1°/« Interdiction des passoires thermiques Le Maire très favorable au report ! ».
2°/95% des NFT n’ont plus de valeur… c’était prévisible.
3°/Sortir du système des prix de l’électricité actuel et lutter contre l’Allemagne
4°/Crédit immobilier – les autorités maintiennent les règles et elles ont raison !
5°/Vergriete – LE ministre des pas-logés du tout et des tentes Quechua !

1°/« Interdiction des passoires thermiques Le Maire très favorable au report ! ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 28 Sep 2023 | Environnement
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Ceux qui lisent mes notes confidentielles et qui sont abonnés à la lettre Stratégies savaient que ce calendrier semblait intenable et qu’il ne fallait pas forcément se précipiter pour brader ses biens immobiliers car… il allait y avoir sans doute des reports et autres décalages pour la simple et bonne raison qu’il y a un principe qui tient en un seul mot… réalité.
La réalité.
Le mur de la réalité.
C’est la différence entre le monde que l’on fantasme et celui qui est.
Généralement c’est assez différent.
C’est même de plus en plus différent.
Alors qu’il y a encore quelques jours le ministre du logement que je surnomme de façon acerbe et un peu moqueuse le ministre des pas-logés du tout était fier et droit dans ses bottes.
Non, non, non, l’urgence climatique est urgente, le calendrier sera maintenu… Pffffff, cela manque un peu de « vista » car voilà que Bruno Le Maire se dit « très favorable » à un report de l’interdiction de location des passoires thermiques.
Pour ceux qui veulent rigoler un peu… cette petite vidéo est pour vous. C’est cadeau. Un peu cruel pour le mamamouchi préposé aux tentes Quechua mais il n’a que ce qu’il mérite (politiquement s’entend bien sûr).
« Dans les colonnes du « Parisien », Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, s’est dit ce mardi 26 septembre 2023 « très favorable » à un report du calendrier de l’interdiction de la location des passoires thermiques. La prochaine étape de cette interdiction doit intervenir début 2025.
Début 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne pourront plus être mis en location. C’est en tout cas ce que prévoient les textes actuels.
Car Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, s’est dit ce mardi 26 septembre 2023 « très favorable » au report de cette interdiction de location des passoires thermiques, qui concerne déjà certains logements très énergivores (ceux consommant 450 kWh d’énergie finale par mètre carré et par an).
« Je considère que tout ce qui a été décidé avant la hausse des taux mérite d’être regardé à nouveau à l’aune de cette crise », explique-t-il, dans une interview au Parisien. « Ce qui était possible lorsque l’argent était disponible, devient impossible avec des taux aussi élevés. Il faut être très pragmatique et regarder si on peut décaler les calendriers ».
Actuellement, ce calendrier prévoit que les logements de classes F seront interdits de location au 1er janvier 2028 et que les logements classés E le seront en 2034. » (Source Ouest-France ici)
Il faut ralentir la transition et revenir au bon sens.
Il y a plusieurs paramètres à prendre en considération.
1/ Les taux ne sont plus à 0 mais à 5 % et cela change effectivement radicalement les conditions de financements de tous les travaux nécessaires.
2/ L’État qui a fait de très mauvais choix, notamment avec le quoi qu’il en coûte Covid et les boucliers énergétiques au lieu de changer les modes de fixation des prix de vente de l’énergie n’a plus d’argent et 3015 milliards de dettes… ce qui n’est pas un problème quand les taux sont négatifs mais en devient un sérieux lorsque les taux sont à 4.5 %, n’a plus d’argent !
3/ Avec des taux à 4.5 % et une dette à 3015 milliards d’euros, l’Etat n’a plus d’argent pour financer la transition écologique.
4/ Les choix sont douteux pour ne pas dire mauvais ! Les DPE ne fonctionnent pas et ne sont pas un bon outil ni un outil adapté. Si vous voulez massifier il faut faire simple. Très simple, pour faire efficace et efficient. On veut décarboner ? Pas de problème. Nous avons l’électricité nucléaire. Elle est radioactive mais décarbonée donc tout le monde au radiateur électrique, 20 centrales de plus et c’est terminé. Dans 15 ans tout est 100 % décarboné et peut-être 100 % irradié mais c’est un autre sujet.
Nous avons donc un problème de rythme, un problème de stratégie pour atteindre un objectif la décarbonation de notre économie, mais cela peut se faire de 100 manière différentes, raison pour laquelle la transition doit se discuter.
En Angleterre, alors que le roi Charles se pavanait à Versailles et expliquant doctement qu’il fallait en faire plus pour le climat (avec l’argent du peuple, pas le sien, lui qui n’a jamais travaillé ni rien produit de sa vie), le premier ministre britannique Rishi Sunak expliquait qu’il fallait ralentir et très vite le rythme de la transition écologique pour qu’elle soit soutenable.
Idéologie écolo d’un côté contre réalisme politique, économique et social de l’autre.
Ce n’est pas le choix entre la fin du monde et la fin du mois.
Ce n’est pas la fin du monde. Soyons sérieux.
Les désordres climatiques ne sont pas la fin du monde. Ils seront peut-être de grande ampleur, mais nous n’allons pas tous mourir, et avec une pollution française qui ne représente « que » 0.8 % des émissions mondiales de CO2 revenons à plus de sérieux et évitons simplement de nous suicider pour rien.
Faisons ce qu’il y a à faire,… sans panique et sans faire n’importe quoi, car de vous à moi, ce que nous ferons ne changera rien au résultat global.
Sunak vient d’ouvrir la porte dans laquelle Bruno Le Maire vient, à raison et à juste titre de s’engouffrer. C’est le premier, et ce ne sera pas le dernier.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/95% des NFT n’ont plus de valeur… c’était prévisible.
par Charles Sannat | 28 Sep 2023 | Bourse et marchés financiers

