3694 – Conférences de presse du 23, 24 mars 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

QUESTIONS

  1. Q : Alors que la pandémie se propage à travers le monde, les matériels médicaux sont insuffisants dans de nombreux pays. Vous avez annoncé il y a quelques jours que la Chine avait fourni de l’assistance à 82 pays. La Chine continuera-t-elle d’aider d’autres pays ?
  2. Q : Le Président Trump a déclaré lors des conférences de presse des 20 et 21 mars que la Chine aurait pu informer les États-Unis plus tôt de l’épidémie. Selon des médias américains, le 20 mars, le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a demandé à toutes les agences fédérales de déclarer par divers canaux , en unifiant leur ton, que la dissimulation programmée par la Chine de l’épidémie a conduit à une pandémie mondiale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
  3. Q : À présent, de nombreux pays demandent le report des Jeux olympiques de Tokyo. La Chine partage-t-elle le même avis ?
  4. Q : Vous avez annoncé, la semaine dernière, que la Chine tiendrait une visioconférence sur la prévention et le contrôle du COVID-19 avec les pays d’Eurasie et d’Asie du Sud. Avez-vous plus de détails à ce sujet ?
  5. Q : Lors d’une interview accordée aux médias américains AXIOS et HBO, l’ambassadeur chinois aux États-Unis Cui Tiankai a déclaré qu’il était fou et très dangereux pour les diplomates de conjecturer les origines du coronavirus. Sa déclaration représente-t-elle la position officielle du Ministère chinois des Affaires étrangères ?
  6. Q : Lors d’un récent point de presse, un responsable du Département d’État américain a déclaré que les États-Unis ne savaient rien du tout de l’expulsion de journalistes américains par la Chine et qu’une communication préalable aurait pu empêcher des surréactions. La Chine accepte-t-elle cette remarque américaine ? Avez-vous envisagé de communiquer avec les États-Unis pour éviter la détérioration de la situation ?
  7. Q : Une équipe d’experts médicaux envoyée par le gouvernement chinois est arrivée à Phnom Penh ce matin, la première dans un pays voisin depuis la pandémie de COVID-19. Est-ce lié à l’amitié particulière entre la Chine et le Cambodge ? En plus de l’équipe, la Chine a-t-elle fourni une autre assistance au Cambodge ?
  8. Q : L’Afrique est un maillon faible de la sécurité sanitaire publique internationale. La plupart des pays africains sont confrontés à l’épidémie, et le CDC africain prévoit une flambée épidémique en Afrique à la prochaine étape. Les dons de matériels faits par la Fondation Jack Ma et la Fondation Alibaba à l’Afrique sont arrivés à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 22 mars. Pouvez-vous nous informer de la situation globale de l’aide de la Chine à l’Afrique ?
  9. Q : Première question, il y a une augmentation continue des cas importés de COVID-19 ces derniers temps. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la situation ? Par exemple le nombre d’étrangers, et si la majorité sont des Chinois d’outre-mer qui reviennent en Chine ? Deuxième question, l’Inde ne figure pas sur la liste des pays qui ont fourni de l’assistance à la Chine dont vous avez parlé. Si je me souviens bien, l’Inde a envoyé 15 tonnes de matériels dont la Chine avait besoin. Maintenant, le nombre de cas d’infections par le COVID-19 augmente sans cesse en Inde. La Chine prévoit-elle de fournir de l’assistance en Inde ? Les deux pays ont-ils eu une communication à ce sujet ?
  10. +++++++++++++CCTV : Vendredi dernier, vous avez annoncé que la Chine et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes organiseraient une visioconférence pour permettre aux experts sur le COVID-19 d’échanger leurs points de vue. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette réunion ? A-t-elle répondu aux attentes des pays participants ?
  11. The Paper : Dans une interview avec l’Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, le journaliste Jonathan Swan a déclaré que le gouvernement chinois avait expulsé les trois journalistes du Wall Street Journal en raison de la couverture critique de la réponse du Parti communiste au coronavirus, puis le gouvernement américain a plafonné les effectifs dans les médias d’Etat chinois aux Etats-Unis. Êtes-vous d’accord avec lui ?
  12. Reuters : Le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal ont publié aujourd’hui une lettre ouverte, appelant le gouvernement chinois à modifier sa décision d’expulser leurs journalistes. Avez-vous vu la lettre et la Chine va-t-elle reconsidérer sa décision ?
  13. China Daily : La Chine a exprimé à maintes reprises son mécontentement et son opposition à l’utilisation du terme « virus chinois » ou « virus de Wuhan » par quelques personnes aux Etats-Unis. Cependant, le Secrétaire d’Etat américain Pompeo a toujours utilisé le terme « virus de Wuhan » dans son tweet du 23 mars. Avez-vous des commentaires supplémentaires à faire à ce sujet ?
  14. CRI : Vous avez présenté la situation des cas importés hier. Pourriez-vous nous communiquer le dernier bilan de ces cas ? Combien d’entre eux sont étrangers ? La plupart d’entre eux correspondent-ils à des Chinois revenant d’outre-mer ?
  15. Phoenix TV : A l’heure actuelle, le virus se propage rapidement hors de Chine et de nombreux pays d’Europe et les Etats-Unis sont confrontés à des situations sérieuses. De nombreux ressortissants chinois à l’étranger, des étudiants en particulier, sont très anxieux de savoir s’ils doivent revenir dans leur pays ou non. Quel type d’aide les ambassades et consulats chinois à l’étranger ont-ils fournie aux étudiants chinois à l’étranger ?
  16. Kyodo News : Cet après-midi, le gouvernement japonais a approuvé de nouveaux manuels scolaires renouvelant l’affirmation selon laquelle les « Senkaku » font partie du Japon. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
  17. Bloomberg News : Le Beijing Personnel Service Corporation for Diplomatic Missions (BDS) a informé à au moins sept ressortissants chinois qui travaillent pour des médias américains qu’ils devaient démissionner. Le BDS est affilié au Ministère des Affaires étrangères. Ne portez-vous pas la responsabilité de cette décision ? Pourquoi ces ressortissants chinois ont-ils été contraints de quitter leurs entreprises ?
  18. Question complémentaire : Alors, quelle est la raison pour laquelle on a demandé à ces personnes de démissionner de leur poste ?
  19. Reuters : Les autorités taïwanaises ont déclaré avoir demandé à l’OMS, à la fin du mois de décembre dernier, plus d’informations sur le nouveau coronavirus, y compris sur le risque de transmission interhumaine, mais elles n’ont obtenu aucune réponse. Est-ce parce que la Chine a fait pression sur l’OMS pour qu’elle ne traite pas la demande de Taïwan ?

Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

CHINE N° 1 Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200326586258490370

1 Q : Alors que la pandémie se propage à travers le monde, les matériels médicaux sont insuffisants dans de nombreux pays. Vous avez annoncé il y a quelques jours que la Chine avait fourni de l’assistance à 82 pays. La Chine continuera-t-elle d’aider d’autres pays ?

