1882 – USA en crise … Économique, et Tensions Internationales … 8 articles de M. Snyder

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  • 1/- « Armes financières de destruction massive »… Les Banques U.S ont 222.000 milliards de $ d’Exposition aux Dérivés – 19 mai 2017

 

  • 2/-Michael Snyder: Les marchés américains atteignent des sommets complètement délirants ! –  14 mai 2017

  • 3/-Faillite du 51ème état américain ! Les initiés n’ont jamais vendu leurs actions à un tel rythme depuis 2008 – 12 mai 2017

  • 4/-Les ventes de Véhicules U.S plongent tandis l’endettement des américains n’a jamais été aussi important –  8 mai 2017
  • 5/-Michael Snyder: La pire Croissance Économique Américaine connue depuis 3 ans. … En 11 points – 2 mai 2017
  • 6/-La situation économique américaine actuelle, est bien pire qu’elle ne l’était en 2016. En « Onze » points ! – 30 avril 2017
  • 7/-Michael Snyder: États-Unis: « Voilà pourquoi les Tanguy vivent toujours chez leurs parents » – 29 avril 2017

 

  • 8/-Ça me rend malade, car l’Amérique s’apprête à commettre une erreur qui va lui coûter extrêmement cher -16 AVRIL 2017 …

 

  • Et d’autres articles …. Liens …

1/-« Armes financières de destruction massive »… Les Banques U.S ont 222.000 milliards de $ d’Exposition aux Dérivés

Le 19 Mai 2017 à 19:32:46

L’irresponsabilité des banques dîtes «trop grosses pour faire faillite» les avait presque condamnées à disparaître la dernière fois, mais apparemment, elles n’ont toujours pas tirées les leçons de leurs erreurs passées.

Aujourd’hui, les 25 principales banques américaines ont 222.000 milliards de dollars d’exposition sur les dérivés. En d’autres termes, l’exposition que ces banques ont sur les produits dérivés est approximativement équivalente à 12 fois le produit intérieur brut des États-Unis. Tant que le cours des actions continuent de grimper et que l’économie américaine reste relativement stable, ces armes financières de destruction massive que sont les produits dérivés n’arriveront probablement pas à détruire complètement le système financier américain. Mais il est inévitable qu’un jour, une autre crise majeure éclatera, et quand ce jour-là arrivera, les dégâts que causeront ces instruments financiers extrêmement dangereux seront absolument sans précédent.

Durant la grande crise financière de 2008, les produits dérivés ont joué un rôle majeur, et les contribuables américains ont été contraints de renflouer des entreprises telles que AIG qui était sur le point de s’effondrer parce que les risques qu’elle prenait étaient bien trop élevés.

Mais aujourd’hui, voilà que ça recommence, et personne ne souhaite réellement évoquer ce sujet. Dans une quête désespérée de profits toujours plus élevés, toutes les banques dîtes «trop grosses pour faire faillite» ont joué avec le diable, et à un moment donné, beaucoup de ces investissements qui ne sont rien d’autres que des paris, ont fini par mal tourner. Les chiffres suivants proviennent directement du plus récent rapport trimestriel du Bureau du contrôleur de la Monnaie (Office of the Comptroller of the Currency – OCC) (voir le tableau 2 – Page 38/48) et, comme vous pouvez le constater, on est à un niveau d’imprudence qui est bien plus qu’alarmant…

Citigroup

Actifs totaux: 1.792.077.000 $ (plus de 1.792 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 47.092.584.000,000 $ (plus de 47.000 milliards de dollars)

JPMorgan Chase

Actifs totaux: 2.490.972.000.000 $ (Près de 2.500 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 46.992.293.000.000 $ (près de 47.000 milliards de dollars)

Goldman Sachs

Actifs totaux: 860.185.000.000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 41.227.878.000.000 $ (plus de 41.000 milliards de dollars)

Bank of America

Actifs totaux: 2.189.266.000.000 $ (Près de de 2.200 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 33.132.582.000.000 $ (plus de 33.000 milliards de dollars)

Morgan Stanley

Actifs totaux: 814.949.000.000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 28.569.553.000.000 $ (plus de 28.500 milliards de dollars)

Wells Fargo

Actifs totaux: 1.930.115.000.000 $ (plus de 1.930 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 7.098.952.000.000 $ (plus de 7.000 milliards de dollars)

Collectivement, les 25 premières banques américaines ont 222.000 milliards de dollars d’exposition sur les produits dérivés.

Un grand nombre de lecteurs peuvent être tentés d’abandonner la lecture de cet article dès maintenant, parce que l’expression «produits dérivés» paraît assez compliqué. Eh oui, les détails de ces arrangements peuvent être extrêmement compliqués, mais en réalité, le concept est assez simple. Voici une bonne définition sur la notion de «produits dérivés» qui provient de Investopedia…

casino-rouletteUn produit dérivé est une sécurité dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent.
Ce produit consiste en un contrat entre deux parties, un acheteur et un vendeur, qui fixe des flux financiers futurs fondés sur ceux d’un actif sous-jacent, réel ou théorique, généralement financier. Les actifs sous-jacents les plus courants comprennent les actions, obligations, matières premières, devises, taux d’intérêt et des indices boursiers.

Le marché des produits dérivés est une forme de « jeu légalisé »(Casino). Ceux qui sont engagés dans la négociation de produits dérivés font simplement le pari que quelque chose se produira ou non dans l’avenir. Les produits dérivés ont joué un rôle déterminant lors de la crise financière de 2008, et je suis convaincu qu’ils joueront à nouveau un rôle majeur dans cette nouvelle crise financière.

Et je ne suis certainement pas le seul qui soit préoccupé par la nature potentiellement destructrice de ces instruments financiers. Dans une lettre qu’il avait écrit aux actionnaires de Berkshire Hathaway en 2003, Warren Buffett avait qualifié les produits dérivés comme étant des « armes financières de destruction massive »

warren-buffetLe mauvais génie des produits dérivés est maintenant sorti de sa bouteille et ces instruments vont certainement se multiplier en nombre et variété avant que leur toxicité n’apparaisse. Jusqu’à présent, les banques centrales et les gouvernements n’ont trouvé aucun moyen efficace pour les contrôler, voire même de surveiller, les risques liés à ces types de contrats. Je considère les produits dérivés comme étant des armes de destruction massive, véhiculant le risque, qui même s’il est latent actuellement est potentiellement mortel.

Warren Buffett avait vu juste, et bien entendu, la bulle des dérivés est beaucoup plus grosse aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque où il avait faite cette déclaration.

A l’échelle mondiale, l’ensemble des contrats de produits dérivés en circulation oscille autour des 500.000 milliards de dollars.

En réalité, nous sommes au bord du désastre, et des investisseurs tels que Warren Buffett se positionnent tranquillement afin de profiter de cet énorme crash qui se profile.

Selon l’expert financier Jim Rickards, Berkshire Hathaway, la firme d’investissement de Warren Buffett est en train de mettre 86 milliards de dollars de côté parce qu’elle anticipe un effondrement majeur des marchés boursiers…

Jean-Michel Naulot: « Il faut se préparer à une crise financière. 2008 n’était qu’un avertissement ! »

Loin d’être un signe haussier positif, cet argent mis de côté par Buffet semble signifier que nous sommes proche d’un effondrement du marché boursier. Lorsque le crash arrivera, Buffett pourra profiter du désastre et acheter de grandes entreprises pour une bouchée de pain par rapport aux valorisations actuelles.

C’est ça la méthode Buffet, mais vous n’entendrez jamais votre banquier ou votre gestionnaire de patrimoine vous conseiller ainsi. Si Buffett a mis énormément d’argent de côté, ne devriez-vous pas faire la même chose ?

Il sait ce qui va arriver. Et maintenant, c’est également votre cas.

Warren Buffett n’est pas devenu l’un des hommes les plus riches au monde en étant stupide. Il sait que les marchés atteignent des sommets complètement délirants, et il est prêt à saisir l’occasion lorsque le marché se sera effondré.

Or, il se pourrait qu’il n’est pas à attendre bien longtemps. Il y a 2 semaines, j’ai publié un article qui montre que l’économie américaine est en train de ralentir de façon considérable, et aujourd’hui, nous venons de recevoir encore davantage mauvaises nouvelles

La situation économique U.S actuelle, est bien pire qu’elle ne l’était en 2016. En 11 points !

Bien que la confiance soit élevée chez les chefs d’entreprises et chez les consommateurs américains, un indicateur majeur montre que cela ne se traduit pas sur le terrain.

L’octroi de prêts a baissé au premier trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent, et c’est la première fois que cela se produit depuis 4 ans, selon une analyse de la SNL Financial reposant sur les rapports de résultats bancaires déposés durant cette période. Le total des prêts est tombé à 9.297 milliards de dollars, contre un total de 9.305 milliards de dollars pour le quatrième trimestre de 2016.

