2833 – Où va la Suisse ? Annual Dinner Le Conseiller fédéral Ignazio Cassis s’exprime sur le futur des relations Suisse-UE

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Les donateurs d’Avenir Suisse ont manifesté un fort intérêt déjà bien avant l’Annual Dinner de cette année.

AHV, RENTENALTER, RENTE, ERHOEHUNG, KOMMISSION FUER SOZIALE SICHERHEIT UND GESUNDHEIT, PK, MK,  Ignazio Cassis

D’une part, parce que la présence du Conseiller fédéral Ignazio Cassis a suscité un grand nombre d’inscriptions, et d’autre part, parce que le «Livre blanc Suisse : six esquisses d’avenir», fraîchement sorti de la presse, devait être présenté aux personnes présentes.

Nécessité d’un discours sur l’avenir

Le lieu de l’événement, les nouveaux locaux de «Swiss Re Next», convenait particulièrement bien au thème de la soirée.

SUISSE Walter Kielholz, walter-kielholz_1  Walter Kielholz,

Selon Walter Kielholz, président de Swiss Re, ceci représentait quasiment un «retour aux origines». C’est en 1998, après des années de faiblesse économique, qu’eurent lieu les discussions sur la création d’Avenir Suisse dans les bureaux tout proches du Mythenquai de Zurich.  Selon les initiateurs de l’époque, il était urgent pour la Suisse de compter sur une institution qui cultive une vision à long terme de l’avenir.

Andreas Schmid & Peter Grünenfelder

Dans leurs discours, Andreas Schmid, président du Conseil de fondation, et Peter Grünenfelder, directeur d’Avenir Suisse, ont expliqué pourquoi la Suisse d’aujourd’hui est prête pour le «Livre blanc Suisse». La combinaison difficile d’une impasse dans les réformes internes (par exemple, les problèmes non résolus concernant la prévoyance vieillesse et la fiscalité des entreprises) et de conditions-cadre mondiales instables constitue une menace croissante pour la prospérité. Un débat ouvert et franc sur les opportunités et les risques de l’évolution future s’impose.

Regarder avec fierté nos réalisations passées n’est plus suffisant pour garantir la prospérité à l’avenir. Il est nécessaire d’adopter un point de vue impartial pour aller de l’avant.

 Jennifer Langenegger & Patrik Schellenbauer

Patrik Schellenbauer, économiste en chef, et Jennifer Langenegger, co-auteure du Livre blanc, ont étayé ces arguments par des données : ces dernières années, la croissance économique de la Suisse n’a pu être maintenue que grâce à une augmentation du facteur travail, tandis que la productivité a diminué régulièrement par rapport à nos pays voisins.

En outre, de nombreuses questions restent sans réponse dans les relations entre la Suisse, nation fortement exportatrice, et son principal partenaire commercial, l’Union européenne.

Face à la dépression structurelle dans laquelle se trouve notre pays, Patrik Schellenbauer aimerait, lui aussi, voir apparaître un discours plus ouvert sur l’avenir.

Dans sa nouvelle publication, le think tank a délibérément développé six esquisses possibles d’avenir au lieu d’une seule. Il ne s’agit pas d’imposer à la Suisse «la bonne voie», mais plutôt de sensibiliser l’opinion publique à la possibilité de façonner l’avenir et de renforcer les fondements de notre prospérité.

 

L’objectif premier du Conseil fédéral

Dans son discours d’ouverture, le Conseiller fédéral Cassis a souligné le rôle décisif de la population : en Suisse, la voie n’est heureusement pas choisie par un roi ou un président. Le rejet collectif de toute concentration du pouvoir, qui repose sur les trois piliers que sont

  • la démocratie directe,
  • du fédéralisme
  • du système de milice,

est la recette du succès helvétique qu’il est essentiel de préserver.

suisse Ignazio Cassis topelement     Ignazio Cassis

Néanmoins, M. Cassis n’a laissé aucun doute sur le fait que le règlement des relations avec l’UE est l’une des priorités du Conseil fédéral.