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R : La pandémie ne connaît pas de frontières et fait ressortir le meilleur de l’humanité. La communauté internationale a offert un soutien politique précieux et des matériels médicaux à la Chine lorsque le peuple chinois se trouvait dans les moments les plus difficiles. Au fur et à mesure de l’amélioration de la situation épidémique à l’intérieur du pays, la Chine, tout en poursuivant la prévention et le contrôle de l’épidémie dans le pays, fait tout son possible pour fournir l’assistance aux pays qui ont besoin des matériels médicaux.

Pour les pays qui ont aidé la Chine dans sa lutte contre l’épidémie, nous leur offrirons sûrement notre assistance s’ils en ont besoin. Nous offrirons une assistance dans la mesure de nos capacités aux pays amis qui sont gravement touchés par l’épidémie et qui souffrent d’un manque de matériels de prévention et de contrôle, en particulier les pays en développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, ainsi que l’UA et d’autres organisations régionales.

Comme je l’ai dit lors de la conférence de presse précédente, en plus de l’assistance intergouvernementale, les gouvernements locaux et les entreprises de Chine sont passés à l’action pour offrir des matériels aux pays gravement touchés. D’après ce que je sais, les gouvernements locaux de Chine ont fait don de matériels médicaux aux collectivités locales de 19 pays, dont

  • l’Algérie,
  • l’Angola,
  • la Bulgarie,
  • la France,
  • l’Allemagne,
  • l’Iran,
  • l’Irak,
  • l’Italie,
  • le Japon,
  • le Laos,
  • le Liban,
  • la Malaisie,
  • le Pakistan,
  • le Pérou,
  • la République de Corée,
  • la Suisse,
  • la Tunisie,
  • la Turquie
  • les États-Unis.

Des entreprises chinoises ont fait don de matériels à 20 pays, à savoir

  • le Cambodge,
  • le Canada,
  • la République dominicaine,
  • l’Éthiopie
  • , la France,
  • l’Allemagne,
  • l’Iran
  • l’Italie,
  • le Japon,
  • la République de Corée,
  • le Laos,
  • Malte,
  • la Mongolie,
  • le Myanmar,
  • les Pays-Bas,
  • le Pakistan,
  • l’Arabie saoudite,
  • la Tanzanie,
  • le Royaume-Uni
  • les États-Unis.

Fidèles à l’idée d’une communauté de destin pour l’humanité et au sens élevé de leurs responsabilités sociales, de nombreuses entreprises chinoises qui se développent à l’étranger ont également fait don de matériels aux populations des pays d’accueil.

Ce faisant, la Chine soutient fermement la lutte internationale contre l’épidémie, contribue activement à la sécurité sanitaire mondiale, remplit son rôle de grand pays responsable et met en pratique l’idée de construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

2 Q : Le Président Trump a déclaré lors des conférences de presse des 20 et 21 mars que la Chine aurait pu informer les États-Unis plus tôt de l’épidémie. Selon des médias américains, le 20 mars, le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a demandé à toutes les agences fédérales de déclarer par divers canaux , en unifiant leur ton, que la dissimulation programmée par la Chine de l’épidémie a conduit à une pandémie mondiale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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usa TRUMP 2020 imageAFP – Lors d’une conférence de presse depuis la Maison Blanche, le président Donald Trump a appelé les Américains à éviter tout rassemblement de plus de 10 personnesAFP – MANDEL NGAN
 

R : J’ai lu le reportage concerné. Et j’ai également lu un autre article disant que le 20 mars, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré à la presse que la Chine, la Russie et l’Iran diffusaient de fausses informations et dénigraient ce que les États-Unis ont fait pour la prévention et le contrôle de l’épidémie.

En établissant un lien entre les deux reportages, nous constatons que le jour même du 20 mars, les États-Unis, d’une part, ont poussé les agences fédérales à attaquer et noircir la Chine sur le même ton, et d’autre part accusé la Chine, la Russie et l’Iran de répandre de fausses informations. Je ne peux pas m’empêcher de demander qui diffuse au fond de fausses informations pour tromper le public. Les États-Unis ont joué au jeu si vilain du voleur criant au voleur.

Vendredi dernier, j’ai présenté en détail, sous forme chronologique*, les informations fondamentales sur la notification par la Chine de la situation épidémique aux États-Unis depuis le déclenchement du COVID-19 et la communication entre la Chine et les États-Unis.

Rappel –  https://sansapriori.net/2020/03/26/3687-conference-de-presse-du-18-19-et-20-mars-2020-tenue-par-le-porte-parole-du-ministere-des-affaires-etrangeres-geng-shuang/

Conférence de presse du 20 mars 2020*

…j’espère que les Etats-Unis y prêteront attention.

  • Depuis le 3 janvier, la Chine informe régulièrement la partie américaine de l’évolution de l’épidémie et des mesures de prévention et de contrôle.
  • Le 4 janvier, les responsables des centres chinois et américain de contrôle et de prévention des maladies ont eu une conversation téléphonique. La partie chinoise a communiqué la situation. Les deux parties sont convenues de maintenir une communication étroite sur le partage d’informations et la coopération technique.
  • Le 25 janvier, le Président Trump a tweeté que la Chine avait travaillé très dur pour contenir le nouveau coronavirus. Les Etats-Unis apprécient beaucoup les efforts et la transparence de la Chine.
  • Le 27 janvier, les responsables des départements de la santé de la Chine et des Etats-Unis ont eu une conversation téléphonique. La partie américaine a apprécié la transparence du gouvernement chinois dans la prévention et le contrôle de l’épidémie, ainsi que la coopération bilatérale en cours dans le secteur de la santé.
  • Le 29 janvier, la Commission nationale de la Santé de la Chine a informé les Etats-Unis par les canaux officiels qu’ils étaient les bienvenus pour rejoindre la mission conjointe Chine-OMS sur le COVID-19. La partie américaine y a répondu et a exprimé ses remerciements le même jour.
  • Le 7 février, les présidents chinois et américain se sont entretenus par téléphone. Le Président Trump a fait des commentaires positifs sur la réponse de la Chine à l’épidémie. Il a tweeté le même jour : des mesures de rigueur sont mises en place en Chine, ce sera une opération très réussie et les Etats-Unis collaborent étroitement avec la Chine.
  • Le 8 février, les responsables des départements de la santé des deux pays ont eu une autre discussion sur les dispositions concernant la participation d’experts américains à la mission conjointe Chine-OMS.
  • Le 11 février, les responsables des centres chinois et américain de contrôle et de prévention des maladies ont discuté des questions techniques en épidémiologie ainsi que des stratégies de prévention et de contrôle.
  • Du 16 au 24 février, la mission conjointe Chine-OMS, comportant deux experts américains, a effectué une enquête de terrain de neuf jours en Chine et a pleinement reconnu et hautement apprécié les mesures de prévention et de contrôle de la Chine. Ils ont spécifiquement souligné que la Chine a joué un rôle essentiel dans la protection de la communauté internationale, car les mesures chinoises ont permis de gagner un temps précieux et de fournir une expérience précieuse pour tous.
  • Le 12 mars, l’Ambassade des Etats-Unis en Chine a assisté sur invitation à un briefing sur l’expérience de la Chine en matière de prévention et de traitement du COVID-19, organisé conjointement par la Commission nationale de la Santé de la Chine et l’OMS.
  • Le 13 mars, le Président Trump a déclaré aux journalistes que les données partagées par la Chine étaient utiles aux efforts américains contre l’épidémie.