Il y a encore quelques mois, lorsque j’expliquais que les NFT étaient une bulle aussi stupide que celle des Tulipes et similaires à toutes les autres bulles on se moquait de ma barbe blanche en m’expliquant que comme les cryptomonnaies je n’avais rien compris à la beauté et à la magie des machins et des e-bidules.
Maintenant que « l’exubérance irrationnelle » est passée et que tout le monde s’est un tantinet calmé, la hausse des taux aidant à remettre les idées en place voilà que le Figaro titre, sans vraiment de surprise:
Plus de 95% des NFT n’ont plus aucune valeur, selon une étude
«Les NFT ont connu leur essor ces dernières années… ils voient désormais leur chute», affirme DappGambl, un spécialiste des cryptomonnaies.
Si la mode ne dure qu’un temps, celle des NFT n’aura survécu que deux ans. Popularisés en 2021, ils ont notamment permis de démocratiser l’art numérique mais aujourd’hui, ils n’attirent plus les investisseurs. Les NFT, pour «token non fongible», «voient désormais leur chute», affirme ainsi une récente étude de DappGambl, un site spécialisé en cryptomonnaie.
Sur plus de 73.000 NFT passés au crible, «de nombreux projets peinent désormais à trouver des acheteurs avec des perspectives de marché pessimistes quant à leur valeur future». Le premier tweet de l’ancien patron de Twitter – Jack Dorsey, en a notamment fait les frais. Vendu 2,9 millions de dollars en 2021, il est désormais valorisé quelques dizaines de dollars. »
Hahahahahahahahaha, c’est ce que l’on appelle une belle opération de destruction de valeur et tout ce « secteur » est à l’avenant.
Pour autant, cela ne veut pas dire que les NFT de façon générale et cette technologie n’a pas d’avenir.
Au contraire, elle en a et il y aura un avenir pour des actifs dématérialisés de forte valeur, tel n’est en réalité pas le sujet.
Le vrai sujet c’est toujours de trouver la juste valeur à un actif et de ne pas se faire embarquer dans les bulles spéculatives irrationnelles et complètement déconnectées de la réalité.
C’est ce qu’il s’est passé aussi bien pour les NFT que pour les cryptomonnaies.
C’était une évidence.
L’un des signes d’ailleurs pour repérer une bulle c’est lorsque les « investisseurs » sont « jeunes » et chaque nouvelle génération se fait prendre au piège de la bulle ou des bullesde son époque prenant les plus vieux forcément… pour des plus vieux pour rester pudique dans mon lnagage. L’autre signe c’est la notion de « croyance ». Il n’y a plus de raisonnement mais de la « croyance »…
Là on est à peu près certain d’être face à une bulle.
Charles SANNAT
Source Le Figaro.fr ici
https://insolentiae.com/95-des-nft-nont-plus-de-valeur-cetait-previsible/

3°/Sortir du système des prix de l’électricité actuel et lutter contre l’Allemagne
par Charles Sannat | 28 Sep 2023 | Affaires européennes

