3791 – V4 – 1/Slovaquie – la cour constitutionnelle … 14 mai 2020… 2/La Pologne pourrait bientôt dénoncer la Convention d’Istamboul… 14 mai 2020… 3/Montée de la haine en Pologne … 12 mai 2020

  1. Slovaquie – la cour constitutionnelle retoque l’application de surveillance 14 mai 2020

  2. La Pologne pourrait bientôt dénoncer la Convention d’Istamboul que voudrait imposer l’Union européenne 14 mai 2020

  3. Montée de la haine en Pologne : les pro-avortements et les pro-LGBT se déchaînent 12 mai 2020

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1/Slovaquie : la cour constitutionnelle retoque l’application de surveillance 14 mai 2020

mobile-phone-coronavirus-marco-verch-flickr

Slovaquie – La loi autorisant les autorités médicales à surveiller les allers et venues des habitants du pays au moyen d’une application sur téléphone mobile dans le but de détecter plus rapidement les personnes susceptibles d’être infectées par le coronavirus a été en partie annulée par la cour constitutionnelle slovaque siégeant à Košice suite à un recours du parti social-démocrate Smer.

En conséquence, les autorités sanitaires ne sont plus autorisées à l’utiliser. Le bureau du vice-premier ministre, en charge de l’application et de son développement n’a pas été en mesure de commenter cette décision pour le moment. L’ancien ministre de la Santé de Robert Fico et vice-président du Smer, Richard Raši, avait qualifié cette loi adoptée fin mars par la nouvelle majorité élue le 29 février « d’inédite en Europe ».

De fait, les juges n’ont pas complètement annulé la loi en soi, mais parce que le but, la durée et l’objet exact du contrôle n’étaient pas définis de manière assez précise, celle-ci est suspendue.

2397857Ivan Fiačan, le président de la cour.  Ivan Fiačan, le président de la cour de Slovaquie

« Une partie de la loi n’était pas suffisamment claire et permettait le traitement de données personnelles sans clarification des intentions […] De plus, la loi manque de garanties contre un potentiel abus dans le traitement des données personnelles, »

a expliqué Ivan Fiačan, le président de la cour.

En parallèle, le premier ministre Igor Matovič s’est dit favorable au lancement d’une autre application mobile. Cette fois, il s’agirait d’une application de reconnaissance faciale, qui permettrait de scanner les individus afin de simplifier les levées de quarantaines.
https://s.rfi.fr/media/display/77d481ee-5de0-11ea-96bd-005056a964fe/w:980/p:16x9/igor-matovic_0.webp  Igor Matovic, chef du parti peuple ordinaire et des personnalités indépendantes (OLaNO), futur Premier ministre slovaque accorde une interview télévisée devant le château de Bratislava en Slovaquie, le 1er mars 2020. REUTERS/David W Cerny

De nombreux pays, la Corée du Sud en premier, ont mis en place un dispositif de traçage via application mobile. Utile pour contacter les personnes potentiellement exposées afin de limiter la contagion, ce type d’application soulève de nombreuses interrogations quant à l’évolution de la surveillance d’État des citoyens et de la gestion des données personnelles des utilisateurs. De nombreux acteurs de la vie publique, de tous bords confondus, dénoncent la normalisation de ce genre d’application, la crise sanitaire actuelle servant comme tremplin pour leur implémentation, voire une prochaine obligation durable de leur emploi.
Au 13 mai 2020, la Slovaquie faisait état de 1 469 cas de personnes contaminées (27 cas pour 100 000 hab.), 27 morts et 1 060 guérisons. Il y a officiellement 382 personnes malades du Covid-19 en Slovaquie (soit 7 pour 100 000 hab.).

source/https://visegradpost.com/fr/2020/05/14/slovaquie-le-conseil-constitutionnel-retoque-lapplication-de-surveillance/

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2/La Pologne pourrait bientôt dénoncer la Convention d’Istamboul que voudrait imposer l’Union européenne

2019.06.27-macrin-romanowski-fb  Le vice-ministre polonais de la Justice Marcin Romanowski

PologneAprès la Hongrie le 5 mai dernier, c’est au tour de la Pologne de faire connaître son rejet de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, appelée aussi Convention d’Istamboul.

