1460 – Présentation des noms & photos des 19 nominations pour la future administration de Donald Trump …

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INFOGRAPHIE – Le 45e président américain égrène depuis son élection le 8 novembre les noms de ceux qui gouverneront les États-Unis à ses côtés. Le Figaro fait le point sur ces nominations, dont la dernière en date est celle de Rick Perry au poste de secrétaire à l’Énergie, annoncée mercredi.


Par Etienne Jacob, Roland Gauron et Service Infographie Mis à jour le 14/12/2016 à 13h57 | Publié le 23/11/2016 à 21h28


Depuis son élection le 8 novembre, Donald Trump a rencontré plus de 70 candidats. À cette heure, le 45e président des États-Unis – qui sera investi le 20 janvier – a officialisé les noms de dix des 15 membres de son futur «cabinet». S’ajoutent aussi d’autres nominations à des postes qui, s’ils n’entrent pas stricto sensu dans la composition du gouvernement, disposent d’un statut équivalent, à l’exemple de l’ambassadeur à l’ONU ou du secrétaire général de la Maison-Blanche. Avec plusieurs milliardaires, trois généraux, une poignée de femmes et des conservateurs purs et durs, Le Figaro fait le point sur la future administration Trump.


Ils viennent d’être nommés

Rick Perry Rick Perry, secrétaire à l’Énergie

Il dirigera le département de l’Énergie

Rick Perry, 66 ans, de la future administration Trump. Diplômé en biologie animale et officier de réserve de l’US Air Force, il a été gouverneur du Texas de 2000 à 2015. À ce poste, il a entrepris de réformer l’assurance maladie pour la rendre plus accessible. Conservateur sur le plan fiscal avec un plan de rigueur à son actif en 2002, Perry jouit néanmoins d’une image de modéré. Il n’a d’ailleurs pas hésité, par le passé, à nommer des démocrates et républicains modérés au sein de son administration texane, s’attirant les foudres des plus conservateurs. Rick Perry a également été bref candidat aux élections présidentielles de 2012 et 2016, avant de se retirer.

Arrivé au département de l’Énergie, il sera chargé de la politique énergétique des États-Unis et devra superviser le programme nucléaire militaire du pays. C’est un défenseur supplémentaire de l’industrie des hydrocarbures nommé dans la future administration. L’ex-gouverneur siège au conseil d’administration de la société texane Energy Transfer Partners, la compagnie chargée du chantier Dakota Access Pipeline dans le Dakota du Nord, bloqué par un mouvement de contestation emmené par les Indiens de la tribu sioux de Standing Rock. Il se range aussi parmi les climatosceptiques, estimant que les études scientifiques sur le changement climatique sont «fluctuantes». En 2012, il avait proposé de supprimer le département de l’Énergie, aujourd’hui, il va devoir le diriger.

Rex Tillerson Rex Tillerson, secrétaire d’Etat

Le PDG du géant pétrolier ExxonMobil, Rex Tillerson, a été nommé au poste de secrétaire d’État. À 64 ans, l’homme n’a aucune expérience gouvernementale mais sa proximité avec le président russe a sans doute été déterminante dans le choix Donald Trump: il sera en effet chargé de normaliser les relations avec la Russie, mises à mal par l’annexion de la Crimée et le différend entre Washington et Moscou sur la guerre en Syrie. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 1990 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999. Tillerson a d’ailleurs reçu en 2012 des mains de Vladimir Poutine la décoration de l’ordre de l’Amitié. Né à Wichita Falls dans le Texas, Rex Tillerson a fait toute sa carrière chez Exxon qu’il a rejoint en 1975. Nommé PDG en 2006, il devait quitter son poste en mars, pour partir à la retraite. Ses vues sur la politique étrangère sont très peu connues, si ce n’est qu’il est un fervent défenseur du libre-échange.

