
- 1°/« Gaz… fin du tarif règlementé… comment souscrire le meilleur contrat ? ».
- 2°/Une amende colossale infligée à la banque CIC selon la magazine Capital
- 3°/Pénurie de voitures électriques. La Cour des comptes de l’Union européenne sonne l’alarme !
- 4°/Echec des Européens pour s’entendre sur la réforme du marché de l’électricité
- 5°/Joe Biden insulte Xi Jinping et met de l’ambiance dans les relations sino-américaines

1°/« Gaz, fin du tarif règlementé, comment souscrire le meilleur contrat ? ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 22 Juin 2023 | A la une, Energie

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ».
Voilà ce que disait le philosophe stoïcien et Empereur romain Marc-Aurèle, il y a presque 2000 ans. Ces pensées pour lui-même et pour nous ont traversé les siècles et restent cruellement d’actualité.
Nous pouvons le déplorer à titre collectif, et d’un point de vue politique je suis totalement opposé, non pas à une forme de libéralisation du marché de l’énergie, dans le sens où l’entrée de nouveaux producteurs d’énergie sur le marché peut-être autorisée, mais cela n’a rien à voir avec la fin du marché règlementé, car l’État français pourrait parfaitement imposer comme cela se fait depuis des décennies un prix de vente régulé et éviter un calvaire pour sa population.
Mais non, nous nous ferons imposer au pire moment, celui de la guerre en Ukraine et de la pénurie plus ou moins importante et durable en fonction des moments, la dérégulation.
Une date sombre. Le 1er juillet. Le jour où vous allez devoir devenir votre propre trader en énergie.
Dans moins de deux semaines, au 1 er juillet 2023, tous ceux qui utilisent le gaz devront passer au marché libre et aller négocier une offre sur le marché.
Nous deviendrons tous nos propres traders.
Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, il convient de dissocier l’approche politique collective (manifestations, protestations, luttes politiques etc., en fonction des convictions de chacun) et la nécessaire adaptation de chacun en tant qu’agent économique rationnel cherchant à protéger ses intérêts.
Si ces deux aspects d’une même question doivent être séparés, ils ne sont en aucun cas opposés.
C’est pour vous permettre de ne pas vous faire couillonner que j’ai écrit un dossier spécial intitulé « Ces vérités que l’on vous cache sur le marché libre du gaz et comment souscrire le meilleur contrat ».
Il est disponible en téléchargement dans votre (nouveau) espace lecteur en vous connectant ici. Pour ceux qui veulent . s’abonner c’est ici
Dans ce dossier nous verrons rapidement qu’il y a quelques paradoxes majeurs sur lesquels il sera difficile de ne pas être agacés à titre collectif, mais nous verrons également les stratégies personnelles que l’on peut tenter de mettre en œuvre pour préserver au mieux ses intérêts.
J’y fais évidemment le point sur les cours, les perspectives d’évolution des prix dans les mois qui viennent et les risques que nous pouvons parfaitement anticiper et qui pèsent sur le marché de l’énergie. Vous verrez comment faire toutes les simulations et devis nécessaires, comment trouver et sélectionner la meilleure offre, comment ne pas se faire piéger par le markéting sémantique des opérateurs dits « alternatifs », mais aussi les différences de prix et de fonctionnement entre les offres à prix fixes ou variables, les modalités d’engagement et de résiliation, ou encore comment choisir et sur la base de quels critères son opérateur de gaz sans oublier l’offre contractuelle garantissant des prix fixes sur 4 ans qui me semble la meilleure. Vous trouverez dans ce dossier 33 pages tous les détails, et toutes les informations nécessaires pour vous permettre de protéger au mieux vos intérêts et ceux de vos proches qui utiliseraient du gaz.
1.500 euros de budget annuel ! Une dépense majeure en cas de mauvais contrat et des surcoûts explosifs !
Le coût moyen annuel d’un contrat gaz est de 125 euros par mois pour une famille de 4 personnes dans une maison de 100m². Cela représente une note de 1.500 euros par an en moyenne, mais ça c’était avant.
Avant la guerre en Ukraine.
Avant la fin des tarifs réglementés.
Vous avez sans doute en mémoire tous ces petits commerçants obligés de baisser le rideau faute de pouvoir faire face aux évolutions des cours de l’énergie.
C’est désormais ce qui attend chacun de nous.
A n’importe quel instant.
