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  • 1/Viktor Orbán évoque un possible avenir du Fidesz en dehors du PPE…

  • 2/L’offensive campagne hongroise pour les européennes

1/Viktor Orbán évoque un possible avenir du Fidesz en dehors du PPE

Par la rédaction.9 mars 2019 – VisegradPost

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Pour la première fois, Viktor Orbán évoque un possible avenir du Fidesz en dehors du PPE

  • La rupture Fidesz-PPE est-elle encore évitable ?

Le Visegrád Post (article suivant) a déjà relaté la campagne du gouvernement hongrois contre Jean-Claude Juncker et George Soros, qui a mis le feu aux poudres au sein du PPE.

L’exclusion du Fidesz du PPE a été demandée par une douzaine de membres du PPE, sur la soixantaine de partis qui le composent.

EU-news-Manfred-Weber-european-peoples-party-brexit-1015660 Manfred Weber

Manfred Weber, candidat du PPE pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission Européenne, a émis un ultimatum en trois points au Fidesz :

  •  cesser immédiatement et définitivement les campagnes anti-Bruxelles
  •  présenter des excuses auprès des membres du PPE
  •  assurer la continuité du fonctionnement de la Central European University financée par George Soros

Le troisième point semble sans objet : la CEU n’est pas empêchée de poursuivre son fonctionnement en tant qu’université. La Hongrie a simplement fait cesser un privilège exorbitant [1]dont bénéficiait de la CEU en ayant la possibilité de donner des diplômes américains à ses étudiants alors qu’elle ne dispose pas de base universitaire aux États-Unis.

La loi tant commentée dans le monde entier ne fait que contraindre la CEU aux mêmes exigences que toutes les autres universités. N’en déplaise aux détracteurs du Premier ministre hongrois.

Quant aux deux premiers points, il semble difficile pour Viktor Orbán, qui est en confrontation avec Bruxelles depuis 8 ans et la mise en place de la nouvelle Constitution hongroise, de reculer.

Le vote sur l’éventuelle exclusion du Fidesz du PPE aura lieu le 20 mars. Il est encore difficile de déterminer l’issue du vote. Toutefois, l’affaiblissement du PPE semble désormais certain :

  •  soit le Fidesz est exclu, et ce sont la douzaine d’élus du Fidesz qui sont perdus pour le PPE (ultérieurement, d’autres partis proches du Fidesz comme le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi, mais aussi les élus minoritaires hongrois de Roumanie ou de Slovaquie pourraient suivre)
  •  soit le Fidesz n’est pas exclu, et plusieurs partis pourraient quitter le PPE~[2]

Quelles alternatives pour le Fidesz ?

Viktor Orbán a évoqué lors de son habituelle interview sur Kossuth Radio[3] sa préférence de rester dans le PPE et le réformer, mais aussi pour la première fois la possibilité que le Fidesz se retrouve en dehors du PPE. Dans l’éventualité d’une exclusion, Orbán a précisé que c’est à Varsovie auprès des conservateurs du PiS qu’il entamerait les premières discussions.

En langage clair, cela signifierait un rapprochement du Fidesz du groupe ECR (Conservateurs et réformistes européens).

Cette possibilité renforcerait l’hypothèse d’un élargissement conséquent du groupe ECR, dont le PiS polonais constitue actuellement le poids lourd.

Cet élargissement semble voulu par le PiS qui a entamé des négociations avec la Lega de Salvini, appelée à remporter un très grand nombre de sièges lors des prochaines élections européennes.

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Autre élargissement possible, évoqué ouvertement par le chef de la délégation du PiS Ryszard Legutko : le FPÖ autrichien.

Dans l’analyse produite mi-janvier 2019 sur les perspectives de recompositions des groupes au Parlement européen[4], le Visegrád Post évoquait déjà cette possibilité de voir les partis de gouvernement du groupe ENL (où siège le RN de Marine Le Pen) se rapprocher du groupe ECR, moins marginalisé au Parlement que le groupe ENL.

Reste à voir jusqu’où pourrait aller l’ouverture d’ECR vers des formations populistes.

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Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a évoqué son refus[5] de voir son parti s’associer avec des partis « anti-européens ». Cela pourrait mettre de côté le RN français, qui pourrait être concurrencé par la présence du parti français DLF dans le groupe ECR, si DLF obtient des élus.

