
- 1°/« Début de crise de la dette pour les Etats-Unis pour Ray Dalio ! ».
- 2°/Vite… un ISF européen sur les plus riches… la dernière « riche » idée à la mode
- 3°/Selon France Info… l’Insee constate une nette surmortalité que le Covid-19 ne suffit pas à expliquer !
- 4°/En juillet les taux de la BCE seront à 4 %
- 5°/Il va falloir produire beaucoup plus d’électricité en France d’ici 2035 et « on est mal patron ».

1°/« Début de crise de la dette pour les Etats-Unis pour Ray Dalio ! ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 9 Juin 2023 | A la une, Chronique de l’effondrement

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
On ne présente plus Ray Dalio mais on le présente quand même, car même quand cela va sans dire, cela va mieux en le disant !
Bref, Ray Dalio, est aux obligations ce que Warren Buffet est aux actions en bourse.
Ray Dalio, c’est l’oracle des obligations, le Warren Buffett Obligataire.
Je vous déconseille de ne pas écouter Ray Dalio.
C’est juste le plus grand et le plus brillant gérant de fonds obligataires contemporains.
Pour l’investisseur milliardaire Ray Dalio les États-Unis se trouvent au début d’une crise de la dette et il a averti que l’économie allait connaître des temps plus difficiles.
« À mon avis, nous sommes au début d’une crise de la dette très classique, en fin de cycle, lorsque l’écart entre l’offre et la demande, lorsque vous produisez trop de dettes et que vous avez une pénurie d’acheteurs »,
« Ce qui se passe aujourd’hui, alors que nous devons vendre toute cette dette, c’est qu’il y a suffisamment d’acheteurs », a-t-il ajouté. « Quand je regarde la question de l’offre et de la demande pour cette dette, il y a beaucoup de dette, elle doit être achetée et doit avoir un taux d’intérêt suffisamment élevé », a ajouté le fondateur de Bridgewater.
« Lorsque l’on regarde les acheteurs, il semble qu’il y ait une pénurie significative d’acheteurs pour cette dette gouvernementale. Mais nous sommes maintenant sur le point de voir à quoi ressemblera le tableau de l’offre et de la demande au cours des deux prochaines années », a déclaré Mr. Dalio.
Vers une pénurie d’acheteurs de la dette américaine et de toutes les autres nations !
Ce qu’il faut avoir en tête c’est que la France devra financer à peu près 300 milliards d’euros cette année. Vous pouvez faire la liste pour tous les pays ce sera pareil.
Pour les Etats-Unis, le département du Trésor a déjà annoncé son intention d’émettre 1.600 milliards de dollars de bons du Trésor cette année jusqu’à la fin de l’année 2023 !
1.600…
Jusqu’à présent cela ne posait aucun problème puisque les banques centrales achetaient elles mêmes les dettes émises par les États pour empêcher les taux justement de monter sur les marchés.
C’est parce que les banques centrale se substituaient aux investisseurs qu’il y avait assez d’épargne pour financer les dettes !
Mais, si les banques centrales cessent d’intervenir, alors c’est le marché obligataire qui reprend ses droits.
Et c’est un simple marché obligataire.
C’est l’épargne des uns qui finance les dettes des autres.
Et quand il manque d’épargne parce qu’il y a trop de dettes à financer, et bien le prix de l’argent augmente ! Donc les taux montent.
Mr. Dalio a déjà commenté la manière dont le gouvernement américain a géré l’impasse sur la limite d’emprunt, attribuant la note D à l’accord, qui ne résout pas le problème clé de l’augmentation constante de l’endettement.
La question clef est donc de savoir si les banques centrales vont véritablement laisser le marché obligataire redevenir libre et fixer lui-même de l’argent pour lutter contre l’inflation ou si elles se mettront en acheteur en dernier ressort pour financer les Etats, notamment les pays membres de l’OTAN… qui ont une petite guerre contre la Russie à financer.
Cela nous promet de beaux moments en perspectives.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Vite, un ISF européen sur les plus riches; la dernière « riche » idée à la mode
par Charles Sannat | 9 Juin 2023 | Grille article, Impôts & Fiscalité |

