4138 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 24 décembre 2020

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  1. Point de situation sur le coronavirus
  2. Sur l’aide russe accordée à la République d’Ossétie du Sud dans la lutte contre le nouveau coronavirus
  3. Sur la fourniture au Népal de systèmes de test russes pour diagnostiquer la Covid-19
  4. Sur la visioconférence de Sergueï Lavrov le 25 décembre avec les participants au programme de la Fondation Gortchakov Dialogue au nom de l’avenir
  5. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Mevlüt Cavusoglu – Ministre des Affaires étrangères de la Turquie, à Sotchi
  6. Sur les pourparlers entre les chefs de diplomatie de la Fédération de Russie et de la Libye
  7. Sur la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo concernant une menace en Méditerranée émanant de Moscou
  8. Sur les déclarations antirusses de Mike Pompeo
  9. Sur les informations concernant une « trace russe » dans le piratage aux Etats-Unis diffusées par les médias libéraux américains
  10. Sur une nouvelle liste noire publiée par le Ministère américain du Commerce
  11. Sur la nouvelle rédaction de la stratégie américaine conjointe des forces navales, du Corps d’infanterie de marine et des Garde-côtes
  12. Sur la situation autour du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien
  13. Sur la décision du Tribunal arbitral du sport pour interdire aux sportifs russes de se présenter sous le drapeau national aux compétitions internationales
  14. Sur l’implication de SMP en Afghanistan dans des crimes contre la population civile
  15. Sur le soutien de l’activité de l’organisation pseudo-humanitaire Casques blancs en Syrie par l’Allemagne
  16. Sur la mission d’évaluation de l’Onu pour le Haut-Karabakh
  17. Sur la Déclaration du Comité du Deuxième protocole relatif à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954
  18. Sur la libération d’écoliers au Nord-Ouest du Nigeria
  19. Sur la situation actuelle en Centrafrique
Ministry of Foreign Affairs of Russian Federation in Moscow
Ministry of Foreign Affairs of Russian Federation in Moscow

1..Point de situation sur le coronavirus

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Cette semaine n’a pas apporté de nouvelles rassurantes: le nombre de personnes infectées dans le monde continue d’augmenter. Au 24 décembre, on compte déjà plus de 78 millions de personnes, et le nombre de morts a dépassé 1,7 million. La dynamique générale de prolifération de l’infection est telle qu’elle ne permet pas aux gouvernements d’assouplir les restrictions anti-Covid, sachant que certains pays reviennent même aux lockdown sévères pour apaiser la vague de morbidité La vaccination de la population prend de l’ampleur.
A noter l’information rapportée du Royaume-Uni concernant l’apparition d’une nouvelle souche de coronavirus avec une plus grande vitesse de propagation, selon les spécialistes.
Il s’avère que ce pathogène a atteint l’Australie, le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud et d’autres pays. Cela pourrait indiquer son adaptabilité aux conditions changées. Les virologues ne sont pas encore enclins à attribuer à la nouvelle souche de coronavirus un bien plus grand potentiel de risque. L’OMS s’abstient également d’évaluer le risque de la nouvelle souche et appelle à ne pas tirer de conclusions avant d’obtenir des données scientifiques avérées. Les scientifiques russes ayant reçu les échantillons en question travaillent activement sur leur étude en échangeant les informations avec les collègues étrangers et avec les représentants de l’OMS.
Néanmoins, plus de 50 pays (dont la Chine, le Canada, la Turquie, l’Inde, l’Iran, l’Allemagne et d’autres) ont partiellement ou entièrement suspendu la communication de transport avec le Royaume-Uni. La Fédération de Russie a fait la même chose en imposant à partir de minuit 22 décembre une semaine d’interdiction pour la communication de passagers avec ce pays et en instaurant une quarantaine de 14 jours pour tous les arrivants de ce pays.
Le Ministère russe des Affaires étrangères rappelle aux citoyens russes qu’il est préférable de s’abstenir dans la mesure du possible des voyages à l’étranger jusqu’à la stabilisation de la situation concernant la prolifération de l’infection et à peser minutieusement tous les risques liés aux voyages à l’étranger.

2..Sur l’aide russe accordée à la République d’Ossétie du Sud dans la lutte contre le nouveau coronavirus

la République d'Ossétie du Sud
L’hôpital polyvalent mobile du Ministère russe de la Défense a terminé son travail en Ossétie du Sud, où il se trouvait depuis fin octobre 2020. Au total, les spécialistes russes ont examiné 1.474 habitants locaux. Les laboratoires PCR ont réalisé 2.152 diagnostics. 192 patients ont été hospitalisés (aucun cas mortel n’a été admis). Un tel hôpital militaire russe poursuit son travail en Abkhazie.

COVID_Abkhazia-13-1200-3  Médecins militaires russes de la Région militaire Sud continuent de traiter des patients dans un hôpital mobile déployé en Abkhazie

Le déploiement rapide de l’hôpital mobile avec le travail de la section de défense radioactive, chimique et biologique des forces armées russes et des spécialistes médicaux envoyés par le Ministère russe de la Santé et Rospotrebnadzor ont été opportuns et un moment clé dans la stabilisation de la situation en Ossétie du Sud dans la lutte contre la Covid-19.
Nous sommes prêts à continuer d’apporter l’aide nécessaire à la République fraternelle pour surmonter le coronavirus.