A en juger par les faits ci-dessus, il est parfaitement clair que, depuis plus de deux mois, la partie chinoise a fourni des informations en temps opportun et a mené une coopération technologique avec la partie américaine.

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La Chine a partagé les informations sur l’épidémie avec l’OMS, les pays et régions concernés, y compris les États-Unis, de manière ouverte, transparente et responsable, ce qui est largement apprécié et salué par la communauté internationale. Au cours des deux derniers mois, le peuple chinois, uni comme un seul homme, a lutté vaillamment contre le virus. Nous avons fait gagner un temps précieux au monde et apporté une contribution importante aux efforts mondiaux contre l’épidémie.

L’OMS a récemment déclaré que des pays comme Singapour et la République de Corée, en ayant profité pleinement du temps précieux que la Chine avait fait gagner au monde, ont pris les mesures de prévention et de contrôle nécessaires pour maîtriser la propagation de l’épidémie.

Qu’ont fait les États-Unis pendant ce temps-là ?

La Chine a commencé à informer régulièrement l’OMS et d’autres pays, dont les États-Unis, depuis le 3 janvier, et a annoncé le 23 janvier la suspension des transports publics permettant de quitter la ville de Wuhan.

Lorsque l’administration américaine a annoncé le 2 février le refus de l’entrée des étrangers qui s’étaient rendus en Chine au cours des 14 derniers jours, une dizaine de cas confirmés seulement avaient été signalés aux États-Unis. Cinquante jours plus tard, le nombre de cas confirmés aux États-Unis est passé d’une dizaine à plus de 30 000.

Quelles mesures énergiques ont-elles été prises par les États-Unis au cours des 50 derniers jours ?

La partie américaine n’a fait que gaspiller le temps précieux que la Chine avait fait gagner. À présent, les États-Unis tentent de calomnier les autres, de rejeter les responsabilités sur autrui et de trouver des boucs émissaires. Cette approche est immorale et irresponsable. Elle n’aidera ni les États-Unis dans la gestion de l’épidémie, ni la communauté internationale dans sa coopération de lutte contre le virus.

J’exhorte à nouveau les États-Unis à cesser immédiatement de politiser la situation épidémique, de stigmatiser la Chine et de dénigrer d’autres pays. Les États-Unis devraient concentrer leur attention sur la gestion de leurs propres affaires et jouer un rôle constructif dans la lutte mondiale contre la pandémie et la sauvegarde de la sécurité sanitaire publique mondiale.

CHINE N° 2 Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200326586258505523

3 Q : À présent, de nombreux pays demandent le report des Jeux olympiques de Tokyo. La Chine partage-t-elle le même avis ?

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R : Nous avons pris note des reportages concernés et de la demande de report des Jeux olympiques par certains pays. Notre position sur le soutien au Japon pour accueillir les Jeux olympiques de 2020 n’a pas changé. Bien entendu, nous respecterons la décision prise par le CIO et la partie japonaise.

4 Q : Vous avez annoncé, la semaine dernière, que la Chine tiendrait une visioconférence sur la prévention et le contrôle du COVID-19 avec les pays d’Eurasie et d’Asie du Sud. Avez-vous plus de détails à ce sujet ?

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CHINE COREE JAPON ... VIDEO CONFERENCE WANG YI 20 MARS 2020 W020200323386167797199  A l’initiative de la Chine, le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a tenu le 20 mars 2020 une vidéoconférence spéciale sur le COVID-19 avec la ministre des Affaires étrangères de la République de Corée Kang Kyung-wha et le ministre des Affaires étrangères du Japon Toshimitsu Motegi. cf – https://www.fmprc.gov.cn/fra/wjdt/wjhd/t1759610.shtml

Les pays participants ont attaché une grande importance à la réunion, à laquelle ont assisté des chefs des départements de la santé et des centres de contrôle et de prévention des maladies, ainsi que des officiels des départements des affaires étrangères, de l’aviation civile, des douanes de 11 pays eurasiatiques, à savoir

  1. le Kazakhstan,
  2. le Kirghizistan,
  3. le Tadjikistan,
  4. le Turkménistan,
  5. l’Ouzbékistan,
  6. l’Ukraine,
  7. le Bélarus,
  8. la Moldavie,
  9. la Géorgie,
  10. l’Arménie
  11. l’Azerbaïdjan,

et de 8 pays d’Asie du Sud, à savoir

  1. le Pakistan,
  2. l’Afghanistan,
  3. le Sri Lanka,
  4. le Népal,
  5. le Bangladesh,
  6. les Maldives,
  7. l’Inde
  8. le Bhoutan,

et des représentants de l’OMS dans les pays concernés.

En tenant compte des préoccupations des parties chinoise et étrangères, les experts chinois ont présenté les expériences et les pratiques en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie, de diagnostic et de traitement cliniques, de soutien des équipements et d’inspection et de quarantaine aux postes de frontière, et ont répondu à plus de 80 questions posées par les participants. Cette réunion de quatre heures et qui a attiré 200 participants s’est révélée très fructueuse.

Les participants ont hautement apprécié la contribution apportée par la Chine à la santé publique mondiale, estimant que cette visioconférence avait lieu en temps utile et était nécessaire, et que leurs pays pouvaient s’inspirer des expériences chinoises. Ils sont prêts à renforcer les échanges et la coopération avec la Chine pour relever ensemble le défi du COVID-19.

Toujours fidèle à l’idée de communauté de destin pour l’humanité et à l’esprit d’entraide et de solidarité, la Chine mènera la coopération avec les pays eurasiatiques et sud-asiatiques et le reste de la communauté internationale pour préserver ensemble la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale.

5 Q : Lors d’une interview accordée aux médias américains AXIOS et HBO, l’ambassadeur chinois aux États-Unis Cui Tiankai a déclaré qu’il était fou et très dangereux pour les diplomates de conjecturer les origines du coronavirus. Sa déclaration représente-t-elle la position officielle du Ministère chinois des Affaires étrangères ?

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chine usa ambassadeur chinois aux États-Unis Cui Tiankai ciu_tankai  L’ambassadeur de Chine aux Etats-Unis Cui Tiankai

R : Ces derniers temps, j’ai exprimé à plusieurs reprises la position de la Chine sur cette estrade, et je tiens à la souligner une fois de plus.

