
- 1°/« L’inflation persiste et signe… et ne veut toujours pas baisser ! ».
- 2°/Les taux d’intérêt ont détruit le marché du logement.
- 3°/Enfin. Ukraine – « La solution… c’est de discuter avec Poutine »- affirme Nicolas Sarkozy au 20H de TF1
- 4°/Jancovici se trompe quand il dit que « la décroissance ne fait pas plaisir mais elle est inexorable ! »
- 5°/Italie dans le rouge ! Le déficit budgétaire sera supérieur à l’objectif de 4.5 % en 2023

1°/« L’inflation persiste et signe… et ne veut toujours pas baisser ! ».
par | 5 Sep 2023 | Monnaie et Inflation

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Il faut que l’inflation baisse et que les Français le voient, voici ce que nous raconte notre cher Bruno, le ministre écrivain de romans pornos pour lesquels il ne manque certainement pas de talent ce qui est moins certain pour l’économie !
Non, je suis vilain.
Rendons à Bruno ce qui revient à Bruno.
Souvenez-vous. Il voulait mettre l’économie russe à genoux. L’économie française est pliée.
L’inflation était transitoire. Elle devait se calmer rapidement, et en janvier 2023 cela devait cesser.
- Puis Bruno nous promettait l’accalmie pour l’été.
- Puis pour la rentrée de septembre…
Pourtant rien de tout cela n’arrive et quand Bruno annonce quelque chose c’est l’inverse qui se produit.
Non pas que Bruno soit mauvais.
Disons que Bruno cherche à maintenir la stabilité du système, pas à nous dire la vérité. N’oubliez jamais cela. C’est valable pour Bruno, comme pour la BCE.
L’objectif n’est pas de vous donner la bonne information mais l’information qui maintient le calme.
C’est une grande réussite vu sous cet angle et cela évite la création d’anticipations inflationnistes auto-réalisatrices.
Pour autant, l’inflation sera profondément durable et c’est ce que j’ai essayé non pas d’expliquer mais de démontrer, arguments à l’appui, dans cette émission Ecorama de rentrée.
Je vous laisse la regarder et la partager.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Les taux d’intérêt ont détruit le marché du logement
par | 5 Sep 2023 |Immobilier

Vous pouvez chaque jour constater à quel point le marché immobilier en France comme dans le reste du monde s’enfonce dans un marasme de plus en plus profond.
Il n’y a rien d’étonnant à cela. Si les plus jeunes (moins de 50 ans) pensent que l’immobilier monte toujours, cela est totalement faux. L’immobilier peut baisser.
Il peut même baisser très violemment et dans des proportions similaires aux krachs boursiers.
Oui l’immobilier peut perdre 50 % voire plus.
Pourquoi ?
Parce que l’immobilier est avant tout financé à crédit.
Quand les taux sont bas, l’immobilier monte, et dans les 30 dernières années, nous n’avons connu « que » des baisses de taux. L’immobilier est donc allé de l’avant.
Quand les taux sont élevés, durablement, les prix, eux s’ajustent pour s’adapter à la capacité d’emprunt des acquéreurs, et surtout le rendement doit augmenter, car le « placement » immobilier se trouve en concurrence avec les placements purement financiers.
Voici ce qu’en dit un poids lourd de la finance.
La Fed a détruit le marché du logement selon l’économiste Mohamed El-Erian
« Le marché immobilier américain est peut-être en panne, et le cycle agressif de hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale au cours de l’année écoulée pourrait en être la cause, selon l’économiste en chef Mohamed El-Erian.
Il a déclaré que les taux d’intérêt hypothécaires élevés pèsent sur le marché. Le taux moyen d’un prêt hypothécaire à 30 ans a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis 23 ans, à 7,48 %, selon le Mortgage News Daily.
Les taux élevés ont gelé le marché de l’immobilier au cours de l’année écoulée en restreignant à la fois l’offre et la demande. De nombreux acheteurs potentiels sont exclus du marché en raison des coûts d’emprunt plus élevés. Dans le même temps, les propriétaires actuels sont découragés de mettre leurs biens en vente, car beaucoup cherchent à s’accrocher aux faibles taux d’intérêt auxquels ils ont financé leur logement il y a plusieurs années. Cette situation maintient les prix à un niveau élevé, alors même que la demande diminue.
Il en résulte un marché du logement dans l’incertitude, où l’accessibilité ne s’améliorera probablement pas tant que les taux d’intérêt hypothécaires n’auront pas baissé de manière plus significative, selon les experts.
« Lorsque vous passez de taux hypothécaires historiquement bas à des niveaux que nous n’avons pas vus depuis près de 20 ans, vous détruisez à la fois la demande et l’offre. L’ironie de la chose, c’est que l’offre a baissé et la demande aussi. C’est ainsi que l’on détruit le marché du logement », a déclaré M. El Erian. « Nous devons être très prudents, car le marché du logement est au cœur de l’économie.
Les taux hypothécaires ont été poussés à la hausse par les augmentations agressives des taux d’intérêt de la Fed au cours de l’année écoulée, les banquiers centraux ayant relevé les taux de 525 points de base pour maîtriser l’inflation dans l’économie. Les taux à court terme n’ont jamais été aussi élevés depuis 2001, ce qui, selon les économistes, pourrait entraîner l’économie dans une récession.
M. El-Erian, pour sa part, a vivement critiqué le resserrement monétaire opéré par la Fed au cours de l’année écoulée. Auparavant, il a déclaré que les États-Unis étaient confrontés à une probabilité « inconfortablement élevée » de récession, bien que la banque centrale ne puisse pas se permettre de réduire les taux d’intérêt prématurément. Cela risquerait de rendre les prévisions d’inflation incontrôlables et de plonger l’économie dans un problème de stagflation bien plus grave. »
Charles SANNAT

