
- 1°/« La France n’est plus un État et c’est cela qui vous met dans un drôle d’état ».
- 2°/Macron à ceux qui couinent sur le manque de boulot à Marseille.
- 3°/Déclaration des biens immobiliers. Le fiasco du fisc. Les agents pleurent. Les contribuables aussi !
- 4°/Nouvelle hausse des taux en juillet. La BCE indique qu’elle ne peut pas dire quand les taux auront atteint leur point haut.
- 5°/Gaz. J-3 avant de basculer sur les prix volatils du marché international du gaz !

1°/« La France n’est plus un État, et c’est cela qui vous met dans un drôle d’état ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 28 Juin 2023 | A la une, Affaires européennes
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Faisons simple, car sous des termes très compliqués, et si cela peut sembler loin de nous, l’Europe c’est essentiel, et notre avenir se joue désormais beaucoup plus à Bruxelles qu’à Paris.
Il y a deux façons de concevoir la prise de décisions en Europe.
La majorité qualifiée ou l’unanimité.
Quand les décisions doivent être prises à l’unanimité, si une décision vient heurter de plein fouet les intérêts stratégiques d’un pays membre de l’Union Européenne, celui-ci peut potentiellement s’y opposer.
Dans les faits, dans presque tous les cas, le pays concerné fini par accepter un compromis après avoir négocié des contreparties.
Quand les décisions peuvent être prises à la majorité qualifiée, et quand on sait que chaque pays détient des « droits de vote » en fonction de la taille de sa population, quelques gros pays peuvent imposer leur loi à un très grand nombre de petits pays.
Mais pour tous, cela revient à abandonner définitivement toute ambition de souveraineté nationale.
Pour le dire autrement, lorsque les Allemands, les Autrichiens et quelques autres voudront passer une loi contraire aux intérêts français, nous ne pourrons pas nous y opposer puisque la majorité sera pour.
La dictature de la majorité en démocratie, peut aussi être une dictature… quand bien même elle semble plus douce, c’est la dictamolle.
Nous y sommes presque. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour les souverainetés nationales. Voilà ce que rapporte cet article du très europhile site Euractiv.fr
Neuf États membres s’associent pour promouvoir le vote à la majorité qualifiée en matière de politique étrangère
Le « Groupe des amis », composé de l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Slovénie, a lancé un appel en faveur d’une réforme des modalités de vote pour les questions relatives à la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’Union européenne.
Ils cherchent à accélérer et à rendre plus efficace la prise de décision dans ces domaines, notamment à la lumière de
« la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine et des défis internationaux croissants auxquels l’UE est confrontée ».
« La politique étrangère de l’UE a besoin de processus et de procédures adaptés afin de renforcer l’UE en tant qu’acteur de la politique étrangère » et « l’amélioration de la prise de décision est également essentielle pour que l’UE se tienne prête pour l’avenir », ont-ils déclaré dans une déclaration commune.
Au lieu de l’unanimité, le groupe préconise le recours au vote à la majorité qualifiée (VMQ) sur les questions clés de politique étrangère et de défense.