John Kelly John Kelly, secrétaire à la Sécurité intérieure

Il est le troisième général à intégrer la future administration Trump. En janvier, John Kelly, 66 ans, prendra la tête du département de la Sécurité intérieure, troisième plus grand ministère des États-Unis. Il aura notamment pour mission d’assurer la protection des frontières extérieures du pays, le contrôle de l’immigration et des naturalisations. À ce titre, il devra concrétiser l’une des promesses controversées du président élu: l’érection d’un mur à la frontière avec le Mexique. L’ex-général, connu pour avoir perdu son plus jeune fils en Afghanistan, a dirigé de 2012 à 2016 le commandement de l’armée américaine chargé de l’Amérique latine. Il s’était alors opposé à la fermeture du camp de Guantanamo dont il était responsable. Le général a pour autre particularité d’avoir été en 2003 l’adjoint du futur ministre de la Défense, le général Mattis, au cours de l’intervention américaine en Irak.

 

Le club des généraux à la retraite

 

James Mattis ● James Mattis, secrétaire à la Défense

En tant que secrétaire à la Défense, James Mattis va devenir le nouveau patron du Pentagone. Cet ancien officier de 66 ans, surnommé «mad dog», est réputé pour son style direct, son expérience sur les théâtres irakien et afghan et pour sa méfiance envers l’Iran. Personnalité respectée au sein du corps des marines, il a dirigé le Commandement central de l’armée américaine entre 2010 et 2013. Il supervisait les opérations sur une zone allant de la Corne de l’Afrique à l’Afghanistan et au Pakistan. James Mattis n’a pris sa retraite qu’en 2013. Or, un secrétaire à la Défense doit avoir été civil pendant au moins sept ans avant de prendre la tête du Pentagone. Sa nomination nécessitera donc le vote par le Congrès d’une dérogation.

Ce général n’est pas un adepte de la langue de bois. En 2003, il a adressé ce conseil à des marines en Irak: «Soyez polis, soyez professionnels, mais soyez prêts à tuer toute personne que vous croisez.» Il a été vivement critiqué deux ans plus tard pour avoir jugé «amusant de tirer sur certaines personnes». Malgré une personnalité contestée, Mattis est néanmoins considéré comme l’un des plus grands stratèges des États-Unis.

Michael Flynn ● Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale

Donald Trump a offert le poste de conseiller à la sécurité nationale au général de réserve qui le conseillait déjà dans ce rôle durant la campagne: Michael Flynn, 57 ans, ancien directeur du renseignement militaire. Un homme d’expérience, longtemps considéré comme l’un des meilleurs officiers de sa génération, mais dont les idées radicales et le tempérament enflammé ont ruiné la carrière. Après deux ans à la tête de l’Agence de renseignement militaire (DIA), Flynn avait été mis à pied en 2014 en raison de son tempérament erratique, de sa brutalité envers ses collègues et subordonnés et de sa propension à déformer les faits pour conforter ses convictions. Sous son mandat, les «vérités Flynn» étaient l’objet de sarcasmes au département de la Défense. Sa nomination sonne comme une revanche, à New York.

Les figures de l’«establishment» républicain

Mike Pence ● Mike Pence, le vice-président

La tradition américaine veut que le ticket présidentiel (président et vice-président) soit connu bien avant l’élection. Mike Pence était donc déjà révélé du grand public depuis le mois de juillet. Le 13 novembre, Donald Trump a annoncé qu’il lui confiait les rênes de son équipe de transition. Ce choix illustre l’importance prise par l’ancien gouverneur de l’Indiana auprès du milliardaire. Âgé de 57 ans, la foi chevillée au corps, Pence est empreint de valeurs sociales-conservatrices. Sa réputation: celle d’un «chic type». Mais le vice-président n’est pas toujours d’accord avec Trump. Il est un ardent défenseur des traités de libre-échange, que son président a juré de démanteler. Il a également pourfendu l’avortement et les droits des homosexuels, sur lesquels l’homme d’affaires est toujours resté flou. Élu à la Chambre des représentants de 2003 à 2013, il est un professionnel de la politique. Et son tempérament discret tranche avec le franc-parler de Trump.

