sannat « L’optimisme des marchés est-il justifié ? » – 07.11.23. – Insolentiae


1°/« L’optimisme des marchés est-il justifié ? ».
2°/Exodus et de Gaulle… un vieux film de 1960 et un général pour commencer à comprendre le conflit israélo-palestinien
3°/Hallucinant. C’est moins cher de prendre l’avion pour aller faire ses courses en Pologne !
4°/SCPI… peurs sur les rendements
5°/Électricité en 2024. Pas de hausse de plus de 10 %… mais plusieurs hausses d’au moins 10 % !


1°/« L’optimisme des marchés est-il justifié ? ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 7 Nov 2023 | A la une, Banques Centrales

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
C’est la question que me posait David Jacquot dans l’émission Ecorama d’hier suite au tassement des embauches aux Etats-Unis qui a été plus prononcé que prévu en octobre, ce qui a plu aux investisseurs.
Pourquoi ce freinage des embauches est paradoxalement une bonne nouvelle pour les marchés ?
Simple.
Si le chômage commence à augmenter un petit peu, cela veut dire que les hausses de taux finissent par se transmettre à l’économie en général et que la croissance va baisser.
Si la croissance baisse, alors il y aura moins de tensions inflationnistes puisqu’il y aura moins de demande de tout !
Le problème c’est que si la baisse de l’inflation peut plaire aux marchés, la récession potentielle pourrait leur faire très peur.
« Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne » ce qui veut dire que l’on passe très vitre des honneurs et la célébrité à la chute ou à la déchéance.
Pour l’économie c’est la même chose. L’écart est très faible, dangereusement faible entre une inflation maîtrisée et une récession prononcée.
Les marchés le savent.
Alors ce regain d’optimisme est lié non pas tant à cette histoire d’inflation qu’au fait qu’ils veulent et anticipent les futures baisses des taux des banques centrales, car en réalité, ils restent convaincus que jamais les agents économiques ne pourront durablement supporter des taux compris entre 4.50% (en Europe) et 5.25% (aux Etats-Unis).
Ce sont ces considérations que je partage avec vous dans cette vidéo.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/loptimisme-des-marches-est-il-justifie-ledito-de-charles-sannat/

2°/Exodus et de Gaulle… un vieux film de 1960 et un général pour commencer à comprendre le conflit israélo-palestinien
par Charles Sannat | 7 Nov 2023 | Géopolitique

Dans ces temps troublés, la nuance est difficile et la sagesse est difficile à faire entendre dans le tumulte des armes.
Quand le sang coule, la modération est inversement proportionnelle aux amoncellements de cadavres.
Le monde devient alors binaire.
  • Pour contre.
  • Oui non.
  • Avec nous, contre nous.
  • Pro ou anti.
Pour ceux qui veulent comprendre, il faut regarder le film Exodus, un film d’hier devenu presque un reportage historique.
Il faut également écouter l’exposé du Général de Gaulle sur le conflit Israélo-palestinien.
Un exposé en conférence de presse de 12 minutes.
Sans une seule note.
Un cours d’histoire et de géopolitique brillant, renvoyant notre petit chef d’état actuel au rang de minus historique et d’insignifiant.
Un simple acteur de théâtre de province… et encore.
Exodus est un vieux film. Un film de 1960.
1947. Trente mille réfugiés juifs, interceptés par les Anglais sur le chemin de la Palestine sont internés à Chypre. Ari Ben Canaan, un agent de l’organisation clandestine Haganah, défie les autorités britanniques en embarquant les derniers arrivants sur un vieux navire grec rebaptisé Exodus. Menaçant de faire sauter celui-ci, il obtient du général Sutherland la levée du blocus. L’Exodus rallie Haïfa.
Ce film est basé sur une histoire vraie et sur plusieurs histoires vraies permettant de relater la création de l’État d’Israël.
Ce film, est une bonne idée de soirée « télé » pour mieux comprendre le contexte historique de la création de l’État israélien dans l’immédiat après la Seconde Guerre mondiale, dans une Palestine sous protectorat anglais.
Dès le départ, les germes d’un conflit interminable sont là.
La conférence du Général de Gaulle en 1967.
Voilà ce qu’en dit Karl Zéro qui relaie ces images d’archives de l’INA, des propos que je trouve très justes.
« On n’en n’a retenu qu’« un peuple d’élite, sûr de lui et dominateur », en sortant la phrase de son contexte. Comme si de Gaulle était antisémite ! L’occasion de méditer l’ensemble de son exposé. Passé, présent, futur : en dix minutes, tout est dit.
  • Quand la France avait une voix.
  • Quand la politique avait du sens.
  • Quand un Président avait le niveau.
Et après, faîtes le test, comparez avec ce qu’on entend aujourd’hui : bla-bla, baratins, bobards, bavardages, verbiage, balivernes, fariboles, inepties… »