Nous allons être à la merci d’une pénurie de gaz, d’un évènement international, ou encore des tensions géopolitiques.
Souscrire le meilleur contrat d’énergie avec un bon opérateur ne sera plus une option mais une obligation pour vous dès le 1er juillet.
Ne pas le faire ou mal le faire, c’est vous exposer à un risque de multiplication par 2, 3, ou même 8, ce qui a été le cas au pire moment de la guerre en Ukraine où les commerçants et les entreprises obligés de passer par le marché « libre » ont vu leurs notes parfois multipliées par 10.
Rapporté à une famille, cela veut dire que ceux qui aujourd’hui utilisent le gaz, peuvent voir en théorie leur facture moyenne passer de 125 euros par mois à 1250 € !
Or, il n’est pas prévu de « bouclier » tarifaire.
Ne passez pas à côté de ce sujet. Ceux qui veulent en savoir plus, et qui ne sont pas abonnés à la lettre et aux dossiers STRATEGIES peuvent s’abonner en cliquant ici. Mal vous y prendre peut vous coûter des milliers d’euros, l’abonnement à la lettre STRATEGIES est un investissement de 98 euros qui sera bien vite rentabilisé !!
L’Etat va vous laisser seul face à ce terrifiant marché « libre ».
Dans tous les cas, ce qu’il faut comprendre et que je vais essayer de vous démontrer, c’est que le gouvernement veut en finir avec le gaz, le gouvernent poussé par les technocrates européens de Bruxelles.
C’est dans ce cadre que s’inscrit également la fin des tarifs règlementés du gaz dont l’instabilité des prix va pousser les ménages et les acteurs économiques à passer à d’autres sources d’énergie plus lisibles et plus prévisibles.
Les europathes organisent sur le marché du gaz l’incertitude des prix et une volatilité extrême incompatibles avec le fonctionnement et les attentes quotidiennes de l’ensemble des agents économiques.
Ils créent de toute pièce les conditions de notre écœurement et de notre dégoût.
C’est d’une grande perversité, et c’est ainsi que notre monde fonctionne. Entre immense perversité et hypocrisie totale, pour masquer une forme de dictature qui aura de plus en plus de mal à cacher son nom.
Bref, dans ce dossier, vous saurez comment souscrire, quand souscrire, comment comparer les offres et déjouer les pièges, vous pourrez alors devenir votre propre trader. Cela n’aurait pas dû se produire, mais « que la force vous soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ».
Pour vous aussi rejoindre la communauté des Stratégistes c’est ici.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Une amende colossale infligée à la banque CIC selon la magazine Capital
par Charles Sannat | 22 Juin 2023 | Grille article, Politique et économie
Lorsque j’ai lu ce titre, mon cœur s’est arrêté net.
« L’amende colossale infligée à la banque CIC » selon le magazine Capital (source ici)
Alors je me suis dit, ça y est en France aussi on inflige des amendes dissuasives comme aux Etats-Unis qui se comptent en milliards de dollars ou d’euros.
Alors j’ai lu l’article
« L’AMF a infligé une amende record de 1,25 million d’euros au CIC et à un de ses établissements régionaux pour ne pas avoir respecter la règlementation européenne.
La banque CIC s’est vu infliger au total une amende de 1,25 million d’euros pour des manquements à la règlementation européenne ayant trait à l’accompagnement et l’information de ses clients sur les marchés financiers, a annoncé mardi l’Autorité des marchés (AMF). Au titre de ses manquements « dans le cadre de son activité de service de conseil en investissement », le Crédit industriel et commercial a fait l’objet de la part de la commission des sanctions d’ »un avertissement » et d’un million d’euros d’amende, CIC Sud Ouest écopant pour sa part d’une amende de 250.000 euros.
Les deux établissements sont sanctionnés faute d’avoir commercialisé « des instruments financiers adaptés » à chaque clients, « d’une procédure de catégorisation des clients » ainsi que « d’un dispositif de contrôle efficace et opérationnel » et d’un autre « efficace et opérationnel d’évaluation de l’adéquation des investissements ». Il est également reproché au CIC d’avoir manqué à son obligation de « fournir à ses clients une information claire, exacte et non trompeuse sur les coûts et frais inhérents aux instruments financiers ».
Hahahahahahaha.
1.25 million d’euros, c’est peut-être beaucoup pour vous, mais pour eux c’est un détail un point c’est tout.