C’est exactement à ce genre de phénomène qu’il faut s’attendre lorsqu’un nouveau ralentissement économique commence. L’économie américaine dépend très fortement du flux de crédit, et lorsque ce flux commence à baisser, c’est un très mauvais signe.

Pour l’instant, les marchés financiers continuent d’évoluer en restant complètement déconnectés des mauvaises nouvelles économiques, mais comme nous l’avons vu en 2008, les marchés peuvent plonger très rapidement dès lors qu’ils commencent à être rattrapés par les réalités économiques.

Warren Buffett est prêt à affronter la crise qui s’annonce.

Et vous, vous l’êtes ?

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/05/19/armes-financieres-de-destruction-massive-les-25-premieres-banques-u-s-ont-222-000-milliards-de-dexposition-aux-derives/

2/- Michael Snyder: Les marchés américains atteignent des sommets complètement délirants !

Le 14 Mai 2017

Ça ne vous est jamais arrivé de vous demander comment les marchés boursiers peuvent valoriser des entreprises high Tech à plusieurs milliards de dollars alors que ces mêmes sociétés perdent des centaines de millions de dollars chaque année ?

Du fait que j’administre un site Web intitulé « L’effondrement économique », énormément de contradicteurs viennent critiquer mes analyses en soulignant à quel point le marché boursier ne s’est jamais aussi bien porté. Cette semaine, le Dow Jones a flirté avec les 21.000 points et le Nasdaq a franchi à la hausse le seuil des 6.000 points pour la première fois de son histoire. Mais depuis des années, ce « boom du marché boursier » a principalement été alimenté par un endettement massif, et tout comme pour la bulle internet, cette folie se finira par un énorme effondrement financier dans lequel les investisseurs perdront des milliers de milliards de dollars.

E.V Greyerz: « Je m’attends à une chute du marché boursier d’au moins 90%, comme après 1929 »

Celui qui vous raconte nous ne sommes pas au milieu d’une énorme bulle sur les marchés boursiers est soit un menteur, soit un incompétent en matière d’économie. Vous pouvez utiliser n’importe quel indicateur, chacun d’entre eux vous montrera que nous sommes dans une bulle qui n’a jamais été aussi énorme de toute l’histoire, et cette histoire justement, elle nous enseigne que toutes les bulles finissent par éclater à un moment donné.

Un peu plus tôt aujourd’hui, je suis tombé sur un article de Graham Summers dans lequel il explique que le PSR (ratio cours sur chiffre d’affaires) indique que les actions sont beaucoup plus survalorisées qu’elles ne l’étaient juste avant le krach de 2008…

Les chiffres d’affaires ne peuvent pas être manipulés. L’argent rentre ou ne rentre pas. Et si une entreprise est prise en train de manipuler ses chiffres, alors quelqu’un sera lourdement sanctionné et finira en prison.
Et c’est pour cette raison que le ratio cours sur chiffre d’affaires est sans doute le moyen le plus simple et le plus objectif permettant de savoir si les actions sont survalorisées ou non.
Cette mesure est la meilleure et vous permet d’affirmer: « là, c’est précis, exact et pas tronqué ».
Sur ce point, comme l’a souligné récemment Bill King, aujourd’hui, le S&P 500 présente un ratio « cours/chiffre d’affaires » largement supérieur à celui de 2007 et légèrement inférieur à celui de la bulle internet qui fût la plus grande bulle boursière de toute l’histoire selon la plupart des systèmes de mesure permettant de le vérifier.

Mais selon moi, regarder la rentabilité d’une entreprise me semble bien plus important encore que son chiffre d’affaires.

Les entreprises de haute technologie telles que Twitter font évidemment de gros chiffres d’affaires, mais la plupart d’entre elles ne sont absolument pas rentables.

En fait, Twitter n’a jamais fait de bénéfices annuels, et au cours de la dernière décennie, elle a effectivement perdu plus de 2 milliards de dollars.

Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, les investisseurs s’arrachent l’action Twitter. Alors que je suis en train de rédiger cet article, la capitalisation boursière de Twitter tutoie les 11,5 milliards de dollars.

Mais comment est-ce possible ?

Comment une entreprise qui n’a jamais dégagé 1 seul centime pourrait-elle valoir plus de 11 milliards de dollars ?

l’entreprise Twitter ne sera jamais aussi populaire qu’elle ne l’est aujourd’hui. Si elle n’arrive pas à dégager le moindre petit profit au moment où elle est au sommet de sa popularité, alors quand est-ce que cela se produira ?

Et devinez quoi ? le site internet « les échos » vient d’annoncer que les revenus de Twitter avaient baissé sur le premier trimestre 2017

Oct 2016: Twitter va supprimer 9% de ses effectifs dans le monde

Twitter n’a jamais généré de profit et pour la première fois depuis son introduction en bourse en 2013, l’entreprise a enregistré une baisse des revenus sur l’exercice en cours. Son chiffre d’affaires a reculé de 8 % sur le premier trimestre 2017 par rapprt à l’année précédente, à 548 millions de dollars.
La perte nette s’est chiffrée à 61,6 millions de dollars sur les 3 premiers mois de l’année 2017, soit 9% par action, comparativement à une perte de 79,7 millions de dollars soit 12% par action, un an plus tôt. Dès l’annonce des résultats, le cours de l’action Twitter a chuté de plus de 12 %, valorisant ainsi l’entreprise à un peu plus de 10 milliards de dollars.

Vous voulez savoir pourquoi ces véritables gouffres financiers que sont Twitter & Co… continuent d’exister ? Eh bien, cela tient du fait que les investisseurs sont disposer a injecter régulièrement d’astronomiques quantités d’argent dans ces entreprises, mais aujourd’hui cette bulle commence à éclater.

Dans son dernier article, Simon Black a expliqué que les investisseurs de la Silicon Valley commencent à être beaucoup plus prudents du fait que beaucoup de ces « licornes » sont en train de se diriger tout droit vers la faillite. Au travers de son article, il a donné un exemple en citant la société Clinkle

Bill Bonner: High-tech : Le prochain krach

(Étant donné qu’investir dans une société en phase de démarrage est très risqué, les investisseurs injectectent généralement quelques centaines de milliers de dollars tout au plus. Mais Clinkle a levé 25 millions de dollars).
La société a ensuite brûlé quasiment jusqu’au dernier centime ce que les investisseurs avaient injecté dans l’entreprise.
Il y avait même des photos sur lesquelles apparaissait le PDG de 21 ans à côté duquel des liasses de billets brûlaient.
Au bout du compte, Clinkle n’a jamais réussi à fabriquer son produit qui soi-disant aurait «révolutionné le monde», et aujourd’hui, le site internet de l’entreprise est fermé.

La plupart d’entre vous n’ont même jamais entendu parlé de Clinkle, mais je parie que vous avez certainement entendu parlé de Netflix.

Netflix a révolutionné la manière dont nous consommons les films et les séries à la maison, et cette révolution a mené à la quasi-disparition des magasins de location de DVD.

Mais il y a un énorme problème. Il s’avère que Netflix perd des centaines de millions de dollars…

Netflix est selon moi le meilleur exemple de ce que je veux vous expliquer.
Les derniers résultats de la société pour la période se terminant au 31 mars 2017 montre, encore une fois, un flux de trésorerie négatif de -423 millions de dollars.
Ce n’est pas seulement une perte record, c’est 62% fois plus mauvais qu’au premier trimestre de l’année 2016 et encore 2 fois pire qu’au premier trimestre 2015.
Netflix continue de perdre de plus en plus d’argent.

Mais même si Netflix perd de l’argent à un rythme qu’on ne peut que difficilement imaginer, les investisseurs adorent cette entreprise.

Je viens de vérifier que la capitalisation boursière actuelle de Netflix est de 68,4 milliards de dollars.

Parfois, j’ai juste envie d’ hurler afin de dénoncer l’absurdité de tout cela.

Ces entreprises perdent des centaines de millions de dollars par an et ne devraient pas valoir des milliards de dollars.

Personne ne peut affirmer que le cours de ces actions valorisées de façon délirantes puissent se maintenir durablement à ces niveaux complètement absurdes. Comme pour toutes les autres bulles de l’histoire boursière, celle-ci finira également par éclater, et cela fait longtemps que je mets en garde à ce sujet.

Mais pour l’instant, ceux qui me critiquent ont le vent en poupe et font les marioles.

  • Malgré que les consommateurs américains soient endettés à hauteur de 12.000 milliards de dollars,
  • que la dette des entreprises américaines ait doublé depuis la dernière crise financière,
  • et malgré le fait que la dette publique américaine ait franchi le seuil des 20.000 milliards de dollars,

mes détracteurs semblent convaincus que cette gigantesque bulle puisse continuer à gonfler indéfiniment.