3°/Enfin. Ukraine – « La solution, c’est de discuter avec Poutine »- affirme Nicolas Sarkozy au 20H de TF1
par | 5 Sep 2023 | Guerre

Dans la torpeur de l’été, il y a eu un petit évènement politique.
Nicolas Sarkozy était l’invité du 20H de TF1 pour présenter son livre « Le Temps des combats ».
L’ancien président est revenu sur ses déclarations au sujet de la guerre en Ukraine ce mercredi. L’ex-chef de l’État appelle à utiliser « la voie de la diplomatie et de la discussion ».
Je vous invite à écouter ce qu’à dit l’ancien président de la République, qu’on l’aime ou pas, que cela sonne doux à vos oreilles ou pas…
- combien d’Ukrainiens devront-ils mourir ?
- Combien de familles russes, même si Poutine est méchant, devront-elles être endeuillées ?
- Et surtout, surtout, pour quel résultat ?
- Croyez-vous qu’à l’issue de cette guerre la Russie aura disparu ?
- Pensez-vous un seul instant que, ce que Napoléon et Hitler n’ont pas pu faire, Joe Biden, le mourant de la Maison Blanche pourra le faire ?
Nicolas Sarkozy énonce une réalité froide et simple.
Il y a deux façons de sortir d’une guerre. L’anéantissement de l’adversaire ou la discussion et le compromis diplomatique.
- Qui veux miser sur l’anéantissement de la Russie puissance nucléaire ?
- Alors que reste-t-il ?
Évidemment la négociation et cela se terminera ainsi ou alors nous serons tous morts dans la 3ème guerre mondiale qui sera nucléaire.
La négociation ou la destruction mutuelle.
- Que choisissez-vous ?
Alors dans ce monde d’imbéciles qui répètent sans aucune réflexion qu’il faut faire payer la Russie et soutenir l’Ukraine, il est très rare d’entendre une voix un peu discordante et pour une fois sage.
Il faut le saluer.
Tous les Ukrainiens qui meurent par centaines de milliers depuis le début de la guerre seront morts pour rien.
Au bout du compte, il y aura des négociations.
Au bout du compte, les russophones ukrainiens resteront en Russie. La Crimée restera russe.
L’Ukraine sera divisée.
Et ils seront tous morts en vain.
Alors que tous les va-t-en guerre bas du front se taisent.
Il fût un temps, avant BFM et les chaînes d’informations continues qui font de la propagande de manière continue, où le peuple français savait être pacifique.
Où sont passés les pacifistes ?
BFM réussit donc à transformer toute une population en guerriers triple-vaccinés ?
Dérangeant n’est-ce pas ?
Effrayant non ?
Charles SANNAT

4°/Jancovici se trompe quand il dit que « la décroissance ne fait pas plaisir mais elle est inexorable ! »