3..Sur la fourniture au Népal de systèmes de test russes pour diagnostiquer la Covid-19

Népal
NEPAL

Le 10 décembre 2020, le Népal a reçu gratuitement 50 lots de tests et d’agents réactifs pour 5.000 examens alloués par la Fédération de Russie dans le cadre de la lutte contre la prolifération du coronavirus. Le lendemain, les systèmes de test et les agents réactifs ont été transmis par l’Ambassade de Russie au Ministère de la Santé et de la Population du Népal. Nous sommes prêts à poursuivre la coopération avec Katmandu dans la lutte contre la pandémie.
Ce ne sont que quelques exemples. Le travail est mené, l’aide est apportée. C’est une excellente tradition: dans le cadre d’un problème global les pays s’entraident.

 

4..Sur la visioconférence de Sergueï Lavrov le 25 décembre avec les participants au programme de la Fondation Gortchakov Dialogue au nom de l’avenir

visioconférence de Sergueï Lavrov le 25 décembre avec les participants au programme de la Fondation Gortchakov Sergueï Lavrov

Le 25 décembre 2020, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov organisera une visioconférence avec les participants au programme éducatif et scientifique annuel de la Fondation Gortchakov Dialogue au nom de l’avenir.
En dix ans de réalisation ce projet a reçu à juste titre la réputation d’une plateforme importante contribuant au renforcement de la confiance entre la société russe et étrangère. Le programme inclut un cycle hebdomadaire de conférences, de séminaires et de tables rondes avec la participation de jeunes spécialistes étrangers des relations internationales et de principaux politologues russes, d’experts scientifiques et de personnalités culturelles, de représentants d’organes publics. Selon la tradition établie, une série d’activités est culminée par une rencontre du Ministre avec les participants au Dialogue où en format de discussion libre sont évoquées les questions de l’agenda international.
Cette année, le Dialogue au nom de l’avenir anniversaire se tiendra pour la première fois en ligne et sera assimilée au 75e anniversaire de la Grande Victoire et au 75e anniversaire de l’Onu. Y participeront les délégués de 19 pays de la CEI, d’Europe et d’Asie centrale.

5..Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Mevlüt Cavusoglu, Ministre des Affaires étrangères de la Turquie, à Sotchi

Sergueï Lavrov avec Mevlüt Cavusoglu  Sergueï Lavrov avec Mevlüt Cavusoglu

Le 29 décembre, le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, à l’invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, se rendra en visite de travail dans notre pays (Sotchi) pour participer à la 8e réunion du Groupe de planification stratégique conjoint (GPSC), agissant dans le cadre du Conseil de coopération de niveau supérieur (CCNS). La 7e réunion précédente du GPSC s’est tenue le 29 mars 2019 à Antalya. Les participants évoqueront un large éventail de problèmes régionaux et internationaux d’actualité. Ils mettront les pendules à l’heure concernant la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en Transcaucasie, en Asie centrale, en Ukraine, en mer Noire. Seront abordées les solutions pour améliorer l’efficacité de l’interaction dans les organisations internationales.
Il est prévu de traiter en détail les questions actuelles liées à la mise en œuvre de la Déclaration trilatérale des dirigeants de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie du 9 novembre 2020 sur le Haut-Karabakh. Un accent sera mis sur la minimisation des risques d’éventuels affrontements et l’aide humanitaire aux parties.
Au centre de l’attention sera la mise en place de l’activité du Centre russo-turc conjoint pour contrôler le cessez-le-feu et toutes les activités militaires dans la zone du conflit du Haut-Karabakh.

 

6..Sur les pourparlers entre les chefs de diplomatie de la Fédération de Russie et de la Libye

Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Ministre des Affaires étrangères de la Libye Mohamed Siala 2         Sergueï Lavrov  avec le Ministre des Affaires étrangères de la Libye Mohamed Siala

Le 30 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement d’union nationale de la Libye Mohamed Siala, qui se rendra à Moscou en visite de travail.
Pendant ces pourparlers il est prévu d’échanger les avis sur la situation en Libye et autour, y compris les efforts pour renforcer le cessez-le-feu et faire avancer le processus de paix dans le cadre des décisions de la Conférence de Berlin sur la paix et de la résolution 2510 du Conseil de sécurité des Nations unies en mettant l’accent sur le renforcement du rôle de la Russie pour contribuer au règlement libyen au plus vite. De plus, les deux ministres évoqueront plusieurs questions pratiques relatives au développement des relations bilatérales dans différents secteurs.

7..Sur la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo concernant une menace en Méditerranée émanant de Moscou

Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo  Secrétaire d’État américain Mike Pompeo 

Nous avons remarqué la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo sur le Moyen-Orient du 15 décembre 2020 avec des remarques critiques concernant la politique de la Russie en Méditerranée. Notre pays y est gratuitement accusé de « semer le chaos » en utilisant différentes méthodes et de propager de la désinformation. Ces accusations sont nombreuses, mais il est impossible de ne pas les commenter. Sans les commenter nous donnerons un prétexte pour penser que tout cela est vrai.

C’est pourquoi il va falloir s’arrêter en détail sur toutes ces déclarations.