Je suis fatigué par cette capacité d’innovation impressionnante montrée par certains.
Ces certains sont toujours les mêmes.
Il faut être de « gauche ».
Il faut être bien-pensant
Il faut être généreux mais avec le pognon des autres.
Enfin, il faut être très créatif pour avoir des idées aussi innovantes, que dis-je novatrices, que dis-je « disruptives ».
Pensez-donc, certains pensent que pour régler tous nos problèmes un ISF européen serait franchement LA solution.
Hahahahahahahahahahahahahahahaha.
Nous sommes déjà taxé à 80% et la pauvreté n’a jamais diminué.
A ce stade, il y a désormais une relation inversement proportionnelle entre taxation et pauvreté.
Je crois même que les chiffres montrent sans ambiguïté, que plus on taxe, plus la pauvreté et les inégalités augmentent, parce que vu les impôts en France, tout le monde devrait être riche !
Un ISF européen sur les « 1% les plus riches » ? Economistes et militants interpellent Bruxelles
« Des économistes renommés, des militants, des millionnaires engagés et des personnalités politiques ont déposé jeudi 8 juin une initiative citoyenne européenne (ICE) réclamant un impôt européen sur la fortune des 1% les plus riches, une procédure qui pourrait contraindre Bruxelles à se positionner.
Des personnalités « de sept pays d’Europe ont déposé aujourd’hui une initiative citoyenne européenne (ICE) demandant à l’Union européenne (UE) d’adopter un impôt annuel permanent sur les plus grandes fortunes d’Europe », a indiqué dans un communiqué l’ONG Oxfam, elle-même signataire.
Le but ? « Lever des fonds pour réduire la pauvreté et les inégalités chez nous et dans les pays plus pauvres, et pour s’attaquer à la crise climatique » , explique l’association, estimant qu’un impôt annuel sur la fortune allant jusqu’à 5% pour les milliardaires européens pourrait rapporter environ 250 milliards d’euros par an.
Haaaa…que de grandeur dans cette proposition géniale.
Que de générosité.
J’en suis tout chose.
Vraiment.
Un niveau de pensée à ce niveau… je ne sais plus quoi dire.
Et en plus ce serait pour réduire la pauvreté et les inégalités.
A force de les réduire on ne peut plus voir tellement elles sont petites !
Mais pas que…
Avec ça on va enfin pouvoir s’attaquer à la crise climatique.
Ben oui !
Vous n’êtes pas au courant ?
Quand les impôts montent, le CO2 baisse et les températures diminuent.
Si, si, c’est prouvé.
Hahahahahahahahaha.
Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier.
Hahahahahahahahaah.
Charles SANNAT
Source Boursorma.com ici
https://insolentiae.com/vite-un-isf-europeen-sur-les-plus-riches-la-derniere-riche-idee-a-la-mode/

3°/Selon France Info, l’Insee constate une nette surmortalité que le Covid-19 ne suffit pas à expliquer !
par Charles Sannat | 9 Juin 2023 | Grille article, Pandémie

L’Insee constate une nette surmortalité sur l’année 2022, que le Covid-19 ne suffit pas à expliquer !
Ce n’est pas moi qui le dit c’est France Info qui relaie une étude de l’Insee, c’est dire si nous parlons de choses officielles.
Ce qu’il y a d’inquiétant dans cette histoire de surmortalité, c’est qu’elle ne touche pas que la France.
C’est un peu une situation que l’on retrouve partout.
Enfin, partout où la vaccination a été massive ainsi que les confinements ou encore le port du masque.
Mais avant d’aller plus loin, je vous propose une petite séquence souvenirs, lorsque notre maman, l’Etat, nous expliquait doctement dans ce moment de propagande, que l’on peut débattre de tout, sauf des chiffres.
Le problème voyez-vous, c’est que quand il est interdit de débattre des chiffres, il est en réalité interdit de penser.
Revenons à cet article de France Info.
« L’Insee a constaté la persistance d’une nette surmortalité en France en 2022 par rapport à une année « normale » hors épidémie ou événement inhabituel, selon les chiffres publiés mardi 6 juin par l’institut de la statistique. Ainsi, 675 000 personnes sont mortes en France en 2022, soit 53 800 décès de plus que ce qui était prévisible, compte tenu de l’âge de la population et des tendances enregistrées sur les 10 ou 15 ans précédents.
L’écart à la prévision (+8,7 %) est supérieur à celui constaté en 2021 (+6,9 %) et en 2020 (+7,8 %), année où l’épidémie de Covid a explosé. Pourtant, le Covid-19 a nettement moins tué en 2022, avec 38 300 morts contre 59 100 en 2021, selon les chiffres de Santé publique France.
Les épidémies de grippe et les fortes chaleurs citées
« Les décès dus à d’autres causes que le Covid-19 ont donc augmenté », rapporte l’Insee, qui mentionne « les deux épidémies de grippe » en mars-avril et en décembre 2022, ainsi que les fortes chaleurs de l’été 2022. « Enfin, l’épidémie de Covid-19 a pu entraîner depuis 2020 une hausse des décès en raison d’effets indirects, comme des reports d’opérations ou des baisses de dépistage d’autres maladies », suppose l’Insee.
La population française est peut-être aussi confrontée à une évolution plus structurelle, avec un coup de frein sur les gains d’espérance de vie qui étaient observés chaque année, explique l’Insee. « Il peut y avoir aussi une interruption ou une pause » dans la tendance à la baisse de la mortalité, « mais sans qu’il soit encore possible de l’identifier ».
Plusieurs problèmes se posent et à ce stade ces chiffres sont inexplicables.
Le coup de la chaleur semble peu recevable car les pic de mortalité ne semblent pas avoir eu lieu spécifiquement lors des périodes les plus chaudes.
Même l’Insee semble perplexe.
Peut-il y avoir un lien avec les vaccins, le port du masque, les retards de diagnostics, ou encore les confinements, sans oublier le fait que le Covid pourrait finalement nous « tuer » plus tard !
Bref, vous le voyez il y a des chiffres et plein d’hypothèses mais une seule conclusion certaine et évidente.
On doit pouvoir débattre de tout, y compris des chiffres pour pouvoir les analyser.
Charles SANNAT
Source France Info ici

