- 1°/« Wagner. Hier à 200km de Moscou. Aujourd’hui à 100km de Kiev ».
- 2°/« Immobilier… que faire si vous n’arrivez pas à vendre ? » L’incroyable titre du Monde !
- 3°/Siemens Energy s’effondre en bourse. Les éoliennes ne tournent plus rond !
- 4°/Norvège. Hausse des impôts sur les riches qui partent en Suisse !
- 5°/Il n’y a ni démocratie ni souveraineté sans les frontières

1°/« Wagner. Hier à 200km de Moscou. Aujourd’hui à 100km de Kiev ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 26 Juin 2023 | A la une, Guerre
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Il y a de nombreux messages postés sur les réseaux soi disant par les sites pro-russes, ou par les agents de propagande russe en Europe faisant remarquer avec une certaine perfidie que s’il y a 48 heures les troupes de Wagner, la milice russe, étaient à 200 kilomètres de Moscou, en partant en exil en Biélorussie, ces mêmes troupes ne se trouvent plus qu’à 100 kilomètres de Kiev, la capitale ukrainienne. Ce qui n’est pas sans provoquer un certain stress militaire du côté ukrainien, car et c’est là la seule chose que nous savons réellement. Nous sommes dans une situation typiquement VICA. Une situation volatile, incertaine, complexe et ambiguë. Et cette idée ne vient pas des méchants agents russes, mais… d’un ancien chef d’état-major de sa très gracieuse majesté… ha, non, c’est un roi maintenant. Bref.
Revenons à nos moutons. Il semblerait d’ailleurs que l’armée ukrainienne disposent d’au moins une tête de pont de l’autre côté du Dniepr. En gros encore une fois, nous ne savons pas grand chose.
L’Ukraine du Nord « suffisamment fortifiée » en cas d’attaque Wagner en provenance du Belarus
Un conseiller du ministre ukrainien de la défense a minimisé la menace que Yevgeny Prigozhin pourrait faire peser sur l’Ukraine depuis la Biélorussie.
Plus tôt dans la journée, Lord Dannatt – ancien chef d’état-major de l’armée britannique, s’est demandé si le patron de Wagner n’était pas en train de se repositionner pour mener une nouvelle attaque contre Kiev depuis le territoire biélorusse.
Interrogé sur le fait que Kiev surveillera son flanc nord, Yuriy Sak a déclaré que l’Ukraine connaissait le risque d’invasion depuis la frontière biélorusse depuis un certain temps, ce qui signifie qu’elle l’a « suffisamment fortifiée ».
« Nous sommes prêts à faire face à toute évolution des événements », a-t-il déclaré.
Répondant à la question de savoir si l’Ukraine était au courant de la mutinerie, Mr. Sak a déclaré :
« Nous savions qu’il y avait une mutinerie : « Nous savions que quelque chose se préparait en Russie.
« Nous avons toujours dit que la Russie, en tant qu’empire construit sur des mensonges, imploserait tôt ou tard.
« Ce qui s’est passé hier n’est probablement que le début d’une autodestruction plus importante de cet empire du mal.
« Ce qui affaiblit la Russie nous rend plus forts et rapproche notre victoire.
Il a néanmoins qualifié la capitulation de la rébellion de « très bizarre, très étrange ».
« Ce qui s’est passé hier en Russie est ridicule, cela n’a aucun sens.
Vous avez dit bizarre ?
D’ailleurs, les services secrets occidentaux savaient que quelque chose était en gestation.
Les États-Unis disposaient de renseignements selon lesquels Prigozhin préparait une action militaire contre Moscou.
Le réseau partenaire de Sky News, NBC, a confirmé les informations publiées précédemment par plusieurs autres médias américains…
Les agences de renseignements américaines ont recueilli des informations selon lesquelles Evgeniy Prigozhin préparait un défi aux hauts responsables militaires russes.
Elles en ont informé les dirigeants du Congrès la semaine dernière, a déclaré à NBC News une source au fait de l’affaire.
Les agences d’espionnage américaines ont observé le groupe Wagner en train d’amasser des forces et des armes et ont détecté d’autres indices indiquant que Prigozhin était prêt à passer à l’action, a déclaré la source, bien que les renseignements ne soient pas définitifs.
Ces informations ont également été rapportées par le Washington Post, le Wall Street Journal, le New York Times et CNN.
Début de la fin pour Poutine ?