Oser écrire que c’est une amende colossale, c’est un peu fort de café… et cela fleure bon la propagande du grand capital.
Regardez comme nous punissons les banques. C’est « colossal » !
Hahahahahaha.
Avec une telle amende, les banquiers auraient tort de ne pas continuer à s’enrichir sur le dos des pauvres gens et des pauvres épargnants.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/une-amende-colossale-infligee-a-la-banque-cic-selon-la-magazine-capital/

3°/Pénurie de voitures électriques. La Cour des comptes de l’Union européenne sonne l’alarme !
par Charles Sannat | 22 Juin 2023 | Affaires européennes
La Cour des comptes européenne, vient de découvrir ce que le directeur général délégué du BRGM dont j’avais relayé une conférence sait depuis des mois et des mois.
Nous n’avons pas les ressources naturelles et minières pour construire des centaines de millions de véhicules électriques, des dizaines de millions d’éoliennes et des panneaux solaires à volonté !
« La Cour des comptes de l’Union européenne tire la sonnette d’alarme. Malgré l’annonce de multiples usines de batteries pour voitures électriques, la pénurie guette. Le souci vient des matières premières, pour lesquelles le Vieux Continent est très largement dépendant des importations.
L’Europe a pris le virage de la voiture électrique. D’une part, les annonces concernant l’arrêt de commercialisation des voitures thermiques en 2035 se multiplient, même si cet horizon demeure incertain. D’autre part, les annonces concernant la mise en place d’usines européennes de fabrication de batteries se succèdent. L’inauguration récente de la première « Gigafactory » de France à Douvrin, coentreprise entre Total Énergies, Mercedes et Stellantis, en est témoin. Pour assurer sa compétitivité face à la Chine sur le terrain des voitures électriques, le Vieux Continent met les bouchées doubles.
« Quasiment chaque semaine, une nouvelle giga-usine de batteries est annoncée en Europe », a reconnu Annemie Turtelboom, responsable d’un audit sur les batteries pour la Cour des comptes de l’Union européenne lors d’un point de presse. Pour autant, « les chances que l’UE devienne un leader mondial de la production de batteries ne semblent pas bonnes », avertit-elle.
Il ne suffit pas de construire des usines pour assurer la fabrication des batteries, encore faut-il que les sites industriels soient alimentés. C’est justement là que le bât blesse. Dans son rapport publié lundi, l’institution pointe les problèmes de disponibilité des matières premières, l’augmentation du prix de celles-ci et de l’énergie, ainsi que la concurrence mondiale susceptible de saper la compétitivité européenne. « Nous sommes confrontés au risque de voir l’UE manquer son objectif » de ne vendre que des voitures neuves à zéro émission en 2035, ou de ne pouvoir « atteindre cet objectif que par l’importation de batteries ou de véhicules électriques, ce qui nuirait à l’industrie européenne », a indiqué Annemie Turtelboom.
« L’UE ne doit pas se retrouver avec les batteries dans la même position de dépendance que celle qu’elle a eue avec le gaz envers la Russie », a mis en garde la responsable. La Cour des comptes de l’UE prévoit « qu’ à brève échéance, la production européenne de batteries sera confrontée à une pénurie mondiale de matières premières essentielles ».
Sauf que c’est évidemment le cas.
Nous sommes évidemment en situation de totale dépendance sur les matières premières qui ne viennent pas d’Europe.
Cela veut dire que notre transition énergétique est totalement dépendante de nos approvisionnements et du bon vouloir de nos partenaires.
Cela veut dire que nous avons des dirigeants qui édictent des lois basées sur un désir idéologique et prennent leurs rêves pour des réalités.
Le soucis c’est que nous construisons des énormes usines, qui pourraient parfaitement ne pas tourner faute d’approvisionnement en matières premières, et la Chine, fera tout pour conserver ses capacités industrielles, elle, qui achète presque toutes les matières premières du marché international.
Ne vous précipitez pas sur les voitures électriques.
C’est une lubie de technocrate décérébré qui finira par passer.
Charles SANNAT
Source AFP via Challenges.com ici

4°/Échec des Européens pour s’entendre sur la réforme du marché de l’électricité
par Charles Sannat | 22 Juin 2023 | Affaires européennes,
« Les Vingt-Sept échouent à s’entendre sur la réforme du marché de l’électricité » selon cet article des Échos.
En effet réunis lors d’un Conseil au Luxembourg, les ministres européens de l’Énergie ont affiché leurs divergences sur plusieurs points clés du projet de loi.