Pour commencer, nous voudrions rappeler à Mike Pompeo ce qui a initié les événements dramatiques en Libye.
C’est les Etats-Unis avec leurs alliés de l’Otan en 2011 qui ont commis une agression armée non dissimulée qui a conduit à la destruction non seulement de l’infrastructure socioéconomique du pays, mais également de la structure étatique de la Libye. Sachant que les Etats-Unis eux-mêmes se distançaient pendant longtemps du règlement de la crise survenue par leur faute.
Alors que la Russie, au contraire, depuis le début du conflit armé entre l’Est et l’Ouest de la Libye est un acteur actif des efforts internationaux pour le régler sur les différentes plateformes multilatérales.
Nous communiquons avec toutes les parties libyennes les incitant à cesser le conflit fratricide.
Nous rejetons les insinuations que la Russie aurait soutenu l’offensive de l’Armée nationale libyenne contre Tripoli en 2019, car immédiatement après le début de cette opération militaire nous cherchions à persuader les leaders du camp de l’Est de la Libye à revenir à la table des négociations.
C’est l’entente sur la nécessité de cesser le feu en Libye conclue au sommet des présidents de la Russie et de la Turquie à Istanbul le 8 janvier 2020 qui a posé les bases pour l’accord de trêve conclu à Genève le 23 octobre.
Les accusations avancées par Mike Pompeo contre les citoyens russes Maxime Chougaleï et Samer Soueïfan récemment libérés d’une coopération avec la société militaire privée (SMP) Wagner sont complètement absurdes.
Nos compatriotes sont arrivés légalement à Tripoli en mai 2019 avec l’accord des autorités locales afin de mener des études sociologiques pour les centres scientifiques russes. Puis, ils ont été kidnappés. Seulement après un certain temps il a été possible de déterminer leur détention dans la prison de Miitig. Ils étaient injustement accusés d’espionnage au profit de l’un des belligérants du conflit libyen. Il est évident que les autorités américaines se réfèrent aux « informations » soutirées sous la torture ou d’auto-incrimination.
Concernant les mentions de la SMP Wagner, nous indiquons qu’il n’y a pas de militaires russes en Libye. L’activité de SMP n’est pas prévue par la législation de la Fédération de Russie.
La déclaration du Secrétaire d’Etat parle d’un grand travail des Etats-Unis afin de renforcer le rôle principal de l’Onu dans le processus de paix libyen, avant tout en renforçant la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) agissant depuis 2011. Par la rhétorique Mike Pompeo insinue que la Russie, ainsi que la Chine s’y opposaient.

Mais en regardant les faits, la situation est différente.

Depuis plus de neuf mois les Américains cherchaient à se réserver tout le travail de l’Onu sur la Libye. Washington abusant du statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies bloquait la nomination du nouveau chef de la MANUL pour remplacer le Libanais Ghassan Salamé, qui a démissionné en mars 2020.
Les Américains ont rejeté sans explications au moins deux candidatures très dignes proposées par le Secrétaire général de l’Onu, qui représentaient le continent africain et étaient soutenues par la grande majorité des membres du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris la Russie.
Et même quand mi-septembre, à l’issue de négociations difficiles, le Conseil de sécurité des Nations unies à la proposition des Etats-Unis a décidé de reformater la structure de la direction de la MANUL, les Américains continuaient de faire traîner les choses sous différents prétextes. En même temps, par un « incroyable » concours de circonstances, c’est Stéphanie Williams, citoyenne américaine et ancienne haute responsable du Département d’Etat américain, qui remplit les fonctions de chef de cette mission depuis mars jusqu’à mi-décembre 2020.
Les désinformations permanentes de Washington concernant de prétendues violations par la Russie de l’embargo du Conseil de sécurité des Nations unies sur les armes par rapport à la Libye ne sont pas appuyées par des preuves tangibles.

La propagande idéologique n’en a jamais eu besoin.