ALERTE: Bill Bonner: Des actions américaines dangereusement surévaluées…

http://www.businessbourse.com/2017/05/14/michael-snyder-les-marches-americains-atteignent-des-sommets-completement-delirants/

3/- Faillite du 51ème état américain ! Les initiés n’ont jamais vendu leurs actions à un tel rythme depuis 2008

Le 12 Mai 2017

Le territoire de Porto Rico s’est effondré financièrement et vient de demander mercredi à ce qu’il soit déclaré en situation de faillite.

Lorsque cela a été annoncé mercredi, cette nouvelle a rapidement fait le tour de la planète. Depuis des décennies, Porto Rico est considéré comme le territoire ayant une forte probabilité de devenir « le 51ème état américain », et il y a même eu des rumeurs selon lesquelles nous pourrions bientôt assister à de nouvelles avancées sur l’obtention du statut d’État. Mais cette question semble avoir été mise de côté aujourd’hui car pour le moment, Porto Rico est aux prises avec une crise financière cauchemardesque, découlant d’un effondrement économique accéléré. Malheureusement, beaucoup d’américains n’ont toujours rien compris puisqu’ils pensent que ce qui est arrivé à Porto Rico ne peut pas se produire sur le sol américain, et ce en dépit de signaux identiques annonçant que des des problèmes économiques majeurs surgissent un peu partout aux États-Unis.

Il y a presque deux ans, j’avais déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de Porto Rico qui s’enfonçait dans la crise de la dette, et aujourd’hui, l’heure de vérité est arrivée pour la «Grèce des Caraïbes»

Michael Snyder: Le remboursement de la dette américaine est mathématiquement impossible

Porto Rico s’est déclaré en défaut de paiement et devient ainsi la plus importante collectivité territoriale des États-Unis à faire faillite. Le gouverneur a déclenché une procédure pour restructurer la dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars.
Ricardo Rossello, le gouverneur de Porto Rico, a déclenché une procédure permettant à l’île de restructurer sa dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars. Ce territoire dépendant des États-Unis doit 74 milliards de dollars à ses créanciers et 49 milliards de dollars en retraites impayées.
Il y a fort à parier, d’après le New York Times, que les créanciers lancent une série de procédures judiciaires pour contester toute tentative de Porto Rico de ne pas tout rembourser. Des tracas judiciaires qui risquent de prendre du temps. L’île n’en a pas : en faillite, elle n’a plus les moyens de payer ses fonctionnaires ou d’entretenir les infrastructures. La population locale, dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, n’a pas les moyens d’attendre.

Comme pour la Grèce, le Zimbabwe, le Venezuela et tant d’autres pays, ce qui s’est passé à Porto Rico nous montre qu’il n’est tout simplement pas possible de vivre au-dessus de ses moyens indéfiniment.

Si votre endettement augmente beaucoup plus rapidement que votre croissance économique, la catastrophe financière finit par devenir inévitable. C’est une leçon que les dirigeants de Washington DC se doivent de retenir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard pour les États-Unis.

Depuis 2007, la population de Porto Rico a baissé de 10% et le nombre d’emplois sur ce territoire a chuté de 20%. Alors que l’effondrement économique dure depuis 10 ans, la situation continue de se détériorer mois après mois.

Malheureusement pour Wall Street, de nombreux grands établissements financiers américains ont investi massivement dans les obligations portoricaines, aveuglés par des rendements élevés et une totale défiscalisation. En fait, on estime que 180 fonds communs américains possèdent 5% de leurs actifs financiers en obligations portoricaines.

A l’heure actuelle, ces établissements financiers sont en passe de perdre des milliards de dollars et voir leurs investissements partir en fumée. Bon nombre de ces établissements financiers pensaient que cette situation n’arriverait jamais.

Egon Von Greyerz: les bons du Trésor américain vont disparaître dans un trou noir

L’effondrement financier risque d’engendrer d’énormes pertes pour les détenteurs d’obligations portoricaines qui, depuis des années, en ont acheté massivement.(L’archipel propose aux investisseurs qui achètent ses bons du Trésor, une exemption de taxes locales et fédérales. Raison pour laquelle les titres obligataires de Porto Rico étaient devenus très populaires auprès des fonds de pension américains.)
L’ampleur de la restructuration est bien plus importante que ce que nous avions connu lors de la faillite de Détroit d’un montant de 18 milliards de dollars. Nous ne savons pas combien de temps durera la procédure judiciaire, pas plus que ce que pourraient perdre les détenteurs d’obligations portoricaines.

Alors, quel sera l’impact de l’effondrement financier de Porto Rico sur le système financier américain ?

C’est difficile à dire, mais nul doute que c’est une préoccupation majeure.

Parallèlement, nous venons d’apprendre que les initiés à savoir ceux qui gravitent aux plus hautes fonctions dans les entreprises, se débarrassent de leurs actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Les informations suivantes proviennent de Business Insider

Les indices viennent d’atteindre un niveau jamais observé depuis les bulles de 1929, 2000 et 2007

Alors que les investisseurs continuaient d’acheter frénétiquement des actions, propulsant ainsi les trois principaux indices à des niveaux record au cours des derniers mois, ceux qui se situent aux plus hautes fonctions de grandes entreprises se sont débarrassés des actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Selon les données enregistrées par Trim Tabs au cours du mois de mars 2017, les ventes ont été évaluées à 10 milliards de dollars.

Cette tendance est plutôt paradoxale au regard d’un marché boursier qui s’attaque déjà aux records qui avaient été atteints lors de la bulle internet en 2000. En d’autres termes, si les dirigeants qui ont des informations privilégiées au sujet de leurs entreprises sont en train de se débarrasser de leurs actions, alors pourquoi les investisseurs devraient-ils continuer à acheter des actions alors que les indices se situent actuellement à des sommets historiques ?

Qu’est-ce que ces dirigeants de sociétés savent que nous ne savons pas ?

Peut-être qu’ils ont tout simplement du bon sens. Si je faisais partie des initiés de l’une de ces licornes de Wall Street qui ont des capitalisations boursières de plusieurs dizaines de milliards de dollars, alors qu’elles perdent constamment des centaines de millions de dollars par an, je vendrais aussi.

En bourse, vous gagnez que lorsque vous vendez au bon moment. Ceux qui avaient vendu leurs actions Pets.com au sommet de la bulle internet sont devenus extrêmement riches, mais ceux qui étaient restés dessus durant le krach ont tout perdu.

Certains analystes expliquent que l’unique moyen de gagner de l’argent consiste à répliquer ce que font les initiés. S’ils achètent, alors c’est le moment d’acheter, et s’ils se vendent, alors débarrassez vous de vos actions .

Personnellement, je préfère utiliser le peu d’argent que j’ai, afin de faire face à cette terrible crise qui se profile, et ce même si beaucoup de gens ne sont pas forcément d’accord avec moi.

La crise que connait Porto Rico s’est développée sur une longue période, et il y avait beaucoup de signes avant-coureurs.

Donc, tous ceux qui détiennent encore des obligations américaines sont tout complètement fous !

De même aux États-Unis, davantage de signaux montrent que les problèmes ne cessent de s’aggraver. Hier par exemple, de très mauvaises nouvelles sont tombées pour l’industrie automobile américaine et l’Amérique est sur le point de battre le record des fermetures de commerces de détail sur une seule année.

Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas prévoir le moment précis où cette crise éclatera qu’elle n’arrivera pas.

J’avais prévenu de l’effondrement financier imminent de Porto Rico en 2015, mais il aura fallu attendre près de 2 ans. Et même si le système financier américain semble être toujours debout, il ne le doit qu’en empruntant toujours davantage.

Par conséquent, ne vous moquez pas des problèmes de Porto Rico, parce que cela pourrait très bien arriver aux Etats-Unis et beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/05/12/faillite-du-51eme-etat-americain-les-inities-nont-jamais-vendu-leurs-actions-a-un-tel-rythme-depuis-2008/

4/- Les ventes de Véhicules U.S plongent tandis l’endettement des américains n’a jamais été aussi important

Le 08 Mai 2017

Un des secteurs de l’économie américaine qui se comporte comme si nous étions au milieu d’une énorme récession, c’est celui de l’industrie automobile.

Nous venons d’obtenir les derniers chiffres concernant les ventes de véhicules pour le mois d’avril, et l’ensemble des principaux constructeurs automobiles américains n’ont pas atteint leurs objectifs de ventes. Et comparativement à il y a un an, les ventes ont baissé sur l’ensemble du secteur. Lorsque vous compilez ces dernières informations à tous les autres signaux indiquant un ralentissement de l’économie américaine, la situation commence à devenir extrêmement inquiétante. Soit l’économie américaine se dirige vers un ralentissement majeur, soit ça y ressemble à s’y méprendre.