« Le chemin s’annonce plus long que prévu pour l’ambitieuse et controversée réforme européenne du marché de l’électricité, destinée à enrayer la volatilité des prix et à établir un cadre lisible pour les investisseurs dans les énergies renouvelables et les moyens de production décarbonés. Réunis lundi au Luxembourg, les ministres européens de l’Énergie ne sont pas parvenus, comme espéré, à définir une position commune sur le texte législatif proposé par la Commission européenne en mars.
Au terme de longues heures de discussions, les Vingt-Sept sont restés divisés sur un point au cœur de la réforme, celui des « contrats pour différence » (CFD), grâce auxquels l’État garantit un prix fixe aux producteurs d’électricité.
Ces derniers mois, on a assisté à des envolées spectaculaires des tarifs dues à la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Pour ne plus revivre ce scénario, la Commission veut mettre en place des contrats « bidirectionnels » avec un prix plafond qui protège le consommateur et un seuil qui protège l’investisseur, pour avoir accès au soutien public. Tout revenu supérieur au plafond serait remboursé au consommateur et aux entreprises.
Subvention au charbon
Mais les États membres divergent sur la redistribution des recettes tirées de ces CFD, et surtout sur leur applicabilité aux installations de production électriques existantes. Un point essentiel pour la France et ses centrales nucléaires en activité. L’Allemagne et le Luxembourg, notamment, s’y opposent, redoutant des « distorsions de marché ».
Une autre pierre majeure d’achoppement concerne les subventions, interdites aujourd’hui et qui seraient autorisées demain, mais uniquement jusqu’en 2029, pour certaines centrales à charbon. Il s’agit d’offrir une certaine souplesse à certains États membres, comme la Pologne qui réclame cette dérogation, vis-à-vis de leurs centrales indispensables à la sécurité de leur approvisionnement pour le prochain hiver alors que les délais sont trop courts pour en bâtir de nouvelles. »
Bref, ils ne sont d’accord sur rien.
Les Allemands et quelques autres pays sont animés d’une sainte haine contre les centrales nucléaires françaises qui donnent évidemment un avantage compétitif majeur à nos entreprises.
L’Allemagne invente donc des règles et des mécanismes qui visent à rendre l’électricité plus chère en France pour que notre prix de vente soit aussi délirant que le prix de vente de l’énergie en Allemagne lié aux choix désastreux du mix énergétique allemand basé sur le gaz russe qui n’existe plus et donc sur les centrales à charbon qui sont les plus polluantes.
Nous nageons en plein délire, et il faut impérativement que la France sorte de ce mécanisme délirant.
L’Allemagne est en train de nous saigner et cela n’est plus admissible depuis plusieurs mois.
L’inaction du gouvernement est terrifiante.
Charles SANNAT
Source Les Echos.fr ici
https://insolentiae.com/echec-des-europeens-pour-sentendre-sur-la-reforme-du-marche-de-lelectricite/

5°/Joe Biden insulte Xi Jinping et met de l’ambiance dans les relations sino-américaines
par Charles Sannat | 22 Juin 2023 | Géopolitique

Qualifier Xi Jinping de « dictateur » est « absurde », répond Pékin à Biden.
« La Chine a fustigé mercredi la remarque « absurde » du président américain Joe Biden qui a estimé que son homologue chinois Xi Jinping appartenait à la catégorie des « dictateurs », alors que les relations entre Washington et Pékin semblaient s’apaiser.
Joe Biden surnommé par les méchantes langues « walkin dead » s’exprimait lors d’une réception en Californie avec des donateurs du parti démocrate, en présence de journalistes et il a eu ces délicats propos :
« C’est très embarrassant pour les dictateurs quand ils ne savent pas ce qui s’est passé », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Lorsque (le ballon) a été abattu (Xi Jinping) s’est trouvé très embarrassé et il a même démenti que (l’aéronef) se trouvait là ».
Voilà.
Les Chinois qui n’étaient pas contents le sont encore moins.
Les Américains mettent quelques gouttes d’huile sur le feu.
Au bout du compte et à ce rythme, tout le monde va pouvoir se taper dessus.
Ce qui vaudra vraisemblablement un prix Nobel de la Paix à Joe Biden.
Plus un président américain fait de guerres et de morts plus il est nobélisable.
Charles SANNAT
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Source AFP via Boursorama.com




