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1/-Ce que cache le démantèlement nucléaire
2/-Nucléaire : EDF n’aurait pas les moyens de démanteler son parc
5/-Appel d’offres éolien en Allemagne : les citoyens font (beaucoup) mieux que les professionnels
4/-Transition énergétique : comment fait l’Allemagne?

1/- Ce que cache le démantèlement nucléaire
5 Juin 2017 – By Challenges
Centrale de Brennilis, dans le Finistère. Elle a fonctionné dix-huit ans avant d’être arrêtée, en 1985. Le démantèlement, commencé il y a six ans, devrait s’achever en 2032.
Sur les neuf réacteurs arrêtés en France, aucun n’a encore été déconstruit. Et l’estimation par EDF du coût de l’opération est sujette à caution.
» Personne ne sait aujourd’hui évaluer le coût du démantèlement-retraitement. » Cette saillie ne vient pas d’un militant écologiste, mais d’Emmanuel Macron. Le démantèlement des réacteurs et la gestion des déchets constituent en effet la grande inconnue de l’industrie nucléaire [1]. On compte 450 réacteurs en activité dans le monde et 110 à l’arrêt. Seule une vingtaine d’unités ont été déconstruites, dont la moitié aux États-Unis. Aucune en France. Un paradoxe. Notre pays dispose du deuxième parc nucléaire de la planète. Mais il ne parvient pas à démanteler les neuf centrales de première génération aujourd’hui à l’arrêt. Pour autant, EDF ne panique pas. L’électricien assure qu’il les déconstruira plus tard. Quant aux coûts de l’opération, le nouveau chef de l’État peut être rassuré, EDF les a évalués : 26,6 milliards d’euros pour l’ensemble du parc français (58 réacteurs), 60,5 milliards si on intègre la gestion des déchets et le traitement des derniers combustibles.
Dix-sept réacteurs en sursis
» Démanteler un réacteur coûte entre 350 et 500 millions d’euros « , affirme Sylvain Granger, directeur déconstruction à EDF. « Une blague, rétorque le physicien nucléaire Bernard Laponche, de l’association Global Chance. L’allemand E.on estime à plus d’1 milliard d’euros le coût de démantèlement d’un réacteur et les autres électriciens étrangers annoncent des chiffres du même ordre. »
Sans compter qu’EDF n’a pas réellement intégré les changements liés à la loi de transition énergétique qui impose une diminution à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025. L’électricien pourrait se voir contraint de fermer puis de démanteler dix-sept réacteurs. » EDF compte implicitement sur l’allongement de la durée d’exploitation (actuellement quarante ans), si possible jusqu’à soixante ans, du plus grand nombre possible de ses réacteurs pour augmenter progressivement le niveau de ses provisions et compenser les coûts « , indique la députée PS Barbara Romagnan, auteure avec Julien Aubert (LR) d’un rapport parlementaire sur la faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires de base.
Péché originel
Le démantèlement, dernier scandale du nucléaire ? Lorsque les premières centrales sont sorties de terre dans les années 1950, l’idée de les démonter un jour n’avait pas été anticipée par les ingénieurs d’EDF et du CEA. » On était alors en pleine euphorie, il fallait construire des réacteurs très vite et on se disait qu’avec les progrès de la technologie, on trouverait une solution plus tard « , indique un expert du secteur. Mais comme le dit Barbara Romagnan, » rien ne s’est passé comme il aurait fallu « .
Les neuf premiers réacteurs d’EDF
- – six unités UNGG (uranium naturel graphite gaz) et trois tranches issues de trois technologies différentes – sont maintenant à l’arrêt depuis parfois plusieurs décennies.
- La centrale expérimentale de Brennilis (technologie à eau lourde), en Bretagne, a fonctionné seulement dix-huit ans avant d’être arrêtée en 1985.
Le démantèlement de ce petit réacteur de 70 mégawatts a débuté il y a six ans et devrait être achevé en 2032, soit quarante-sept ans après sa mise à l’arrêt. En 2006, la Cour des comptes avait évalué l’opération de Brennilis à 482 millions d’euros, vingt fois plus que l’estimation initiale.
- Même confusion pour le site de Superphénix à Creys-Malville (Isère). Cette unité, qui fonctionne au sodium, a dû être arrêtée en 1996, après onze ans d’exploitation, car le sodium explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l’air. L’achèvement du chantier est prévu pour 2028, soit plus de trente ans après l’arrêt définitif.
