5516 – Ch-Sannat « Sous-marin… quand la démagogie… le relativisme… le wokisme et le manque de courage mènent au drame ». 23 Juin 23 – Insolentiae
1°/« Sous-marin… quand la démagogie… le relativisme… le wokisme et le manque de courage mènent au drame ».
2°/Selon le journal Investir « Certaines SCPI pourraient baisser leur prix de part en 2023 »
3°/Fed et BCE pourraient diminuer les liquidité de 90 % !
4°/Nucléaire… la Chine devance la France et se lance dans les réacteurs au thorium
5°/Même les « chefs » craquent! 53% des managers en arrêt maladie en 2022
1°/« Sous-marin, quand la démagogie, le relativisme, le wokisme et le manque de courage mènent au drame ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 23 Juin 2023 | A la une, Réflexions personnelles
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je ne souhaite évidemment qu’un miracle et me tromper bien évidemment, mais au moment où j’écris ces lignes il semblerait que les choses soient assez compromises pour les 5 passagers de ce sous-marin Titan sombrant au dessus du Titanic.
Reprenons un peu les évènements, et vous pourrez tout visualiser et confirmer avec les éléments et sources ci-dessous.
Tout d’abord vous pourrez voir la vidéo de l’intérieur du sous-marin Titan qui n’a rien d’un sous-marin mais tout au mieux d’un jouet pour gosses de riches. Imaginer pouvoir plonger à 4.000 mètres de profondeur, dans un espèce de bidule avec deux pauvres PC, deux claviers de chez Action et piloter l’engin avec une manette sans fil et à pile de console premier prix, relève de la bêtise la plus crasse. Prenez le temps de regarder donc cette première vidéo concernant le Titan.
Puis prenez le temps de regarder le reportage sur un sous-marin Français, un sous marin militaire, capable de plonger 10 fois moins profond, seulement à -400 mètres et regardez comment est conçu cet engin, qui lui, fonctionne et cela n’est pas sans danger, il suffit de voir l’entraînement et le professionnalisme des « managers » appelés officiers ou sous-officiers dans l’armée. Cela ne rigole pas, parce qu’être dans un sous-marin, cela ne rigole jamais.
Enfin, vous pourrez lire cet article du New York Post concernant les propos hallucinants de wokisme tenus par le PDG d’OceanGate l’entreprise qui a mis au point ce sous-marin !
Il a expliqué une fois pourquoi il n’avait pas embauché des « hommes blancs de 50 ans » avec une expérience militaire pour commander ses navires parce qu’ils n’étaient pas « inspirants ».
Stockton Rush, 61 ans, a ajouté qu’une telle expertise n’était pas nécessaire car « n’importe qui peut conduire le sous-marin » avec une manette de jeu vidéo à 30 $.
« Quand j’ai démarré l’entreprise, l’une des choses que vous trouverez, il y a d’autres sous-opérateurs là-bas, mais ils ont généralement, euh, des messieurs qui sont d’anciens sous-mariniers militaires, et ils – vous verrez tout un tas de gars blancs de 50 ans »,a déclaré Rush à Teledyne Marine dans une interview Zoom non datée récemment refaite surface !
Voilà la réalité.
Effroyable.
Terrible.
5 morts.
Des millions dépensés.
Alors j’ai une autre théorie.
Aucun sous-marinier, noir, blanc marron ou vert, n’aurait jamais posé ses fesses dans un engin aussi délirant, sans aucune redondance, aucune protection, aucun sas, aucune mesure de sécurité, aucune cloison étanche, rien si ce n’est la croyance que l’on peut plonger à 4.000 mètres avec une manette à 30 balles. Aucun type sérieux n’aurait fait cela. Et voyez-vous, le problème n’est pas de croire que l’on sera moins raciste si l’on met un non blanc incompétent à un poste clef qu’un homme blanc de 50 ans qui ne fait pas rêver.
Mais la rigueur ne fait pas rêver.
La précision ne fait pas rêver.
La constance et l’effort cela ne font pas rêver.
Jamais.
Ce n’est pas flamboyant d’être précis et méticuleux.
Mais c’est la base de toute réussite.