L’autre enjeu pour le groupe ECR, qui est actuellement le groupe le plus atlantiste du Parlement européen, sera de trouver le bon dosage avec l’éventuelle venue de nouveaux partenaires moins hostiles à la Russie, tels

  • le Fidesz hongrois,
  • le parti DLF de Nicolas Dupont-Aignan,
  • la Lega de Salvini
  • le FPÖ autrichien.

Entre maintien de sa cohésion et élargissement pour renforcer son poids politique, les négociations au sein du groupe ECR promettent d’être intenses durant les prochaines semaines. Avec l’espoir de se rapprocher du poids politique du PPE et du PSE au Parlement européen.

Mais pour le moment, tout le monde a le regard tourné vers le 20 mars, date à laquelle le PPE décidera de l’avenir du Fidesz.

En attendant, Orbán a prévu un déplacement

  • en Pologne le dimanche 10 mars.
  • Puis, quelques jours plus tard, le 15 mars, jour de fête nationale en Hongrie (commémoration de la révolution de 1848),
  • le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki prendra part aux cérémonies officielles hongroises.

Hasards de calendrier ? Préparation de l’avenir en dehors du PPE ? Ou mise en pression du PPE pour faire entrevoir les risques d’une exclusion du Fidesz ? Réponse dans les jours à venir.


LIENS

  1. https://visegradpost.com/fr/2018/12/04/orban-contraint-la-ceu-de-george-soros-a-ne-plus-delivrer-de-diplomes-des-etats-unis-en-hongrie/
  2. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-cdh-quittera-t-il-le-ppe-en-cas-de-maintien-du-fidesz-d-orban?id=10161263
  3. https://www.youtube.com/watch?v=ffecTNrJA8s
  4. https://visegradpost.com/fr/2019/01/14/europeennes-2019-jeu-dechecs-en-europe-centrale/
  5. https://oko.press/morawiecki-nie-planujemy-sojuszy-antyeuropejskimi-partiami-niestety-planuja/

source / https://visegradpost.com/fr/2019/03/09/viktor-orban-evoque-un-possible-avenir-du-fidesz-en-dehors-du-ppe/


2/L’offensive campagne hongroise pour les européennes

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Par la Rédaction. – 25 février 2019 – VisegradPost

Hongrie – Nouvelle campagne contre Soros et Juncker du gouvernement hongrois, la gronde qui monte au PPE et les élections municipales en ligne de mire

En présentant sa nouvelle campagne d’affichage contre George Soros et sur laquelle figure également l’actuel président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker (PPE, chrétien-démocrate), à trois mois des élections européennes, le gouvernement hongrois dirigé par Viktor Orbán n’a pas eu peur de froisser Bruxelles, ni même ses partenaires du PPE dans lequel le Fidesz siège toujours.


« SOROS – JUNCKER ; Vous aussi avez le droit de savoir ce à quoi se prépare Bruxelles ! Ils veulent imposer les quotas obligatoires de migrants. Ils veulent affaiblir les capacités de protection des frontières des États-membres. Ils veulent faciliter l’immigration avec l’instauration de visas pour migrants ». Budapest, Février 2019. Photo : Visegrád Post

Vers la rupture entre le Fidesz et le PPE ?

La rupture entre Viktor Orbán et Jean-Claude Juncker ne date pas d’hier. On se souvient de la gifle « amicale » de Juncker à Orbán[1] lors d’un sommet européen en 2015 en pleine crise migratoire, geste d’une inélégance rare (fut-ce après un déjeuner arrosé) à ce niveau de responsabilité politique.

Orbán, en fin stratège conscient de ses forces et des limites de sa puissance, a pour habitude de savoir avaler les couleuvres pour mieux contre-attaquer. Au niveau national comme international.