Alors que nous sommes habitués de travailler selon les règles. Nous avons effectivement besoin de faits tangibles qui confirmeraient l’implication de Mohammed al-Kani mentionné par Mike Pompeo dans des activités criminelles présumées. C’est pourquoi nous n’avons pas « bloqué », comme l’a dit le Secrétaire d’Etat, l’adoption de sanctions internationales contre ce citoyen libyen et le groupe qu’il dirige, mais avons pris une pause (mis en attente, selon le vocabulaire de l’Onu), en promettant de revenir à l’examen de ce problème quand les initiateurs de la demande fourniront des preuves tangibles. Mike Pompeo sait mieux que quiconque que parfois les autorités américaines agissent de la même manière dans les comités de sanctions, notamment analysant l’activité des organisations terroristes.
Les accusations sur la Russie de « fabriquer de faux dinars libyens » n’ont rien à voir non plus avec la réalité.
Les billets mentionnés ont été fabriqués légalement par la compagnie Goznak dans le cadre des contrats signés par le vice-président de la Banque centrale libyenne à Tripoli A. al-Herbi et étaient prévus pour être utilisés sur tout le territoire du pays (pour régler le problème du déficit de la liquidité en Libye afin d’augmenter la demande effective de la population). La circulation des billets devait non seulement contribuer à la stabilisation économique, mais également jouer un rôle unificateur pour l’Etat libyen divisé et dévasté par les efforts des partenaires occidentaux.
En ce qui concerne l’affirmation que « la Russie continue de menacer la stabilité de la Méditerranée en soutenant le régime de Bachar al-Assad, qui a lancé une guerre contre son propre peuple, qui a conduit à la déstabilisation régionale, et en Syrie même à une crise humanitaire et au reflux de la moitié de la population du pays », il faudra rappeler au Secrétaire d’Etat les faits réels.
C’est grâce au rôle déterminant de la Russie que le terrorisme international en Syrie a subi un coup dévastateur, et le pays a évité le sort de la Libye, dont la structure étatique a été détruite par les bombardements illégaux de l’aviation de l’Otan.
Nous avons empêché l’effondrement de la Syrie et son absorption par des groupes terroristes internationalement reconnus, notamment Daech et le Front al-Nosra. Ce qui a permis de sauver le Moyen-Orient et la Méditerranée de la propagation de la menace terroriste et de l’instabilité.
A l’heure actuelle, un cessez-le-feu stable est maintenu sur la majeure partie de la Syrie. Nous aidons activement les Syriens à régler leurs tâches actuelles. Cela concerne notamment la promotion du processus de paix, le rétablissement de l’unité nationale, le rétablissement des destructions de l’après-guerre et, enfin, le problème primordial des millions de réfugiés et de déplacés internes. Nous appelons toute la communauté internationale à aider activement la Syrie à régler les problèmes sociaux et économiques sans avancer des conditions politiques.
Malgré l’opposition de Washington et de ses alliés, les 11 et 12 novembre 2020 à Damas s’est déroulée avec la contribution de la Russie la Conférence internationale pour contribuer au retour de réfugiés et de déplacés internes.
Nous rappelons à nos opposants que la nécessité de régler le problème des réfugiés est directement mentionnée dans les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris la résolution 2254.
Nous partons du principe que le forum de Damas permettra de lancer un processus multilatéral complexe auquel adhéreront aux étapes suivantes d’autres pays intéressés, notamment de la Méditerranée, ainsi que des organisations internationales compétentes.
Quant aux attaques de Mike Pompeo concernant nos relations avec la Grèce et la République de Chypre, nous notons que nous sommes au courant de la pression de représentants américains sur la hiérarchie des églises orthodoxes helladique et chypriote afin de reconnaître les schismatiques ukrainiens.
C’est un intérêt étrange pour un Etat laïque qui se trouve à des milliers de kilomètres de l’Ukraine, n’a pas avec elle de liens historiques, spirituels et culturels comme la Russie, et où les orthodoxes représentent seulement près de 2% de la population.
Sachant que Washington déclare publiquement qu’il fixe comme condition pour développer les relations bilatérales avec Athènes et Nicosie la fermeture de la coopération avec la Russie. Nous avons souligné plusieurs fois que le chantage grossier n’avait pas sa place dans le monde civilisé ni dans la politique internationale.
Autre exemple de l’habitude américaine de tordre les bras.
Dans sa déclaration Mike Pompeo a rappelé l’expulsion de Grèce en 2018 de diplomates russes pour « avoir sapé » l’accord de Prespa.
Aucune preuve de l’activité illégale de représentants russes n’a toujours pas été apportée. Moscou a soutenu les accords entre la Grèce et la Macédoine du Nord pour l’appellation de l’Etat. En même temps, de grossières violations du droit internationale et de la Constitution macédonienne ont été commises sous une très forte pression de pays occidentaux, avant tout des Etats-Unis mus par l’implication au plus vite de Skopje dans l’Otan, et non par l’aspiration à contribuer au règlement du litige bilatéral. Nous exprimions honnêtement et ouvertement notre position.
Enfin, les questions de transparence de l’activité financière et économique doivent préoccuper avant tout le pays où cette activité est exercée. En l’occurrence les autorités doivent obéir à la législation nationale et aux normes internationales, et non aux recommandations extérieurespunir ceux qui ont soi-disant des liens avec des régimes « indésirables ».
Les déclarations de Mike Pompeo concernant le blanchiment d’argent par des Russes à Malte sont également privées de preuves.
Nous sommes surpris par l’ignorance de la diplomatie américaine concernant les activités menées en Russie visant à lutter contre les pratiques frauduleuses pour le retrait illégal de fonds dans les offshores.
En particulier, le 1er octobre 2020, à l’initiative russe a été signé le Protocole sur les amendements à la Convention entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le gouvernement de la République de Malte pour éviter la double imposition et prévenir la fraude fiscale du 24 avril 2013. Le travail russe pour la modification de ces accords (augmenter la taxe sur les dividendes qui sont transférés à l’étranger dans les offshores) a commencé précisément par les pays via lesquels transitent d’importantes ressources d’origine russe.
L’objectif du document consiste à rendre inutile ou à réduire significativement le retrait d’actifs sous la juridiction de la Fédération de Russie, à renforcer la régulation juridique en matière de fiscalisation et à empêcher la fraude fiscale.