Tout ce qui s’est passé ce week-end, reste pour le moins sans explications et ce n’est pas les analyses enflammées des médias français qui étaient favorables au renversement de Poutine par les troupes de Wagner qui permettent de comprendre quoi que ce soit à la situation.
D’ailleurs, de vous à moi, l’idée même de trouver géniale de renverser Poutine, aussi méchant et vilain soit-il, par un type encore plus violent et plus vilain, à la tête d’une milice privée de 80.000 sales types qui sortent de prison et sont des assassins ambulants, me semble délirant !
Confier les codes nucléaires à Wagner, ce n’est franchement pas une bonne idée.
Confier le peuple russe aux mains de criminels endurcis ce n’est pas franchement une bonne idée.
Négocier avec des Hannibal Lecter, ce n’est pas franchement une bonne idée, et même Poutine semble civilisé.
Nous allons donc laisser retomber la poussière, et vous pourrez lire dans les prochains jours un flash Stratégie consacré à l’évolution de la situation à l’Est… car à l’Est, il y a du nouveau.
(Pour vous abonner tous les renseignements se trouvent ici).
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/« Immobilier… que faire si vous n’arrivez pas à vendre ? » L’incroyable titre du Monde !
par Charles Sannat | 26 Juin 2023 | Grille article, Immobilier
Cela peut ne pas sembler « incroyable » aux vieux que je suis et nous pouvons dire à ceux qui ont atteint les 50 ans ou plus.
Car nous vous parlons d’un temps que les moins de 40 ans n’ont pas connu.
Celui d’un temps, ou le marché immobilier était fort déprimé.
Celui d’une époque révolue, ou les prix étaient plus que bas.
Pensez donc, dans le 16ème arrondissement de Paris, un appartement dans un immeuble pierre de taille valait au mieux 1.500 euros le m²… oui, vous avez bien lu!
C’était à la fin des années 90. Les prix ont commencé à monter à partir de 1997.
Depuis, même une chèvre aurait pu réussir à gagner de l’argent en achetant sa bergerie.
Immobilier : que faire si vous n’arrivez pas à vendre ?
Alors le titre de cet article du Monde (source ici) est « incroyable » car pour moi, il vient presque d’un autre temps.
« Alors que, ces dernières années, tous les biens immobiliers se vendaient sans effort, la situation a bien changé. La note de conjoncture de juin de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) montre que le nombre de ventes s’est réduit drastiquement depuis le 1er janvier. Si cette tendance se confirme jusqu’en décembre, cela constituerait la deuxième plus forte baisse des cinquante dernières années.
Sur le terrain, les agents immobiliers font tous le même constat : « Il n’y a plus d’acheteurs, tout est ralenti, des logements que nous aurions vendus en très peu de temps l’an dernier comme les petites surfaces avec vue ne reçoivent aucune visite », témoigne Anne Monard Bretin, directrice de l’agence Guy Hoquet l’immobilier dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon. La principale explication est qu’une partie des acquéreurs a perdu sa capacité d’emprunt. « L’effet de l’inflation de ces derniers mois et les difficultés croissantes d’accès au crédit immobilier se font clairement ressentir », regrette Loïc Cantin, président de la Fnaim.
Les taux d’intérêt qui tournent aux alentours de 4 % couplés à des prix de l’immobilier qui se situent encore à un niveau élevé réduisent, en effet, le nombre d’acheteurs : « Nos clients nous disent souvent qu’ils aimeraient bien acheter mais qu’à ce prix-là ils ne peuvent plus. Ils ont parfois perdu 40 000 euros ou 50 000 euros de pouvoir d’achat », explique Olivier Princivalle, président de la Fnaim du Grand Paris.
Accepter la baisse des prix
Certains vendeurs pourront différer leur projet pour attendre des jours meilleurs, mais cela n’est pas possible pour tout le monde. Dans ce cas, comment arriver à vendre ?
Ne pas mettre en vente trop cher par rapport au marché est un élément-clé. « Cela peut sembler une évidence, mais une partie des vendeurs n’arrivent pas à intégrer le fait que le marché baisse. Ils ont un prix en tête dont ils ne veulent pas démordre », martèle Aurélien Denéchère, cogérant de l’agence L’Adresse, à Angers. »
C’est un renversement peut-être historique qui se joue sur le marché immobilier mondial en général et français en particulier.
Gagner de l’argent avec l’immobilier va devenir nettement plus difficile.
Devenir propriétaire devenir plus compliqué.