En juillet 2018, le Premier ministre hongrois ne s’était déjà pas caché de se réjouir de voir se terminer le mandat de la Commission Européenne de M. Juncker [2]:

« L’élite européenne a fait faillite, et le symbole de cette faillite est la Commission européenne. C’est une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que les jours de cette Commission sont comptés. Je les ai même comptés : il lui reste 300 jours à tirer, et son mandat prendra fin. »

Lors du vote du rapport Sargentini [3] (critiquant la situation de l’État de droit en Hongrie) en septembre 2018, la fracture entre le PPE et le Fidesz était déjà clairement apparue. Au niveau des élus de la fraction PPE, les votes s’étaient répartis ainsi :

114 votes pour le rapport

57 votes contre (dont les 12 élus du Fidesz)

28 abstentions

– 20 absents lors du vote

Parmi les 114 soutiens au rapport Sargentini, celui de l’allemand Manfred Weber, investi fin 2018 par le PPE (avec le soutien… du Fidesz) pour succéder à Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission Européenne. Après ce vote, Jean-Claude Juncker avait déclaré[4] qu’il considérait la présence du Fidesz au sein du PPE comme problématique.

UE epa06389986 Viktor Orban et Jean-Claude Juncker, lors d'une photo de famille. EPA-EFE STEPHANIE LECOCQh_53959543-800x450 Viktor Orban et Jean-Claude Juncker, lors d’une photo de famille. EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ

D’autres personnalités du PPE, jusqu’alors conciliantes vis-à-vis du Fidesz, pourraient toutefois se retourner contre lui. Jusqu’à présent, le président du PPE Joseph Daul avait tendance à prendre la défense d’Orbán et de son parti.

UE Joseph Daul, the president of the European People's Party (EPP), joseph_daul_epp_creditepp_group_flickr

Pour la première fois, Daul a publiquement critiqué Orbán et sa campagne d’affiches contre Juncker dans une publication sur Twitter :

 

« Je condamne fortement la campagne lancée par le gouvernement hongrois à l’approche des élections européennes de 2019 et la diffamation à l’endroit du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les affirmations de cette campagne sont trompeuses, fallacieuses et ne reposent pas sur les faits.
Je dénonce avec force les attaques et les conspirations sans fondement de la Hongrie contre le Président Juncker, qui est un authentique chrétien-démocrate et un véritable leader européen. Un leader qui s’est battu pour l’unité, la solidarité et la prospérité européenne dont toute l’UE, y compris la Hongrie, ont grandement bénéficié.
Je voudrais rappeler au Premier ministre Orbán que les décisions prises à Bruxelles, y compris sur la migration, sont prises collectivement par les gouvernements de l’Union européenne et le Parlement européen, dans lesquels sont présents les représentants hongrois. Plutôt que de présenter Bruxelles en ennemi fantomatique, la Hongrie doit accomplir sa part de travail. »

D’autres personnalités du PPE se sont distancées de cette nouvelle campagne hongroise.

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Sans surprise, le chancelier autrichien Kurz (dont les élus ont voté pour le rapport Sargentini) fait partie de ceux-ci. En dépit de la rhétorique populiste qui l’a conduit au pouvoir, le jeune chancelier autrichien reste en effet très lié aux réseaux du milliardaire spéculateur américain d’origine hongroise George Soros[5]. Il a d’ailleurs récemment reçu George Soros pour évoquer le transfert d’une partie de son université de Budapest à Vienne[6]. Et Kurz n’avait pas hésité à recadrer le leader du groupe parlementaire du FPÖ[7] (le partenaire de coalition de l’ÖVP en Autriche) Johann Gudenus lorsque celui-ci avait critiqué Soros.

Johann Gudenus thumbs.vienna.at Johann Gudenus

Une autre critique est venue du possible successeur de Jean-Claude Juncker. Manfred Weber a déclaré[8] qu’avec ses 13 élus sur 750 le Fidesz n’allait pas décider de l’avenir de l’Europe. Si ce froid retour à la réalité peut sembler implacable, notons toutefois que le Fidesz a en réalité 12 élus, mais aussi que le prochain Parlement européen comptera 705 élus et non plus 750, Brexit oblige.

Surtout, le probable affaiblissement des groupes majoritaires du Parlement européen (PPE et PSE) font que le poids relatif du Fidesz au sein du PPE pourrait se renforcer.

Si l’on en croit les sondages actuels, le Fidesz aurait davantage de députés européens au sein du PPE que les Républicains français. Ce qui, au vu du poids démographique (et donc d’élus européens) des deux pays, en dit long sur le poids et la stabilité du Fidesz en Hongrie dans une Europe dont beaucoup d’États-membres sont devenus politiquement instables.