8..Sur les déclarations antirusses de Mike Pompeo

14635585lpw-14635940-article-usciadirectormikepompeospeaksattheamericanenterprisein-jpg_5197940_660x281     Mike Pompeo
Le 18 décembre 2020, dans une interview à l’animateur de radio Mark Levin, le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a ouvertement déclaré que la Russie était inscrite sur la liste des ennemis américains, que l’arme nucléaire russe représentait une menace « grandiose » pour les Américains, et que derrière une nouvelle cyberattaque contre le gouvernement de Washington se trouverait Moscou.
Comme toujours, les accusations ne sont pas appuyées par la moindre preuve.
Il n’y a pas si longtemps, le 14 mai 2019, pendant un discours lors d’une conférence de presse à l’issue de son entretien avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Mike Pompeo soulignait au nom des Etats-Unis la volonté d' »améliorer les relations entre nos pays ». Il affirmait « tout faire » pour prendre des mesures en ce sens. Au lieu de cela nous entendons le chef de la diplomatie du pays prononcer une rhétorique franchement hostile qui ne contribue aucunement à la normalisation du dialogue bilatéral.
Le discours de Mike Pompeo n’a rien ajouté de nouveau à l’éventail devenu traditionnel d’accusations de piratage, de reproches gratuites permanentes visant la Russie. Il reproduit les accusations infondées de comportement russe « irresponsable » dans les cyber-affaires. Ce thème continue d’occuper à Washington une place centrale dans la confrontation politique intérieure pour « alimenter » son propre public.
Dans ce contexte, il est intéressant de noter que le 19 décembre, dans un commentaire sur Twitter, le Président américain sortant Donald Trump a écrit qu’un autre pays aurait pu commettre cette attaque.
L’incohérence des positions au sein de l’establishment politique américain est une nouvelle tendance dans le gouvernement américain.
Une question reste sans réponse:
pourquoi l’administration sortante, à cause de laquelle les relations russo-américaines traversent une période difficile, continue de les dégrader?

9..Sur les informations concernant une « trace russe » dans le piratage aux Etats-Unis diffusées par les médias libéraux américains

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La désinformation permanente dans les médias avec des nouvelles « chaudes » sur les prétendus nombreux piratages des établissements publics américains par des hackers agissant dans l’intérêt des autorités russes est devenue une routine politique.
L’absence de preuves est compensée par des spéculations sur une « trace russe » dans le piratage aux Etats-Unis.
Nous proposons depuis longtemps aux collègues de mettre un terme aux insinuations mensongères, de cesser d’induire en erreur leurs propres citoyens et la communauté internationale. Cependant, les Etats-Unis évitent une discussion objective sur les questions liées à la garantie de la cybersécurité internationale, montrant ainsi une absence d’arguments réels pour appuyer leurs revendications.
Au lieu de régler les problèmes politiques intérieurs, il est plus pratique pour l’establishment américain d’exagérer l’image d’ennemi extérieur en la personne de la Russie.
Il n’est pas exclu, cependant, que le véritable objectif de nouvelles accusations à notre égard consiste à empêcher le nouveau Président américain Joe Biden d’instaurer une coopération avec nous, notamment sur la cybersécurité internationale.
Nous sommes certains que ce scénario ne correspond pas aux intérêts russes ou américains.
De notre côté, nous sommes prêts pour un dialogue constructif, professionnel et pragmatique sur la cybersécurité internationale avec tout dirigeant des Etats-Unis. Nous rappelons de nouveau à nos collègues la déclaration du Président russe Vladimir Poutine du 25 septembre 2020 contenant des propositions concrètes pour construire la coopération entre nos pays à ce sujet.
De plus, dans le cadre des accords bilatéraux de 2013, nous avons établi avec Washington des lignes officielles de liaison directe entre les organes compétents, ainsi que des hauts responsables politiques en cas d’incidents informatiques.
Egalement, depuis 2018, en Russie fonctionne le Centre national d’incidents informatiques, un organe chargé de la coopération de la Fédération de Russie avec les organes de pays étrangers, des ONG internationales et étrangères qui travaillent dans la réaction aux incidents informatiques.
Nous appelons de nouveau les collègues américains à utiliser les canaux officiels d’échange d’informations sur les incidents informatiques, au lieu de lancer des accusations gratuites et politisées.

10..Sur une nouvelle liste noire publiée par le Ministère américain du Commerce 

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Les dernières initiatives du Ministère américain du Commerce pour la modernisation de son régime d’exportation suscitent la confusion et l’indignation, elles consistent à incorporer la notion de « consommateur militaire final » dans la liste de plus de 40 compagnies russes.
Sous prétexte d’une « préoccupation » pour les compagnies commerciales américaines, qui sont soi-disant très inquiètes pour ne pas vendre malencontreusement du matériel sensible « à la mauvaise personne », Washington a engagé une nouvelle démarche hostile contre la Russie, comme si les marchandises pourraient se retrouver dans la sphère de l’industrie de l’armement à cause du « croisement des secteurs civil et militaire » de l’économie russe. Ces actes s’inscrivent clairement dans la ligne générale des Etats-Unis visant à contenir globalement notre pays.
Sachant que des questions logiques se posent pour savoir pourquoi dans la liste de restriction visant à lutter contre les « programmes militaires déstabilisants » russes se trouvent des compagnies purement civiles russes qui travaillent dans la métallurgie, la construction d’équipements, l’énergie et la construction aéronautique civile.
Il est évident qu’ainsi l’administration sortante cherche à compliquer au maximum la coopération russo-américaine dans ces domaines et à saper la concurrence saine sur les marchés mondiaux.
A noter que plusieurs entreprises concernées par les restrictions connaissent une longue histoire de coopération mutuellement avantageuse avec les partenaires américains.
Il s’avère qu’en ce sens également les autorités américaines créent intentionnellement des obstacles supplémentaires pour l’interaction avec notre pays au détriment notamment des intérêts de leurs propres entreprises. Cela semble étrange, mais c’est leur droit.
Entre autres, les Etats-Unis forcent littéralement notre pays à acquérir rapidement une indépendance technologique totale de l’Occident. Cela demande indéniablement du temps et des ressources. Mais il y aura un résultat.
Nous appelons de nouveau les autorités américaines à entendre la voix de la raison et, enfin, à évaluer en adéquation les conséquences de leurs actions destructives pour l’atmosphère politique générale des relations entre nos pays et pour leur composante commerciale et économique.