C’est la base de la sécurité, des sous-marins aux centrales nucléaires.
Les choses sont simples. On sera moins raciste en permettant au plus grand nombre de faire des études.
On sera moins raciste en regardant la réalité telle qu’elle est et pas comme on veut la fantasmer et pour devenir bon élève il faut des conditions d’exigence et d’excellence que l’on refuse justement dans ces quartiers dits difficiles et où l’on préfère abandonner et abdiquer. Pour que ce racisme ne se voit pas, on veut niveler par le bas pour que tous deviennent aussi nuls les uns que les autres. L’égalité dans la nullité. Le véritable anti-racisme c’est le courage de l’exigence et le courage de l’ambition pour tous nos enfants d’où qu’ils viennent.
L’abbé Pierre avait parlé de l’accueil inconditionnel il y a quelques décennies maintenant et il avait dit « toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir ici on t’aime ».
Le seul message éducatif qui vaille pourrait fortement s’en inspirer. « toi qui ne sais pas grand chose, qui que tu sois, entre, apprends, étudie, travaille dur, reprends confiance, ici on t’aime et l’on croit en ce que tu peux réussir ».
Un sous-marin qui coule et fait rêver les neuneus.
Un sous-marin qui marche barré par des gens pas drôles du tout.
L’efficacité du wokisme. Un mode de sélection à ne pas reproduire dans les centrales nucléaires.
Ce qui se passe pour ce sous-marin se passe également pour les placements financiers.
On veut croire que l’on peut gagner toujours plus, 30% par an quand les taux sont à 0 et l’on se retrouve avec du Madoff.
On veut croire que l’on peut-être flamboyant en gagnant à tous les coups en « investissant » dans les point com de l’époque ou les bitcoins d’aujourd’hui.
On trouve Warren Buffett…
Ringard.
Pas flamboyant.
Le genre de type qui ne fait pas rêver.
Il faut dire qu’il fait de l’analyse et de la comptabilité.
C’est effectivement fastidieux.
Cette histoire de sous-marin, c’est du Madoff 20.000 lieues sous les mers.
Et c’est la conséquence de la démagogie ambiante, du relativisme actuel, du wokisme destructeur où l’on confiera des centrales nucléaires à des gamins qui miaulent et se sentent « chats » et notre manque de courage qui consiste à refuser de dire que la folie reste la folie, même si elle est à la mode et qu’il y a des paires de baffes (intellectuelles) qui se perdent.
Tout cela n’aura qu’une seule issue. Le drame.
Individuel et collectif.
Pour le reste, n’ayez pas peur de passer pour un ringard, un nul ou un type pas inspirant. Soyez pénible, exigeant et visez l’excellence. Et quand un truc vous semble pas sérieux, c’est qu’il n’est pas sérieux, quand un truc vous semble flou, c’est qu’il y a un loup et enfin, quand vous avez un doute… il n’y a pas de doute.
Ne cédez rien à la médiocrité. Ne cédez pas vos âmes aux écrans. Refusez votre corps aux drogues mêmes douces. Et protégez vos enfants.
Si vous comprenez ce message, alors vous êtes la résistance.
Enfin, que ces 5 personnes soient accueillies par les autres gentils fantômes qui hantent ces lieux d’une terrible tragédie.
2°/Selon le journal Investir « Certaines SCPI pourraient baisser leur prix de part en 2023 »
par Charles Sannat | 23 Juin 2023 | Grille article, Investir son argent
Avec les SCPI les épargnants généralement confondent deux choses.
Le rendement.
La valeur des parts !
Le rendementc’est ce que les SCPI rapportent chaque année et votre part des revenus et des loyers.
La valeur des parts, c’est la valorisation de l’ensemble et c’est le prix de revente que vous obtiendriez de vos parts de SCPI. Dit autrement, c’est la valorisation de votre capital investi.
Lorsque le prix de la part diminue parce que le prix de l’immobilier baisse et que donc la valorisation de vos actifs chute, alors le rendement d’une SCPI peut même monter lorsqu’il est exprimé en pourcentage de la valeur d’une part qui baisse !