L’origine du COVID-19 est une question de science qui nécessite une évaluation scientifique et professionnelle. L’OMS et la communauté internationale sont parvenues à un consensus très clair selon lequel il ne faut pas lier le virus à un pays, une région ou une race spécifiques et qu’elles s’opposent à une telle stigmatisation.

Depuis un certain temps, des politiciens et hauts fonctionnaires américains ont diffamé les efforts déployés par le gouvernement et le peuple chinois visant à combattre le COVID-19 et stigmatisé la Chine sous le couvert de l’épidémie. Nous nous y opposons fermement. Face à la pandémie, tous les pays du monde devraient travailler de concert pour surmonter les difficultés. Tenter de détourner l’attention du public et rejeter la responsabilité sur autrui n’aidera ni la prévention et le contrôle de l’épidémie dans le pays, ni la coopération internationale dans ce domaine.

CHINE N° 3 Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200326586258512871

6 Q : Lors d’un récent point de presse, un responsable du Département d’État américain a déclaré que les États-Unis ne savaient rien du tout de l’expulsion de journalistes américains par la Chine et qu’une communication préalable aurait pu empêcher des surréactions. La Chine accepte-t-elle cette remarque américaine ? Avez-vous envisagé de communiquer avec les États-Unis pour éviter la détérioration de la situation ?

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R : Ces allégations vont à l’encontre des faits et visent à jeter la confusion dans le public. En fait, la partie chinoise a maintes fois effectué des représentations sévères auprès de la partie américaine à Beijing et à Washington. Je peux faire une brève présentation à ce sujet.

Le 18 février, les États-Unis ont annoncé l’inscription de cinq médias chinois comme missions accréditées à l’étranger.

Le 19 février, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son vif mécontentement et sa ferme opposition à cette décision, déclarant que les perturbations et les obstructions exercées par la partie américaine à l’encontre des bureaux de médias chinois aux États-Unis étaient injustifiées et inacceptables. Nous exhortons les États-Unis à cesser d’observer les choses sous une optique tendancieuse idéologique, à abandonner leur mentalité de la guerre froide et du jeu à somme nulle, à mettre fin aux actes illicites qui nuisent à la confiance mutuelle et à la coopération sino-américaines, en soulignant que la Chine se réservait le droit de réagir davantage.

Le 20 février, le responsable du Département d’Amérique du Nord et d’Océanie de notre Ministère a fait des représentations solennelles auprès du responsable de l’ambassade des États-Unis en Chine, exhortant vivement la partie américaine à rejeter ses préjugés idéologiques et à corriger immédiatement ses politiques et pratiques erronées. Il a également indiqué clairement à la partie américaine que la Chine se réservait le droit de prendre des contre-mesures réciproques.

Le 25 février, des médias américains ont affirmé que les États-Unis expulseraient des journalistes chinois travaillant dans le pays.

Le 26 février, le responsable du Département de l’Information du Ministère chinois des Affaires étrangères a effectué des démarches solennelles à ce sujet auprès du responsable de l’ambassade des États-Unis en Chine, disant explicitement que si les États-Unis prenaient des mesures de harcèlement et de restriction à l’encontre de médias chinois aux États-Unis, la Chine prendra sûrement des contre-mesures réciproques à la fois en termes d’échelle et de niveau. Les États-Unis ne devraient pas sous-estimer la détermination de la Chine à ce sujet.

Le 28 février, le responsable de l’ambassade de Chine aux États-Unis a explicitement déclaré au responsable du Département d’État américain en charge du Bureau des affaires de l’Asie de l’Est que la désignation américaine de médias chinois comme missions accréditées à l’étranger était politiquement motivée, que cela limiterait non seulement les activités normales des médias chinois, mais aurait également de graves conséquences sur les relations sino-américaines. La Chine s’y oppose fermement et a exhorté les États-Unis à changer immédiatement de conduite et à corriger leurs erreurs.

Le 2 mars, les États-Unis ont annoncé une réduction massive des effectifs de médias chinois dans le pays, ce qui constituait une expulsion sous forme déguisée. Un journaliste a demandé au responsable américain, lors d’une téléconférence tenue par le Département d’État américain, s’il était prêt à faire face à d’éventuelles contre-mesures que la Chine prendrait.

Le même jour, l’ambassadeur de Chine aux États-Unis a présenté des représentations solennelles à la partie américaine, exhortant la partie américaine à changer immédiatement de conduite et à corriger ses erreurs, et soulignant en termes explicites que si les États-Unis s’en tenaient à mettre en œuvre les mesures restrictives, la Chine n’aurait pas d’autre choix que de prendre des contre-mesures réciproques à la fois en termes d’échelle et de niveau.

Le 3 mars, le chef du Département de l’Information du Ministère chinois des Affaires étrangères a fait des représentations solennelles auprès du responsable de l’ambassade des États-Unis en Chine, réitérant la ferme opposition et la condamnation de la Chine concernant l’expulsion de journalistes chinois aux États-Unis, exhortant la partie américaine à corriger ses erreurs et déclarant que la Chine se réservait le droit de prendre des mesures pour réagir. Il a également souligné que la partie américaine avait offensé et provoqué la Chine en premier, et que la Chine a été obligée d’y répondre par la légitime défense. Le même jour, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a émis le même message à l’attention des États-Unis lors de la conférence de presse.

Le 11 mars, le responsable du Département de l’Information du Ministère des Affaires étrangères a de nouveau effectué des démarches solennelles auprès du responsable de l’ambassade américaine en Chine et a clairement déclaré que la « réciprocité » alléguée par les États-Unis était un mauvais calcul, car toutes les options étaient sur la table de la Chine. La Chine espère que les États-Unis prendront au sérieux les préoccupations chinoises, réfléchiront bien avant d’agir et ne sous-estimeront pas la détermination et la volonté de la Chine.

Si les États-Unis tenaient à aller plus loin dans la mauvaise voie, la Chine, au lieu de rester silencieuse, répondrait par de fermes contre-mesures et irait jusqu’au bout. La partie américaine devrait tenir compte de l’avertissement chinois avant qu’il ne soit trop tard.

Les faits sont clairs comme le jour, et prouvent manifestement que, dès le premier jour où les États-Unis ont provoqué l’incident, nous avons signalé à la partie américaine que nous nous réserverions le droit d’y réagir et de prendre des contre-mesures, et que les États-Unis subiraient de graves conséquences s’ils étaient déterminés à aller jusqu’au bout, envers et contre tout.

Malheureusement, les États-Unis ont fait la sourde oreille à tous nos avertissements et sont allés de plus en plus loin dans la mauvaise direction, malgré les multiples représentations et la position solennelle de la Chine.

