1953 – Suite à l’article 1907 – Relocalisation des « migrants » et solidarité – quand les élites d’Europe occidentale prennent les habitants d’Europe centrale et orientale pour des imbéciles

SUITE à l’article n° 1907 – Relocalisation des « migrants » et solidarité – quand les élites d’Europe occidentale prennent les habitants d’Europe centrale et orientale pour des imbéciles …

  1. Pologne, Tchéquie et Hongrie sanctionnées par la Commission européenne
  2. La Tchéquie également visée par la Commission européenne
  3. Suppression des visas pour les Ukrainiens : les employeurs polonais inquiets

1 Pologne, Tchéquie et Hongrie sanctionnées par la Commission européenne

14/06/2017

 

Union européenne – La Commission européenne a lancé le lundi 12 juin des procédures d’infraction contre la Hongrie, la Pologne et la Tchéquie du fait que lesdits pays n’ont pas pris part au programme de relocalisation des demandeurs d’asile par quotas.

Le commissaire aux migrations de l’UE, Dimitris Avramopoulos, a déclaré à la presse mardi que la Commission allait envoyer une notification officielle à la Hongrie, à la Tchéquie et à la Pologne leur signalant le lancement de procédures de sanction liées à leur refus du système de répartition par quotas visant à répartir les demandeurs d’asile arrivés massivement dans l’UE en 2015 parmi les membres de l’UE.

Le projet de répartition par quotas a été accepté par la majorité des ministres de l’intérieur de l’UE en septembre 2015, mais a été opposé par la Hongrie et d’autres.

L’Autriche, qui jusqu’à maintenant n’avait pas pris part au plan de relocalisation, n’est pas sur la liste des sanctions, puisque son gouvernement a décidé de finalement participer à ce programme de relocalisation.

La Hongrie, la Tchéquie et la Pologne n’acceptent pas le “chantage”

Les ministres des Affaires étrangères polonais et hongrois ont refusé lundi le lien entre le programme de réinstallation des réfugiés et les fonds de l’UE.

Lors d’une conférence de presse commune,

  • Peter Szijjártó, ministre des Affaires étrangères de Hongrie
  • son homologue polonais Witold Waszczykowski,
  • ont déclaré: “Nous n’acceptons pas un chantage de sanctions financières envers ceux qui refusent de prendre des réfugiés. Ces questions ne sauraient être liées.”

Waszczykowski a également souligné que le programme de relocalisation des réfugiés ne pouvait pas être lié aux fonds européens qui sont eux déterminés par des traités européens, ajoutant que la Pologne n’a pas consenti à être menacée d’amendes ou de suspensions de fonds européens par rapport à la question migratoire.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères a également déclaré que les allégations de la Commission européenne étaient de nature politique, pas de caractère juridique et n’ont pas non plus consenti au chantage ou à une quelconque condamnation pour ne pas avoir accepté des réfugiés.

Les deux ministres ont également déclaré que la Commission européenne “allait bien au-delà de ses compétences”.

En Tchéquie, le ministre de l’Intérieur Chovanec avait déjà en avril déclaré que la Tchéquie préférerait faire face à des sanctions que d’être obligée de prendre des migrants. Il a expliqué alors que cela était principalement du à des raisons de sécurités.

En Pologne, Beata Szydło a appelé quant à elle le parlement à tenir bon. “Nous n’accepterons aucun chantage de l’Union européenne. Nous ne participerons pas à la folie des élites bruxelloises”, a-t-elle déclaré après l’attaque de Manchester.

Viktor Orbán a lui également fait le lien entre Bruxelles et le terrorisme, estimant que les élites de l’UE étaient du côté des terroristes, et a récemment annoncé renforcer encore la barrière si nécessaire.

Quelle sera la suite ?

Dimitris Avramopoulos a fait part de son espoir de voir les gouvernements des trois pays réviser leur position et, finalement, voir prévaloir le «bon sens et l’esprit européen». Avramopoulos a déclaré que la communauté ne laisserait pas les membres à la périphérie de l’UE sans aide, mais a insisté pour que chaque pays participe au mécanisme de réinstallation.

La participation n’est pas une question de choix, mais une obligation fondée sur une décision communautaire, a-t-il expliqué ; les membres de l’UE doivent être loyaux envers non seulement les migrants fuyant la guerre, mais aussi envers les autres membres, a-t-il conclu.

Pour Lajos Kósa, leader du groupe Fidesz, le projet de quotas “ne peut pas être mis en œuvre” en raison d’un grand nombre de problèmes non résolus”. Il a ajouté que “aucun membre de l’Union européenne ne l’a mis en œuvre”.

Kósa a également déclaré que les procédures d’infraction sont «une institution acceptée» dont «plusieurs centaines» sont lancées chaque année et a insisté sur le fait que le nombre de ces procédures contre la Hongrie ne dépassait pas la moyenne européenne.

“La procédure sera identique aux autres : il y aura un débat tout le long des étapes de la procédure, et à la fin – si le cas atteint cette étape – la Cour européenne décidera”, a déclaré Kósa. “Si l’UE appliquait les règles, l’ordre serait rétabli et il n’y aurait pas de crise migratoire”, a-t-il ajouté.

Une fois le processus de sanction engagé, la prochaine étape consiste à ce que la Cour de justice de l’Union européenne prenne une décision dans ce conflit, alors qu’elle travaille déjà sur le recours de la Hongrie et de la Slovaquie sur les quotas.


source/https://visegradpost.com/fr/2017/06/14/pologne-tchequie-et-hongrie-sanctionnees-par-la-commission-europeenne/


2 La Tchéquie également visée par la Commission européenne

12/06/2017

 

 

Tchéquie – Alors que la Tchéquie a annoncé début juin se retirer du système de distribution obligatoire des migrants prévu par l’UE, la Commission européenne menace de faire passer le gouvernement tchèque devant les tribunaux.