Parmi de nombreux analystes, Graham Summers s’attendait à ce que les ventes de véhicules commencent à baisser. Selon Summers, le boom des ventes de véhicules auquel nous avons assisté durant les années précédentes a été largement alimenté par des prêts automobiles à haut risque (Subprimes), et maintenant la bulle sur les subprimes automobiles est en train d’éclater…

12 faits montrent que le secteur automobile U.S est au bord du gouffre
Depuis 2009, cette bulle sur les prêts automobiles est devenue gigantesque, augmentant de 56% en sept ans. Encore plus incroyable, environ 1/3 des derniers prêts soit 450 milliards de dollars sont des subprimes complètement pourris.
En d’autres termes, il s’agit de Subprime 2.0… la pointe de l’iceberg de 199.000 milliards de dollars d’endettement, comme ce fût le cas pour les prêts hypothécaires à risque lors de la bulle immobilière de 2008.
Cela fait des mois que je surveille attentivement ce secteur, en attendant qu’un signal indique que cette bulle s’apprête à exploser.
Ce signal vient de se produire.

Le signal auquel Summers fait référence est une baisse constante des ventes des véhicules américains. On pourrait tourner en dérision ces mauvais chiffres si cela ne concernait qu’un seul mois, mais les ventes de véhicules américains chutent depuis quelques mois maintenant, et les chiffres de ventes pour le mois d’avril étaient absolument catastrophiques. Il suffit de vérifier de combien ont baissé les ventes de véhicules en avril par rapport à la même période il y a un an pour les plus grands constructeurs automobiles américains…

General Motors: -5,8%

Ford: -7,1%

Fiat Chrysler: -7,0%

Toyota: -4,4%

Honda: -7,0%

Pour les constructeurs américains, ces chiffres sont extrêmement inquiétants, et personne ne s’attend à ce qu’ils s’améliorent rapidement.

Entre-temps, les véhicules invendus continuent de s’accumuler chez les concessionnaires à un rythme effrayant…

Les prix des véhicules américains s’effondrent sur le marché de l’occasion.

Parallèlement, chaque jour, les stocks de véhicules continuent d’augmenter, les constructeurs américains continuent de livrer ce qu’ils produisent aux concessionnaires, même si les ventes semblent stagner.
General motors, l’un des rares constructeurs américains à communiquer les stocks d’invendus des concessionnaires lors des récentes publications de ventes mensuelles, a déclaré que le stock d’invendus sur le mois d’avril représentait 100 jours (935 758 véhicules), il était de 98 jours à fin mars 2017, alors qu’il n’était que de seulement 71 jours (681 402 véhicules) en avril 2016.

Pourquoi ce stock d’invendus progresse-t-il ?

A cela, Il y a bien entendu de nombreux facteurs, mais l’une des principales raisons de cette crise repose sur le fait que les consommateurs américains croulent sous les dettes et sont donc tout simplement fauchés

33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires

Aujourd’hui, le dernier sondage du courtier d’assurances américain Northwestern Mutual contribue à expliquer pourquoi les Américains sont devenus totalement incapables de mettre de l’argent de côté.

Tout d’abord, environ 50% des Américains ont un endettement de plus de 25.000 dollars, et ce en excluant les prêts hypothécaires, pour une population moyenne qui gagne plus de 37.000 dollars par an, comparativement au revenu médian qui est d’un peu plus de 30.000 dollars par an.
Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre, comme le souligne le courtier d’assurances américain Northwestern Mutual, que 45% des Américains dépensent plus de la moitié de leur salaire mensuel dans le remboursement de leurs dettes. … et je le répète à nouveau, en excluant la dette hypothécaire.

Lorsque vous êtes déjà endettés au maximum, il devient alors difficile de faire face aux remboursements des divers emprunts contractés. Donc, pour de nombreuses familles américaines, une nouvelle voiture n’est tout simplement plus une priorité.

Et ce n’est pas seulement l’industrie automobile américaine qui a des problèmes. Le secteur des cartes de crédit commence également à montrer des signes de détresse

La dette sur les cartes de crédit aux États-Unis approche les 1.000 milliards de dollars

Synchrony Financial, le plus gros émetteur de cartes pour la grande distribution (Walmart et Amazon) – a révélé vendredi qu’en dépit d’affirmations contraires il y a seulement 3 mois, les créances douteuses nettes augmenteraient d’au moins 5% cette année. Dès vendredi, l’action de la société a plongé de 16%, ce qui maintenant équivaut à une chute de 27% depuis le début de l’année.

la semaine dernière, lors de la publication de ses résultats du 1er trimestre 2017, le spécialiste de la carte de crédit Capital One a révélé que les provisions pour pertes sur créances s’étaient élevées à 2 milliards de dollars, avec des créances douteuses nettes en hausse de 28% à 1,5 milliard de dollars par rapport à la même période de l’année précédente.

Si vous n’y comprenez rien, eh bien, cela signifie que les sociétés de cartes de crédit commencent à mettre plus d’argent de côté pour les créances irrécouvrables.

Il y a très peu de temps, j’avais signalé que les faillites d’entreprises et individuelles n’avaient jamais augmenté à un rythme aussi rapide depuis la dernière récession. Cette tendance commence à effrayer les prêteurs, et beaucoup d’entre eux commencent à mettre fin aux diverses formes de prêts. Par exemple, Bloomberg nous apprend que les prêts accordés par les banques régionales américaines ont baissé de manière significative au cours du premier trimestre 2017

Chez Wells Fargo, les demandes de crédit pour l’immobilier ont dégringolé

Par rapport au trimestre précédent, le total des prêts dans les 15 plus grandes banques régionales américaines ont baissé d’environ 10 milliards de dollars pour s’établir à 1730 milliards de dollars au premier trimestre 2017. C’est la première baisse de cette ampleur depuis 4 ans, selon les données compilées par Bloomberg. Sur l’ensemble des prêts, à part 2 banques, toutes les autres n’ont pas atteint les objectifs qu’anticipaient les analystes, en raison d’une chute des prêts commerciaux et industriels.

C’est comme cela qu’une crise du crédit démarre. Lorsque le flux de crédit commence à se restreindre, cela ralentit l’activité économique, puis généralement, cela conduit à davantage de défaillances sur les crédits, etc… Bien entendu, cela entraîne un resserrement des conditions d’octroi de crédit, et très rapidement, vous tombez dans une spirale qu’il devient difficile d’arrêter.

Si vous regardez bien, tous les signes avant-coureurs d’un nouveau ralentissement économique sont réunis. Et tout comme nous l’avions vu avant l’énorme effondrement de 2008, les plus sages s’y préparent et anticipent à l’avance. Malheureusement, la plupart des gens finissent par se faire avoir puisqu’ils se laissent convaincre par les médias traditionnels qui martèlent inlassablement que tout ira bien.

Heureusement qu’il reste encore quelques individus pour dire la vérité, et Marc Faber est l’un d’entre eux. Il y a quelques jours, il a déclaré sur CNBC que l’économie américaine était «en phase terminale»…

Marc Faber: Un Gigantesque Krach Boursier de plus de 50%, devient de plus en plus probable.

« Marc Faber surnommé Dr Doom explique que l’économie américaine est « phase terminale », et que les perspectives actuelles ne semblent montrer aucun signe d’amélioration.

« Cela fait trop longtemps que les États-Unis accusent un déficit », a-t-il déclaré mardi dans l’émission « Futures Now » sur CNBC. « Les conditions aujourd’hui sont plus fragiles qu’elles ne l’étaient auparavant, et si quelqu’un remontait les taux d’intérêt à 5 % au minimum, je Pense que l’économie ne le supporterait pas car elle est véritablement en très mauvaise santé »

« Je suis vraiment étonné que les gens soient aussi optimistes », a ajouté le rédacteur en chef du « Gloom, Boom & Doom Report ».

Je suis d’accord avec Faber sur ce point.

Nous n’avons jamais été aussi près aujourd’hui d’un ralentissement économique majeur et d’un effondrement des marchés boursiers.

Il n’en faudra pas beaucoup pour nous pousser dans le précipice, et avec un monde qui mois après mois devient davantage instable, il semble que l’heure de vérité soit plus proche qu’on ne le pense.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/05/08/les-ventes-de-vehicules-u-s-plongent-tandis-lendettement-des-americains-na-jamais-ete-aussi-important/

5/- Michael Snyder: La pire Croissance Économique Américaine connue depuis 3 ans. … En 11 points

Le 02 Mai 2017

Ceux qui anticipaient une croissance économique élevée aux États-Unis se sont lourdement trompés.

Le Pib américain sur le 1er trimestre 2017 est le plus faible depuis 3 ans, et beaucoup se demandent si ce n’est pas le signal d’un ralentissement économique majeur. Bien entendu, lorsque nous abordons les chiffres officiels que le gouvernement fédéral américain publie, il est important d’admettre qu’ils sont fortement manipulés. Beaucoup de gens m’ont expliqué que si les chiffres présentés étaient honnêtes, ces derniers nous montreraient que nous sommes à nouveau en récession. En réalité, John Williams de shadowstats.com a montré que si nous utilisions les véritables chiffres et non ceux qui sont arrangés, la croissance du PIB américain aurait été négative depuis 2005. Je ne peux être qu’en accord avec ceux qui prétendent que nous sommes en récession actuellement. Et même, si nous prenons les chiffres officiels que le gouvernement fédéral présente, ils sont extrêmement mauvais….