Reince Priebus ● Reince Priebus, secrétaire général de la Maison-Blanche

Reince Priebus a été choisi au poste de «chief of staff», secrétaire général de la Maison-Blanche. Le président du Comité national républicain (RNC) n’a guère fait étalage de sa sympathie envers Donald Trump durant les primaires, mais il a réussi à se faire pardonner aux yeux du milliardaire en parvenant à maintenir un semblant de cohésion au sein du Grand Old Party (GOP) après la convention de Cleveland en juillet, rangé de mauvaise grâce derrière Trump. Cette loyauté surprenante a permis aux républicains de revenir sur le devant de la scène, s’apprêtant à exercer une mainmise sur l’exécutif, le législatif et – à terme – le judiciaire (Cour suprême). À 44 ans, le roué Reince Priebus va connaître une consécration suprême en devenant le directeur du cabinet présidentiel.

Nikki Haley ● Nikki Haley, ambassadrice aux Nations-Unies

Nikki Haley, 44 ans, a été nommée ambassadrice américaine aux Nations unies. Cette fille d’immigrants originaires d’Inde, étoile montante du parti républicain, est devenue la première femme nommée par Donald Trump. Elle a été la première femme aussi à devenir gouverneur de Caroline du Sud, et est actuellement la plus jeune des gouverneurs du pays. Mariée à un capitaine de la garde nationale anciennement déployé en Afghanistan, Nikki Haley avait soutenu dans un premier temps le candidat Marco Rubio lors de la primaire républicaine. Elle a toutefois souligné avoir voté pour Donald Trump à la présidentielle. Haley s’était fait connaître en juillet 2015, lorsqu’elle était gouverneur de Caroline du Sud. Elle avait fait décrocher le drapeau confédéré, symbole ségrégationniste aux yeux de beaucoup, qui flottait depuis des années devant le bâtiment du Parlement de son État.

Elaine Chao ● Elaine Chao, secrétaire aux Transports

Née à Taïwan, Elaine Chao a émigré aux États-Unis à l’âge de 8 ans. À 63 ans, cette femme politique expérimentée est un des piliers de l’establishment républicain. Épouse du chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, elle sait comment durer: secrétaire au Travail sous George W. Bush entre 2001 et 2009 , elle est la seule à être restée durant les deux mandats au même poste. Pendant ces huit ans, elle a tenté d’imposer une nouvelle législation du travail comprenant un salaire minimum. Mais son projet n’a pas été apprécié des sénateurs. Son CV est bien rempli puisqu’elle a auparavant travaillé pour l’école d’affaires publiques de l’université d’Harvard. Elle a également collaboré pour le lobby américain conservateur Heritage Foundation. Ces derniers mois, elle était une commentatrice régulière sur la chaîne de télévision Fox News, détenue par l’homme d’affaires Rupert Murdoch. Ce n’est pas sa seule connection avec l’Australien puisqu’elle siège au conseil d’administration de News Corporation, le groupe dont fait partie Fox News.

Tom Price ● Tom Price, secrétaire à la Santé et aux Services sociaux

Le républicain Tom Price est un farouche opposant à l’avortement et l’Obamacare. Il représente la Géorgie (Sud-Est) à la Chambre des représentants depuis 2004 après avoir travaillé pendant vingt ans dans le secteur privé comme chirurgien orthopédique. «Il est exceptionnellement qualifié pour mener à bien notre engagement d’abroger et de remplacer l’Obamacare afin de donner à tous les Américains une couverture santé abordable et accessible», estime Donald Trump. Ses votes à la Chambre s’opposent à la prise en charge de la contraception, ou encore concernant la protection du fœtus et le rejet d’Obamacare. Pour lui, la contraception n’a pas besoin d’être couverte «parce que toutes les femmes peuvent la payer». «Montrez-moi une femme qui ait été laissée de côté, montrez-en une. Il n’y en a aucune. Le fait est que l’on piétine la liberté religieuse dans ce pays», avait-il dit en 2012. L’arrivée de Price à la tête de la Santé a immédiatement suscité des réactions enthousiastes chez les républicains. «C’est vraiment le meilleur choix», s’est réjoui leur chef à la Chambre des représentants, Paul Ryan.