Cet objectif doit être atteint sur la base de «la meilleure intégration économique possible avec la plus grande souveraineté possible». Il a rappelé que la Suisse échange des biens et des services d’une valeur d’un milliard de francs par jour avec l’UE.

La conclusion d’accords de libre-échange avec des pays tiers pourrait augmenter, mais en aucun cas remplacer ce volume. L’accord-cadre avec l’UE est nécessaire pour de nombreuses raisons :

  • contrer l’érosion en cours des Accords bilatéraux existants,
  • assurer une plus grande sécurité juridique pour les partenaires commerciaux
  • garantir aux entreprises suisses l’accès au marché intérieur de l’UE à long terme.

M. Cassis était confiant qu’un accord restait dans le domaine du possible d’ici à l’automne, mais a également mentionné les «lignes rouges» du Conseil fédéral dans son ensemble pour les négociations, telles que le maintien de la règle des 8 jours et les mesures d’accompagnement en général.

Une communication basée sur les faits et l’exigence d’un engagement politique

Au cours de la discussion qui a suivi avec le public, le Conseiller fédéral a rappelé aux personnes présentes que les votants décident principalement de de manière émotionnelle. Pour le débat politique, cela signifie que les faits sont une base initiale importante, mais qu’ils ne suffiront pas. Les voix de ceux qui prônent une Suisse ouverte et qui y voient un avenir doivent également être entendues. Une grande responsabilité incombe donc aux citoyennes et citoyens.

suisse Kaspar Villiger teaserbreit  Kaspar Villiger

Dans sa postface contenue dans le «Livre blanc Suisse», l’ancien Conseiller fédéral Kaspar Villiger a formulé à travers cinq questions clés ce à quoi pourrait ressembler la discussion sur l’avenir de la Suisse:

  1. Quel est notre besoin d’ouverture à la globalisation, ou inversement, quel degré d’isolement à la mondialisation pouvons-nous ou voulons-nous nous permettre ?
  2. Quel est notre besoin de redistribution et quelle est notre limite en ce domaine ?
  3. Où fixer la limite entre responsabilité personnelle et assistance, ou entre liberté et réglementation ?
  4. Quel sens donner à la souveraineté aujourd’hui, et de quel degré de souveraineté avons-nous besoin ?
  5. Quel est notre besoin d’immigration et quelle est notre limite en ce domaine ?

L’équipe d’auteurs d’Avenir Suisse espère contribuer à clarifier ces questions avec le «Livre blanc Suisse».

 


source/https://www.avenir-suisse.ch/fr/ou-va-la-suisse/


Livre blanc Suisse

https://www.avenir-suisse.ch/files/2018/05/2018-livre-blanc-suisse-six-esquisses-davenir.pdf#viewer.action=download    115 pages

Six esquisses d’avenir

Blocage des réformes au Gothard : la Suisse ne fait rien. Mais l’inaction n’est pas une option digne pour notre pays. Si la Suisse veut maintenir sa prospérité, elle doit développer de nouvelles idées pour son avenir de manière autonome. Cela passe par des réformes au niveau interne, mais aussi dans ses relations économiques extérieures avec l’Europe et le reste du monde. Le «Livre blanc Suisse» publié par Avenir Suisse sert de base de discussion : il présente les avantages et les inconvénients de six scénarios, bien étayés économiquement. La publication inclut une postface écrite par l’ancien Conseiller fédéral Kaspar Villiger ; elle lance un appel pour des débats critiques et constructifs.

Avec le «Livre blanc Suisse», Avenir Suisse relance le dialogue sur l’avenir du pays. Se reposer confortablement sur des schémas familiers et se contenter de gérer les réalisations masque les nécessités liées aux risques, mais aussi aux opportunités d’avenir. Sur cette base, six scénarios différents pour l’avenir de la Suisse soulèvent les questions fondamentales que le pays doit se poser aujourd’hui.