Les États-Unis étaient pleinement conscients des contre-mesures nécessaires que prendrait la Chine. Alors, ce n’est pas la peine d’offrir un simulacre d’innocence et d’afficher un air de surprise. En fait, dès le tout premier jour où elle a pris des mesures contre les médias chinois, la partie américaine savait qu’elle devrait être responsable de ses décisions, car il ne faut pas s’attendre à ce que la Chine avale une couleuvre au détriment de ses intérêts.

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Je tiens à souligner une fois de plus que les mesures que la Chine a prises à l’encontre de médias américains sont des contre-mesures réciproques tout à fait nécessaires, qu’elles constituent une défense légitime et justifiée tous azimuts. Et maintenant, les États-Unis font recours au jeu consistant à jeter de la confusion dans le public. Une fois de plus, j’avertis sévèrement la partie américaine qu’elle devra prendre au sérieux la position solennelle de la Chine, cesser sa répression motivée de médias chinois par des considérations politiques et ses restrictions injustifiées imposées aux médias chinois, et corriger immédiatement ses erreurs, faute de quoi la Chine se battra jusqu’au bout.
7 Q : Une équipe d’experts médicaux envoyée par le gouvernement chinois est arrivée à Phnom Penh ce matin, la première dans un pays voisin depuis la pandémie de COVID-19. Est-ce lié à l’amitié particulière entre la Chine et le Cambodge ? En plus de l’équipe, la Chine a-t-elle fourni une autre assistance au Cambodge ?

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La Chine envoie une équipe médicale au Cambodge138908784_15849717546991n La Chine envoie une équipe médicale au Cambodge

R : Le gouvernement chinois a envoyé une équipe d’experts médicaux pour aider le Cambodge à lutter contre l’épidémie de COVID-19. L’équipe de sept personnes est arrivée ce matin à Phnom Penh et a fait l’objet d’un chaleureux accueil du gouvernement et du peuple cambodgiens. La Chine a également fait don à la partie cambodgienne d’un lot de matériels comprenant des réactifs de dépistage, des respirateurs N95, des masques chirurgicaux médicaux, des blouses d’isolation résistantes aux fluides et des combinaisons de protection.

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Après le déclenchement du COVID-19, Sa Majesté le Roi Norodom Sihamoni et Son Altesse Royale la Reine Mère Norodom Monineath Sihanouk ont tous deux adressé des lettres au Président Xi Jinping, exprimant leur sympathie et faisant don d’une somme d’argent.

cambodge Le Premier Ministre Hun Sen unnamed Le Premier Ministre Hun Sen

Le Premier Ministre Hun Sen a effectué une visite en Chine peu après l’apparition de l’épidémie pour exprimer sa confiance et son soutien à la victoire de la Chine sur l’épidémie. Les différents milieux de la société cambodgienne ont fait des dons en argent et en matériels à la Chine pour soutenir le peuple chinois menant une guerre totale contre le virus.

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À présent, le Cambodge est confronté à la tâche sérieuse de contenir la propagation du COVID-19, et il va sans dire que la Chine fera de son mieux pour aider le Cambodge. Ce n’est pas seulement l’illustration des liens d’amitié particuliers qui unissent les deux pays, mais également un devoir pour les deux pays liés par une communauté de destin et une amitié à toute épreuve. La Chine continuera de travailler en étroite coopération avec le Cambodge pour vaincre la pandémie et contribuer à la sécurité sanitaire publique régionale.

CHINE N° 4 Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200326586258526246

8 Q : L’Afrique est un maillon faible de la sécurité sanitaire publique internationale. La plupart des pays africains sont confrontés à l’épidémie, et le CDC africain prévoit une flambée épidémique en Afrique à la prochaine étape. Les dons de matériels faits par la Fondation Jack Ma et la Fondation Alibaba à l’Afrique sont arrivés à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 22 mars. Pouvez-vous nous informer de la situation globale de l’aide de la Chine à l’Afrique ?

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R : La Chine et l’Afrique sont de bons amis, de bons partenaires et de bons frères. Les deux parties se sont toujours soutenues et entraidées.

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19 en Chine, les pays africains et les organisations régionales africaines ont offert un soutien précieux, à la fois moral et matériel, sous différentes formes à la Chine. La Chine, accordant une attention particulière à la situation en Afrique, a offert différents matériels aux pays africains et à l’Union africaine, y compris des réactifs de dépistage et des équipements de protection médicale.

Certains de ces matériels ont été livrés à la partie africaine. La partie chinoise a également organisé une visioconférence pour échanger des expériences concernées avec la partie africaine et a mobilisé des missions médicales chinoises en Afrique pour participer activement aux actions dans leurs pays d’accueil. Bon nombre d’entreprises chinoises, de collectifs populaires et de Chinois d’outre-mer en Afrique ont également fourni une assistance à l’Afrique de leur propre initiative.

Nous apprécions l’acte de générosité de la Fondation Jack Ma et de la Fondation Alibaba, qui illustre de manière vivante les sentiments d’amitié du peuple chinois envers les peuples africains. À l’avenir, la Chine continuera d’accroître son soutien aux efforts des pays africains contre la pandémie.

L’aide d’urgence fournie par le gouvernement chinois sera livrée par lots à l’Afrique. La Chine continuera également de coordonner et d’encourager les entreprises chinoises et les institutions privées à apporter un soutien actif aux pays africains.

9 Q : Première question, il y a une augmentation continue des cas importés de COVID-19 ces derniers temps.

  • Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la situation ?
  • Par exemple le nombre d’étrangers, et si la majorité sont des Chinois d’outre-mer qui reviennent en Chine ?

Deuxième question, l’Inde ne figure pas sur la liste des pays qui ont fourni de l’assistance à la Chine dont vous avez parlé. Si je me souviens bien, l’Inde a envoyé 15 tonnes de matériels dont la Chine avait besoin. Maintenant, le nombre de cas d’infections par le COVID-19 augmente sans cesse en Inde.

  • La Chine prévoit-elle de fournir de l’assistance en Inde ?
  • Les deux pays ont-ils eu une communication à ce sujet ?

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R : S’agissant de votre première question, selon les statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé ce matin, le 22 mars à minuit, 353 cas introductifs confirmés au total avaient été signalés. Je ne sais pas exactement combien d’entre eux sont étrangers ou quelles sont leurs nationalités. Si cela vous intéresse, vous pouvez vous renseigner auprès des départements compétents.

Concernant votre deuxième question, depuis l’épidémie de COVID-19, la Chine et l’Inde ont maintenu la communication et la coopération en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie.

INDE Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar 190924-India-EAMinister-SubrahmanyamJaishankar-THUMB-696x392  Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar

Le Premier Ministre Narendra Modi a adressé une lettre de sympathie au Président Xi Jinping, et le Ministre des Affaires extérieures Subrahmanyam Jaishankar a eu un entretien téléphonique avec le Conseiller d’État Wang Yi. La partie indienne a également fourni des matériels médicaux à la Chine et les différents milieux de la société indienne ont soutenu sous différentes formes la lutte de la Chine contre l’épidémie. Nous en exprimons notre appréciation et nos remerciements. L’ambassade de Chine en Inde a mis en place un mécanisme de liens avec le service de santé indien pour informer en temps opportun la partie indienne de l’évolution de la situation.