Malgré les menaces du commissaire aux migrations de l’UE, Dimitris Avramopoulos, le gouvernement tchèque a annoncé son retrait du plan de réinstallation par quotas de l’UE, qui visait à répartir d’ici septembre de cette année quelques 160.000 demandeurs d’asile, qui sont arrivés avec la grande vague migratoire de 2015 (1,6 million de clandestins sont alors entrés dans l’Union européenne).

Cette annonce du gouvernement tchèque pourrait être considérée comme une tactique électorale, souligne le pro-migrants Martin Rozumek, directeur exécutif de l’Organisation pour l’aide aux réfugiés, à Prague, interrogé par EU Observer. “À mon avis, ce n’est qu’un message politique pour les électeurs, en leur assurant que nous n’accueillerons pas de nouveaux venus qui pourraient être dangereux, ce qui est un non-sens”, a déclaré le militant libéral-libertaire.

Les élections auront en effet lieu cet automne, et ce pourrait bien être l’une des raisons de cette annonce, puisque la Tchéquie n’accepte déjà plus de migrants depuis un an.

La Tchéquie et le V4 contre le concept de solidarité obligatoire

À Bruxelles, les commissaires appellent à plus de solidarité et tentent de forcer les gouvernements des pays d’Europe centrale à accepter les migrants. La Tchéquie, ainsi que l’Autriche, la Hongrie et la Pologne, a été pointée du doigt par les récents rapports de l’UE.

La Tchéquie n’a accueilli que 12 migrants sur les 2.691 qu’elle aurait dû prendre dans le cadre du plan de relocalisation.

“En raison de la situation de sécurité aggravée et du dysfonctionnement de l’ensemble du système, le gouvernement a approuvé une proposition visant à arrêter ce système pour la Tchéquie”, a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre de l’Intérieur, Milan Chovanec. “Cela signifie que la Tchéquie ne demandera pas que les migrants soient déplacés de la Grèce et de l’Italie”.

La Tchéquie a fait cette annonce alors que la Commission européenne a menacé qu’elle pourrait ouvrir des procédures d’infraction contre les pays qui rejettent son plan de redistribution.

Répondant aux menaces de Bruxelles à l’égard des pays qui souhaitent préserver leur souveraineté à leurs frontières,

  • Chovanec a déclaré déjà en avril que la Tchéquie ferait plus volontiers face à des sanctions qu’à l’accueil de migrants.
  • Il a cité des préoccupations en matière de sécurité eu égard au fait que les demandeurs d’asile qu’on voudrait imposer aux contribuables tchèques ne sont pas capables de rester dans les lieux mis à leur disposition pour effectuer les contrôles de sécurité, résume Breibart.

Les partis d’opposition soutiennent le gouvernement social-démocrate sur cette position.

  • Le vice-président du parti communiste tchèque, Jiří Dolejš, a exprimé sa préoccupation à l’égard de l’immigration car elle comporte des «risques sociaux et sécuritaires considérables».
  • Petr Mach du parti libertaire des Citoyens Libres a lui aussi soutenu le gouvernement. “Je félicite le gouvernement qui, sur proposition du ministre de l’Intérieur, a décidé de ne pas accepter plus de migrants dans le cadre des quotas de relocalisation. Si l’Union européenne impose des sanctions contre nous, nous devrions ignorer ces sanctions”.

source/ https://visegradpost.com/fr/2017/06/12/la-tchequie-egalement-visee-par-la-commission-europeenne/


3 Suppression des visas pour les Ukrainiens : les employeurs polonais inquiets

13/06/2017

 

Par Olivier Bault.

Pologne – Depuis dimanche, les citoyens ukrainiens n’ont plus besoin de visa pour les séjours touristiques dans l’UE, hormis le Royaume-Uni et l’Irlande.

  • Un simple passeport biométrique (il en a été délivré 4 millions pour le moment) suffit pour pouvoir séjourner dans l’UE pour une durée maximale de 90 jours. « La suppression des visas européens pour les citoyens ukrainiens signifie que nous disons définitivement adieu à l’empire soviétique », a déclaré dimanche le président Porochenko.

En Pologne, les entreprises qui emploient des Ukrainiens s’inquiètent toutefois du risque de les voir partir travailler au noir plus à l’ouest pour des rémunérations plus élevées. Les estimations relatives au nombre d’Ukrainiens travaillant en Pologne varient. Selon un rapport de la Banque nationale de Pologne (NBP), environ un million sont venus en 2015, mais la plupart étant employés à des travaux saisonniers, il n’y avait en fait qu’un demi-million de travailleurs ukrainiens à la fois.

Aujourd’hui, ce nombre est sans doute plus élevé et il est généralement estimé à au moins un million. Dans certaines régions, pour les entreprises qui ont vu la main d’œuvre polonaise émigrer vers l’ouest avec l’adhésion à l’UE (également plus d’un million de Polonais partis après 2004, en plus du million déjà expatriés auparavant), il serait difficile de continuer à fonctionner sans les Ukrainiens souvent qualifiés et généralement considérés comme des travailleurs de qualité. Avec un taux de chômage qui n’a jamais été aussi bas en Pologne depuis 26 ans et des salaires à la hausse, même avec la tendance au retour des émigrés polonais, beaucoup d’entreprises polonaises pourraient avoir du mal à recruter sans l’immigration ukrainienne. D’après un rapport de Manpower, environ 41 % des employeurs en Pologne ont aujourd’hui des problèmes pour trouver des salariés.


source/ https://visegradpost.com/fr/2017/06/13/suppression-des-visas-pour-les-ukrainiens-les-employeurs-polonais-inquiets/