11..Sur la nouvelle rédaction de la stratégie américaine conjointe des forces navales, du Corps d’infanterie de marine et des Garde-côtes

A bord du navire porte-hélicoptères USS Makin Island, au large de la Somalie, le 22 décembre 2020. MASS COMMUNICATION SPECIALIST 2N AFP     A bord du navire porte-hélicoptères USS Makin Island, au large de la Somalie, le 22 décembre 2020. MASS COMMUNICATION SPECIALIST 2N / AFP

Nous avons remarqué la nouvelle version publiée le 17 décembre 2020 par le Pentagone de la stratégie conjointe des forces navales, du Corps d’infanterie de marine et des Garde-côtes des Etats-Unis décrivant le plan généralisé de leur préparation pour faire face à la Russie et à la Chine, qui sont déterminées comme « les deux plus importantes menaces à l’ère de la paix et de la prospérité mondiales ».
Les Américains prétendent que la Russie fait preuve d’« agressivité » en réalisant des programmes planifiés pour créer des armements balistiques et nucléaires, des sous-marins, de l’aviation et des systèmes ABM. Sachant que notre pays se fait attribuer de nouveau l’attachement au concept d’« escalade pour la désescalade », c’est-à-dire l’intention en cas de conflit potentiel d’utiliser l’arme nucléaire afin de stopper les activités militaires à des conditions bénéfiques pour la Russie, ce qui est un grossier mensonge.
Les « stratèges » de Washington sont de plus en plus inquiets que le renforcement des capacités navales russes puisse remettre en question l’avantage des Etats-Unis en mer. De toute évidence, ils n’ont pas entendu parler de principes tels que la « sécurité égale » et la « parité », et s’ils en sont entendu parler, alors ils ont dû mal les comprendre.
Au final, l’idée conflictuelle dès le départ de « rivalité des grandes puissances » traverse par un fil rouge tout le document américain.
Au cours de ces dernières années nous avons vu plusieurs fois de tels avis et projets américains concernant la rivalité avec la Russie propagés dans une multitude de documents doctrinaux et budgétaires, dont la rhétorique durcit à chaque fois.
De telles « stratégies » sont publiées dans un seul but – tenter de justifier la ligne visant à augmenter les dépenses budgétaires américaines déjà poussées jusqu’à l’absurde, sous le drapeau de l’aspiration à assurer une domination globale de Washington.
Cette approche n’a aucune perspective dès le départ. Non seulement elle ne contribue pas à l’objectif déclaré d’utiliser l’océan mondial pour « rapprocher les différentes communautés », ce qui paraît particulièrement cynique dans ce contexte, mais pose également des bases durables pour la hausse de la confrontation militaire en mer, qui risque d’avoir des conséquences dangereuses. Nous pensons que la nouvelle administration américaine devrait y songer sérieusement.

 

12..Sur la situation autour du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien

Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), jeudi 17 décembre.2020  Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), jeudi 17 décembre 2020