La Chine fournit également de l’aide et des facilités nécessaires au gouvernement indien pour le rapatriement des citoyens indiens dans le Hubei et la protection de la santé et de la sécurité des citoyens indiens en Chine.

Le COVID-19 s’est déclenché et continue de se propager dans de nombreuses régions du monde. Nous avons noté la situation actuelle en Inde. Je tiens à souligner que la Chine et l’Inde sont les deux seuls grands pays au monde avec une population de plus d’un milliard d’habitants et confrontés à des défis communs en matière de santé publique. Nous sommes prêts à partager nos expériences sur la prévention et le contrôle de l’épidémie, le diagnostic et le traitement, et à apporter soutien et assistance, dans la mesure de nos capacités, en fonction des besoins de la partie indienne.

En outre, j’ai mentionné tout à l’heure le nom de l’Inde lorsque je vous ai informés de la visioconférence qui s’est tenue la semaine dernière entre la Chine et les pays eurasiatiques et sud-asiatiques. L’Inde a participé à la visioconférence, et la communication entre les deux parties a été favorable et étroite.

CHINE N° 5 Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200326586258533186


SOURCE/https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1761576.shtml



Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

CHINE N° 6 Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200327713250745600

Je voudrais tout d’abord vous communiquer quelques chiffres. Selon les dernières statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé, le 23 mars entre 00h00 et 24h00, 456 patients sont sortis guéris de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 23 mars à minuit, 73 159 guérisons ont été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

10  CCTV : Vendredi dernier, vous avez annoncé que la Chine et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes organiseraient une visioconférence pour permettre aux experts sur le COVID-19 d’échanger leurs points de vue. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette réunion ? A-t-elle répondu aux attentes des pays participants ?

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Geng Shuang : Le 24 mars, des experts sur le COVID-19 de la Chine, des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont échangé leurs points de vue lors d’une visioconférence. Environ 200 fonctionnaires et experts de la Chine, des pays d’Amérique latine et des Caraïbes entretenant des relations diplomatiques avec la Chine, et du Nicaragua, ainsi que des représentants de l’OMS, de l’Unicef, de l’Organisation panaméricaine de la Santé et de la Banque interaméricaine de Développement ont participé à la visioconférence, qui a duré plus de trois heures et a obtenu des résultats positifs.

Les experts chinois ont présenté en détail la trajectoire et les caractéristiques de l’épidémie ainsi que l’expérience chinoise en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie, de traitement clinique, d’administration douanière et de quarantaine communautaire. Ils ont donné des réponses approfondies aux questions de leurs homologues étrangers.

Les fonctionnaires et experts étrangers ont hautement apprécié les mesures efficaces prises par la Chine pour contenir le virus et ses importantes contributions à la sécurité sanitaire publique mondiale. Ils ont estimé que cette visioconférence opportune, professionnelle et efficace offrirait des orientations importantes aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Ils souhaitent s’inspirer de l’expérience de la Chine et maintenir la communication et la coordination avec la Chine pour vaincre ensemble la pandémie.

Dans la prochaine étape, à la lumière du concept de communauté de destin pour l’humanité, la Chine suivra de près l’évolution de l’épidémie dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Nous ferons tout notre possible pour coordonner les ressources nationales et renforcer la coopération avec ces pays en fonction de leurs besoins, pour surmonter conjointement les défis posés par le virus.

11  The Paper : Dans une interview avec l’Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, le journaliste Jonathan Swan a déclaré que le gouvernement chinois avait expulsé les trois journalistes du Wall Street Journal en raison de la couverture critique de la réponse du Parti communiste au coronavirus, puis le gouvernement américain a plafonné les effectifs dans les médias d’Etat chinois aux Etats-Unis. Êtes-vous d’accord avec lui ?

USA journaliste Jonathan Swan Screen-Shot-2017-08-21-at-10.23.48-AM-e1503325527639  Jonathan Swan

Geng Shuang : Nous avons énoncé la position de la Chine à maintes reprises. Les mesures prises par la partie chinoise contre le New York Times, le Wall Street Journal, le Washington Post, entre autres médias américains, sont toutes des contre-mesures nécessaires en réponse à l’oppression déraisonnable des médias chinois par les Etats-Unis ces dernières années.

La partie américaine a provoqué la Chine en premier et la Chine n’a fait que réagir en légitime défense.

La semaine dernière, je vous ai informés des restrictions discriminatoires imposées par les Etats-Unis depuis longtemps aux journalistes chinois en ce qui concerne les visas, les examens administratifs et les reportages. L’Association des journalistes de Chine a détaillé tout cela dans une déclaration publiée le 12 mars (http://www.zgjx.cn/2020-03/12/c_138871257.htm ). Je voudrais souligner à nouveau ce qui suit.

En décembre 2018, les Etats-Unis ont exigé que certains médias chinois aux Etats-Unis s’enregistrent comme « agents étrangers ».

En février 2020, la partie américaine a désigné cinq médias chinois aux Etats-Unis comme « missions étrangères ».

Le 2 mars, les Etats-Unis ont annoncé un plafonnement des effectifs des cinq médias susmentionnés aux Etats-Unis, exigeant que 60 journalistes chinois quittent les Etats-Unis avant le 13 mars, ce qui est revenu à expulser de facto 60 journalistes chinois.

Depuis 2018, les Etats-Unis ont retardé indéfiniment l’approbation des demandes de visa et ont même refusé les demandes de visa de 30 journalistes chinois accrédités aux Etats-Unis ; neuf d’entre eux n’ont pas pu revenir aux Etats-Unis après être partis en congé en Chine.

Les faits ainsi que le juste et l’injuste sont très clairs. Les Etats-Unis, en raison de leurs préjugés idéologiques de longue date contre la Chine, ont constamment intensifié leur oppression politique et leurs restrictions déraisonnables à l’encontre des journalistes chinois. C’est absolument intolérable.

Je voudrais souligner une fois de plus que les médias et les journalistes étrangers sont les bienvenus en Chine pour faire leur travail conformément aux lois et règlements et nous continuerons à leur fournir commodités et assistance. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques contre la Chine, les fausses nouvelles faites au nom de la liberté de la presse et la violation de l’éthique professionnelle dans le journalisme.

Le Wall Street Journal a publié un article insultant avec un titre manifestement raciste, ce qui n’est acceptable dans aucun pays. Notre position a été répétée plusieurs fois plus tôt.

CHINE N° 7 Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200327713250754570

12  Reuters : Le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal ont publié aujourd’hui une lettre ouverte, appelant le gouvernement chinois à modifier sa décision d’expulser leurs journalistes. Avez-vous vu la lettre et la Chine va-t-elle reconsidérer sa décision ?
f67b47f6-159e-4843-9214-fac76fe89bcb_w1200_r1  Des journalistes portant des masques, lors d’une conférence de presse officielle sur la crise du coronavirus au Bureau d’information du Conseil d’État de Pékin, dimanche 26 janvier 2020.