L’économie Américaine s’effondre. 11 Citations de Donald TRUMP !

Selon le rapport du jour du Département au Commerce aux États-Unis, la croissance du PIB américain pour le 1er trimestre 2017, en lecture dite ‘avancée’, est ressortie sur un rythme de 0,7%, alors que le consensus était de +1,1%.
L’économie américaine a connu, au premier trimestre 2017, sa plus faible croissance en trois ans ! La consommation a stagné sur la période, affectant l’expansion des États-Unis. Il faut ainsi remonter au premier trimestre 2014 pour retrouver un niveau aussi faible de croissance aux USA.
Les dépenses réelles de consommation n’ont affiché qu’un rythme de progression de +0,3%, alors que le consensus était de +0,7%. Les dépenses de consommation comptent pour deux tiers de l’activité économique américaine. Elles affichent là leur plus faible augmentation depuis le quatrième trimestre 2009.

Certains vous expliqueront que ce n’est pas un si mauvais chiffre, alors qu’au contraire, cette croissance économique de 0,7% indique que la chute s’accélère, et ce résultat fait suite à l’année 2016 où la première économie mondiale n’avait progressé que de 1,6%.

Mais que se passe-t-il alors ?

Bien entendu et comme toujours, les experts au travers des médias maintsream, ont pointé du doigt un tas d’excuses

Implosion de l’économie américaine: les 15 points que nous cachent les médias !

Les économistes ont d’abord expliqué que ça venait de la météo. Il aurait fait trop chaud… oui trop chaud alors qu’à chaque débâcle lors des résultats du 1er trimestre, ils disaient l’inverse en expliquant qu’il faisait trop froid.
Et ils ont ensuite pointé du doigt les chèques de remboursement de l’IRS (Internal Revenue Service – service des impôts) qui avaient été retardés en raison d’un énorme problème de vol d’identité l’année dernière. Ils ont tous pointés du doigt ces chèques de remboursement différés, y compris l’industrie automobile et le secteur de la restauration. Mais à la mi-février, un véritable tsunami de chèques ont été transmis, et à la fin du mois de février, l’IRS avait presque tout rattrapé. Or du coup, on aurait dû voir énormément de dépenses de consommation. Mais non… Rien. Nous attendons patiemment que ce miracle se produise au deuxième trimestre.

Ils veulent toujours nous faire croire que l’économie américaine va rebondir et connaître une forte période de croissance, mais ces fameuses incantations ne se sont jamais matérialisées depuis la dernière crise financière.

Au contraire, année après année, la croissance économique ne cesse de s’essouffler, et il semble que l’année 2017 ne dérogera pas à la règle.

Voici 11 raisons pour lesquelles nous assistons à la pire croissance économique américaine depuis 3 ans
# 1 – La faible croissance économique américaine au premier trimestre 2017 n’est que le prolongement d’une tendance de plus long terme. Barack Obama est le seul président de toute l’histoire des États-Unis à n’avoir jamais fait progresser le Pib américain de plus de 3% sur une année et ce durant ces deux mandats soit 8 ans. De plus, sur les six derniers trimestres, c’est le 4ème où la croissance économique a été inférieure à 2%. Donc, ce dernier chiffre indique clairement que ce long déclin de l’économie américaine se poursuit.
# 2 – Ce sont essentiellement les dépenses de consommation qui tirent la croissance américaine, or actuellement, la plupart des consommateurs américains sont fauchés. En réalité, CBS News rapporte que 75% des consommateurs américains se battent chaque mois pour pouvoir subvenir à leurs besoins. De plus, Selon CNN, près de six Américains sur dix ne sont même plus en capacité de sortir 500 dollars pour couvrir un imprévu. Et enfin, 33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires.
# 3 – Le marché de l’emploi semble ralentir. L’économie américaine a créé seulement près de 98.000 emplois au mois de mars, soit environ la moitié de ce que la plupart des analystes attendaient.
# 4 – Le flux de crédit semble ralentir également. En réalité, c’est la première fois depuis la dernière récession qu’on a pas connu de croissance sur les prêts commerciaux et industriels depuis au moins six mois.
# 5 – En mars, la production manufacturière américaine n’a jamais baissé à un rythme aussi rapide depuis plus de deux ans. Elle accuse son plus fort repli en sept mois sous l’effet notamment d’un recul de production automobile, selon ce qu’a annoncé la Réserve fédérale le mardi 18 Avril 2017.
22 points montrant que la classe moyenne américaine est en train de disparaître

Dans 20 % des familles américaines, plus personne ne travaille…

# 6 – Le commerce de détail américain connait la pire période de toute son histoire. Ce secteur s’effondre littéralement. Le nombre de détaillants qui ont fait faillite a déjà dépassé le total qui avait été comptabilisé sur l’ensemble de l’année 2016, et si le rythme actuel se poursuit, le record précédent de fermetures sur une année sera battu de près de 2.000 commerces supplémentaires.
# 7 – L’industrie de l’automobile connaît une période très difficile. Les constructeurs américains viennent de vivre leur pire période depuis la dernière crise financière, et 7 des 8 plus grands constructeurs américains ont publié des ventes décevantes et inférieures aux attentes sur le mois de mars 2017.
# 8 – Les prix des véhicules d’occasion sont en train de plonger et Morgan Stanley (l’une des banques trop grosses pour faire faillite – Too big to fail) a publié récemment un rapport dans lequel il est expliqué que les prix des véhicules d’occasions « pourrait s’effondrer de 50% » au cours des quatre ou cinq prochaines années.
# 9 – Les faillites d’entreprises n’ont jamais augmenté à un rythme aussi rapide depuis la dernière récession.
# 10 – Les faillites individuelles n’ont jamais augmenté aussi rapidement depuis la dernière récession.
# 11 – La bulle sur les prêts étudiants commence à éclater. On rapporte que sur l’ensemble des prêts étudiants, 27% d’entre eux connaissent des défaillances de remboursement, et certains analystes s’attendent à ce que ce pourcentage soit beaucoup plus élevé.

Et bien entendu, certaines régions des États-Unis sont plus touchées que d’autres. Ce qui suit provient de CNBC

certains États américains font déjà face à un très profond ralentissement économique

Quatre états n’ont pas encore complètement récupéré depuis la dernière grande récession. Dès le troisième trimestre 2016, et selon les dernières données disponibles, les économies de la Louisiane, du Wyoming, du Connecticut et de l’Alaska étaient encore plus faibles que lorsque la dernière récession avait pris fin en juin 2009.
D’autres États qui étaient repartis ont vu leurs reprises économiques s’arrêter. Ceux-ci incluent le Minnesota, le Dakota du Nord, le Nouveau-Mexique, l’Oklahoma, le Dakota du Sud et la Virginie-Occidentale.

Nous devrions nous réjouir que la crise n’a pas encore éclaté, mais il est indéniable que nous continuons à assister à la poursuite du long déclin économique des États-Unis.

Nul doute que davantage de nuages continuent de s’accumuler sur l’Amérique, et beaucoup pensent que le ralentissement économique majeur est pour bientôt.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/05/02/la-pire-croissance-economique-americaine-connue-depuis-3-ans-en-11-points/

6/- La situation économique américaine actuelle, est bien pire qu’elle ne l’était en 2016. En « Onze » points !

Le 30 Avr 2017

Quand on pense que les médias disent qu’Obama a réussi à relancer l’économie américaine et que les États-Unis sont au plein emploi… A ce niveau là, ce n’est plus de l’information mais bien de la propagande

Actuellement, il y a beaucoup de débats autour de la trajectoire qu’est en train de prendre l’économie américaine, mais tout le monde devrait pouvoir s’accorder sur le fait que la situation économique est nettement plus mauvaise cette année qu’elle ne l’était l’an dernier.

La croissance économique américaine devrait être quasiment nulle pour le 1er trimestre 2017, des milliers de commerces de détail ferment leurs portes, la production manufacturière baisse et les restaurants ainsi que les constructeurs automobiles traversent une période extrêmement difficile. A mesure que l’activité économique américaine ralentit, les faillites d’entreprises et personnelles augmentent à des niveaux que nous n’avons pas vu depuis la dernière crise financière. Partout où vous pouvez regarder, la situation ressemble à celle de 2008, et pourtant en fonction de ce qui se passe actuellement, la plupart des gens semblent vouloir rester dans le déni.