Ça suffit maintenant !
Halte à l’arrogance allemande.
Si l’Allemagne est si forte aujourd’hui, enfin si l’Allemagne était si forte jusqu’à aujourd’hui c’est qu’elle nous a ruinés avec un outil terrible transformé en arme à savoir l’euro qui a interdit tout ajustement monétaire à la France et aux pays du sud de l’Europe qui ont toujours, toujours eu besoin de dévaluation monétaire pour rester compétitif.
Alors l’Allemagne a raflé la mise, en utilisant des énergies immondes et des milliards de tonnes de charbon qui polluent notre air de particules fines et sont en réalité la cause majeure de nos pics de pollution notamment à Paris.
Nous avons nous aussi des outils de compétitivité à savoir notre nucléaire que nous payons depuis des générations, alors profitons-en !
L’Allemagne n’est pas contente.
Tant pis, qu’ils aillent se faire voir de l’autre côté du Rhin et qu’ils demandent à Poutine du gaz russe et qu’ils assument leur déficit énergétique comme ils nous demandent d’assumer notre déficit budgétaire et notre dette qui iront beaucoup mieux avec une énergie peu coûteuse et le transfert des industries allemandes en France !
Vas-y Manu, t’es un Mozart de la finance, alors fait-le !
Lance une OPA non amicale sur l’Allemagne !
Nous en avons les moyens et la possibilité stratégique.
Pour le moment les ambitions françaises sont nettement plus modestes.
Pour « contrôler » les prix de l’électricité, Paris veut court-circuiter le calendrier de Bruxelles et d’EDF
« Emmanuel Macron a promis ce lundi que l’État maîtrisera bientôt les prix de l’électricité, alors que ceux-ci restent anormalement hauts sur les marchés. Paris souhaite que les tarifs reflètent davantage les coûts de production du parc nucléaire tricolore, qui représente 70 % du mix électrique du pays. Alors que les négociations patinent à Bruxelles, l’exécutif se dit prêt à légiférer à l’échelle nationale. Il doit toutefois faire face aux réticences du PDG d’EDF, avec qui les tensions se sont intensifiées ces derniers jours. Au point qu’un ultimatum lui a été lancé.
La France va-t-elle administrer les prix de son électricité, à travers une économie totalement régulée par l’État, plutôt qu’assujettie aux lois du marché ?
Si l’on en croit le discours d’Emmanuel Macron en conclusion du Conseil de planification écologique, ce lundi 25 septembre, le gouvernement compte « reprendre le contrôle » de ce tarif, afin qu’il soit « soutenable » pour les entreprises et les ménages. S’affichant maître en son royaume, le chef de l’Etat a même promis d’ « annoncer en octobre » ces nouveaux prix, afin de mettre l’Hexagone « dans une situation favorable et compétitive au niveau européen ». Fini, donc, les envolées des factures réfrénées par un bouclier tarifaire versé aux frais du contribuable ?
Dans cette optique, l’exécutif planche en tout cas sur une loi, « qui a vocation à englober l’ensemble des sujets de programmation énergie climat et le sujet relatif à la régulation des prix de l’électricité », précise l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique. Cette loi, dont la dénomination ne semble pas encore avoir été fixée, doit être présentée en conseil des ministres d’ici la fin de l’année.
Le gouvernement français semble donc déterminé à légiférer à l’échelle nationale, sans attendre la mise en œuvre de la réforme du marché à l’échelle des Vingt-Sept, prévue pour 2024.
« On souhaite évidemment un accord européen sur la réforme du marché [de l’électricité, ndlr]. Mais, si nécessaire, le gouvernement fera ce qui est indispensable pour s’assurer que les consommateurs bénéficient de la compétitivité [du parc nucléaire français, ndlr], comme évoqué par le Président », pointe le cabinet de la ministre.
Le but : payer une électricité « proche des coûts de production des centrales » du pays, en profitant de l’atout français du nucléaire, aujourd’hui « compétitif » grâce à un prix de revient autour de « 60-70 euros le mégawattheure (MWh) », glisse-t-on à l’Elysée. « Parce que nous avons nationalisé EDF, parce que nous avons une chance qui est notre base installée qui est le nucléaire », avait insisté lundi Emmanuel Macron. »
Vont-ils y arriver ?
Où vont-ils nous forcer à continuer à acheter 2 ou 3 fois plus cher l’électricité en France ce qui détruit l’ensemble de nos entreprises, de nos emplois et affaiblit profondément notre économie ?
Vous y allez y arriver quand même ?
Cela fait plus d’un an que tous ceux qui pensent un peu vous le demandent !
Vous avez dépensé des dizaines de milliards dans des boucliers absurdes.
Il faut changer les règles par creuser les dettes pour maintenir l’illusion d’un marché libre et concurrentiel de l’énergie.
Il ne fonctionne pas !
Je répète les vedettes du Palais. « Cela ne marche pas » !
Charles SANNAT
Source La Tribune.fr ici