 


La frange des ultra-conservateurs

Stephen Bannon ● Stephen Bannon, le stratège du président

Stephen Bannon, a été nommé «stratège en chef» et «conseiller spécial du président» Donald Trump. Ce conservateur, proche du Tea Party, avait été le dernier à avoir rejoint l’équipe de campagne de Trump en août pour en redevenir le directeur général. Avant tout homme d’affaires, il a produit plusieurs films comme The Indan Runner, réalisé en 1991 par Sean Penn, ou, plus récemment, Sweetwater (2013) avec Ed Harris. Son engagement politique n’est pas nouveau. Il a toujours été un ardent dénonciateur de l’establishment politique américain. Il a aussi été conseiller de l’ex-colistière de John McCain, Sarah Palin. Ex-banquier chez Goldman Sachs, il a cofondé le site d’information conservateur Breitbart News , qu’il compte décliner en Allemagne et en France. Il est contesté pour ses liens présumés avec l’«alt-right», l’extrême droite américaine.

Mike Pompeo ● Mike Pompeo, directeur de la CIA

La CIA sera pilotée par Mike Pompeo. Âgé de 52 ans, il représente le Kansas au Congrès depuis 2010, et est membre de la commission du renseignement de la Chambre des représentants depuis 2013. Il ne fait pas partie des soutiens de la première heure de Donald Trump, ayant d’abord rallié le sénateur de Floride, Marco Rubio. Mais il s’est en revanche montré un adversaire déterminé et mordant de l’administration Obama. Pompeo a été l’un des grands pourfendeurs de l’accord sur le nucléaire iranien signé par les grandes puissances en juillet 2015 pour empêcher l’Iran de se doter de la bombe nucléaire. Il a également été l’un des membres de la commission d’enquête du Congrès sur l’attaque du consulat américain à Benghazi en Libye en 2012, qui avait tué quatre Américains dont l’ambassadeur Christopher Stevens. Après des milliers d’heures de travail et 7 millions de dollars dépensés, la commission avait conclu qu’Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, avait minimisé la menace djihadiste en Libye.

Jeff Sessions ● Jeff Sessions, procureur général des États-Unis

Jeff Sessions, 69 ans, a très longtemps attendu son heure. Le sénateur de l’Alabama, originaire de Selma, théâtre de marches historiques en faveur des droits civiques en 1965, était un marginal au Congrès comme dans son parti – le plus ancien élu républicain sans présidence de commission. Donald Trump l’a choisi au poste d’Attorney General (ministre de la Justice ou procureur général). Pourfendeur de l’immigration illégale et des accords de libre-échange, inventeur du concept de mur sur la frontière avec le Mexique, Sessions prêchait dans le désert jusqu’à l’apparition de Donald Trump. Sa carrière reste néanmoins marquée par la polémique: en 1986, nommé juge fédéral par Ronald Reagan, il avait été rejeté par le Sénat en raison de soupçons de racisme, malgré ses dénégations.

Ben Carson ● Ben Carson, secrétaire au Logement et au Développement urbain

À 65 ans, Benjamin Carson est le premier Noir américain à entrer dans l’administration de Donald Trump, comme secrétaire au Logement et au Développement urbain. Comme le milliardaire, il n’a jamais exercé de mandat politique. Il avait jeté l’éponge en mars dans la course à la Maison-Blanche dans les primaires républicaines après avoir accompli une percée surprenante dans les sondages. Carson a grandi dans des quartiers sinistrés de Detroit et de Boston. Élevé par une mère analphabète, il tente à 14 ans de poignarder un garçon. Contraint par sa mère à l’assiduité scolaire, Carson finit par suivre des études de médecine et devenir un neurochirurgien réputé. Chrétien traditionaliste, il est populaire dans la sphère évangélique. Orateur très recherché par les ultraconservateurs, il cultive le «politiquement incorrect» et scandalise par des déclarations provocatrices sur l’homosexualité, l’esclavage ou encore l’Holocauste.

Scott Pruitt ● Scott Pruitt, directeur de l’Agence de protection de l’environnement

Le procureur général de l’Oklahoma a passé l’essentiel de sa carrière à lutter pied à pied contre l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Scott Pruitt, 46 ans, est aujourd’hui appelé à en prendre la tête. Cet homme proche de l’industrie des énergies fossiles est un climatosceptique affiché. Il est l’un des fers de lance de la bataille judiciaire lancée contre le «Clean Power Plan», visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques au charbon. «Les Américains en ont assez de voir des milliards de dollars sortir de l’économie à cause de régulations inutiles de l’EPA et j’ai l’intention, à la tête de cette agence, de renforcer à la fois une protection de l’environnement responsable et la liberté pour les entreprises américaines», affirme Scott Pruitt.