Une convention que le ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem avait qualifiée en 2014 de « levier formidable » puisqu’elle est imprégnée d’expressions empruntées à l’idéologie du genre et demande aux États signataires de « promouvoir les changements dans les modes de comportement socioculturel des femmes et des hommes en vue d’éradiquer les préjugés, les coutumes, les traditions et toute autre pratique fondés […] sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes ». Le tout accompagné d’un nouvel abandon de souveraineté en faveur d’une commission internationale d’experts chargée d’en surveiller la mise en œuvre.

POLOGNE Marcin Romanowski Źródło PAP Wojciech Olkuśnik fa1c6 c13075c72f5cc871d52b432 Marcin Romanowski / Źródło: PAP / Wojciech Olkuśnik

Le vice-ministre polonais de la Justice Marcin Romanowski a informé le 13 mai sur son compte Twitter que
« la Convention d’Istamboul parle de la religion comme étant cause de violence contre les femmes. Nous voulons dénoncer ce baragouin Gender ratifié par la Plateforme civique et le PSL. L’opinion de l’étranger ne nous intéresse pas. Pour nous, le fondement c’est l’État-nation souverain ».
Le vice-ministre a encore estimé que « la bonne méthode pour lutter contre la violence, ce n’est pas d’apprendre aux petits garçons qu’ils peuvent porter des robes et jouer à la poupée » et que la « Convention d’Istamboul ratifiée par le gouvernement de la Plateforme civique et du PSL est de la propagande néo-marxiste qui renverse notre monde de valeurs ».

Au sein de l’Union européenne, avant le refus hongrois cette convention avait déjà été rejetée pour les mêmes motifs par le parlement slovaque et par la cour constitutionnelle bulgare, tandis que le Parlement européen adoptait au contraire en septembre 2018 une résolution en faveur de l’adhésion de l’Union européenne en tant que telle à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Les eurodéputés y voyaient, sans doute de manière un peu abusive, un moyen d’imposer à tous les pays membres de l’UE, « les méthodes de contraception modernes et l’avortement sûr et légal ».

La ratification par l’Union européenne de la Convention d’Istamboul reste par ailleurs un objectif déclaré de la Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula Von der Leyen.

SOURCE/ https://visegradpost.com/fr/2020/05/14/la-pologne-pourrait-bientot-denoncer-la-convention-distamboul-que-voudrait-imposer-lunion-europeenne/

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3/Montée de la haine en Pologne : les pro-avortements et les pro-LGBT se déchaînent

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Pologne – Même si les initiatives citoyennes visant à restreindre les possibilités d’avorter en Pologne ont jusqu’ici été bloquées par la majorité parlementaire PiS, depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir à l’automne 2015 une partie de l’opposition s’est saisie du sujet pour tenter de retourner les électeurs en leur faveur.
Les campagnes de désinformation menées par certains leaders politiques et certains médias ont ainsi contribué à instaurer un climat de haine à l’encontre des défenseurs du droit à la vie. Ceux-ci sont malheureusement le plus en plus souvent l’objet d’attaques verbales d’une rare violence qui dégénèrent parfois en violences physiques. C’est ainsi que le 26 avril dans une rue de Varsovie, plusieurs voitures conduites par des hommes ont barré la route à une fourgonnette de la fondation pro-vie Pro-Prawo do Życia (Pro-Droit à la vie). Les agresseurs ont alors crié au chauffeur de la fourgonnette d’aller se faire enc…, qu’il était une ordure et qu’ils allaient lui « casser la gueule ».
Photo de l’agression du 26 avril, partagée sur Twitter par le président d’Ordo Iuris.
Ce qui a très probablement énervé les agresseurs, ce sont les inscriptions sur la fourgonnette dans le cadre d’une campagne contre la pédophilie et l’imposition dans certaines grandes villes dirigées par les libéraux de la Plateforme civique (PO), dont Varsovie, des Standards pour l’éducation sexuelle en Europe de l’OMS, avec notamment sur le côté du camion les mots suivants, écrits en lettres majuscules :

Qu’est-ce que le lobby LGBT veut enseigner aux enfants ?