Voici 11 faits qui prouvent que la situation économique américaine est bien pire en 2017 qu’elle ne l’était en 2016…

# 1 – On s’attend à ce qu’il y ait plus de 8.000 fermetures de commerces de détail aux Etats-Unis en 2017, ce qui dépassera largement l’ancien record qui avait été atteint en 2008 avec 6.163 fermetures de commerces.
# 2 – Le nombre de détaillants qui ont déposé le bilan jusqu’à présent en 2017 a déjà dépassé le total des dépôts de bilan qui avaient été comptabilisés sur l’ensemble de l’année 2016.
# 3 – Jusqu’à présent, en 2017, 4,5 millions de m2 (49 millions de pieds carrés) de surfaces commerciales ont été fermées aux États-Unis. A ce rythme, environ 13,66 millions de m2 (147 millions de pieds carrés) seront fermés d’ici la fin de l’année 2017, ce qui correspondrait à un nouveau sommet historique en termes de fermetures puisque l’ancien record date de 2001 où 10,68 millions de m2 (115 millions de pieds carrés) de surfaces commerciales avaient été fermées.
# 4 – La Fed d’Atlanta vient d’annoncer que la croissance américaine pour le 1er trimestre 2017 ne dépassera pas les 0,5%. Si l’on conserve ce rythme sur le reste de 2017, ce sera la pire année pour les États-Unis en termes de croissance économique depuis la dernière récession.
# 5 – Les restaurants connaissent leur pire période depuis la dernière récession, et en mars, les choses se sont encore aggravées
L’économie Américaine s’effondre. 11 Citations de Donald TRUMP !
L’affluence dans les chaînes de restaurants a chuté de 3,4% par rapport à la même de l’année précédente. L’augmentation du prix des menus n’a pas pu compenser cette chute, et les ventes de ces mêmes magasins ont reculé de 1,1%. C’est la région Ouest des États-Unis qui s’en est le mieux sortie, où les ventes ont progressé de 1,2% par rapport à l’an dernier et l’affluence n’a baissé que de 1,7%, selon TDn2K’s Restaurant Industry Snapshot. Les pires résultats se situent dans le New Jersey à New York, où les ventes ont chuté de 4,6% et l’affluence a plongé de 6,3%.
Ces résultats s’ajoutent au mauvais chiffres du mois de février, lorsque le pétrole avait chuté de 5% par rapport à la même période de l’année précédente et où les ventes de ces mêmes restaurants avaient baissé de 3,7%.
# 6 – En mars, la production manufacturière américaine n’a jamais baissé aussi rapidement depuis plus de deux ans. Elle accuse son plus fort repli en sept mois sous l’effet notamment d’un recul de production automobile, selon ce qu’a annoncé la Réserve fédérale le mardi 18 Avril 2017.
# 7 – Selon le département du travail américain, dans 20 % des familles américaines, plus personne ne travaille
# 8 – Les recettes fiscales du gouvernement américain ont tout simplement connu leur plus forte baisse depuis la dernière récession.
# 9 – Presque tous les grands constructeurs automobiles américains ont publié des ventes décevantes pour le mois de mars 2017, et maintenant, le nombre de véhicules stockés chez les concessionnaires se situe à son plus haut niveau depuis la dernière récession.
# 10 – Les prix des véhicules d’occasion s’effondrent littéralement, et les pertes sur les prêts automobiles de type Subprime (crédit à haut risque) se sont envolées et viennent d’atteindre leur plus haut niveau depuis la dernière crise financière, et le taux de défaillance sur les prêts automobiles vient également de grimper à son plus haut niveau depuis la dernière crise financière. Maintenant, je suis persuadé que vous commencez à comprendre quelle trajectoire prend ce secteur en fonction de ces informations. je vais être clair, la prochaine crise des subprimes est déjà là. 12 faits montrent que le secteur automobile U.S est au bord du gouffre.
# 11 – Actuellement, la plupart des consommateurs américains sont complètement fauchés. Selon CNN, près de six Américains sur dix ne sont même plus en capacité de sortir 500 dollars pour couvrir un imprévu.

Tout comme en 2008, l’endettement progresse à un rythme extrêmement inquiétant. En réalité, la situation est tellement effrayante que le FMI vient de lancé un avertissement majeur

A nouveau, comme en 2008, les sociétés font défaut sur leur dette !

Aux États-Unis uniquement, les créances irrécouvrables détenues par les entreprises pourraient atteindre 4.000 milliards de dollars, soit « près d’1/4 des actifs des entreprises analysées », selon le FMI. Ces entreprises pourraient avoir des difficultés à honorer le service de leur dette. Cette dette « pourrait nuire à la stabilité financière » si elle continuait d’augmenter, selon le FMI.
Le pourcentage des créances à risque détenues par les entreprises américaines est presque revenu au même niveau qu’avant la crise de 2008.

On peut faire énormément de parallèles avec la dernière crise financière, et pourtant énormément de gens espèrent que nos politiciens à Washington pourront résoudre les problèmes avant qu’il ne soit trop tard.

Cette semaine qui vient de débuter lundi est la plus importante voire la plus critique de la toute jeune présidence Trump. L’administration continuera de travailler sur la réforme fiscale et sur le remplacement de l’Obamacare, mais il y a bien plus important encore puisque si un accord sur le budget et donc sur le déplafonnement de la dette américaine n’est pas adopté d’ici le vendredi 28 Avril 2017 minuit, alors nous assisterons à l’arrêt brutal des activités gouvernementales

« Congrès Américain » Plus que 4 jours pour éviter l’arrêt brutal des Activités Gouvernementales.

Trump a expliqué qu’il souhaitait s’attaquer à l’abrogation puis au remplacement de l’Obamacare et enfin présenter son important plan fiscal la semaine prochaine, alors que l’on risque d’assister à l’arrêt brutal de certaines activités du gouvernement fédéral et ce dès vendredi minuit.
En essayant d’appliquer trois de ses importantes promesses politiques en une semaine, les investisseurs sauront si Trump sera ou non en mesure de respecter des politiques favorables en termes de croissance et qui seraient bénéfiques pour les marchés.
Si Trump convainc le parti républicain, il pourrait restaurer la confiance pour que des propositions politiques telles que des réductions d’impôt et des dépenses d’infrastructure voient le jour. S’il n’y arrive pas, alors là… Attention !

Les membres du congrès reviennent de leurs vacances prolongées de deux semaines et maintenant ils n’auront que quatre jours ouvrables pour faire quelque chose.

Et je ne crois pas qu’ils y arriveront en 4 jours seulement (Michael Snyder ne s’est pas trompé puisque les présidents républicains des commissions des dépenses de la Chambre des représentants et du Sénat ont présenté dans la nuit de mercredi à jeudi un texte finançant l’État fédéral jusqu’au 5 mai, alors que les financements actuels expiraient vendredi 28 Avril 2017 à minuit). Au congrès, les républicains, les démocrates et l’administration Trump n’ont jamais été aussi divisés et ont tous des attentes bien différentes, et gommer toutes ces différences ne sera pas facile.

Par exemple, l’administration Trump insiste sur le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, et pour les démocrates, il n’en est pas question. Ce qui suit provient du Washington Post

Michael Snyder: « Une Amérique brisée et plus divisée que jamais »

Le président Trump et ses hauts fonctionnaires ont à nouveau mis la pression dimanche sur les législateurs afin d’inclure un financement pour la construction d’un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique dans le projet de loi de financement des dépenses fédérales, ce qui laisse entrevoir l’arrêt des activités gouvernementales cette semaine.
A travers deux tweets, Trump a attaqué les démocrates qui s’opposent au mur et a insisté pour que le Mexique paye sa construction « ultérieurement », alors qu’il avait promis durant sa campagne que ce devait être le Mexique qui le financerait et non l’Amérique. L’administration Trump est revenu mettre à nouveau la pression dimanche matin pour qu’un financement du mur soit adopté, et y compris le directeur du budget de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, qui a déclaré que Trump pourrait refuser de signer le projet de loi de dépenses si le financement du Mur n’en faisait pas partie.

Et bien entendu, Ce mur à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis n’est qu’un des nombreux désaccords empêchant la signature du projet de loi sur les dépenses. Ceux qui pensent que toutes les points qui posent problème trouveront une réponse d’ici à vendredi minuit ne sont que de doux rêveurs. Et même si l’administration Trump essaie de faire bonne figure, en réalité, l’arrêt des activités gouvernementales a déjà commencé.

Le décor cauchemardesque que j’avais dépeint dans mon roman The Beginning Of The End se met en place. La bulle boursière semble prête à éclater, et l’arrêt prolongé des activités gouvernementales pourrait provoquer son implosion.

Espérons que l’arrêt des activités gouvernementales ne dure que pendant une période limitée, car un arrêt prolongé pourrait être catastrophique. En fin de compte, l’administration Trump ou les démocrates devront céder sur des points tels que le financement d’Obamacare, le mur frontalier, le planning familial, l’augmentation des dépenses militaires, etc…

Nous allons assister à un véritable rapport de force, et nous allons bien voir qui pliera d’abord.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/04/30/la-situation-economique-americaine-actuelle-est-bien-pire-quelle-ne-letait-en-2016-en-onze-points/

7/- Michael Snyder: États-Unis: « Voilà pourquoi les Tanguy vivent toujours chez leurs parents »

Le 29 Avr 2017 à 22:51:50

Saviez-vous que le pourcentage d’Américains âgés de 18 à 34 ans, mariés et vivant en couple avait chuté de plus de 50% depuis 1975 ?