- Mêmes galères pour les six installations uranium naturel graphite gaz. En 2016, l’électricien a effectué un virage sur l’aile en adoptant une autre technologie de démantèlement. Résultat, les centrales UNGG ne seront pas déconstruites avant » le XXIIe siècle « , comme le dit avec ironie l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Et dire que, depuis 2006, EDF a laissé tomber la politique du démantèlement différé pour adopter celle du démantèlement sans attendre !
Manque de transparence
Le démantèlement sans attendre, EDF l’envisage pour ses réacteurs à eau pressurisée (REP) qui composent le parc des 58 tranches aujourd’hui en service. La standardisation des technologies serait susceptible de générer des économies d’échelle selon l’électricien, qui espère conquérir des marchés à l’étranger – il a déjà concouru à deux appels d’offres en Allemagne. » On veut avoir une position de référence sur le marché international « , lance Sylvain Granger.
Démonstration avec la centrale de Chooz A, dans les Ardennes. Lancé en 1967, ce REP de première génération de 300 mégawatts a été arrêté en 1991 et a obtenu son décret de démantèlement en 2007. Il devrait être totalement déconstruit en 2022. Soit quinze ans après les premiers coups de pioche. Comme Chooz A est un modèle réduit des réacteurs de 900 et 1 300 mégawatts aujourd’hui en service, EDF extrapole cette règle des quinze ans à l’ensemble du parc existant. Une analyse trop simpliste pour Martial Chateau, administrateur de l’association Sortir du nucléaire. » Évoquer d’éventuels effets de série dans le démantèlement n’a pas de sens. Chaque centrale a un historique différent. Certaines prendront plus de temps à être déconstruites. C’est le cas notamment de celle de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) qui a connu deux accidents graves en 1969 et 1980. « A l’époque, ces accidents avaient été occultés.
A l’image de l’ensemble de la filière nucléaire, la déconstruction ne brille pas par sa transparence. » Entre les trois exploitants (EDF, Areva et le CEA), celui sur lequel on a le moins d’éléments techniques pour porter un jugement sur la nature des opérations futures, sur leur faisabilité, sur leur crédibilité, y compris en termes de calendrier, c’est clairement EDF « , constate Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN.
Quant au coût du démantèlement, la députée Barbara Romagnan ne doute pas qu’il sera » supérieur aux provisions « réalisées par EDF (24,4 milliards d’euros). Un rapport européen montrait
- que Paris n’avait provisionné que 31 % des frais liés au démantèlement des centrales,
- contre 100 % pour la Grande-Bretagne,
- 94 % pour les Pays-Bas
- 83 % pour l’Allemagne.
EDF reste toutefois droit dans ses bottes. Un récent audit commandité par le ministère de l’Environnement a conforté » globalement » son estimation. L’électricien oublie juste de préciser que ce rapport a été financé par ses soins.
Fessenheim ? Au mieux en 2038
La centrale de Fessenheim[2] pourrait fermer en 2019. Quelles seraient ensuite les étapes conduisant à son démantèlement ?
- EDF doit d’abord déposer un dossier ad hoc auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire.
- Pendant le temps d’instruction, l’électricien peut commencer à décharger le combustible, qui représente 99,9 % de la radioactivité, pour l’entreposer dans une piscine de désactivation.
- Une fois le dossier instruit, l’électricien obtient un décret d’autorisation de démantèlement.
- La procédure prend au minimum quatre ans. On est en 2023.
- Suit une phase de transition de quatre ou cinq ans pendant laquelle EDF et ses sous-traitants enlèvent les matériels conventionnels non radioactifs.
- Deuxième étape, les opérateurs, via des robots, s’attaquent au bâtiment des réacteurs, démontent et découpent le pressuriseur, les pompes, les générateurs à vapeur.
- La dernière étape consiste à démanteler la cuve qui contient les éléments les plus radioactifs.
- Une fois ces opérations réalisées, les structures de génie civil sont démolies.
- Le site peut théoriquement être réutilisé.
- Selon EDF, il faut quinze ans pour démanteler une centrale.
Le » retour sur herbe » de Fessenheim pourrait donc se produire à partir de 2038.
» Personne ne sait aujourd’hui évaluer le coût du démantèlement-retraitement. » Cette saillie ne vient pas d’un militant écologiste, mais d’Emmanuel Macron. Le démantèlement des réacteurs e…
SOURCE/ https://www.challenges.fr/entreprise/energie/ce-que-cache-le-demantelement
LIENS[]
- https://www.challenges.fr/tag_theme/nucleaire_1123/
- https://www.challenges.fr/tag_lieu/fessenheim_1124/
2/- Nucléaire : EDF n’aurait pas les moyens de démanteler son parc
2 Février 2017
By Sciences & Avenir
La centrale nucléaire de Brennilis, en Bretagne : 18 ans d’exploitation, 47 ans de démantèlement. Celui-ci ne s’achèvera qu’en 2032.