– La masturbation à 4 ans,
– Le consentement au sexe à 6 ans,
– Les premières expériences sexuelles et l’orgasme à 9 ans

Des inscriptions que la justice polonaise a refusé d’interdire au motif que « les informations présentées sur ce panneau et concernant l’éducation sexuelle ne sont pas fausses puisqu’elles proviennent de la matrice de l’éducation sexuelle élaborée par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe et le BZgA » et qu’« il est de notoriété publique que le mouvement LGBT est favorable à l’éducation sexuelle selon les standards de l’OMS » (jugement du tribunal de Gdańsk prononcé en 2019, quand le juge a ordonné le retrait provisoire de plusieurs banderoles en attente d’un jugement définitif face à une plainte déposée par des organisations LGBT, tout en autorisant la Fondation Pro-Prawo do Życia à continuer de déployer les banderoles portant l’inscription ci-dessus).
Une jeune activiste de la Fondation Pro-Prawo do Życia fait quant à elle aujourd’hui l’objet d’une campagne de haine incroyable après avoir dissuadé une jeune femme mineure de prendre des pilules abortives pour se débarrasser de son enfant. L’adolescente en question avait fait part de son intention sur un groupe Facebook. Tandis que les membres de l’organisation pro-vie cherchaient à la dissuader de commettre cet acte illégal en Pologne, en lui proposant de l’aider, des partisans de l’avortement s’efforçaient au contraire de la convaincre de passer à l’acte. L’organisation Pro-Prawo do Życia a pu contacter le père de l’enfant qui n’était visiblement pas au courant et qui s’est opposé au plan de sa compagne. Grâce également à l’engagement de la famille de cette dernière, l’enfant a été sauvé.
Zuzanna Wywiórka, la militante de Pro-Prawo do Życia qui était intervenue la première, s’est alors retrouvée au centre de la campagne de haine lancée par des partisans de l’avortement rendus furieux par cette action réussie des défenseurs du droit à la vie. « Soigne-toi idiote, tu es socialement nuisible. J’espère que tu feras de la prison pour ça. Je te crache dessus sale p… », « Pleure sur ta vie misérable, inutile et nuisible », « fanatique au cerveau lavé », « digne du plus grand mépris », « personne hideuse » : voici quelques-uns des commentaires et épithètes qui ont inondé le profil Facebook de la jeune militante. Son adresse privée a été publiée en ligne avec des incitations à l’agresser physiquement et sa famille a également été visée par des insultes et menaces. Les parents de la mineure qui avait fait connaître sur Facebook son intention d’avorter et qui sont intervenus pour empêcher leur fille de passer à l’acte ont eux aussi été visés par les partisans de l’avortement.
L’organisation Pro-Prawo do Życia a annoncé avoir fait une copie des insultes et menaces en vue d’informer le parquet du délit d’incitation à la haine et de menace commis par leurs auteurs. « Ces menaces sont la réaction des milieux pro-avortement à la campagne ‘Stop à la pilule de la mort’ menée depuis plusieurs années par la Fondation Pro-Prawo do Życia et dont le but est d’informer les Polonais des conséquences de l’action abortive de ces pilules et de venir en aide aux femmes que l’on pousse à avorter, » peut-on lire sur le site de l’ONG pro-vie.
Ces faits divers montrent que la Pologne catholique n’est pas à l’abri de ce phénomène mondial. L’agenda LGBT, de même que celui en faveur de l’avortement, bénéficient d’un vaste soutien de la part des puissances occidentales et des grandes multinationales (UE, États-Unis, France, Google, Facebook, etc.) qui n’hésitent pas à appuyer très officiellement les organisations promotrices de cette idéologie progressiste, et les pays s’y opposant voient tôt ou tard une montée d’un activisme volontiers fanatique et de plus en plus violent, ainsi que des pressions étrangères. Les pays du Groupe de Visegrád sont ainsi incapable d’interdire les « Gay Pride » et les organisations d’activisme LGBT du fait de la pression directe de leurs alliés occidentaux, États-Unis en tête.

SOURCE/https://visegradpost.com/fr/2020/05/12/montee-de-la-haine-en-pologne-les-pro-avortements-et-les-pro-lgbt-se-dechainent/

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