Cette modalité de vote nécessiterait l’accord de 15 des 27 États membres, à condition qu’ils représentent plus de 65 % des 450 millions de citoyens de l’UE.
Ce système favoriserait la France et l’Allemagne, les deux pays les plus peuplés de l’UE.
« La nécessité d’obtenir l’unanimité dans tous les cas a ralenti notre capacité de réaction dans des situations où la rapidité est essentielle », a confié un diplomate de l’UE à EURACTIV.
« Si nous voulons être un acteur géopolitique, nous devons être capables d’agir rapidement et de manière décisive », a-t-il ajouté.
Certains se montrent hésitants
Les États membres et les institutions européennes reconnaissent que la capacité de réaction de l’Union est souvent trop lente, en particulier dans les situations de crise. Toutefois, des tentatives précédentes visant à modifier les modalités de vote ont échoué, car les plus petits pays, en particulier les États d’Europe de l’Est, craignent que leurs préoccupations politiques ne soient pas prises en considération.
Les opposants au vote à la majorité qualifiée affirment qu’ils pourraient y perdre si toutes les décisions étaient prises avec un tel système. Cette modalité de vote est actuellement utilisée dans la plupart des domaines de l’UE, sauf dans certains domaines précis, notamment la politique étrangère et de sécurité, car il s’agit d’un élément essentiel de la souveraineté nationale.
Le chancelier autrichien Karl Nehammer s’est prononcé contre la proposition, soulignant que la recherche d’un consensus au sein de l’UE peut être « épuisante », mais qu’il s’agit là de « la valeur ajoutée de la démocratie et de la diversité ».
La souveraineté nationale ou la souveraineté européenne.
Les attributs de la souveraineté sont simples à comprendre.
Pour qu’un Etat soit un Etat, il doit décider de ses lois et avoir la force (la police et de la justice) de les faire appliquer.
Pour qu’un Etat soit un Etat, il doit pouvoir frapper monnaie.
Pour qu’un Etat soit un Etat, il doit décider de la guerre ou de la paix.
La France, dissoute dans l’Europe n’est plus que l’ombre d’elle-même puisque nous n’avons plus de souveraineté et sans souveraineté nous n’avons plus de capacité de décider.
Quand on ne peut plus décider, on ne dispose plus de leviers d’action.
C’est donc l’impuissance organisée et c’est cela que nous vivons.
C’est cela que vous ressentez.
Nous ne décidons plus des lois puisque les directives européennes s’imposent à nous, nous ne frappons plus monnaie puisque c’est la BCE qui s’en charge et qui décide des taux d’intérêt et de la politique monétaire.
Enfin, nous ne décidons pas de la paix ou de la guerre puisque c’est Ursula Von der Leyen qui n’a jamais été élue par le peuple qui s’en charge avec l’Ukraine et la Russie sans avoir reçu mandat des peuples. C’est également l’Otan et l’UE qui décident pour nous.
La France n’est plus un État, c’est cela qui vous met dans un si drôle d’état, car nous avons créé les conditions de notre impuissance.
Etre impuissant c’est se condamner à subir.
Subir c’est souffrir.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Macron à ceux qui couinent sur le manque de boulot à Marseille.
par Charles Sannat | 28 Juin 2023 | Emploi & Chômage,