Geng Shuang : Je n’ai pas encore lu cette lettre. Mais si je me souviens bien, nous avons clairement indiqué ici que les mesures prises par la partie chinoise contre les médias américains concernés sont toutes des contre-mesures nécessaires et une défense légitime et justifiée en réponse à l’oppression déraisonnable des médias chinois par les Etats-Unis ces dernières années. Nous ne sommes pas à l’origine de la situation actuelle et la responsabilité ne nous en incombe pas. Si cela pose un quelconque problème aux médias américains, y compris ceux que vous avez mentionnés, ils doivent s’adresser au gouvernement américain.

Si quelqu’un demande à la Chine de reconsidérer sa décision, je dirais qu’il est impératif pour le moment que les Etats-Unis changent immédiatement de cap, réparent leurs fautes et mettent un terme à l’oppression politique et aux restrictions injustifiées contre les médias chinois.

13  China Daily : La Chine a exprimé à maintes reprises son mécontentement et son opposition à l’utilisation du terme « virus chinois » ou « virus de Wuhan » par quelques personnes aux Etats-Unis. Cependant, le Secrétaire d’Etat américain Pompeo a toujours utilisé le terme « virus de Wuhan » dans son tweet du 23 mars. Avez-vous des commentaires supplémentaires à faire à ce sujet ?

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91C3BF07-6FD1-4A67-AD61-B9A34B20BE84_w1200_r1Mike Pompeo

Geng Shuang : La partie chinoise a réitéré à maintes reprises que certaines personnes aux Etats-Unis cherchaient par tous les moyens à associer le virus à la Chine et à la stigmatiser. Cela a suscité une vive indignation et une ferme opposition de la part du peuple chinois. L’OMS et la communauté internationale s’opposent explicitement à l’association du virus avec un pays ou une région spécifique et s’opposent à la stigmatisation.

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré qu‘« il est honteux de voir des actes de discrimination raciale et de préjugés croissants tandis que nous combattons la pandémie de COVID-19 » et que « nous devons toujours lutter contre le racisme et les préjugés ».

UE Josep Borrell 5d9c50cd703d0Josep Borrell,  Josep Borrell

Le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a déclaré que le virus ne connaît pas de frontière et que nous avons besoin de coopération et de multilatéralisme, plutôt que de concurrence et de récrimination, face à ce défi commun pour l’humanité. Ce n’est pas le moment pour les pays de s’accuser les uns les autres avec des termes comme « virus chinois ». L’OMS estime que nous devons éviter d’appeler le nouveau coronavirus « virus chinois »

C’est le temps de la solidarité, du respect des faits et de la lutte commune.

Ces derniers jours, de nombreuses personnalités clairvoyantes aux Etats-Unis se sont publiquement opposées à l’utilisation du terme « virus chinois », estimant qu’il s’agit d’un racisme et d’une xénophobie flagrants. Elles pensent qu’appeler le nouveau coronavirus « virus chinois » exposera certaines personnes au risque de racisme et de violence. Le nouveau coronavirus affecte tout le monde et il faut le combattre avec des efforts conjoints, au lieu de semer la peur de manière xénophobe. De nombreux médias de référence et groupes de réflexion aux Etats-Unis ont également vivement critiqué les propos absurdes de certains Américains.

Ces derniers temps, il y a eu quelques controverses entre la Chine et les Etats-Unis sur l’origine du virus. Je tiens à souligner que c’est la partie américaine qui a provoqué cette controverse. Ce sont également les Etats-Unis qui ont été les premiers à prétendre que le virus serait originaire de Chine et à utiliser les termes « virus chinois » et « virus de Wuhan ».

7800137173_un-personnel-soignant-prenant-la-temperature-d-une-malade-a-wuhan-le-17-fevrier-2020 Illustration de personnel soignant prenant la température d’une malade à Wuhan le 17 février 2020 Crédit : STR / AFP

Selon les médias, le 6 mars, Pompeo a commencé à utiliser le terme « virus de Wuhan » dans des propos publics. Depuis lors, certains politiciens et hauts fonctionnaires américains utilisent ce terme pour stigmatiser la Chine, provoquant une vive indignation et une forte opposition du peuple chinois. Ce que je viens de citer est écrit noir sur blanc. Il n’y a aucun moyen pour les Etats-Unis de nier cela.

Enfin, je souhaite que certaines personnes aux Etats-Unis puissent prêter une oreille attentive aux voix rationnelles dans le pays et au sein de la communauté internationale et cesser de proférer des propos erronés qui stigmatisent la Chine. Nous espérons qu’elles pourront comprendre que le jeu consistant à brouiller les cartes et à rejeter la responsabilité sur autrui, ainsi que l’utilisation du terme « virus chinois » ou « virus de Wuhan », n’aideront pas les Etats-Unis à vaincre l’épidémie et ne contribueront pas non plus aux efforts internationaux contre la pandémie.

L’urgence pour les Etats-Unis devrait être de mener à bien leurs propres affaires et de travailler avec la Chine et la communauté internationale pour contribuer à la lutte mondiale contre la pandémie.

14  CRI : Vous avez présenté la situation des cas importés hier. Pourriez-vous nous communiquer le dernier bilan de ces cas ? Combien d’entre eux sont étrangers ? La plupart d’entre eux correspondent-ils à des Chinois revenant d’outre-mer ?

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Geng Shuang : Un journaliste du Press Trust of India a posé une question à ce sujet hier, et nous avons ensuite essayé de recueillir plus d’informations auprès des autorités compétentes.

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Selon leurs statistiques, le 23 mars à minuit, 427 cas importés confirmés avaient été signalés au total. 380 cas concernent des ressortissants chinois, et les 47 autres cas, des ressortissants étrangers.

CHINE N° 8 Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200327713250765743

15  Phoenix TV : A l’heure actuelle, le virus se propage rapidement hors de Chine et de nombreux pays d’Europe et les Etats-Unis sont confrontés à des situations sérieuses. De nombreux ressortissants chinois à l’étranger, des étudiants en particulier, sont très anxieux de savoir s’ils doivent revenir dans leur pays ou non. Quel type d’aide les ambassades et consulats chinois à l’étranger ont-ils fournie aux étudiants chinois à l’étranger ?

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Geng Shuang : Depuis l’apparition du COVID-19, les étudiants chinois à l’étranger sont préoccupés par leur patrie. Nous sommes profondément touchés par leur initiative de faire des dons d’argent et de matériel pour soutenir la lutte contre l’épidémie en Chine. Nous en sommes également très fiers. Alors que le virus continue de se propager à l’étranger, la sécurité et la santé de nos compatriotes d’outre-mer, y compris de ces étudiants, nous touchent profondément.