Voilà ce que doit-être un chef d’État.

Ce que nous vivons est au mieux « idiocracy », au pire… une supercherie, une imposture démocratique totale.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/exodus-et-de-gaulle-un-vieux-film-de-1960-et-un-general-pour-commencer-a-comprendre-le-conflit-israelo-palestinien/


3°/Hallucinant. C’est moins cher de prendre l’avion pour aller faire ses courses en Pologne !
par Charles Sannat | 7 Nov 2023 | Chronique de l’effondrement

Cette histoire est hallucinante et elle est à l’image de la folie de notre monde.
« Prendre l’avion pour aller faire ses courses en Pologne… Deux Anglais démontrent que c’est moins cher que le supermarché du coin ».
Face à la crise inflationniste qui touche la Grande-Bretagne, un duo de Youtubers anglais s’est récemment rendu en Pologne pour faire ses courses. Malgré le prix des billets d’avion, les deux compères en ont eu pour moins cher qu’en Grande-Bretagne.
L’inflation sur les denrées alimentaires ne concerne pas que la France. Outre-Manche, un duo de Youtubers fait sensation cette semaine après avoir démontré qu’il était moins cher de prendre l’avion afin de se rendre en Pologne pour y faire ses courses, plutôt que de se rendre au supermarché du coin.
Dans une vidéo publiée sur Youtube ce mercredi 1er novembre, on voit d’abord Josh & Archie, 1,5 million d’abonnés au compteur, passer à la caisse dans un magasin Lidl du sud de Londres, à Clapham.
Le prix annoncé sur le ticket de caisse après avoir acheté un ensemble de 135 produits figurant dans le panier moyen établi par le gouvernement : 164,47 livres sterling, soit 188,77 euros.
« Souligner une situation ridicule »
Pour la même liste de courses, le duo n’a dépensé que 96,75 livres sterling (111,05 euros), à Poznan, en Pologne. En ajoutant le prix des billets d’avion Ryanair (47 livres sterling, bagage en soute inclus au retour pour l’un des deux), mais également le coût du logement pour une nuit via Couchsurfing (8,55 livres sterling) ;
Josh & Archie sont même parvenus à économiser 11,14 livres sterling à l’issue de leur périple !
« Il ne s’agit pas d’une suggestion sur la façon dont les gens peuvent économiser de l’argent, précisent les deux jeunes hommes, interrogés par le DailyMail. Mais plutôt d’une démarche visant à souligner la situation ridicule dans laquelle nous semblons nous trouver face à l’évolution de l’inflation. »
47 livres sterling pour aller d’Angleterre en Pologne…
Pendant ce temps on vous explique que votre bilan carbone n’est pas bon.
Pendant ce temps on vous vante la mondialisation à outrance.
Tout ceci est totalement délirant et nous avons définitivement perdu tout bon sens.
Plus rien n’est dans le bon sens.
Cela coûte moins cher d’aller en avion en Pologne que de prendre le train de Normandie pour rallier Paris.
Ils sont tous devenus fous.
Le système a perdu la boule et nos dirigeants aussi.
Charles SANNAT
Source La dépêche ici

https://insolentiae.com/hallucinant-cest-moins-cher-de-prendre-lavion-pour-aller-faire-ses-courses-en-pologne/