Avec son affaiblissement à venir, le PPE peut-il se passer du Fidesz et de ses alliés ? C’est une question que le Visegrád Post avait déjà soulevé[9] dans son étude sur les recompositions des groupes au Parlement européen.

En même temps, au vu de la grogne d’un nombre grandissant de membres du PPE quant à la présence du Fidesz en son sein, cette situation pourra-t-elle perdurer ?

Une chose semble rester certaine : le Fidesz ne quittera pas le PPE, qui devra donc en faire un martyr s’il décide de l’exclure. Les prochaines semaines du PPE s’annoncent tendues.

L’autre cible de la campagne : Péter Márki-Zay et les élections municipales d’octobre 2019


À gauche, citation attribuée à Péter Márki-Zay : « Bruxelles aurait du suivre les propositions de Soros » ; à droite, citation attribuée à George Soros : « Je me vois comme une sorte de Dieu ».

Soros et Juncker ne sont pas les seules cibles de cette nouvelle campagne d’affichage. En parallèle, le Fidesz a également lancé une campagne d’affiches similaires qui ciblent le maire de Hódmezővásárhely ,une commune de 45.000 habitants au sud de la Hongrie.

Comment l’expliquer ? L’arrivée en première position du Fidesz aux élections européennes de mai 2019 ne fait pas débat. Mais l’enjeu ne sera pas seulement d’obtenir le plus grand nombre d’élus pour peser sur la scène européenne, mais aussi de dresser un état des forces en vue des élections municipales d’octobre 2019.

Pour conserver sa domination dans les municipalités et les comitats, le Fidesz a tout intérêt à frapper un grand coup lors des européennes. La participation aux européennes étant généralement basse, l’enjeu des partis consiste donc à mobiliser leur électorat mieux que leurs concurrents. C’est ce qui pourrait permettre au Fidesz de dépasser les 49% obtenus lors des législatives d’avril 2018.

Les élections locales constitueront une nouvelle opportunité pour les partis d’opposition de réaliser ce qu’ils n’ont pas su mettre en place lors des élections législatives d’avril 2018 : une coordination la plus large possible allant de la gauche libérale (MSZP, DK, MSZP, Párbeszéd) au Jobbik (anciennement extrême-droite radicale, désormais centre-droit pro-UE).

Cette stratégie, inaugurée en février 2018 lors d’une élection municipale à Hódmezővásárhely (sud de la Hongrie, 45.000 habitants), avait permis l’élection de Péter Márki-Zay, un candidat indépendant soutenu par tous les partis d’opposition, face au candidat du Fidesz.

Péter Márki-Zay, image.aspxPéter Márki-Zay,  Péter Márki-Zay

Márki-Zay, devenu la figure d’un certain conservatisme alternatif par rapport à la ligne d’Orbán, s’était prononcé pour un gouvernement technocratique afin de déconstruire l’héritage d’Orbán et aligner la Hongrie sur l’UE. Il avait ensuite préconisé une stratégie de désistements[10] des partis d’opposition dans les circonscriptions uninominales pour les législatives afin de battre le Fidesz. Sans succès. Pour les prochaines municipales, le fruit sera peut-être plus mûr pour que les partis d’opposition essayent de développer le « modèle de Hódmezővásárhely » dans le maximum de municipalités hongroises.

marton-gyongyosi-pays-reuters  Márton Gyöngyösi

Le numéro 2 du Jobbik Márton Gyöngyösi a déclaré dans un entretien[11] que si la constitution d’une liste commune d’opposition aux européennes n’était pas envisagée en raison du mode de scrutin proportionnel, en revanche la coordination des partis d’opposition autour de candidats indépendants aux élections municipales fait sens.

La coordination des partis d’opposition (gauche libérale et Jobbik) s’est considérablement accrue depuis les élections législatives, notamment lors de manifestations contre une loi permettant d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires[12] imposées aux salariés de certains secteurs.

Ce qui explique l’offensive menée par les médias conservateurs pro-Fidesz en direction de la gauche libérale[13] et du travail en commun qu’elle réalise avec le Jobbik, en rappelant les positionnements controversés de celui-ci.