Ces derniers temps, nos missions diplomatiques et consulaires à l’étranger se sont fait une priorité d’aider nos étudiants à l’étranger dans leurs études, leur vie quotidienne et leur protection personnelle. Elles ont pris des mesures pour mobiliser pleinement les ressources afin d’aider ces étudiants à résoudre les difficultés pratiques.

Nos ambassades et consulats sont en contact étroit avec les gouvernements, les départements compétents et les écoles des pays d’accueil, leur demandant d’y attacher une grande importance et de protéger efficacement la santé et la sécurité de nos étudiants expatriés, ainsi que leurs droits et intérêts légitimes.

Ils ont émis et mettent à jour en temps opportun des alertes consulaires pour s’assurer que les étudiants chinois à l’étranger sont bien informés des politiques de réponse des pays dans lesquels ils séjournent et des services offerts par nos ambassades et consulats.

Ils ont mis en place des permanences téléphoniques pour les étudiants chinois à l’étranger et leurs parents en Chine afin d’offrir un soutien à la fois substantiel et émotionnel.

Cérémonie de remise des diplômes à l'Université Huazhong des sciences et technologies à Wuhan, dans la province du Hubei, le 20 juin 2017 STR AFP 000_pr6bx  Cérémonie de remise des diplômes à l’Université Huazhong des sciences et technologies à Wuhan, dans la province du Hubei, le 20 juin 2017 | STR / AFP

Ils ont fourni aux étudiants des conseils particuliers et des orientations professionnelles et scientifiques en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie, en proposant des plateformes de consultation en ligne et en invitant des professionnels de la santé à communiquer les connaissances en matière de prévention des épidémies.

Ils ont également distribué aux étudiants chinois à l’étranger dans le besoin des masques, du liquide désinfectant et des désinfectants pour les mains, pour les aider à surmonter leurs difficultés immédiates.

chine usa ambassadeur chinois aux États-Unis Cui Tiankai ciu_tankai  Cui Tiankai, Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis,

Cui Tiankai, Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, a récemment mené une conversation en ligne avec des étudiants chinois aux Etats-Unis.

Liu Xiaoming, ambassadeur de Chine au Royaume-Uni, lors d’une conférence de presse hier, lundi 9 septembre 2019. ©Reuters3b68c894-3cc9-4f85-96fd-d36df323eaae Liu Xiaoming, ambassadeur de Chine au Royaume-Uni, lors d’une conférence de presse hier, lundi 9 septembre 2019. ©Reuters

Liu Xiaoming, Ambassadeur de Chine au Royaume-Uni,

Wu Ken, Ambassadeur de Chine en Allemagne wu-ken  Wu Ken, Ambassadeur de Chine en Allemagne Janvier 2020

et Wu Ken, Ambassadeur de Chine en Allemagne, ont respectivement accordé un entretien exclusif à CCTV, répondant à des questions et offrant des explications approfondies sur diverses questions d’intérêt général pour les étudiants chinois à l’étranger. En outre, les ambassades et les consulats chinois dans d’autres pays et leurs responsables ont également publié des lettres ouvertes et accordé des entretiens aux médias pour inciter les étudiants chinois à l’étranger à rester calmes, à évaluer objectivement la situation, et à considérer de manière rationnelle l’option de revenir en Chine ou non.

Récemment, les ambassades de Chine au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Arabie saoudite ont distribué des « trousses sanitaires » contenant du matériel et des indications sur la prévention des épidémies aux étudiants chinois, encourageant la réponse scientifique et l’autoprotection, et transmettant les soins et le soutien du Parti, du gouvernement et du peuple chinois.

Les étudiants ont dit qu’ils ressentaient, à travers ces mesures, la sollicitude du Parti et du gouvernement, ainsi que la solidarité et l’aide de la mère patrie. Ils estiment que les ambassades et consulats chinois sont toujours à leurs côtés. Dans la prochaine étape, nos ambassades et consulats dans les pays concernés tiendront également compte de la réalité des pays d’accueil et distribueront en temps voulu ces « trousses sanitaires » aux étudiants chinois à l’étranger touchés par l’épidémie.

Enfin, je voudrais souligner une fois de plus que le Parti et le gouvernement pensent toujours à la santé et à la sécurité des étudiants chinois à l’étranger. Pour eux, la patrie leur apporte toujours un fort soutien. Les ambassades et consulats de Chine à l’étranger seront toujours à leurs côtés pendant les moments difficiles.

16  Kyodo News : Cet après-midi, le gouvernement japonais a approuvé de nouveaux manuels scolaires renouvelant l’affirmation selon laquelle les « Senkaku » font partie du Japon. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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Geng Shuang : L’île de Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois depuis l’Antiquité. Notre détermination et notre volonté de sauvegarder notre souveraineté territoriale sont fermes et inébranlables. Le fait que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine ne peut être modifié, quoi que la partie japonaise choisisse de dire ou de faire.

Nous exhortons la partie japonaise à agir dans le strict respect de l’esprit de l’accord de principe en quatre points entre les deux parties et à prendre des actions concrètes pour améliorer et développer les relations bilatérales.

17  Bloomberg News : Le Beijing Personnel Service Corporation for Diplomatic Missions (BDS) a informé à au moins sept ressortissants chinois qui travaillent pour des médias américains qu’ils devaient démissionner. Le BDS est affilié au Ministère des Affaires étrangères. Ne portez-vous pas la responsabilité de cette décision ? Pourquoi ces ressortissants chinois ont-ils été contraints de quitter leurs entreprises ?

Geng Shuang : J’ai répondu à cette question la semaine dernière. Ma réponse reste la même. Les départements concernés de la partie chinoise, y compris celui que vous avez mentionné, régissent les affaires liées aux employés chinois des bureaux des médias étrangers en Chine, conformément aux lois et règlements.

18  Question complémentaire : Alors, quelle est la raison pour laquelle on a demandé à ces personnes de démissionner de leur poste ?

Geng Shuang : Comme je viens de le dire, les affaires concernées sont traitées conformément aux lois et règlements.

19  Reuters : Les autorités taïwanaises ont déclaré avoir demandé à l’OMS, à la fin du mois de décembre dernier, plus d’informations sur le nouveau coronavirus, y compris sur le risque de transmission interhumaine, mais elles n’ont obtenu aucune réponse. Est-ce parce que la Chine a fait pression sur l’OMS pour qu’elle ne traite pas la demande de Taïwan ?

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Geng Shuang : Si je me souviens bien, le porte-parole du Bureau des Affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d’Etat a répondu à des questions similaires.

En bref, aucune tentative de battage politique ou de manipulation politique en utilisant cette pandémie comme prétexte ne réussira. Nous pensons que l’OMS résoudra judicieusement la question concernée, comme elle le fait toujours, conformément au principe d’une seule Chine et à la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies.

CHINE N° 9 Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang W020200327713250779293


SOURCE/https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1762594.shtml


 

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