1684 – Communiqué de la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova concernant la frappe aérienne américaine dans les alentours du village syrien d’al-Jina

Les médias ont publié, tard dans la soirée du jeudi 16 mars, des informations indiquant que des frappes aériennes portées lors de la prière du soir dans les alentours du village d’al-Jina, dans la province syrienne d’Idleb, avaient détruit la mosquée locale et tué 70 personnes selon les estimations actuelles. Ces informations ont été activement partagées par des sites d’informations partiaux qui ont immédiatement porté la responsabilité des attaques sur les forces aériennes russes. Ils ont notamment publié des photos de famille montrant les enfants souriants qui auraient été tués par ces frappes. Le déblayage des décombres a pourtant révélé des fragments de munitions avec des marques en alphabet latin, ce qui a permis d’établir l’utilisation d’un missile Hellfire. Les militaires américains ont, plus tard, officiellement confirmé avoir frappé ces cibles, plus particulièrement un bâtiment qui se trouvait en face de la moquée et servait de lieu de rencontres aux terroristes d’Al-Qaïda.

Il est nécessaire de faire la lumière sur les événements d’al-Jina – d’un point de vue administratif, ce village fait partie de la province d’Alep et pas de celle d’Idleb -, la cible des frappes et les noms des victimes dont parlent les « témoins ». En principe, nous sommes certains que les militaires américains ont visé les terroristes. Et – contrairement à certains de nos adversaires – nous n’avons aucune envie d’avancer des accusations de massacre « planifié » de la population civile, ni de destruction volontaire de l’infrastructure civile.

En même temps, si les témoignages sur la mort d’un grand nombre de civils à al-Jina se confirment, cela devrait selon nous pousser à réfléchir sur la nécessité d’une coopération plus étroite entre tous ceux qui participent à la lutte contre le terrorisme international sur le territoire syrien. Cela pourrait permettre d’augmenter de manière considérable la précision du ciblage, ainsi que d’éviter des actions dont l’utilité militaire reste douteuse – je veux parler notamment des bombardements de barrages sur l’Euphrate ou de sites pétroliers par la coalition.

Nous appelons encore une fois et avec persistance nos partenaires à établir une coopération basée sur l’égalité en droits et sur le respect mutuel dans la lutte contre le terrorisme international en Syrie dans le cadre universel du droit international.  


source/http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/2695787