A l’époque, 57% des américains de cette classe d’âge « vivaient en couple », mais aujourd’hui, ce nombre a plongé et ne se situe plus qu’à seulement 27%. Ces chiffres proviennent du rapport sur «L’évolution économique et démographique des jeunes adultes américains» qui vient d’être publié par le Bureau du recensement des Etats-Unis (the U.S. Census Bureau). Certains interprètent cette situation dramatique comme étant une prolongation de la période d’adolescence, tandis que d’autres craignent qu’un grand nombre de jeunes hommes et / ou de jeunes femmes abandonnent complètement le concept même du mariage.

Au lieu de se marier et de se mettre en ménage, de nombreux jeunes adultes décident que vivre chez papa et maman est la meilleure des solutions. En fait, ce nouveau rapport du Bureau du recensement des États-Unis a révélé qu’1/3 des américains âgés de 18 à 34 ans vivent actuellement chez leurs parents…

Les Tanguy américains n’ont jamais été aussi nombreux depuis la Grande dépression des années 30

Selon le rapport sur l’évolution économique et démographique des jeunes adultes américains pour l’année 2016, un Américain sur trois âgé de 18 à 34 ans vit à la maison avec ses parents .
Le second chiffre indique que 27% des américains de cette classe d’âge vivent en couple, le troisième chiffre montre que 21% vivent avec un camarade de chambrée ou avec d’autres parents, le quatrième chiffre que 12% vivent avec un petit ami ou une petite amie et enfin 8% vivent seuls.

Lorsque la dernière récession a pris fin, cette tendance était censée commencer à s’inverser, mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé puisque le nombre de jeunes adultes vivant encore à la maison avec leurs parents a continué d’augmenter. Cela aura d’énormes conséquences sur la crise des fonds de pension américains qui est imminente, et c’est quelque chose que je vais développer un peu plus tard dans un article sur le site End Of The American Dream.

Et beaucoup de ces jeunes adultes américains ne font plus partie de la population active. En fait, ce dernier rapport du Bureau du recensement américain a révélé qu’1/4 des américains âgés de 25 à 34 ans qui vivent actuellement chez leurs parents n’ont pas d’emploi et ne suivent plus d’études.

En d’autres termes, ils ont besoin de se trouver une vie. J’ai vraiment apprécié comment CNBC a souligné ce point dans un récent article

États-Unis: 1956 Vs 2016: 60 ans de déclin ?

L’un des meilleurs sketches de Saturday Night Live avait été diffusé en 1986 où William Shatner, invité en guest star avait joué son propre rôle dans la parodie d’une convention de Star Trek. Alors que les fans de la série âgés entre 20 et 30 ans n’arrêtaient pas de lui poser des questions les unes après les autres, Shatner perd tout à coup son sang-froid et crie: « Trouvez-vous une vie ! » Mais bon sang, ce n’est qu’une série télé ! … Quittez vos parents ! Prenez un appartement et PRENEZ VOTRE VIE EN MAIN !
31 ans plus tard, il semble que l’Amérique devrait prendre en compte ce message. Et voici pourquoi: Le Bureau du recensement des États-Unis montre que pour la classe d’âge des 18 à 34 ans, les jeunes sont toujours plus nombreux à vivre chez leurs parents qu’en couple Mais aujourd’hui, beaucoup de jeunes hommes ne veulent plus emprunter cette voie toute tracée qui amenait autrefois vers le mariage, la famille, la carrière professionnelle, etc.

En réalité, beaucoup d’entre eux rejettent le concept même du mariage. L’auteur Suzanne Venker explique que beaucoup de ces jeunes hommes aujourd’hui ne souhaitent plus se marier avec une femme moderne

Michael Snyder: « Une Amérique brisée et plus divisée que jamais »

« Quand je leur demande pourquoi, la réponse est toujours la même: les femmes ne sont plus des vraies femmes. » « Pour résumer, les femmes sont en colère. Sans le savoir, elles sont sur la défensive parce qu’elles ont été élevées dans l’idée que l’homme était leur ennemi. Fortes de cette idée, les femmes ont poussé les hommes hors de leur piédestal et ont pris la place dont on leur a fait croire qu’elle était la leur. »
«Maintenant, les hommes ont nulle part où aller et c’est précisément cette dynamique -femmes bien / hommes mauvais -qui a détruit la relation entre les sexes. Et pourtant, ce sont toujours les hommes que l’on pointe du doigt lorsque cela se finit mal en amour».
«Les hommes sont fatigués, écrit Suzanne Venker. Fatigués de se faire dire qu’il y a quelque chose de fondamentalement mauvais en eux. Fatigués de se faire dire que si les femmes ne sont pas heureuses, c’est la faute des hommes ».

De l’autre côté, énormément de femmes sont affligés du comportement de certains hommes du fait que peu d’entre eux semblent décidés à s’engager dans une relation sérieuse. Il y a tellement d’hommes qui veulent avoir des relations sexuelles avec de multiples partenaires féminines et qui ne souhaitent jamais avoir une alliance au doigt.

Bien entendu, beaucoup d’hommes pensent qu’ils peuvent obtenir tous les avantages du mariage (sexe, compagnie, etc…) sans avoir à s’engager, et pour eux, c’est une très bonne solution.

Personnellement, je défends ardemment le mariage, mais le reste de la société évolue dans la direction opposée. Selon le Pew Research Center, 44% des Américains âgés de 18 à 29 ans croient que le mariage est devenu un concept obsolète aujourd’hui. Et si vous souhaitez voir bien plus de chiffres à ce sujet, allez lire mon précédent article intitulé «Amour, sexe, rencontres et mariage, 43 faits qui sont presque impossibles à croire».

Mais bien sûr, tous les jeunes adultes qui vivent à la maison ne le font pas pour de mauvaises raisons. Du fait du long déclin économique des Etats-Unis, il est devenu beaucoup plus difficile pour un jeune de trouver un emploi bien rémunéré aujourd’hui qu’il ne l’était il y a plusieurs décennies. Les informations suivantes proviennent de CNS News

« Davantage de jeunes hommes tombent en bas de l’échelle des revenus », selon l’étude du Bureau du recensement des Etats-Unis. « En 1975, seulement 25% des hommes, âgés de 25 à 34 ans, avaient des revenus inférieurs à 30.000 dollars par an. En 2016, cette part est passée à 41% des jeunes hommes (étude reposant sur les revenus de l’année 2015). »

Je n’ai absolument rien contre les jeunes adultes qui vivent chez leurs parents temporairement et ce pour des raisons économiques. Cette génération du millénaire est tout simplement victime d’un effondrement économique, et nous ne devrions pas nous permettre de les juger trop hâtivement.

Et n’oubliez pas que beaucoup de ces jeunes diplômés d’université sont déjà lourdement endettés avant même de pouvoir démarrer leur vie professionnelle.

Endettés, près de 20% des jeunes adultes américains vivent chez leurs parents ou grands-parents.

Selon le département du travail américain, le coût des études universitaires a augmenté de 63% depuis 2006. Nous expliquons à nos jeunes qu’ils obtiendront de bons emplois, bien rémunérés lorsqu’ils quitteront l’université, ce qui leur permettra de rembourser leurs prêts étudiants, mais une fois qu’ils sortent diplômés, beaucoup d’entre eux découvrent que les emplois bien rémunérés qu’on leur avait promis n’existent pas.

Aujourd’hui, la dette étudiante américaine est supérieure à 1.000 milliards de dollars. Cette endettement est devenu un problème majeur pour l’économie américaine puisqu’elle paralyse financièrement toute une génération.

Donc, la prochaine fois que vous entendrez parler d’un jeune adulte vivant toujours chez ses parents, ne le jugez pas trop rapidement avant de connaître les faits.

Oui, il y en a beaucoup qui ont besoin d’un bon coup de pied au cul, mais il y en a aussi des millions qui sont tout simplement victimes de l’effondrement économique que connait l’Amérique depuis un long moment maintenant.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/04/29/michael-snyder-etats-unis-voila-pourquoi-les-tanguy-vivent-toujours-chez-leurs-parents/

8/- Ça me rend malade, car l’Amérique s’apprête à commettre une erreur qui va lui coûter extrêmement cher

Le 16 Avr 2017 à 14:23:52

Ça m’a rendu malade toute la journée. Les États-Unis n’ont jamais été aussi près d’affronter la Corée du Nord qu’aujourd’hui et ce depuis que la guerre de Corée a pris fin en 1953.

Si Donald Trump ordonne le lancement d’une frappe militaire contre les installations nucléaires nord-coréennes, les conséquences pourraient être absolument catastrophiques.