Vous pouvez donc avoir un bon rendement, et même un rendement qui s’améliore alors que vous vous appauvrissez en termes de capital !
C’est exactement ces mécanismes et ces mécaniques que j’ai expliqués dans ce dossier spécial d’Octobre 2022 qui anticipait parfaitement ce qui commence à se passer et qui avait pour objectif de permettre à mes abonnés Stratégistes de monter dans les canaux de sauvetage avant qu’il n’y ait plus de place !
Une bonne et une mauvaise nouvelle pour les détenteurs de SCPI !
Tout d’abord il faut comprendre les mécanismes de ces produits, leurs fonctionnements, leurs fiscalités différentes et les enveloppes dans lesquelles ils peuvent être logés le risque étant à chaque fois différent.
Une fois que vous avez compris cela, vous comprendrez plusieurs choses.
1/ La valorisation des parts va baisser et votre capital chuter.
2/ La liquidité de ces placements va diminuer considérablement.
3/ Le rendement peut s’améliorer et le « marketing » des SCPI fera des miracles pour vous faire prendre des vessies pour des lanternes et vous faire croire que c’est un excellent placement.
4/ Il reste encore de la place dans les chaloupes ! (il y a encore de la liquidité, car peu nombreux sont les épargnants à avoir compris ce qui arrive).
Et c’est là la bonne nouvelle, alors si vous voulez monter à bord avant que le Titanic ne sombre, et c’est tristement d’actualité, et que vous n’êtes pas abonné… n’hésitez pas un seul instant. Abonnez-vous ici pour télécharger ce dossierqui pour 98 euros d’abonnement annuel vous permettra d’économiser des milliers d’euros de moins-values.
« Certaines SCPI pourraient baisser leur prix de part en 2023 »
Il se dit que certaines SCPI ont, ou vont baisser leurs prix de parts. Que constatez-vous ?
« Raphaël Oziel : La SCPI est une « tortue » de l’immobilier, où tout prend du temps. Les valeurs liquidatives des SCPI au 31 décembre ne sont en effet publiées que dans les rapports annuels entre mars et juillet suivants. Or ce n’est qu’au regard de ces rapports que l’on peut apprécier la tendance.
Dans une enquête à paraître réalisée par La Boutique des Placements, nous avons audité quelque 83 SCPI à capital variable, et le bilan est plutôt rassurant.
La valeur de reconstitution des SCPI, qui inclut d’autres éléments que la valeur de la part, comme les frais, est plutôt en baisse en 2022, mais seulement de 1% en moyenne.
Si de nombreuses classes d’actifs sont stationnaires, comme les commerces, les SCPI diversifiées, etc., ce n’est pas le cas du bureau, qui baisse de 2,4%.
En revanche, on observe que l’hôtellerie, qui avait beaucoup souffert au début de la crise du Covid, a repris des couleurs car les valeurs d’expertises ont augmenté de 2,77% en moyenne.
Par ailleurs en moyenne, nous chiffrons la réserve de plus-value sur l’ensemble des SCPI auditées à 2,83 %, ce qui est un bilan plutôt rassurant. En effet, les sociétés de gestion ont une tolérance pour ajuster le prix de souscription jusqu’à -10% de la valeur d’expertise – soit 12,83% si on rajoute la décote de 2,83%. Pas de panique donc.
On peut dire qu’il y a des points positifs dans cette conjoncture.
Premièrement, la collecte a été massive au premier trimestre : 2,4 milliards d’euros ont été engrangés, de quoi laisser anticiper de nouvelles acquisitions par les sociétés de gestion.
Deuxièmement, les loyers sont indexés sur l’inflation, cette année une hausse de 4,5% est attendue. Ce qui est donc intéressant côté dividendes.