4°/SCPI… peurs sur les rendements
par Charles Sannat | 7 Nov 2023 | Grille article, Immobilier

Maintenant, place aux menaces sur le rendement des SCPI.
En effet, et c’est logique, après « une vague d’annonces de baisse du prix des parts, certaines sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont confrontées à des problèmes de liquidité.
Les 21 baisses de prix des parts annoncées, depuis le début de l’année, par plusieurs gros gérants de la place poussent certains investisseurs à réduire la voilure sur cette classe d’actifs. La remontée des taux a aussi redonné de l’attrait à d’autres placements devenus plus florissants. »
Logiquement la collecte des SCPI est en très forte baisse et « au troisième trimestre, les SCPI ont enregistré pour 1,7 milliard d’euros d’ordres de rachat, selon les statistiques publiées le 26 octobre par l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim). Certes, cela concerne moins de 2 % de la capitalisation du marché, mais – fait plus marquant – seuls 500 millions d’euros de rachat de parts ont pu être compensés par les nouvelles souscriptions ».
En clair, il y a eu sur un seul trimestre 1.7 milliard de retraits contre seulement 500 millions de dépôts et donc de souscription.
Cet écart doit être compensé. Soit par une baisse des rendements servant d’ajustement de trésorerie, soit en gelant les fonds et les retraits totalement ou partiellement, soit en vendant des actifs à perte pour rembourser les épargnants.
Vous l’aurez compris, il n’y a aucune bonne solution et ces placements pourraient s’avérer délicats si les taux ne rebaissent pas très vite.
Charles SANNAT
Source Les Echos.fr ici

https://insolentiae.com/scpi-peurs-sur-les-rendements/


5°/Electricité en 2024. Pas de hausse de plus de 10 %… mais plusieurs hausses d’au moins 10 % !
par Charles Sannat | 7 Nov 2023 | Energie

Pas de hausse des tarifs de l’électricité de plus de 10 %, assure Agnès Pannier-Runacher
Mais lisons de plus près… les déclarations ministérielles.
« Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, a indiqué vendredi 3 novembre que le bouclier énergétique instauré par le gouvernement allait encore pouvoir permettre de contenir la hausse du tarif de l’électricité au début de l’année 2024. Avec à la clé une hausse ne dépassant pas 10 %, a-t-elle indiqué. »
L’augmentation du prix de l’électricité devrait rester en dessous des 10 % au début de l’année prochaine. C’est la promesse faite par Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, le matin du vendredi 3 novembre sur le plateau de franceinfo où elle était invitée. « Notre décision est de faire en sorte qu’au 1er février 2024 » , le tarif de l’électricité « n’augmente pas de plus de 10 % » , a-t-elle déclaré. »
D’accord, donc en fait, si on lit entre les lignes les 10 % de hausse maximum c’est pour la hausse de février, mais rien ne dit qu’il n’y aura pas d’autres hausses dans l’année 2024 et il est fort probable qu’elles aient lieu.
D’ailleurs, les « estimations de hausse de tarifs de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) communiquées en septembre dernier indiquaient pourtant que les tarifs réglementés de l’électricité (TRV) pourraient subir une hausse de l’ordre de 10 à 20 %.
Or « Agnès Pannier-Runacher a également précisé que les prix de l’électricité vont se maintenir jusqu’à la fin de l’année. « Le principe, c’est que ce bouclier énergétique est un plafonnement du prix de l’électricité et il permet aujourd’hui au gouvernement de prendre en charge 37 % de la facture des Français » a-t-elle souligné. »
Donc si le bouclier tarifaire représente 37% de la facture que nous payons et que le bouclier doit disparaitre en 2024, cela nous annonce une hausse implicite de 37% de nos factures quoi qu’en dise la dame Agnès aussi sympathique soit-elle.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
Source Boursorama.com ici

https://insolentiae.com/electricite-en-2024-pas-de-hausse-de-plus-de-10-mais-plusieurs-hausses-dau-moins-10/