 


Le cercle des hommes d’affaires

Steve Mnuchin ● Steve Mnuchin, secrétaire au Trésor

Steve Mnuchin, un banquier de Wall Street âgé de 53 ans, a été nommé secrétaire au Trésor de Donald Trump. Inconnu du grand public, cet ancien dirigeant de Goldman Sachs n’a jamais exercé de fonctions politiques dans le passé, mais sa proximité avec les marchés pourrait s’avérer pour le nouveau président à la fois un atout et un handicap en pleine montée du populisme. Steve Mnuchin avait surpris tout son entourage en devenant directeur financier de la campagne de Donald Trump en avril dernier. À l’époque, la presse prêtait à ce père de trois enfants, deux fois divorcé, l’intention de s’installer au Trésor pour ajouter la touche finale à un parcours l’ayant conduit dans les principales sphères du pouvoir aux États-Unis: Wall Street, Hollywood et aujourd’hui Washington.

Wilbur Ross Wilbur Ross, secrétaire au Commerce

Donald Trump a choisi Wilbur Ross comme ministre du Commerce. Cet homme d’affaires de 79 ans, qui a bâti sa fortune en redressant des entreprises en difficultés, est né dans le New Jersey. Il a travaillé de nombreuses années pour la banque Rothschild, se spécialisant dans les affaires de faillites. Une particularité qui lui avait permis de prêter main-forte à Donald Trump, dont certains casinos se portaient très mal à la fin des années 1980. Diplômé des prestigieuses universités de Yale et d’Harvard, Wilbur Ross a créé sa propre société d’investissements au début des années 2000. Ses activités dans le charbon, les pièces détachées automobiles et le textile lui ont permis de bâtir une fortune estimée à 2.9 milliards de dollars, le situant au 232e rang des milliardaires américains. Marié trois fois, dont en secondes noces à l’ex-gouverneure adjointe de l’État de New York Betsy McCaughey, Wilbur Ross est père de deux filles.

Andrew Puzder Andrew Puzder, secrétaire au Travail

Un patron au Travail: Andrew Puzder, 66 ans, est le directeur de la chaîne de restauration rapide CKE Restaurants. Donald Trump a choisi ce millionnaire pour occuper le poste de secrétaire au Travail dans la future administration. Ce département est chargé de la réglementation des salaires, de la sécurité et de la lutte contre les discriminations au travail. Or Andrew Puzder est connu pour son opposition à toute forme d’intervention de l‘État sur le marché du travail et le relèvement du salaire minimum. En ligne de mire: la réglementation qui étend le principe de la rémunération des heures supplémentaires à plus de quatre millions d’Américains. D’après le président élu, «il va sauver les petites entreprises du fardeau écrasant des législations inutiles qui retardent la croissance de l’emploi et étouffent les salaires.»

Betsy DeVos ● Betsy DeVos, secrétaire à l’Éducation

Elisabeth «Betsy» DeVos, richissime philanthrope conservatrice, est une partisane du droit à choisir entre école publique, privée ou enseignement à la maison. Elle dirigera le ministère de l’Éducation, pour «réformer le système scolaire américain», affirme Donald Trump. À 58 ans, elle est mariée à Dick DeVos, l’un des héritiers de Richard DeVos, la 88ème fortune américaine au classement Forbes de 2016 avec 5,4 milliards de dollars. Le magazine explique que les époux DeVos donnent, chaque année, des sommes conséquentes à des organisations chrétiennes et conservatrices. Focus on the Family, The American Enterprise Institute, un centre de réflexion libéral ou encore l’ultraconservatrice Heritage Foundation ont reçu des dons des DeVos. La future secrétaire d’État est également la sœur d’Erik Prince, un ancien Navy Seal. Ce dernier a fait sa fortune en montant Blackwater, une énorme entreprise de mercenaires pendant la guerre en Irak.

source/

http://premium.lefigaro.fr/international/2016/11/23/01003-20161123ARTFIG00396-qui-sont-les-premiers-membres-de-la-future-administration-trump.php