Troisièmement : la trésorerie est rémunératrice, les SCPI ont le temps d’investir. Il n’en demeure pas moins que plusieurs sociétés gestion ont sollicité des valeurs d’expertise à mi année, et que déjà une SCPI a ouvert le bal en baissant ses prix de part. En 2023, d’autres SCPI pourraient en faire de même. On risque donc d’avoir un marché de plus en plus hétérogène. »
3°/Fed et BCE pourraient diminuer les liquidité de 90 % !
par Charles Sannat | 23 Juin 2023 | Banques Centrales
D’après cette dépêche de l’agence Reuters, « la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE)pourraient retirer jusqu’à 90% des liquidités qu’elles ont injecté dans les banques au cours de la dernière décennie, l’inflation et des taux d’intérêt plus élevés rendant ces fonds supplémentaires inutiles, » selon un article d’une économiste de la Fed publié jeudi.
Les deux plus grandes banques centrales du monde ont relevé leurs taux d’intérêt à un rythme soutenu pour lutter contre l’inflation et ont mis fin à certains de leurs programmes d’achats massifs d’obligations, qui ont inondé les banques de liquidités alors que la croissance des prix était faible et que les coûts d’emprunt étaient déjà à zéro.
Le document de la Fed, qui sera présenté aux principaux banquiers centraux la semaine prochaine lors de la réunion annuelle de la BCE au Portugal, s’interroge sur le volume de liquidités que la Fed et la BCE devraient conserver dans le système bancaire pour satisfaire le besoin de réserves, maintenant que les mesures de relance monétaire ne sont plus nécessaires.
L’économiste, conseillère principale auprès de la Réserve fédérale, estime que la Fed pourrait réduire le volume de réserves qui sont déposées à la banque centrale de 6.000 milliards de dollars à un montant compris entre 600 et 3.300 milliards de dollars, en fonction des actifs qu’elle acceptera -obligations d’État américaines ou titres moins convoités.
Les titres souverains américains et allemands sont assortis d’une prime sur le marché en raison de leur liquidité et de leur sécurité, ce qui signifie que les banques ont moins intérêt à les échanger contre des dépôts auprès de la banque centrale.
De même, la BCE pourraitréduire ses propres réserves, actuellement à 4.100 milliards d’euros, à 521 milliards d’eurossi elle n’accepte que les obligations d’État allemandes, ou à 1.400 milliards d’euros si elle accepte davantage d’actifs. »
Nous n’y sommes pas encore, mais vous voyez bien, que les banques centrales sont en train de nous faire changer de monde.
Elles nous sortent d’une manière assez incroyable d’un monde de taux négatifs pour nous faire entrer dans un monde de taux positifs en retirant les perfusions de liquidités auxquelles le système s’est habitué depuis 15 ans.
La question est de savoir si cette politique pourra être durable.
Les finances publiques pourront-elles supporter l’absence de liquidité sur les marchés ?
Qui va acheter les dettes d’États ?
A quel taux ?
Il est tout de même fort probable que ce retrait des liquidités sera progressif, sinon les banques centrales mettront le système de financement des États par terre… elles le savent et si elles le font ce sera purement volontaire.
4°/Nucléaire la Chine devance la France et se lance dans les réacteurs au thorium
par Charles Sannat | 23 Juin 2023 | Energie,
Alors qu’en France, pour des raisons idéologiques nous avons arrêté les surgénérateurs Phénix et Super Phénix, que nous avons stoppé le projet Astrid, la Chine, elle avance pour de l’énergie décarbonée et en quantité illimitée ou presque et va faire fonctionner un réacteur nucléaire au thorium à sels fondus.
« Les autorités chinoises viennent d’autoriser la mise en service d’un prototype de réacteur nucléaire expérimental au thorium à sels fondus. Ce type de réacteur fait partie de la catégorie des réacteurs dits à surgénération qui sont plus sûrs, capables de fabriquer plus de combustibles qu’ils n’en consomment et qui rejettent peu de déchets par rapports aux réacteurs à fission classiques.
Ils représentent l’avenir à moyen et long terme de l’énergie nucléaire, au moins pour ce qui est de la fission. La France était en pointe sur une autre technologie permettant la surgénération, les réacteurs à neutrons rapides, avec Phénix et SuperPhénix et le programme de recherche Astrid. Des réacteurs et des programmes qui ont été arrêtés pour des raisons politiciennes respectivement par Lionel Jospin à la fin du siècle dernier et Emmanuel Macron en 2019… »
La transition énergétique doit se discuter.