En cas d’agression de la part des États-Unis, la Corée du Nord a promis de prendre des mesures décisives et de frapper les bases militaires américaines au Japon et en Corée du Sud, ainsi que la résidence présidentielle à Séoul. En outre, ils ont aussi de vastes stocks d’armes chimiques et biologiques qu’ils pourraient également utiliser. Pour avoir une idée du désastre qu’une poignée d’agents nord-coréens sont capables de faire à l’intérieur même de l’Amérique à l’aide d’armes biologiques. Une frappe militaire sur la Corée du Nord pourrait être l’étincelle qui déclencherait une guerre mondiale où des millions d’individus perdraient la vie, et nous devons donc faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que cela se produise. J’espère que les gens feront assez de bruit pour que Trump fasse marche arrière et décide de ne pas attaquer.

un peu plus tôt aujourd’hui, on m’a transmis l’importante information suivante. On m’a expliqué que je pouvais la partager avec tous mes lecteurs aussi longtemps que je conserve secrètement l’identité de la personne qui m’a confié cette information. Selon cette source, il semble qu’une attaque soit en cours de préparation…

Le cours de l’Or monte !,… Est-ce le présage d’une 3ème guerre mondiale ou d’un conflit nucléaire ?
Un lieutenant colonel de l’Air Force a dit que les B-52 situés à Guam étaient chargés de bombes, que les pleins étaient faits et que les réserves avaient été complétées. Les réserves ne sont uniquement complétées que lorsque les B-52 s’apprêtent à décoller.
A Kunsan tout indique le nord et toutes les voies aériennes sont fermées… Plus aucun trafic, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.
7 escadres aériennes ont été envoyées dans la région ainsi que le porte avion Carl Vinson CVN-70 (avec 2 Commandants du Corps des Marines et un lieutenant colonel) qui a également été déplacé dans la zone.
Un lieutenant colonel et un capitaine ont dit que toutes les permissions pour Pâques avaient été annulées, que tout est prêt, en place, et des répétitions s’effectuent sur plusieurs théâtres d’opérations.
Nous sommes armés et parrés.
Séoul déplace les services gouvernementaux essentiels et le personnel militaire, et c’est aussi le cas pour ceux qui composent le commandement américain ainsi que le personnel qui sont situés à Yongsan, plus au sud vers Daegu.
ET… les soldats de la base militaire américaine Camp Red Cloud se tiennent prêts à partir en guerre.

Pour ceux qui ne le savent pas, « Kunsan » fait référence à une base aérienne américaine qui se situe à l’aéroport de Gunsan sur la côte ouest de la péninsule coréenne.

Mais ce n’est pas parce que l’armée se prépare, qu’une intervention va se matérialiser tout de suite. En fait, de nombreux signes indiquent que nous n’assisterons pas à une attaque américaine au cours des prochains jours.

D’une part, le vice-président Mike Pence devrait être en Corée du Sud dimanche et lundi. Donc, il semble tout à fait improbable que cela se produise pendant cette période.

En outre, Fox News a annoncé que l’administration Trump en est arrivée à la conclusion que la force militaire ne doit pas être utilisée face à la Corée du Nord…

Mais un responsable militaire américain, qui a souhaité conserver l’anonymat afin d’évoquer ce qui est planifié, a déclaré que les États-Unis n’ont pas l’intention d’utiliser la force militaire contre la Corée du Nord en réponse à un essai nucléaire ou à un tir de missile. Le responsable explique que les plans pourraient changer dans le cas improbable d’un missile nord-coréen qui serait lancé vers le territoire sud-coréen, japonais ou américain.

Mais bien entendu, les choses évoluent d’heure en heure avec l’administration Trump. jeudi, NBC News rapportait que l’armée américaine se tenait prête à « lancer une frappe préventive contre la Corée du Nord » si ces derniers s’apprêtaient à effectuer un test nucléaire…

Les États-Unis sont disposés à effectuer une frappe préventive contre la Corée du Nord s’ils ont suffisamment de preuves que la Corée du Nord se propose de procéder à son sixième test nucléaire, communique la chaîne de télévision NBC se référant à des sources au sein du renseignement américain.
La Corée du Nord a annoncé qu’on allait assister à un « important événement », et l’armée américaine indiquait que de nombreux signes montraient qu’un test nucléaire allait être effectué ce week-end. (tir raté au moment où je rédige cet article)

Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais cela ne fait aucun doute, l’Amérique n’a jamais été aussi proche de faire la guerre à la Corée du Nord qu’aujourd’hui, et je vais rejoindre des millions d’autres personne afin qu’à notre niveau, nous fassions tout pour empêcher que cela se produise.

Michael Snyder: « la guerre arrive et la situation financière est bien pire qu’on ne le pense »

Une guerre contre la Corée du Nord serait très différente des guerres que l’armée américaine a entrepris au Moyen-Orient. Le « Juche » est l’idéologie officielle du régime nord-coréen. Avec cette idéologie, les gens sont mis au centre de tout, et le « leader » est considéré comme étant au centre du peuple. En d’autres termes, « le chef » est presque élevé au rang de divinité.

C’est une philosophie délirante, mais ici en occident, nous devons bien comprendre que lorsque l’on évoque publiquement de se débarrasser de Kim Jong-Un à la télévision et sur Internet, ceci équivaut à menacer les nord-coréens de vouloir supprimer leur « dieu ».

Et c’est le nœud du problème puisque Kim Jong-Un est entouré d’une foule de partisans endoctrinés qui exécutent tous les ordres qu’il donne.

Ici, en occident, nous considérons comme très immoral d’utiliser des armes chimiques et biologiques contre des populations civiles innocentes, mais les Nord-Coréens ne partagent pas ces valeurs morales.

Les Nord-Coréens considèrent les Etats-Unis comme étant la pire menace au monde, et s’ils sentent leur mode de vie menacé par l’Amérique, ils n’hésiteront pas à utiliser ce genre d’armes.

Et bien entendu, ils menacent constamment d’utiliser des armes nucléaires contre les occidentaux. Encore aujourd’hui, j’ai lu un article qui évoque la façon dont les Nord-Coréens menacent de déclencher « une guerre nucléaire », et dans un autre où les Nord-Coréens ont expliqué qu’ils seraient « sans pitié » à toute provocation américaine.

Pyongyang a promis, vendredi, une « réponse sans pitié » à toute provocation de Washington, notamment de « pulvériser » les bases américaines en Corée du Sud en cas de guerre.
L’armée de Corée du Nord a durci le ton, vendredi 14 avril, face aux États-Unis. Pyongyang a promis une « réponse sans pitié » à toute provocation, alors qu’un porte-avions américain faisait route vers la péninsule coréenne.
Dans une déclaration publiée par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée assure que les bases américaines en Corée du Sud, « et les quartiers généraux du Mal », telle que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre. « Plus les grosses cibles, comme des porte-avions à propulsion nucléaire se rapprochent, plus l’effet de frappes sans pitié sera grand », a affirmé Pyongyang.

La Corée du Nord est l’une des plus dangereuses nations au monde, et je serais satisfait si ce régime finissait par tomber.

Mais selon moi, une frappe militaire sur la Corée du Nord n’engendrera rien de bon.

Si les Nord-Coréens arrivaient à lancer ne serait-ce qu’une seule ogive nucléaire ou chimique sur une grande ville comme Séoul ou Tokyo, alors ce serait la pire catastrophe de toute l’histoire américaine en termes de politique étrangère. Les nord-coréens seraient tout de suite pointés du doigt, mais l’administration Trump serait tenue pour responsable d’avoir en premier lieu déclencher une telle attaque. Dans cette région du globe, les relations avec les alliés américains seraient définitivement rompues, ce qui profiteraient énormément à la Chine.

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Et je ne vois pas comment l’Amérique pourrait parvenir à détruire l’armada nucléaire nord-coréenne toute entière sans devoir avoir recours au sien (ce qui est impensable), et même si elle décidait de le faire, elle n’arriverait sans doute pas à tout détruire d’un seul coup, et donc à éviter que la Corée du Nord ne réussisse à lancer un certain nombre de missiles.

Et si la Corée du Nord lançait des missiles sur Séoul ou Tokyo ou sur des bases militaires américaines dans la région, les États-Unis seraient obligés de riposter avec ses armes nucléaires, et s’ensuivrait une invasion terrestre pour renverser le régime.

Donc, si Donald Trump est en train de lire cet article, pour le bien de l’humanité, je lui demande actuellement de ne pas procéder à une frappe militaire sur la Corée du Nord. Le risque est bien trop important, et si les choses venaient à mal tourner, des millions d’individus pourraient perdre la vie.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

http://www.businessbourse.com/2017/04/16/ca-me-rend-malade-car-lamerique-sapprete-a-commettre-une-erreur-qui-va-lui-couter-extremement-cher/

2017.05.22 dm-23-06-A