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(FILES) In this file photo taken on January 13, 2015 and released by the official website of the Iranian President Hassan Rouhani shows him visiting the control room of the Bushehr nuclear power plant in the Gulf port city of Bushehr. Iran’s President Hassan Rouhani on September 4, 2019 ordered all limits on nuclear research and development to be lifted, the country’s third step in scaling down its commitments to a 2015 deal with world powers. / AFP / Iranian Presidency / MOHAMMAD BERNO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / IRANIAN PRESIDENCY WEBSITE / MOHAMMAD BERNO  » – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Cette semaine s’est déroulée en grande partie sous le signe d’efforts pour maintenir et renforcer le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien.
Le 21 décembre 2020 s’est déroulée une visioconférence au niveau des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Plan d’action. Le lendemain, le 22 décembre 2020, au Conseil de sécurité des Nations unies s’est déroulée une discussion sur le rapport du Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres concernant la mise en œuvre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Des commentaires et des informations sur ces activités ont été publiés sur le site du Ministère des Affaires étrangères, ainsi que sur le site de la Représentation permanente de la Russie à New York.
Ils décrivent clairement tous les principaux aspects de la position russe sur cette question qui non seulement reste d’actualité, mais qui devient également plus grave et significative.
Les résultats de la réunion ministérielle sur le Plan d’action et la réunion du Conseil de sécurité montrent clairement que les tentatives de faire échouer l’accord nucléaire, d’empêcher sa mise en œuvre, de remettre en question la légalité de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies ont complètement échoué.
Malgré tous les efforts de nos collègues américains, ils n’ont pas réussi à rembobiner le temps et à relancer les résolutions de sanctions qui étaient en vigueur avant la signature du Plan d’action.
L’accord nucléaire n’a pas pu être reformaté. Il est en vigueur et sera réalisé successivement. Tout comme la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies reste en vigueur sous sa forme validée par consensus le 20 juillet 2015.
Tous les Etats, y compris les Etats-Unis, doivent remplir cette résolution sans conditions ni « mais », conformément à l’article 25 de la Charte de l’Onu.
Une voie longue et sinueuse attend le Plan d’action sur le nucléaire iranien.
Les Etats-Unis devront remédier à toutes les violations qu’ils ont commises du Plan d’action et de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, rétablir l’équilibre minutieux des intérêts sur lesquels s’appuyaient les accords généraux et, au final, contribuer ainsi au retour de Téhéran au respect à part entière des termes du Plan d’action, qui ont été suspendus par l’Iran en réponse à l’activité subversive de Washington et à ses sanctions anti-iraniennes. Nous partons du principe que le retour des Etats-Unis dans le Plan d’action ne doit pas être soumis à des conditions supplémentaires ou des exigences préalables.
Nous comptons sur un progrès en ce sens.
Nous notons la disposition régulièrement réaffirmée du gouvernement iranien à agir de cette manière précise. La volonté politique et l’espace pour les efforts collectifs afin de réaliser progressivement les accords de 2015 sont présents.

13..Sur la décision du Tribunal arbitral du sport pour interdire aux sportifs russes de se présenter sous le drapeau national aux compétitions internationales

Tribunal arbitral du sport situé à Lausane en Suisse  Tribunal arbitral du sport situé à Lausanne en Suisse 

Vous le savez, le 17 décembre, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décrété des sanctions contre le sport russe.
Nos sports sont privés pendant deux ans du droit de participer aux championnats, aux Olympiades et aux Paralympiades sous le drapeau national. L’hymne russe est également banni durant les compétitions pour la durée des sanctions.
Nous regrettons cette décision du tribunal. Nous pensons que le tribunal n’a pas tenu compte à part entière des arguments russes.
La Russie prône continuellement le développement de la coopération sportive internationale, un sport juste et honnête excluant toute politisation. Nous condamnons fermement la prise de produits illicites par les sportifs, cependant nous trouvons inadmissible une approche partiale, l’imposition du principe de responsabilité collective pour les infractions de quelques individus. La Fédération de Russie prône une large coopération internationale dans la lutte contre le dopage dans le sport.

 

14..Sur l’implication de SMP en Afghanistan dans des crimes contre la population civile

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Nous avons remarqué le rapport de la revue en ligne américaine The Intercept sur les crimes contre la population civile afghane commis par des sociétés militaires privées (SMP) agissant dans ce pays sous couvert des renseignements américains.
Selon les informations rendues publiques, en 2018-2019, ces groupes (dont les effectifs avoisinent 20.000-25.000 hommes, selon les experts) étaient impliqués dans des assassinats, des kidnappings et des tortures de civils afghans.
Cette activité a conduit à la mort d’au moins 50 personnes. Plusieurs attaques de telles unités visaient des écoles religieuses, faisant des morts parmi les enfants.
Nous pensons que les activités criminelles des mercenaires envers la population civile de l’Iran doivent faire l’objet d’une enquête. Les coupables doivent subir un châtiment sévère.
Compte tenu de la ligne proclamée par Donald Trump visant à réduire la présence militaire américaine en Afghanistan, une question se pose forcément concernant les intentions américaines quant au sort de ces SMP.

 

15..Sur le soutien de l’activité de l’organisation pseudo-humanitaire Casques blancs en Syrie par l’Allemagne

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Le Ministère des Affaires étrangères allemand, rejetant définitivement toute gêne et hésitation, joue avec de plus en plus d’inspiration le rôle de principal propagandiste et sponsor de la fameuse organisation Casques blancs, qu’il cherche à faire passer pour un modèle de « service humanitaire héroïque » et un « symbole de l’espoir » pour la population civile syrienne.
C’est avec une telle emphase que l’activité des Casques blancs est décrite dans un article spécial publié par le ministère des Affaires étrangères du pays sur son site officiel.