Nous ne devons pas nous la faire imposer par nos aimables amis allemands qui ne nous veulent pas que du bien.
Nous ne sommes pas condamnés à faire pousser des moulins à vent qui ne serviront pas à grand-chose tant il en faudrait.
Nous avons des alternatives.
Les progrès scientifiques autour du nucléaire sont évidemment infinis et nous ne sommes pas obligés de rester avec des technologies qui ont des dangers. Nous pouvons faire largement mieux, plus efficaces, et plus sûr.
« Le réacteur nucléaire au thorium à sels fondus (qui joue le rôle de matériau caloporteur et de barrière de confinement)fait fantasmer les ingénieurs tout comme celui à neutrons rapides.
Ces deux technologies différentes de celles utilisées aujourd’hui dans la quasi-totalité des réacteurs existants peuvent permettre une maitrise complète du cycle du combustible grâce notamment à la surgénération. Elle permet à la fois de fabriquer dans le réacteur plus de combustible que celui utilisé et de produire peu de déchets hautement radioactifs. Mais le réacteur au thorium, développé aujourd’hui notamment par la Chine, n’est pas pour autant une solution miracle. Il nécessite pour être développé à une échelle industrielle et non expérimentale encore de nombreuses années de recherches et d’investissements.
De nombreux avantages, mais encore de sérieux obstacles techniques.
Le réacteur nucléaire au thorium à sels fondus offre théoriquement le meilleur des mondes. Celui de la puissance et de l’abondance de l’électricité nucléaire sans avoir de dimension militaire, en offrant une plus grande sécurité, sans consommer d’eau pour le refroidir et sans avoir à gérer ensuite de grandes quantités de déchets radioactifs provenant de la fission des atomes d’uranium ou de plutonium.
Le thorium est abondant. Et pour être utilisé dans un réacteur, il n’a pas besoin d’un long processus d’enrichissement. Cette technologie a commencé à être étudiée à la fin des années 1940. Elle a été délaissée faute de financements même si plusieurs expérimentations ont été menées dans les années 1960 et 1970 et même au cours des dernières années, aux Etats-Unis, en Russie, en Asie et en Europe. Aux Pays-Bas, un projet d’évaluation a été lancé en 2017 (voir la photographie ci-dessus). »
5°/Même les « chefs » craquent! 53% des managers en arrêt maladie en 2022
par Charles Sannat | 23 Juin 2023 | Emploi & Chômage,
Je vous laisse les notes ci-dessous si vous avez envie de creuser le sujet, mais c’est passionnant. Les managers craquent, les chefs en ont marre. Je ne parle pas des grands chefs, les vrais mamamouchis, eux, ils se gavent et la soupe est bonne. Je parle du petit chef, celui qui est au four et au moulin, celui qui remplace Pierre, Paul ou Jacques, celui qui subit les oukases du haut et doit les transmettre en bas.
Le petit chef, garde-chiourmes qui fouette et doit mettre la pression aux petits et aux sans-grades payés au lance pierre, lui qui gagne à peine plus qu’eux, en gros pour être chef avec tous les ennuis qui vont avec c’est entre 100 et 200 euros (bruts) par mois… Mais c’est passage obligé pour faire « kâârière » dans la « maîîîîsooonn » comme dira le N+2 du N+1 sans oublier le « faites vos preuves en tant que Manager » hahahahahahaha.
Alors ils craquent.
Quand le système ne trouvera plus de petits chefaillons nous aurons fait un grand pas et vous savez ce que je pense du monde du travail dans notre pays. Que du mal. Ces chiffres sont un sacré pavé dans la marre du Medef et du Roux de Bézieux. Qu’il fasse interdire par notre bon roi les arrêts de travail. Il n’a bientôt plus de contremaitres pour donner les coups de fouets.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
53% des managers en arrêt maladie en 2022 selon la 8ème édition du Baromètre de Malakoff Humanis.