4°/Crédit immobilier, les autorités maintiennent les règles et elles ont raison !
par Charles Sannat | 28 Sep 2023 | Immobilier

Décidément, dans cette édition je parle beaucoup de Bruno Le Maire frappé par la grâce divine et avec lequel je suis… d’accord !
C’est dire.
En ce qui concerne le crédit immobilier, les autorités maintiennent les règles, jugeant qu’elles ne sont pas la cause des difficultés… et c’est vrai ! Là le problème ce ne sont pas les règles prudentielles c’est tout le reste, des DPE foireux et totalement erronés et à l’approche qui est disons-le mauvaise et désastreuse, aux taux d’intérêt élevés et aux prix délirants atteint par le marché immobilier, donc effectivement ce n’est pas la cause aux problèmes du marché immobilier devenu dysfonctionnel.
Vous verrez une petit vidéo « drôle » à la fin, le problème étant que c’est hélas… totalement vrai. Alors forcément, je peux vous assurer que les problèmes du marché immobilier ne sont pas à chercher dans ces règles posées pour lutter contre le surendettement et donc les banques n’ont pas le droit de prêter de l’argent si les mensualités dépassent 35% des revenus des débiteurs, ni pour une durée supérieure à vingt-cinq ans. Elles peuvent cependant déroger à ces critères dans 20% des cas.
Ce sont de bonnes règles qui permettent de protéger le plus grand nombre et de financer ceux qui en ont la possibilité. Éventuellement, pourrait-on possiblement déroger dans plus de cas ou introduire une notion de reste à vivre, au-delà par exemple de 10.000 euros de revenus mensuels, mais cela ne changerait pas fondamentalement les choses.
D’ailleurs, « le HCSF relève que les établissements bancaires ne dérogent aux règles que pour 13,8% des dossiers et que les dérogations hors achat d’une résidence principale, qui ne peuvent représenter que 6% du total de crédits accordés, n’en constituent que 2,4%. »
En réalité les banques sont bien contentes de se cacher derrière l’Etat pour refuser des crédits y compris aux investisseurs compulsifs ce qui permet dans tous les cas d’éviter d’envoyer des gens et des familles dans le mur. L’endettement est toujours un risque.
Charles SANNAT
Source Le Monde.fr ici
https://insolentiae.com/credit-immobilier-les-autorites-maintiennent-les-regles-et-elles-ont-raison/

5°/Vergriete … LE ministre des pas-logés du tout et des tentes Quechua !
par Charles Sannat | 28 Sep 2023 | Immobilier

Soyons juste avec le mamamouchi Vergriete, tout n’est pas de sa faute loin de là, puisque le pauvre bougre vient d’arriver en son ministère bien amer.
Mais lui qui se veut le ministre des mal- logés est celui des pas-logés du tout et c’est maintenant qu’il va devoir faire preuve d’un peu de leardership et pas du culculgnangnantisme politique habituel dans lequel il a commencé son action.
« Je ne reporterai pas le calendrier des interdictions car l’urgence climatique est urgente » blablablablablabla.
Hé, la vedette des HLM, le phare du m² non constructible, le ministre des tentes Quechua, va falloir faire maintenant preuve, juste d’un peu de pragmatisme.
Oui l’urgence climatique est urgente.
MAIS…
1/ la France représente 0.8% des émissions de CO2 mondial, alors mieux vaut ne pas « surinvestir » nos engagements écolos.
2/ Mieux vaut un mauvais toit pas chauffé que pas de toit du tout… ou qu’une tente Quechua.
Qu’un ministre ne soit pas capable de comprendre ça me laisse pantois !
Les lois stupides d’interdiction de location créés une crise du logement parce qu’il est impossible de faire les travaux dans bien des cas avec de multiples règles, lois ou incompatibilités juridiques sans même parler des couts… ou des ces DPE qui sont tout simplement aussi faux qu’erronés.
Bref, Vergriete n’est qu’au mieux pour le moment le ministre des SDF.
Alors debout Monsieur le Ministre et logez les gens en étant pragmatique.
Les logements existent !
Autorisez-les à la location !
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
https://insolentiae.com/vergriete-le-ministre-des-pas-loges-du-tout-et-des-tentes-quechua/