Pour l’économie (non seulement les entreprises, mais aussi nous tous en tant que travailleurs et consommateurs), les scénarios présentés produisent des conséquences très différentes. Le bien-être individuel des habitantes et habitants de la Suisse dépend essentiellement de la voie choisie par le pays aujourd’hui. Cependant, les conséquences économiques des décisions (mais aussi non-décisions) innovatrices sont sous-estimées, car les circonstances actuelles sont souvent considérées comme un acquis immuable.

Le «Livre blanc Suisse» donne une orientation et une vue d’ensemble des questions fondamentales. Une rétrospective historique retrace le chemin qu’a suivi notre pays, décrit les fondements de la prospérité suisse, l’actuelle interruption des réformes, ainsi que le besoin de modernisation.

L’incapacité de décider de son propre avenir est l’expression d’un fossé sociétal qui concerne non seulement les relations extérieures, mais aussi le rapport entre l’action individuelle à l’interne et celle de l’État au niveau collectif. Pourtant le statu quo ne peut durer éternellement, tant pour les relations intérieures qu’extérieures. Pour préparer son avenir, la Suisse doit mener dès à présent une franche discussion sur la voie économique et politique à suivre durant les prochaines décennies.

La ligne directrice des auteurs du «Livre blanc Suisse» est la prospérité du pays. Il s’agit du meilleur moyen de garantir une intégration plus profonde et plus stable dans le marché européen et mondial, ainsi que de dépasser le blocage des réformes et de réaliser des progrès en matière de productivité interne. Parmi les six hypothèses économiques décrites pour l’avenir de la Suisse dans la publication, le scénario du «Repli autonome» conduirait à une impasse dont les inconvénients ne pourraient en aucun cas être compensés par une souveraineté prétendument regagnée. En revanche, le scénario du «Partenariat solide» permettrait de sécuriser et d’élargir l’accès sans entrave au marché intérieur de l’UE, en admettant toutefois de restreindre de manière limitée la souveraineté formelle.

La publication discute également des possibilités et des conséquences de l’adhésion à l’UE, rompant ainsi délibérément avec un tabou, et allant jusqu’à dédiaboliser cette option.

Dans la postface, l’ancien Conseiller fédéral Kaspar Villiger insiste sur l’importance de la discussion initiée par le «Livre blanc Suisse» : des études d’impact économiquement fondées doivent aider à résoudre les questions importantes pour la Suisse d’aujourd’hui – que ce soit par consensus national ou par décision démocratique en cas de désaccord.

Les esquisses d’avenir présentées ci-dessus ont pour but d’éliminer les tabous, de stimuler la discussion et de faire en sorte que l’impensable redevienne concevable. Il est temps de mettre fin au blocage des réformes au Gothard.

livre sur  https://www.avenir-suisse.ch/files/2018/05/2018-livre-blanc-suisse-six-esquisses-davenir.pdf#viewer.action=download

suisse

Suisse 2016.10.10 cantons SUISSE-3             cantons  –  Suisse


source / https://www.avenir-suisse.ch/fr/publication/livre-blanc-suisse/

Une réflexion au sujet de « 2833 – Où va la Suisse ? Annual Dinner Le Conseiller fédéral Ignazio Cassis s’exprime sur le futur des relations Suisse-UE »

  1. Madame, Monsieur, en tant que citoyen français je m’autoriserai avec beaucoup d’humilité quelques conseil auprès de mes amis Suisses. Chers amis Suisses faite très attention si vous deviez voter pour un accord-cadre avec l’union européenne. Car en tant que citoyen Français, comme beaucoup de mes concitoyen, j’avais voté pour le traité de Maastrich. QUELLE CONNERIE!
    Faite attention, de grace

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