Alors que l’augmentation des arrêts maladie est un sujet de préoccupation majeur pour les pouvoirs publics comme pour les entreprises, et que l’assurance maladie pointe une augmentation des versements d’indemnités journalières de 15,2% en 2022, la 8ème édition du baromètre Absentéisme de Malakoff Humanis2 apporte un éclairage supplémentaire et indispensable au débat public :
– Une augmentation de l’absentéisme, particulièrement chez les jeunes et les managers
– Des arrêts longs pour troubles psychologiques multipliés par deux
Avec 50% des salariés arrêtés au moins une fois dans l’année, l’absentéisme maladie atteint son plus haut niveau depuis 2016. La moitié des salariés du secteur privé – toutes tailles d’entreprise confondues – a été arrêtée au moins une fois dans l’année, une proportion jamais atteinte depuis la première édition de ce baromètre en 2016.
Ainsi, l’absentéisme a progressé de 9 points par rapport à 2016 (date de la première édition) et de 12 points depuis 2021.
Dans le même temps, la part des salariés qui s’estiment en bonne santé est en baisse depuis 3 ans (68% en 2023 vs 75% en 2020).
Le baromètre révèle également une nette augmentation des arrêts multiples : 45% des salariés ayant été arrêtés au cours des 12 derniers mois ont eu au moins 2 arrêts (vs 41% en 2022 et 41% en
2021), une tendance confirmée par près de la moitié des médecins traitants.
Toutes durées confondues, la maladie ordinaire reste le premier motif des arrêts maladie. C’est également le motif qui affiche la plus forte progression cette année (28% vs 21% en 2022). Viennentensuite le Covid (17%), les troubles psychologiques (15%) et les troubles musculosquelettiques (13%).
Les troubles psychologiques constituent le premier motif des arrêts longs (plus de 30 jours). Les arrêts longs pour trouble psychologique ont été multipliés par deux en l’espace de trois ans (32% vs 14% en 2020).
Tous motifs confondus, la durée moyenne des arrêts longs a progressé, passant de 97 jours en 2022 à 111 jours en 2023.
La forte progression de l’absentéisme maladie concerne tout particulièrement cette année les jeunes salariés.
(58%, +12 pts vs 2022) et les managers (53%, +13 pts). Viennent ensuite les femmes (55%, + 7 pts), les 50 ans et plus (41%, +7 points), les personnes avec enfants à charge (53%, + 6 pts) et les salariés du secteur de la santé et de l’action sociale (63%, + 10 pts).
Les managers concernés à double titre par l’absentéisme maladie. Les managers comptent parmi les salariés les plus arrêtés pour maladie et enregistrent la plus forte progression cette année (+13 pts). La moitié d’entre eux se dit stressée au travail (vs 38% pour les non-managers). Un stress qui peut s’expliquer par une plus grande difficulté à gérer les priorités (pour 54% des managers vs 40% pour les non-managers) ou un fort empiètement de la vie professionnelle sur la vie personnelle (55% vs 27%). Ainsi, les managers sont également plus nombreux à consulter un psychologue ou un psychiatre (13% vs 7%).
L’étude souligne également des signes de désengagement plus forts chez les managers : 45% seraient prêts à prendre un arrêt maladie alors qu’ils ne sont pas malades (vs 33% pour les non-managers) et 36% déclarent ne pas être investis dans leurs tâches (vs 25%).
Les managers sont également en première ligne face à l’augmentation de l’absentéisme au sein de leurs équipes, tant en termes de réorganisation du travail que de prévention et d’accompagnement au retour à l’emploi. De plus, près d’un manager sur deux estime que le travail hybride et le télétravail ont rendu plus complexe leur rôle. Ils disent notamment avoir des difficultés à détecter et à gérer les situations de vulnérabilité de leurs collaborateurs ou à répartir leur charge de travail. 58% des managers seraient intéressés par des formations pour accompagner leurs collaborateurs en arrêt maladie. La moitié d’entre eux déclare être beaucoup plus vigilants pour détecter d’éventuelles fragilités, et s’adapter davantage aux attentes de leurs collaborateurs. Ils sont également plus nombreux (74% vs 64% en 2022) à prendre des dispositions pour faciliter la reprise du travail d’un salarié après un arrêt long : entretien de pré-reprise, aménagement des horaires ou du postes, évolution de leur mode de management …).