Lors de son déplacement présidentiel, Macron s’est fait conseiller de pole emploi, pardon, de France travaille…
Le problème c’est qu’une partie significative de la France ne veut pas travailler et n’a jamais voulu travailler, une autre ne veut plus travailler.
Ce n’est pas un jugement de valeur de ma part mais une constatation.
Il y a désormais du boulot (souvent difficile) partout disponible.
Il y a désormais également beaucoup d’excuses pour ne pas aller travailler, comme cette dame qui explique que son fils ne peut pas aller travailler parce qu’il ne peut pas payer son ticket de bus pour aller au travail !!!
Le monde du travail est devenu tellement difficile qu’il est rejeté par de plus en plus de gens.
A force de vouloir « protéger » les salariés nous avons créé des méthodes de management et de contrôle qui sont en réalité bien plus destructrices qu’un licenciement rapide et efficace.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/macron-a-ceux-qui-couinent-sur-le-manque-de-boulot-a-marseille/

3°/Déclaration des biens immobiliers. Le fiasco du fisc. Les agents pleurent. Les contribuables aussi !
par Charles Sannat | 28 Juin 2023 | Grille article, Impôts & Fiscalité

Ce sont les contribuables qui doivent déclarer et subir cette nouvelle règle administrative imposée par l’administration fiscale, mais ce sont nos agents du fisc qui sont « en pleurs » à cause de cette déclaration des biens immobiliers une campagne qui vire au cauchemar pour Bercy !
« Le principal syndicat de Bercy tire le signal d’alarme face à la mise en place laborieuse de la déclaration de biens immobiliers, qui met les agents de la Dgfip à l’épreuve face à des usagers parfois « très agressifs ».
Comment éviter le « fiasco » ? Face au grand nombre de déclarations toujours pas validées par l’administration fiscale, Bercy a annoncé que les propriétaires ont finalement jusqu’au 31 juillet pour déclarer la situation de leurs biens immobiliers au fisc. L’administration a ainsi repoussé la date butoir, initialement du 30 juin, mais ce répit dans le calendrier est loin de régler une situation tendue, rapporte Les Echos.
Selon le quotidien d’information, le principal syndicat de Bercy, Solidaires Finances publiques, a adressé lundi 26 juin un courrier accablant au directeur général des Finances publiques, Jérôme Fournel, évoquant un un « risque psychosocial grave et avéré » , pour les agents du fisc, auquel il est « de (sa) responsabilité de remédier ».
« Nous avons des remontées d’agents et de nombreux chefs de service qui nous font part de situations extrêmement préoccupantes, notamment au niveau de la réception du public »,
est-il décrit dans la lettre, évoquant des usagers parfois « très agressifs » face aux relances ou menaces d’amendes.
« Loin d’être la campagne idéale tant vantée par notre ministre, cette campagne ‘Gérer mes biens immobiliers’ est surtout représentative de toutes les erreurs et errances dont est capable l’administration » , fustige Solidaires Finances publiques.
Le syndicat pointe par ailleurs les couacs liés à la dématérialisation à tout prix, qui mène certains services à créer eux-mêmes des documents papier non-harmonisés, menant à des dysfonctionnements importants, ou encore l’absence d’accusé de réception qui laisse certains contribuables dans l’incertitude. Face à ces constats, le syndicat décrit des agents en pleurs, qui craquent devant les contribuables ne sachant plus comment faire pour répondre à leurs questions et interrogations »
Dans un communiqué, le syndicat Solidaires Finances Publiques avait auparavant fustigé le « fiasco de la campagne +Gérer Mes Biens Immobiliers’ » (GMBI) qui « tourne (…) au cauchemar pour les personnels de la DGFiP », la Direction générale des Finances publiques.
Le syndicat évoque « un nombre de contacts physiques et téléphoniques jamais vus en cette période de l’année », avec notamment, selon lui, « plus de 94.000 appels le 16 juin dernier ».
Et oui, c’est le bazar et il arrive un moment où trop de règles tuent le système !
Il y a toujours une bonne ou des bonnes raisons pour créer de nouvelles déclarations et de nouvelles obligations aux contribuables.
Or nous sommes fichés, imposés, taxés à tous les étages.
Nous sommes contrôlés.
Nous sommes surveillés.
En permanence. Tout le temps.
Alors les gens finissent par être excédés.
Furieux.
Et ils finissent par dire tout le bien qu’ils pensent du système à ceux qui l’incarnent, les pauvres bougre de Bercy, ceux qui sont en 1ère ligne et qui ne sont jamais ceux qui font les lois, les règles, les normes et les déclarations.
Ils souffrent.
En réalité, agents de Bercy comme contribuables, tout le monde souffre des décisions prises par des mamamouchis qui raisonnent Big Data, Data Mining, et exploitation de données permettant d’automatiser les contrôles et les recoupements.
Mais pour faire tout cela il faut beaucoup d’informations.
Et Bercy, conseillée par de gros cabinets anglo-saxons pousse le bouchon jusqu’à nous faire saisir nos propres données qui serviront après à nous faire surveiller. C’est un peu comme le bourreau qui vous demande de creuser votre tombe à sa place, pour ne pas avoir à travailler.
C’est le summum de l’abjection.
Charles SANNAT
Source Boursorama.com ici

4°/Nouvelle hausse des taux en juillet. La BCE indique qu’elle ne peut pas dire quand les taux auront atteint leur point haut.
par Charles Sannat | 28 Juin 2023 | Banques Centrales,