Au bout du compte, il était ringard d’être propriétaire en 1995. Les prix étaient bas. La demande faible.
Si vous voulez investir dans la pierre, ne vous précipitez pas.
Les prix font de la résistance sur des niveaux élevés.
Ils vont baisser dans les 6 mois qui viennent et commencer leur processus d’ajustement.
Inutile de vous précipiter.
Charles SANNAT

3°/Siemens Energy s’effondre en bourse. Les éoliennes ne tournent plus rond !
par Charles Sannat | 26 Juin 2023 | Environnement, Grille article
Et oui, c’est compliqué une transition.
C’est encore plus compliqué quand cela repose sur une fiction imaginaire et l’idéologie écologiste la plus totale.
« Les problèmes de nos éoliennes sont pires que tout ce qu’on aurait pu imaginer » : après ces terribles aveux de la direction de Siemens Energy le titre s’est évidemment effondré en bourse.
Il faut dire qu’il y a de gros problèmes techniques sur les turbines et cela va coûter des milliards à l’entreprise pour réparer ce qui doit l’être.
« Siemens Gamesa a déclaré que si les pales et les roulements des rotors étaient en partie responsables des problèmes des turbines, il n’était pas exclu que des problèmes de conception aient également joué un rôle.
L’entreprise a précisé que ces problèmes pourraient affecter entre 15 et 30% des 29.000 turbines qu’elle entretient dans le monde.
La société a déclaré que les problèmes de qualité « vont au-delà de ce dont nous avions connaissance auparavant et qu’ils sont directement liés à des composants sélectionnés et à un petit nombre de fournisseurs, mais importants ».
Il ne faut pas imaginer que la transition énergétique sera facile.
Il ne faut pas imaginer qu’elle ne sera pas coûteuse.
Il ne faut pas imaginer qu’elle ne nous imposera pas une dégradation de notre niveau de vie très conséquent.
Parce qu’elle est conçue comme un délire de technocrates qui demandent une massification impossible à réaliser dans un temps aussi court.
Nous allons dans le mur, mais l’Allemagne va le percuter avant nous.
Alors avec un peu chance, la France pourra éviter la collision.
Mais vous pouvez imaginer 1.000 alternatives à la transition que l’on veut nous imposer.
Il n’y a pas qu’une transition, mais de multiples possibilités et chemins.
Tout cela doit pouvoir se discuter, et nous devons impérativement sortir des diktats énergétiques allemands qui nous conduisent tous à la catastrophe énergétique et économique.
Et cela ne sauvera même pas la planète, car plus l’Allemagne veut d’énergies renouvelables, plus elle consomme de charbon !
Absurde.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/siemens-energy-seffondre-en-bourse-les-eoliennes-ne-tournent-plus-rond/

4°/Norvège. Hausse des impôts sur les riches qui partent en Suisse !
par Charles Sannat | 26 Juin 2023 | Grille article, Impôts & Fiscalité

C’est un article du Monde (source ici) qui montre exactement ce que j’essaie d’expliquer sur le rôle des « frontières ».
Vous pouvez couiner à la jûûûstice et à l’égâââlitééé sociale en plaidant pour taxer encore plus les riches, et vous pouvez même avoir raison moralement que vous aurez tort économiquement.
Pour que l’on puisse augmenter les impôts et que cela marche il faut pouvoir attacher le mouton à tondre, sinon, ce dernier va prendre la poudre d’escampette.
Ces liens solides, en économie, ce sont les frontières.
A partir du moment où vous avez la libre circulation, des biens, des marchandises, des services et… des personnes, il est évident, qu’un riche ira se faire tondre là où on lui laissera plus de laine sur la peau.
C’est aussi simple que cela.
Vous pouvez le déplorer.
Mais cela ne sert à rien.
Pour avoir une politique fiscale indépendante, il faut avoir les attributs de sa souveraineté.
Et donc, il faut des frontières.
Le mieux, c’est que vous allez entendre la gôôôche norvégienne couiner au patriotisme fiscal… alors que la gauche partout en Europe vomit litérallement sur les valeurs telles que le patriotisme.
Alors si aimer son pays n’est plus une valeur, payer pour lui, n’est plus une obligation.
Simple cohérence. Simple évidence.
Les choses ont toujours une conséquence.
CQFD.