Après six mois de travaux, 70 auditions et plusieurs visites, notamment aux États-Unis, les parlementaires ont publié un rapport plutôt inquiétant.
Il y apparaît que la filière nucléaire n’avait pas anticipé le démantèlement du premier parc (neuf réacteurs de technologies diverses) et qu’implicitement elle s’appuie sur des hypothèses qui lui sont favorables comme la poursuite d’un programme nucléaire. « EDF inquiète lorsqu’elle annonce unilatéralement (il y a six mois) le report à l’horizon 2100 du démantèlement des réacteurs fonctionnant à l’uranium graphite gaz (UNGG) et qu’elle engage des travaux pour l’allongement de la durée de vie des centrales sans l’aval préalable de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) », souligne la députée.
Ces orientations sont en contradiction avec la loi sur la transition énergétique qui modifie le code de l’énergie en prévoyant de “réduire la part du nucléaire dans la production de l’électricité de 50 % d’ici à 2025”. »
Après avoir épluché les travaux de plusieurs pays engagés dans le démantèlement de leurs centrales (Allemagne, Belgique, États-Unis), les parlementaires estiment que leurs retours contredisent l’optimisme dont fait preuve EDF, tant sur les aspects techniques que financiers du démantèlement. « La faisabilité technique que beaucoup d’exploitants considèrent comme maîtrisée n’est pas entièrement assurée », regrette Barbara Romagnan.
Le coût de la décontamination des sols a été oublié
EDF est confrontée à des difficultés techniques pour démanteler
- les six réacteurs fonctionnant à l’UNGG qui ont constitué son premier parc,
- ainsi que Brennilis, dans le Finistère (réacteur à eau lourde)
- et Superphénix, à Creys-Malville, dans l’Isère (réacteur fonctionnant au sodium).
Le démantèlement des derniers réacteurs UNGG a été reportée au début du 22ème siècle, en raison de difficultés techniques qui prendront du temps à être surmontées.
Pour Superphénix, un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium, l’opération est délicate car le liquide explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l‘air ; l’ardoise pourrait ainsi s’élever à 2 milliards d’euros selon la Cour des comptes (2012).
De son côté, le démantèlement de Brennilis, fermé en 1985 est interminable : il a été confié pour partie à une entreprise privée — Onet technologies — et EDF estime aujourd’hui qu’il ne pourra être achevé qu’en 2032. Soit 47 ans après sa mise en arrêt ! Entre-temps, la facture a été multipliée par 20 (482 millions d’euros selon la Cour des comptes, en 2005). Et à ce jour, les parlementaires n’ont pu obtenir une estimation des sommes déjà déboursées.
À ces difficultés, s’ajoute l’engorgement des lieux de stockage de déchets, de même qu’une absence de filière pour le graphite usagé.
Il va falloir construire un site de stockage supplémentaire pour les déchets volumineux issus du démantèlement. Sur le plan financier, EDF pourrait avoir sous-estimé la facture, qu’elle chiffre à 75 milliards d’euros, regrettent les parlementaires.
L’opérateur énergétique n’aurait notamment pas pris en compte le paiement des taxes et des assurances, ni la décontamination des sols.
De fait, EDF semble se comporter comme si elle envisageait que de nouveaux réacteurs soient forcément construits sur les sites nucléaires en remplacement des centrales fermées. Ce qui va à l’encontre de la loi sur la transition énergétique.
« Tous les sites d’EDF ne vont pas devoir forcément connaitre un retour à l’herbe, précise Julien Aubert, député LR du Vaucluse et président de la mission d’information. Certains sites pourraient accueillir des activités nucléaires, d’autres des activités industrielles. L’opérateur a besoin de savoir quelle sera l’utilisation des sites pour définir sa stratégie « . Le président de la mission n’exclut pas de mettre EDF en concurrence avec d’autres opérateurs de décontamination si le chantier s’annonçait compliqué.
Après le parc des neufs premiers réacteurs, EDF devra en effet s’attaquer à un défi massif: le démantèlement des 58 réacteurs construits entre 1977 et 1987 et dont il espère que l’activité sera prolongée au delà des 40 ans prévus initialement.
67 réacteurs et un EPR en construction.
le principal exploitant français EDF compte
58 réacteurs à eau pressurisée (REP) en fonctionnement
et neuf réacteurs à l’arrêt:
Brennilis (eau lourde),
Superphénix (réacteur au sodium),
six réacteurs de 1ère génération ayant fonctionné au graphite gaz
ainsi que le réacteur ChoozA, le plus ancien REP français.