« Notre travail n’est pas fini, » a déclaré Christine Lagarde. Pour elle, la Banque centrale européenne (BCE) « poursuivra » ses hausses de taux lors de sa réunion de politique monétaire de juillet car il est trop tôt pour « crier victoire » dans le combat contre l’inflation en zone euro.
« Notre travail n’est pas fini. Sauf changement important dans nos perspectives, nous poursuivrons le relèvement des taux en juillet ».
« Dans un futur proche, il est improbable que la banque centrale soit en mesure d’affirmer avec certitude que les taux ont atteint leur point haut », a ajouté Christine Lagarde.
Christine Lagarde a mis en garde hier mardi contre un revirement « trop rapide de la politique monétaire » face à un « processus d’inflation plus persistant », dans la zone euro. Elle a souligné « l’ incertitude » entourant l’effet de ses politiques monétaires, autant dans leur « durée » que leur « niveau ».
Comme vous le voyez, pour le moment les taux continuent de monter et pourraient bien aller plus haut et plus longtemps que ce que beaucoup pensent.
Charles SANNAT
Source BFM.com ici

5°/Gaz. J-3 avant de basculer sur les prix volatils du marché international du gaz !
par Charles Sannat | 28 Juin 2023 | Energie,

Au 1er juillet ce sera la fin du tarif réglementé du gaz et il ne vous reste plus que 4 jours pour faire le bon choix.
4 jours.
Cela passe vite.
Que se passera-t-il si vous ne faites rien ?
Vous serez basculé automatiquement sur l’offre « passerelle », un bien joli mot et un terme élégant pour vous cacher le fait que vous aller vous retrouver avec un tarif de gaz variable.
Oui. Variable.
Indexé sur les prix du marché international du gaz.
Oui. Vous avez bien lu.
Ce marché où les prix ont été multipliés par 10 quand Poutine a décidé d’envahir l’Ukraine sans, bien évidemment, vous demander votre avis quand au montant de votre facture de gaz.
Ce marché qui fluctue en fonction des règles européennes et des sanctions que Bruxelles prend à l’égard de la Russie et de son gaz sans vous demander votre avis sur le montant de votre facture et sur votre budget disponible.
Vous l’avez compris, tous ceux qui se trouvent aujourd’hui avec du gaz à la maison sont une situation de fragilité et dans une grande incertitude financière.
Je ne peux donc que vous inviter à souscrire une offre à prix fixe, surtout, que pour le moment les prix sont « bas » par rapport aux excès que nous avons vécus, et que rien ne dit que l’hiver prochain, les prix du gaz ne vont pas se mettre à flamber.
Nous avons beaucoup de chance. Profitez-en !
En fait, je pense que nous avons une fenêtre d’opportunité et de chance assez exceptionnelle, alors ne boudons pas notre plaisir… pour une fois.
Le marché est libéralisé au 1er juillet. En plein été. La demande de gaz est faible.
Les prix du marché bas.
C’est donc un bon moment pour souscrire une offre à prix fixe et éviter les envolées tarifaires de la rentrée et de l’automne.
Les gens sont rarement dans l’anticipation parce qu’ils sont pris par leur quotidien, le nez dans le guidon. On ne peut évidemment pas leur en vouloir ! Mon boulot à moi c’est justement d’aider à anticiper ceux qui n’ont pas le temps de le faire.
Les stocks avaient été remplis l’année dernière pour l’hiver 2022/2023 avant que l’embargo sur le gaz russe soit décidé et que les gazoducs Nord Stream soient détruits.
Nous avons passé cet hiver avec nos stocks.
Ils sont désormais vides.
Mais contrairement à l’année dernière nous ne les remplirons pas autant.
Et justement, c’est un silence de mort sur ce sujet.
Personne n’en parle.

Or, il ne faut pas avoir peur de ce que l’on parle, mais beaucoup plus de ce que l’on ne dit pas.
L’hiver prochain sera vraisemblablement bien plus tendu et difficile à passer que l’hiver dernier car nous n’aurons pas pu reconstituer nos stocks.
Conclusion ?
Les prix de cet hiver seront plus élevés que les prix de cet été.
Le conseil gratuit que je vous offre à tous bien volontiers, parce qu’il est évidemment d’intérêt public, c’est cette explication, et donc l’idée que souscrire une offre à prix fixe maintenant me semble plutôt une bonne idée !
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Il n’est pas trop tard. Préparez-vous !
Charles SANNAT
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