« Il n’est ni un magnat de l’immobilier ni un roi du saumon ou du pétrole. Mais, comme ces milliardaires norvégiens, Alf-Inge « Alfie » Haaland, ancien international de football et père du jeune prodige Erling Braut Haaland – qui vient de remporter la Ligue des champions avec son club de Manchester City –, a décidé de s’exiler en Suisse. Révélée début juin, l’information a relancé, en Norvège, la polémique sur la fuite des super-riches, qui s’est accélérée à l’automne 2022, après l’annonce de nouvelles hausses d’impôts par le gouvernement de centre-gauche.
Une des critiques les plus acerbes a été publiée dans le journal Aftenposten, sous la plume de l’élue travailliste Agnes Nærland Viljugrein. Elle y rappelle que l’ex-footballeur et son fils ont pu profiter « des terrains pour jouer, des équipes sportives pour se développer et des coéquipiers » et, par conséquent, qu’Alfie Haaland « doit au mouvement sportif norvégien de payer des taxes ».
Numéro deux du parti Rouge (extrême gauche), la députée Marie Sneve Martinussen approuve : « Il est provocant qu’un millionnaire du football échappe à l’impôt en même temps que de nombreux enfants sont contraints d’arrêter le sport parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre », a-t-elle réagi.
Dans un éditorial publié dans le journal Finansavisen, dont il est un des fondateurs et le rédacteur en chef, l’homme d’affaires et milliardaire Trygve Hegnar apporte au contraire son soutien au père d’Erling Haaland, victime selon lui d’une « haine fiscale ». Que l’ancien footballeur n’ait pas quitté la Norvège plus tôt est un « miracle », affirme Mr. Hegnar, qui concède que son départ « a bien sûr un aspect fiscal », mais peut s’expliquer par d’autres raisons : « La Suisse n’est pas un Etat pirate sur une île des Caraïbes », écrit-il, évoquant ses nombreux atouts, comme « les montres, le chocolat, le fromage, les banques et le tourisme ».
Si le départ d’Alfie Haaland, dont la richesse est estimée à 36 millions de couronnes (3,1 millions d’euros), fait autant de bruit, c’est parce qu’il n’est pas le premier à abandonner les fjords norvégiens pour les sommets alpins. Rien qu’en 2022, au moins trente-trois de ses concitoyens, parmi les plus fortunés de Norvège, ont émigré en Suisse pour profiter des avantages fiscaux que le pays offre à ses résidents. Selon le journal Dagens Næringsliv, ils avaient payé ensemble au moins 546 millions de couronnes d’impôts. »
Dans un monde ouvert, dans un monde où l’on vomit les « Etats », où l’on moque au mieux les « nations » et où insulte ouvertement les « patriotes » ou l’idée de patriotisme, il n’y a aucune raison de mourir dans une guerre pour défendre des pays qui ne veulent plus exister ou remplir des caisses alors que l’on peut aller se faire taxer à moins cher ailleurs.
Vous pouvez le regretter.
C’est regrettable.
Mais c’est très logique et… « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/norvege-hausse-des-impots-sur-les-riches-qui-partent-en-suisse/

5°/Il n’y a ni démocratie ni souveraineté sans les frontières
par Charles Sannat | 26 Juin 2023 | Affaires européennes,

Voici une courte vidéo, un extrait de l’intervention d’Henri Guaino dans le Figaro sur le sujet passionnant et fondamental de la souveraineté, de la démocratie et de la « supériorité » des lois européennes sur les législations françaises.
Vous pouvez être pro-européen, cela peut se comprendre aisément. Après tout l’Europe c’est la paix et la prospérité, même si le progamme semble prendre l’eau depuis la guerre en Ukraine et l’inflation qui ravage notre continent.
Pourtant il faut se poser les bonnes questions.
Comment assurer la représentativité des peuples… sans qu’ils ne puissent faire leurs lois ?
Comment assurer une démocratie, si les lois sont décidées par une Commission qui n’est pas élue ?
La réalité de l’Union Européenne, c’est qu’elle est par essence, nature et fonctionnement, non pas dictatoriale dans le sens goulag du terme (pour le moment) mais pour le moins totalitaire.
L’Union Européenne et la Commission Européenne sont des organes non-élus, anti-démocratiques et qui imposent à 500 millions d’Européens la manière dont ils doivent vivre.
Vous pouvez critiquer le Brexit, mais c’est sous cet angle-là qu’il faut le voir.
Les Anglais, eux, disposent des attributs de leur souveraineté, et être libre et indépendant demande toujours plus d’effort que d’être assisté et asservi.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
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