Mayor István Tarlós  Mayor István Tarlós

L’élection qui aura le plus grand enjeu sera celle de Budapest, où la sociologie est la moins favorable au Fidesz. Après 20 années de domination libérale sous Gábor Demszky (SZDSZ), le Fidesz était finalement parvenu à prendre la ville en 2010 avec István Tarlós, qui sera le candidat du Fidesz pour un troisième mandat consécutif.

HONGRIE Puzsér-Róbert-3-HPGy-1000x600  Róbert Puzsér

Tandis qu’une partie de la gauche s’est lancée dans un processus de primaire interne, le parti écologiste LMP et le Jobbik pourraient s’entendre sur une candidature indépendante commune avec le journaliste polémiste et controversé Róbert Puzsér, et essayer d’obtenir d’autres désistements pour faire front commun face au candidat du Fidesz. Róbert Puzsér [14] a estimé qu’en dehors du sortant István Tarlós et de lui-même, il n’y a pas de candidat susceptible de l’emporter à Budapest, balayant la candidature de Gergely Karácsony voulant réunir les forces de gauche.

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Orbán, l’attaquant

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En tout état de cause, ces scrutins européens et locaux promettent une année animée dans la vie politique hongroise.

Fidèle à sa passion pour le football et à son esprit d’attaquant, il est probable que Viktor Orbán continuera à mener diverses offensives aux échelles nationale et européenne. Cette stratégie offensive du Fidesz de Viktor Orbán a porté ses fruits par le passé à l’échelle nationale. Elle surprend désormais des Occidentaux habitués à des campagnes plus policées. Cette stratégie offensive et peu délicate est privilégiée pour acquérir le plus vite possible les meilleurs résultats possibles, sans tenir compte de certaines conséquences qui pourraient vite être balayées par un Brexit douloureux, une crise économique telle qu’annoncée par les directeurs des Banques centrales, ou une nouvelle crise migratoire. Ensuite, en dictant le ton des débats, Orbán garde ainsi la main et a toujours un coup d’avance sur ses adversaires.

Reste à voir jusqu’où cette stratégie, qui a permis au chef du gouvernement d’un pays modeste de moins de 10 millions d’habitants de devenir une figure de la politique européenne (voire internationale), peut mener Orbán.

Les électeurs hongrois apporteront une partie de la réponse à cette interrogation.


LIENS

  1. https://www.youtube.com/watch?v=1hl83Jpd_OI
  2. https://visegradpost.com/fr/2018/07/30/dire-adieu-elite-soixante-huitarde-nouveau-projet-viktor-orban-discours-complet/
  3. https://visegradpost.com/fr/2018/09/12/rapport-sargentini-et-maintenant-consequences-et-analyse-des-votes/
  4. https://www.euractiv.fr/section/politique/news/juncker-orbans-epp-membership-is-a-problem/
  5. https://www.leretourauxsources.com/blog/quels-liens-unissent-sebastien-kurz-et-les-reseaux-soros-par-pierre-antoine-plaquevent-n2219
  6. https://visegradpost.com/fr/2018/12/04/orban-contraint-la-ceu-de-george-soros-a-ne-plus-delivrer-de-diplomes-des-etats-unis-en-hongrie/
  7. https://www.noen.at/in-ausland/soros-debatte-kurz-distanziert-sich-von-orban-und-gudenus-migration-oesterreich-90420518
  8. https://www.zdf.de/politik/maybrit-illner/evp-chef-weber-droht-mit-ausschluss-der-orban-partei-aus-sendung-vom-21-februar-2019-100.html
  9. https://visegradpost.com/fr/2019/01/14/europeennes-2019-jeu-dechecs-en-europe-centrale/
  10. https://visegradpost.com/fr/2018/04/06/peter-marki-zay-%E2%80%AFjaimerais-un-gouvernement-technocrate/
  11. https://www.valaszonline.hu/2019/02/19/jobbik-gyongyosi-marton-antiszemitizmus/
  12. https://visegradpost.com/fr/2018/12/20/la-hongrie-en-crise/
  13. http://abouthungary.hu/blog/video-liberal-opposition-leader-its-not-nazism-if-someone-makes-a-list-of-jews/
  14. https://www.youtube.com/watch?v=VGfuXVQ3OkM

SOURCE/ https://visegradpost.com/fr/2019/02/25/loffensive-campagne-hongroise-pour-les-europeennes/