A Flammanville se construit enfin un EPR, réacteur à eau pressurisé dont le chantier connait des difficultés.
source/https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/selon
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4/-Transition énergétique : comment fait l’Allemagne?
À travers une étude précise et factuelle, Vincent Boulanger, journaliste installé en Allemagne et spécialiste des énergies renouvelables, nous aide à comprendre l’Energiewende :
ses origines, ses succès, ses échecs et les zones d’incertitude. À l’heure où la France est à l’aube d’un choix décisif pour son avenir énergétique, à savoir la prolongation et donc la rénovation de son parc nucléaire ou l’amorce d’une véritable transition énergétique, il nous donne tous les éléments pour tirer des leçons de l’expérience allemande.
« L’Energiewende, c’est le retour au charbon ! ». « La transition énergétique allemande est un gouffre financier ! ». Combien de fois avons-nous entendu ces réactions presque épidermiques à l’évocation de la transition énergétique allemande, y compris de la part d’interlocuteurs pourtant sensibilisés aux problématiques énergétiques ?
Les idées reçues sur la transition énergétique allemande sont légion et ce phénomène n’est pas anodin :
il démontre non seulement la capacité du lobby nucléaire français à influencer – et à polluer – le débat autour des questions énergétiques, mais aussi la force des mythes et du discours qui entourent ces questions en France, et leur ancrage dans les mentalités.
Et ce alors même que, d’une part, la France peine à résoudre le problème du chômage et à relancer son économie ; d’autre part, elle se trouve à la croisée des chemins en ce qui concerne l’avenir de son système énergétique :
la prolongation du fonctionnement des centrales suppose des coûts de maintenance et d’exploitation compris entre 55 (coût des opérations du grand carénage selon EDF) et 100 milliards d’euros (selon la Cour des Comptes).
Faut-il persister dans un modèle qui repose sur des coûts en forte hausse, sur des risques aux conséquences majeures et sur la production de déchets dangereux dont la durée de vie s’étale sur plusieurs générations ?
La France n’aurait-elle pas intérêt à investir ces sommes colossales dans une transition énergétique vers un système durable, pourvoyeur d’emplois locaux et créateur de valeur ajoutée locale ?
Car c’est bien cela que peut offrir la transition énergétique : un projet de société qui redonne du pouvoir aux territoires – ce que la France a amorcé avec la loi pour la transition énergétique et la réforme territoriale – et aux citoyens, qui permet de créer localement des emplois et de stimuler l’économie. L’exemple allemand prouve que cela est possible.
Le livre de Vincent Boulanger que nous rééditions dans une version actualisée ici, remet à plat l’ensemble de l’historique de ce « défi du siècle », et répond point par point aux idées reçues dont il est l’objet.
Il démontre que la transition énergétique n’est ni un gouffre financier, ni une catastrophe écologique, mais qu’elle peut au contraire être une chance, une opportunité à la fois économique et démocratique.
La politique de transition énergétique allemande, initiée par le gouvernement de coalition des sociaux démocrates et des verts en 1998, a ainsi créé plus de 200 000 emplois entre 2004 et 2013. Et ce sont les citoyens qui sont au cœur de cette transition : plus de 900 coopératives, et de nombreux agriculteurs, constituent les premiers installateurs de parcs éoliens ou photovoltaïques, devant les grands énergéticiens.
Décrypter ces enjeux, déconstruire les mythes qui entourent ce grand projet est une nécessité : le débat français gagnerait à regarder autrement le cas allemand et les deux partenaires incontournables de l’Union européenne ont beaucoup à gagner à échanger et à coopérer sur les questions énergétiques.
Ensemble, ils pourraient être les moteurs d’un projet d’avenir pour l’Union européenne. La transition énergétique peut être une contribution importante pour montrer que l’Europe a la capacité de résoudre la crise économique et peut construire un modèle durable et « à l’avant garde » des marchés du futur. Elle est aussi un moyen d’assurer à terme l’indépendance énergétique de l’Europe.
Une meilleure entente franco-allemande autour d’une transition énergétique démocratique doit donc être encouragée. Le bureau français de la Heinrich-Böll-Stiftung entend travailler activement à favoriser ce dialogue, afin de dépasser les idées reçues et les fantasmes entretenus de part et d’autre du Rhin, dans le but de faire progresser la coopération européenne.