« La décroissance ne fait pas plaisir mais elle est inexorable ! » Voici ce que dit et répète à l’envie Jancovici dont les réflexions et la pensée n’en restent pas moins aussi utiles qu’importantes.
Je pense qu’ici Jean-Marc Jancovici confond deux notions, celle de décroissance et de déconsommation.
Le problème et le sujet de fond, ce n’est pas la décroissance, c’est la déconsommation.
Nous parlons et nous devons parler encore plus de décroissance de la consommation. Une consommation de toujours plus qui n’a jamais rempli les âmes et assuré le bonheur des masses. Plus nous consommons d’ailleurs, et plus la consommation d’anxiolytiques progresse.
Déconsommer, ne veut pas dire vivre une décroissance généralisée.
Encore une fois, nous devons choisir ce que nous devons faire décroître comme cette consommation sans sens, et ce que nous voulons faire croître. Les sciences, les arts, l’innovation, l’intelligence, la culture, la formation des jeunes et des moins jeunes, tout cela nous pouvons le faire croître, de même que nous pouvons faire croître le maraîchage bio, la permaculture, et tout un tas de choses très positives pour la planète comme pour les hommes.
La décroissance est d’une grande tristesse, elle est une punition et n’est porteuse d’aucun espoir.
Nous pouvons, et nous devons continuer à croître, d’une manière différente certes, mais avec une ambition de croissance tout de même mais pas de tout.
Il en va de même pour le PIB. La décroissance n’est en aucun cas une fatalité.
Si vous achetez 10 frigos dans votre vie qui durent 5 ans, sur 50 ans à 200 euros le frigo, vous aurez un PIB de 2 000 euros. Vous pouvez aussi acheter un seul frigo d’une durabilité de 50 ans au prix de 2 000 euros. Le PIB sera le même.
Il y a toujours, toujours des alternatives et plusieurs façons de faire.
Tout cela doit pouvoir se discuter.
Méfiez-vous toujours de ceux qui vous disent qu’il n’y a pas d’alternative et que cela ne se discute pas.
Ils mentent dans tous les cas.
Charles SANNAT

5°/Italie dans le rouge ! Le déficit budgétaire sera supérieur à l’objectif de 4,5 % en 2023
par | 5 Sep 2023 | Affaires européennes

C’est l’agence Reuters qui nous informe que le « gouvernement italien se prépare à relever son objectif de déficit budgétaire, fixé en avril à 4,5 % du produit intérieur brut (PIB), en raison de l’impact d’incitations fiscales coûteuses pour les rénovations de logement, ont déclaré lundi à Reuters deux sources proches du dossier.
En début d’année, une décision de l’agence de statistiques de l’Union européenne, Eurostat, sur la manière dont les crédits d’impôt doivent être classés dans les comptes de l’Etat a contraint l’Italie à revoir à la hausse ses déficits à partir de 2020 et 2022.
Le gouvernement a déjà pris des mesures pour réduire les incitations fiscales afin de ne pas compromettre les finances publiques cette année, malgré la contribution qu’elles ont apportée au secteur de la construction et à l’économie en général pendant la pandémie de COVID-19.
Toutefois, ces programmes continuent de peser sur le budget de l’Italie car des milliards d’euros de crédits en suspens rentreront dans les critères d’Eurostat et seront ajoutés au déficit budgétaire de cette année, ont déclaré les sources, qui ont demandé à ne pas être nommées en raison de la sensibilité de la question.
L’impact sur le budget 2024 doit encore être évalué et le gouvernement pourrait prendre de nouvelles mesures pour éviter de nouveaux écarts par rapport aux objectifs, ont ajouté les sources.
L’un des programmes, le « Superbonus », qui offre des incitations généreuses pour la rénovation énergétique des logements, totalise presque 100 milliards d’euros depuis son introduction en 2020.
« Penser au Superbonus me rend malade car il a un effet négatif sur les comptes publics, engloutit la politique économique et ne laisse pas de place à d’autres interventions », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Giancarlo Giorgetti. »
La transition énergétique ruine les États et les citoyens !
Vous l’aurez compris, la transition énergétique plus ou moins mal faite d’ailleurs ruine aussi bien les Etats que les particuliers pour des résultats qui ne seront sans doute pas du tout au rendez-vous.
L’efficacité énergétique des rénovations reste très marginale, encore plus dans un contexte de hausse continue de l’énergie.
Que ce soit en Italie ou en France, cette transition à marche forcée est très inflationniste et la « massification » comme on dit des travaux imposés, entraînent des malfaçons très nombreuses.
Bref, le mieux est toujours l’ennemi du bien, et c’est un principe vieux comme le monde.
En attendant, avec ce déficit italien sans oublier le déficit français et les taux en très forte hausse, nous allons droit vers une nouvelle crise des dettes souveraines en Europe.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
Source Boursorama.com ici