bm-maas-offiziell  Heiko Maas est ministre fédéral des Affaires étrangères

Nos collègues allemands ne lésinent pas sur la peinture pour présenter les activistes de cette ONG comme des « chevaliers sans peur et sans  reproche ». Selon Berlin, ils se battent « en première ligne du front » en Syrie et remplissent un grand nombre de tâches décisives, allant du sauvetage des blessés et d’aide urgente pour les blessés dans les régions d’activités militaires jusqu’à l’extinction d’incendies et la prévention anti-Covid au sein de la population civile.
D’après l’article mentionné, pour tous ces nobles objectifs le Ministère des Affaires étrangères allemand a alloué aux Casques blancs en 2020 une somme imposante de 5,1 millions d’euros.
Il reste flou, notamment pour le public allemand, quelle partie de ces fonds budgétaire a servi à alimenter la coopération des pseudo-humanitaires avec les groupes terroristes djihadistes agissant dans le Nord-Est de la Syrie tels que Hayat Tahrir al-Cham et d’autres. ?
Est-ce que cette somme inclut les dépenses pour le transfert solennel organisé par Berlin de Jordanie en Allemagne de l’un des chefs des Casques blancs Khalid al-Saleh? Selon les renseignements, il est directement lié au groupes terroristes, comme nous en avons parlé en détail pendant les conférences de presse antérieures.
Après tout, il est possible de se perdre dans la comptabilité du sponsorat allemand des Casques blancs où il semble de plus en plus difficile de tirer un trait entre les dépenses pour le soutien des tâches humanitaires et l’aide aux terroristes glorifiés aussi effrontément par Berlin.

16..Sur la mission d’évaluation de l’Onu pour le Haut-Karabakh

haut-karabakhLe Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une conférence de presse. Photo ONU Mark Garten  Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse. Photo ONU/Mark Garten

Selon les informations rapportées, la direction de l’Onu a décidé d’envoyer une mission d’évaluation globale dans la zone de conflit du Haut-Karabakh. Y est prévue la participation de représentants d’agences humanitaires compétentes pour se familiariser avec la situation sur le terrain et évaluer les besoins des personnes en difficulté.
A l’heure actuelle se poursuit la préparation et la mise au point des paramètres de cette mission d’évaluation.
De notre côté, nous jugeons utile et nécessaire d’intensifier la contribution humanitaire pour toutes les victimes au niveau des organisations internationales compétentes en coordination avec les parties.
Les ministères et départements russes ont engagé ce travail immédiatement après l’adoption de la Déclaration trilatérale des dirigeants de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie du 9 novembre 2020, grâce à laquelle les activités militaires ont été stoppées.

17..Sur la Déclaration du Comité du Deuxième protocole relatif à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954

Nous saluons la Déclaration du Comité du Deuxième protocole relatif à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 afin de garantir la protection des biens culturels au Haut-Karabakh, ainsi que la disposition à envoyer dans la région une mission technique indépendante de l’Unesco.
Nous trouvons important l’appel exprimé dans la Déclaration à poursuivre le travail avec les pays membres et d’autres parties intéressées afin de créer les conditions nécessaires pour son travail.
Nous partons du principe que la mission humanitaire de l’Unesco préparée en coopération avec des ONG internationales partenaires de cette structure pourrait apporter un avis objectif sur l’état des biens culturels du patrimoine diversifié de la région du Haut-Karabakh.

18..Sur la libération d’écoliers au Nord-Ouest du Nigeria

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Nous avons suivi avec profonde inquiétude l’évolution de la situation relative au kidnapping le 12 décembre 2020 par des inconnus de 344 élèves d’un lycée pour garçons dans la ville de Kankara au Nord-Ouest du Nigeria.
Et nos espoirs d’une fin heureuse dans cette histoire tragique se sont réalisés: le 18 décembre 2020, les autorités nigérianes ont annoncé la libération de tous les otages.

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Le Ministère russe des Affaires étrangères tient en haute estime le professionnalisme et la rapidité des forces de l’ordre nigérianes, qui ont réussi dans le plus brefs délais à libérer les enfants capturés et surtout à préserver leur vie. Nous sommes certains que le gouvernement nigérian et ses forces de l’ordre feront tout pour traduire en justice les coupables de l’attaque criminelle contre le lycée et pour empêcher que de tels crimes se reproduisent.

19..Sur la situation actuelle en Centrafrique 

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La situation en Centrafrique reste compliquée.
Le contingent de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) conjointement avec les unités de l’armée centrafricaine contre les attaques de groupes armés illégaux, qui tentent d’avancer vers la capitale de Bangui de différentes directions.
On rapporte la libération de plusieurs communes capturées plus tôt par des rebelles.
Le contrôle a été rétabli sur les villes de Bossembélé, de Yaaloké et de Boda, où la veille se déroulaient des combats contre des combattants qui soutiennent l’ancien président centrafricain François Bozizé et de trous groupes armés – 3R, МРС et Anti-Balaka.
Le 22 décembre 2020 a été défendue la ville de Bambari ayant une importance clé pour protéger la capitale centrafricaine depuis l’Est.
L’objectif principal des forces gouvernementales et de maintien de la paix opposées aux groupes armés illégaux consiste à empêcher le blocage des grands axes de transport reliant le centre du pays aux régions, à garantir la sécurité des villes et des communes, notamment compte tenu des tâches dictées par la préparation pour les élections générales prévues pour le 27 décembre.
centrafrique 27.12.2020 VOTES Président + Assemblée             Les Centrafricains ont voté ce dimanche 27 décembre pour des élections présidentielles et législatives marquées par des fusillades dans certains endroits de la part de rebelles tentant de dissuader les gens de se rendre aux urnes. La participation a été massive malgré les incidents, a déclaré dans un communiqué le responsable de la mission des Nations unies dans le pays, Mankeur Ndiaye. cf/ https://www.ouest-france.fr/monde/centrafrique/la-centrafrique-vote-dans-un-climat-de-tension-7101575

à suivre

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