4°/En juillet les taux de la BCE seront à 4 %
par Charles Sannat | 9 Juin 2023 | Banques Centrales

Selon l’agence Reuters (source ici) la Banque centrale européenne (BCE) « relèvera ses taux directeurs d’un quart de point en juin et en juillet, avant de marquer une pause pour le reste de l’année » d’après une large majorité des économistes interrogés par Reuters.
Pour freiner l’économie et juguler une inflation galopante, la BCE a relevé ses taux de 375 points de base depuis juillet 2022. Résultat, l’Allemagne et la zone euro dans son ensemble ont basculé dans la récession en début d’année.
Christine Lagarde – la présidente de l’institut d’émission, a déclaré lundi qu’il n’y avait pas de « preuve tangible » qu’un pic ait été atteint sur l’inflation de base.
Pour les 59 économistes interrogés par Reuters, la BCE devrait porter son taux de dépôt de 3,25% à 3,5% le 15 juin. Environ trois quarts des économistes (43 sur 59) prévoient une nouvelle hausse des taux de 25 points de base en juillet.
« Une hausse des taux de 25 points de base semble acquise pour la réunion de la semaine prochaine », a déclaré Carsten Brzeski, responsable mondial de la macroéconomie chez ING.
« Les développements macroéconomiques depuis la réunion de mai ont clairement plus à offrir aux ‘colombes’ qu’aux ‘faucons’ de la BCE (…) Cependant, la BCE est pleinement déterminée à l’heure actuelle à pécher par excès de prudence en ce qui concerne la hausse des taux », a-t-il ajouté.
Voici les prévisions des économistes à ce jour
Une majorité (38 sur 59) des participants anticipe que le taux de dépôt de la BCE restera à 3,75% jusqu’à fin 2023 et 17 autres experts s’attendent à un taux de 3,50% ou moins d’ici à la fin de l’année. Quatre personnes estiment qu’il pourrait être augmenté à 4%, en raison du ralentissement insuffisant de l’inflation.
A mon sens, la BCE risque de monter les taux plus haut que l’on ne peut l’imaginer, avec toujours cette volonté de casser l’inflation en prenant le risque de mettre les taux trop hauts..; mais pendant pas trop longtemps, car le temps joue contre les banques centrales.
Plus l’inflation s’enkyste dans l’économie et plus elle sera difficile à déloger. Or les finances de nos pays ne peuvent pas supporter des taux élevés pendant une longue période de temps.
Mieux vaut des taux très hauts mais pas longtemps que moins élevés et plus longtemps… pour l’équilbre des budgets nationaux et les services de la dette comme on dit.
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/en-juillet-les-taux-de-la-bce-seront-a-4/

5°/Il va falloir produire beaucoup plus d’électricité en France d’ici 2035 et « on est mal patron ».
par Charles Sannat | 9 Juin 2023 | Réflexions personnelles

