4177 – Tous les hommes ont le droit de vivre en paix par Alfred de Zayas le 19/01/2021

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Résistance à «La grande réinitialisation»

par Alfred de Zayas – N° 1, 19 janvier 2021- Hoizons & Débats

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Les bouleversements entrainés par la crise du coronavirus justifient que l’on aborde des questions fondamentales afin de les clarifier.

Souhaitons-nous vraiment revenir au status quo, à un modèle économique dysfonctionnel marqué par l’inégalité des richesses et les violences structurelles?

C’est là une occasion historique de revendiquer et mettre en œuvre des changements inter-fonctionnels au sein du système actuellement en vigueur, de redéfinir nos priorités en les axant sur les droits de l’homme et la dignité humaine, d’exiger que nos gouvernements cessent toute utilisation de nos ressources – déjà limitées – au profit de guerres, de missiles, de drones, de bases militaires, d’interventions sous pavillon de complaisance et d’autres actes criminels, pour, à la place, investir davantage dans la recherche et le développement de stratégies de prévention – une prévention qui anticiperait les menaces, les préviendrait si possible, ou combattrait les conséquences de futures pandémies, des éruptions volcaniques, des tremblements de terre, des tsunamis ou des impacts d’astéroïdes. 

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    Il est temps de redonner vie à l’héritage d’Eleanor Roosevelt, de redécouvrir l’essence même de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de faire en sorte que les droits de l’homme soient juridiquement reconnus, justiciables et applicables. Il est également temps de s’inspirer de l’expérience d’économistes de premier plan comme Jeffrey Sachs, Joseph Stiglitz et Thomas Piketty, et faire en sorte que l’économie s’aligne sur un paradigme cohérent de sécurité humaine ne laissant personne sur la touche.Nous pouvons et devons exiger la transparence et la responsabilité des agences gouvernementales dont le travail consiste à convertir l’économie en une institution durable, centrée sur les individus et créant des emplois dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services.

    Nous devons résister à l’étreinte de Big Brother, au mondialisme, au militarisme, au totalitarisme, à la surveillance intrusive des autorités, à la culture conformiste et à l’homologation, à la police de la pensée et à la dénonciation, aux «fake news» du gouvernement et aux manipulation de la soi-disant «presse de qualité», à la pseudo-législation, à la pseudo-histoire, à la pseudo-diplomatie, à la pseudo-démocratie. 

    Nous devons résister aux efforts visant à nous transformer en de simples numéros, en robots ou en «consommateurs». Ne pas agir contre le virus social du conformisme et de l’indifférence signifie renoncer aux libertés fondamentales et aux acquis des droits de l’homme pour lesquels les générations précédentes se sont battues en leur nom et en notre nom. 

    Ce n’est pas le moment de se défiler et de prétendre que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. Il est temps de relever le défi, d’exiger des priorités budgétaires rationnelles, des lois et des règlements plaçant l’individu au-dessus du profit, une éthique en matière de politique étrangère, la fin de la course effrénée aux armements et des guerres meurtrières.

    Tous les êtres humains ont le droit de vivre en paix – non seulement nous-mêmes, mais aussi tous les peuples qui sont attaqués, exploités et humiliés au nom de nos gouvernements. Nous demandons aux institutions publiques de soutenir et protéger notre vie privée et notre vie de famille. Elles ont toutes deux été bafouées en violation flagrante des articles 17 et 23 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). 

    Nous devons affirmer notre droit individuel et collectif à notre culture, notre identité et nos traditions, notre droit d’accès à toute information tel qu’il est énoncé à l’article 19, paragraphe 2, du PIDCP, notre droit de diffuser l’information sans qu’elle soit censurée par le gouvernement ou le secteur privé tel que Amazon, Facebook, Googleou Twitter, notre droit à avoir notre propre opinion, notre droit à l’erreur. Si nous nous laissons intimider par les diktats du «politiquement correct» et succombons à l’autocensure, alors la dystopie orwellienne aura gagné. 

    Nous exigeons que nos représentants démocratiquement élus fassent ce pour quoi ils ont été élus, qu’ils nous représentent nous, et non pas seulement les lobbies ou les entreprises. L’alternative à l’action est un aveuglement irréfléchi. Même les Romains le savaient: mundus vult decipi – le monde veut être leurré.Ne nous laissons pas abuser par le «Great reset», la grande réinitialisationdu Forum économique mondial, la dernière arnaque visant à maintenir les riches dans leur opulence et les pauvres dans leur pauvreté. Jules César lui-même s’est élevé contre notre aveuglement et notre tendance à croire ce que nous voulons croire: Quae volumus, ea credimus libenter (Ce que nous désirons, nous y croyons volontiers) (De bello civili, 2, 27, 2).

    Plus que jamais, en 2021, nous devons faire preuve de courage moral et apprendre à formuler nos propres idées – indépendamment des écrasantes pressions sociales de la «cancel culture», cette culture de la négation à présent en pleine émergence et qui est en train de détruire la libre circulation des idées et de miner la gouvernance démocratique. Nous avons besoin de toujours plus de lanceurs d’alerte pour dénoncer les crimes et les dissimulations des responsables gouvernementaux et des commanditaires, y compris dans le secteur privé. Nous avons besoin de médias d’information pluralistes – et cela signifie nécessairement davantage, et non moins de médias alternatifs. Sapere aude! Ayez le courage d’utiliser votre propre intelligence

(Horace/Emmanuel Kant)!• – -(Traduction Horizons et débats)

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Pacte international relatif aux droits civils et politiques

Art. 17

  1.  Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.

  2. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Art. 23

  1. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État.

  2. Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l’homme et à la femme à partir de l’âge nubile.

  3. Nul mariage ne peut être conclu sans le libre et plein consentement des futurs époux.

  4. Les Etats parties au présent Pacte prendront les mesures appropriées pour assurer l’égalité de droits et de responsabilités des époux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. En cas de dissolution, des dispositions seront prises afin d’assurer aux enfants la protection nécessaire.

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Pacte international relatif aux droits économiques – sociaux et culturels

Art. 10

Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent que:

  • Une protection et une assistance aussi larges que possible doivent être accordées à la famille, qui est l’élément naturel et fondamental de la société, en particulier pour sa formation et aussi longtemps qu’elle a la responsabilité de l’entretien et de l’éducation d’enfants à charge. Le mariage doit être librement consenti par les futurs époux.

  • Une protection spéciale doit être accordée aux mères pendant une période de temps raisonnable avant et après la naissance des enfants. Les mères salariées doivent bénéficier, pendant cette même période, d’un congé payé ou d’un congé accompagné de prestations de sécurité sociale adéquates.

  • Des mesures spéciales de protection et d’assistance doivent être prises en faveur de tous les enfants et adolescents, sans discrimination aucune pour des raisons de filiation ou autres. Les enfants et adolescents doivent être protégés contre l’exploitation économique et sociale. Le fait de les employer à des travaux de nature à compromettre leur moralité ou leur santé, à mettre leur vie en danger ou à nuire à leur développement normal doit être sanctionné par la loi. Les Etats doivent aussi fixer des limites d’âge au-dessous desquelles l’emploi salarié de la main – d’oeuvre enfantine sera interdit et sanctionné par la loi.

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