La réédition du livre de Vincent Boulanger, publié initialement par les éditions Les Petits Matins et l’Institut Veblen que nous remercions ici chaleureusement pour leur collaboration, s’inscrit pleinement dans cette démarche.
Jens Althoff, directeur du bureau de Paris et Jules Hebert, coordinateur du programme
Table of contents:
Préface p.7
Prologue p.9
1. La part du charbon dans la production d’électricité augmente-t-elle ? p.15
2. Pourquoi (et comment) sortir du nucléaire ? p.32
3. Vers 100 % d’énergies renouvelables ? p.46
4. Vers un système électrique décentralisé ? p.69
5. Combien coûte et combien rapporte la transition ? p.82
6. Un système énergétique aux mains des citoyens ? p.96
7. Comment se déplacer sans pétrole ? p.109
Épilogue p.123
source/ http://fr.boell.org/fr/2017/04/04/transition-energetique-comment-fait-lallemagne
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Appel d’offres éolien en Allemagne : les citoyens font (beaucoup) mieux que les professionnels
Grosse surprise vendredi dernier lors de la présentation des résultats du tout premier appel d’offres éolien terrestre en Allemagne [1] :
96% des 807 MW obtenus sont « Bürgerenergiegesellschaften », c’est-à-dire des projets de coopératives citoyennes et non des dossiers présentés par des développeurs professionnels. Lesquels se sont révélés moins compétitifs. Ce qui fait dire à un développeur français, avec le sourire, que « l’überisation guette les énergies renouvelables ».
Bon marché, l’éolien citoyen
Lors de cette compétition inédite outre-Rhin,
- quelque 70 projets – avec une puissance minimale très faible, soit 0,750 MW – ont été retenus, sur 256 dossiers et 2 137 MW proposés au total ;
- 65 étaient présentés par des coopératives. Les prix ont été salués par Jochen Homann , le président de l’agence de l’énergie allemande, car ils correspondent à l’objectif ultime des appels d’offres : sortir les énergies renouvelables des subventions. De fait, le prix moyen de cette session inaugurale ressort à 57,1 €/MWh, avec un plus haut à 57,8 € et un plus bas à 55,8 €, selon les régions. Les noms des lauréats n’ont pas été dévoilés.
Personne n’avait vu venir ces projets participatifs, qui ne regroupent que 10 personnes physiques au maximum, car ils n’étaient pas soumis à la procédure de pré-qualification. Les projets devront désormais être réalisés dans un délai compris entre 24 et 30 mois.
Encore neuf sessions d’ici 2020
Deux autres rounds éoliens vont être organisés dans l’année afin de respecter l’objectif de 2,8 GW par an que prévoit la nouvelle stratégie allemande des énergies renouvelables. Elle consiste à limiter et non accélérer leur développement[2] désormais. En 2014, année record, 4,7 GW éoliens ont été installés.
L’année dernière, la puissance raccordée a encore atteint 4,26 GW [3], ce qui a été interprété comme un rush des développeurs pour profiter de la dernière année du guichet unique. Dans le cadre de l’appel d’offres, quatre nouvelles sessions sont programmées pour 2018 et trois pour 2019.
Dans l’Hexagone, le cahier des charges des futurs appels d’offres éoliens, pour des projets d’au moins 7 éoliennes, fait en théorie une place de choix au financement participatif, avec un bonus situé entre 2 et 3 €/MWh, en fonction de la proportion du financement (entre 20% et 40%) fourni par les citoyens ou les collectivités.
Les capitaux nécessaires au développement éolien correspondent aux possibilités de certains acteurs du financement participatif, comme les Sociétés d’économies mixte (SEM) et les coopératives [4], mais pas à celles des plateformes de crowfunding.
Appel d’offres éolien en Allemagne : les citoyens font (beaucoup) mieux que les professionnels – GreenUnivers [5]
LIENS[]
- https://www.greenunivers.com/2016/10/en-allemagne-les-appels-doffres-eoliens-debuteront-en-mai-2017-151143/
- https://www.greenunivers.com/2016/06/vers-une-nouvelle-mise-au-pas-des-enr-en-allemagne-146953/
- https://www.greenunivers.com/2017/02/lallemagne-a-installe-plus-de-4-gw-deolien-terrestre-en-2016-157309/
- https://www.greenunivers.com/2017/01/financement-participatif-et-cre4-les-sem-en-position-ideale-156524/
- https://www.greenunivers.com/2017/05/appel-doffres-eolien-allemagne-citoyens-beaucoup-mieux-professionnels-162704/
SOURCE/ https://www.greenunivers.com/2017/05/appel-doffres-eolien-allemagne