La transition écologique c’est très bien et dans tous les cas, vous êtes priés d’être pour, être contre n’étant pas autorisé par la bien-pensance et la doxa dominante.
Le petit problème avec les oukases écolos, c’est qu’il ne faut pas confondre oukase et réalité, et la réalité, c’est que c’est super d’électrifier tous les usages (et je suis sincèrement pour que l’on diminue toutes les formes de pollution), mais le petit problème c’est qu’en face des usages à électrifier, il faut prévoir les capacités de production nécessaires.
Comme vous pourrez le lire ci-dessous il va falloir a minima doubler notre capacité d’énergie renouvelable notamment les éoliennes qui sont « rapides » à construire contrairement aux futures centrales nucléaires qui ne seront pas opérationnelles avant 2035 et d’ici-là la demande va considérablement augmenter avec autant de trous dans la raquette.
Il faut bien comprendre le problème. Il ne s’agit pas faire des décrets sans rien prévoir en face. L’énergie c’est une réalité physique.
Tant que vous ne voyez pas des chantiers partout, alors nous allons dans le mur de l’électrification .
Plutôt que d’investir des milliards d’euros d’argent que nous n’avons pas pour isoler des logements et mettre des pompes à chaleur pour lesquelles nous n’avons pas l’électricité, nous ferions mieux de construire 20 nouvelles centrales nucléaires avec 3 réacteurs ! Cela coûtera nettement moins cher.
Voici ce que rapporte cet article du Progrès (source ici).
Le gestionnaire du réseau de haute tension RTE prévient : la consommation va obliger la France à doubler sa production d’ici à 2035. Ce qui n’est pas évident…
Y-aura-t-il assez d’électricité pour tout le monde ? En France, la consommation d’électrons va augmenter bien plus rapidement que prévu jusqu’à présent pour répondre aux objectifs climatiques européens et aux enjeux de la réindustrialisation, estime le gestionnaire du réseau de haute tension RTE dans un rapport publié ce mercredi.
Cette accélération de la consommation va contraindre le pays à doubler sa production d’énergies renouvelables d’ici à 2035, souligne RTE dans cette analyse prospective qui doit éclairer le débat public avant la présentation dans les prochains mois de la stratégie énergétique du pays par le gouvernement.
Le gestionnaire s’attend à une consommation annuelle d’électricité en forte hausse, comprise entre 580 et 640 terawattheures en 2035, alors qu’en 2021 il tablait encore sur une consommation de 540 TWh dans un scénario moyen dit de référence, et de 585 TWh en cas de « réindustrialisation profonde » du pays.
En 2022, les Français ont consommé 460 TWh d’électricité.
De fait, les industries primaires que sont la sidérurgie, les engrais, le ciment ou même la chimie, soutenues par les plans de relance publics, annoncent des investissements de décarbonation impliquant un recours massif à l’électricité. Il s’agit de compenser l’abandon programmé du gaz et du charbon afin de parvenir aux objectifs climatiques de l’accord de Paris (COP21).
En conséquence, la croissance de la consommation électrique en France devrait dépasser 10 TWh par an pendant la décennie 2025-2035, un rythme qui « n’a plus été atteint depuis les années 80 », estime RTE dans son bilan.
Ce rythme de croissance « met en évidence l’ampleur du défi auquel le système électrique est confronté », insiste RTE. Il va falloir produire rapidement plus d’électricité bas-carbone alors même que les nouveaux réacteurs nucléaires annoncés par le gouvernement ne verront pas le jour avant 2035.
« Atteindre d’ici 2035 une production électrique bas-carbone de 600 TWh minimum, et si possible de 650 TWh voire plus de sorte à couvrir le haut de la fourchette des perspectives de consommation électrique, apparaît ambitieux (…) mais faisable », rassure RTE.
Cela va conduire de fait le pays à produire « plus de renouvelables, et plus vite dans les prochaines années », résume Xavier Piechaczyk – président de RTE. Avec pour objectif d’atteindre au minimum 250 TWh d’ici 2035, contre environ 120 TWh aujourd’hui, soit un doublement de la production, indique le rapport.
Pour boucler l’équation énergétique, « il faut de l’efficacité, de la sobriété, une production nucléaire la plus disponible possible et beaucoup d’énergies renouvelables supplémentaires », ajoute Xavier Piechaczyk. La sobriété, et toutes les formes d’économie d’énergie, présentée comme une option dans le précédent rapport de 2021, « n’est plus une option, c’est ce qui est nouveau », ajoute-t-il. « Nos objectifs sont de plus en plus proches, il faut donc agir très vite », renchérit Thomas Veyrenc directeur exécutif de RTE. Selon lui, « viser moins de 250 Twh de renouvelables en 2035, ce serait prendre un gros risque sur la trajectoire (climatique) à moyen terme ».
De Charles Sannat
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

