915 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, mardi 28 juin 2016

 

Sur la visite en France de Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères

 

Cet après-midi, une délégation russe dirigée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov part vers Paris pour une visite de travail en France ce mercredi 29 juin, à l’invitation du Ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. Il s’agira de la quatrième rencontre personnelle entre Sergueï Lavrov et Jean-Marc Ayrault depuis mars 2016.

Les deux chefs de diplomatie poursuivront leur dialogue substantiel sur la coopération antiterroriste et évoqueront le règlement de problèmes internationaux d’actualité – Ukraine, Libye, Syrie et Moyen-Orient dans l’ensemble.

Sergueï Lavrov et Jean-Marc Ayrault échangeront leurs points de vue sur les relations UE-Russie, et notamment les conséquences éventuelles du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les ministres échangeront également leurs avis sur l’agenda et les principaux problèmes internationaux actuellement à l’étude au Conseil de sécurité des Nations unies, où la Russie et la France collaborent en tant que membres permanents.

Au vu du sursaut de violence survenu en avril 2016 dans le Haut Karabagh, les ministres évoqueront les futures démarches dont devront convenir les ministères des Affaires étrangères des deux pays en tant que coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, compte tenu des accords conclus lors du sommet de Vienne le 16 mai et de la réunion trilatérale de Saint-Pétersbourg le 20 juin. Ce sujet qui, pour des raisons évidentes, préoccupe les journalistes des pays concernés reste à l’agenda de nos contacts avec les membres du Groupe de Minsk de l’OSCE. Nous en parlons régulièrement et continuerons de le faire.

La France fait partie des principaux partenaires de la Russie en Europe et dans le monde. Nos pays ont mis en place une coopération à différents niveaux tant sur le plan politique, économique, que culturel et humain. Malgré la participation de Paris aux mesures de restriction antirusses initiées par Bruxelles, le potentiel de développement de nos relations bilatérales est important, comme nous le soulignons toujours publiquement et dans le cadre de nos entretiens d’affaires.

L’état et les perspectives de la coopération bilatérale franco-russe seront analysés en détail lors de cette rencontre. Dans le domaine des relations commerciales et économiques, la situation reste défavorable: la baisse des échanges bilatéraux continue, qui se sont réduits de 36% en un an pour atteindre 11,6 milliards de dollars en 2015. Les exportations russes ont chuté de 24,6% pour atteindre 5,7 milliards de dollars, et les importations ont baissé de 44,3% jusqu’à 5,9 milliards de dollars. Toutefois, les milieux d’affaires des deux pays souhaitent poursuivre la coopération, redresser la situation et les tendances négatives actuelles. Aucune des 500 compagnies françaises travaillant en Russie n’a quitté le marché russe. C’est une tendance très importante.

Les parties évoqueront également le déroulement de la mise en œuvre du programme de l’Année du tourisme culturel entre la Russie et la France 2016-2017. Dans le cadre de cet événement croisé; il est prévu de créer des itinéraires touristiques associés aux lieux d’activité des personnalités culturelles – russes en France et françaises en Russie, d’organiser des Journées de Moscou dans plusieurs grandes villes françaises ou encore d’ouvrir en France un bureau touristique russe.

Pendant leur entretien, les ministres parleront de l’ouverture cet automne au cœur de la capitale française, sur le quai Branly, d’un Centre spirituel et culturel orthodoxe russe appelé à souligner le caractère particulier des relations entre nos pays et nations.

 

Sur la réunion des ambassadeurs au Ministère russe des Affaires étrangères

 

Nous vous avons informé des activités qui se tiendront cette semaine au Ministère russe des Affaires étrangères, dont la réunion des ambassadeurs de Russie sera l’événement central. Elle a lieu deux fois par an. Notre site publie de nombreux commentaires et interviews de représentants russes à l’étranger: ambassadeurs, représentants permanents – chacun d’eux, depuis le pays où ils travaillent, parle de l’état des relations bilatérales et de la coopération multilatérale. Nous vous informerons régulièrement des préparatifs et du déroulement de ce grand événement pour la politique étrangère russe.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OTSC

 

Lundi 4 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) à Erevan.

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres évoqueront les problèmes d’actualité de la sécurité régionale et internationale et la coopération des États membres de l’OTSC sur la scène internationale dans le contexte mondial actuel.

Il est prévu d’accorder une importance particulière à la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme international au regard de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan.

Les ministres examineront le projet de Stratégie de sécurité collective de l’OTSC d’ici 2025, les Directives collectives mises à jour destinées aux représentants permanents des États membres de l’OTSC auprès des organisations internationales, le Plan de consultations des représentants des États membres de l’OTSC pour la politique étrangère, la sécurité et la défense pour le second semestre 2016-premier semestre 2017 et la Liste des thèmes de déclarations communes en 2016.

Nous espérons que la réunion ministérielle d’Erevan apportera une grande contribution à la mise en œuvre des accords conclus entre les présidents des États membres de l’OTSC sur le développement de la coopération au sein de l’Organisation.

 

Sur la situation en Syrie

 

Le mois du Ramadan, sacré pour les musulmans, se termine dans quelques jours. Je voudrais rappeler qu’avec l’Égypte, la Russie s’est adressée à tous les acteurs du conflit pour les appeler à s’abstenir d’activités militaires durant cette période et à respecter rigoureusement le cessez-le-feu.

Malheureusement, nous constatons que de nombreux groupes armés combattant en Syrie ont ignoré cet appel. Beaucoup d’entre eux, encouragés par les terroristes de Daech et du Front al-Nosra, n’ont pas cessé de commettre leurs crimes et ont même engagé des provocations armées flagrantes. Nous avons régulièrement commenté ces agissements.

De leur côté, les organisations terroristes Daech et Front al-Nosra poursuivent leurs actes visant à intimider la population. Par exemple, dans la province d’Alep, les terroristes de Daech ont organisé une rafle contre des Kurdes ethniques. Selon les activistes kurdes, en une semaine les terroristes ont pris en otage près de 800 personnes, 11 personnes ont été tuées et plus de 20 personnes ont été blessées en tentant de fuir.

Selon les médias libanais, les terroristes de Daech ont bombardé les positions des forces armées syriennes dans la province de Racca avec des munitions toxiques. Selon certains communiqués, les terroristes ont utilisé un gaz neuro-paralytique, selon d’autres du chlore.

Je voudrais souligner que l’appel à maintenir le cessez-le-feu en Syrie reste en vigueur. Nous espérons qu’il sera entendu.

La Russie accorde une importance particulière à l’aide humanitaire apportée par les militaires russes et par les associations à la population syrienne en souffrance.

  • Ziad Sabsabi, directeur adjoint du Fonds public régional Ahmad-Haji Kadyrov et membre du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale russe, s’est récemment rendu en mission humanitaire en Syrie.
  • Dans le cadre du programme caritatif du Fonds, pendant le mois du Ramadan, 25 000 Syriens reçoivent tous les jours de la nourriture gratuite.
  • Près de 250 volontaires locaux représentant différents mouvements politiques et associations d’étudiants participent à la mise en œuvre des tâches de la mission.
  • Ce fonds a l’intention de distribuer à la population de Damas et de la région de la capitale 120 tonnes de produits alimentaires (12 000 rations de 10 kg).

Malheureusement même ces actions, gestes humanitaires et la contribution humanitaire concrète rencontrent une opposition des terroristes.

  • Le 15 juin, dans la province de Homs, le sergent Andreï Timochenkov de la garde du convoi humanitaire du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie a donné sa vie pour empêcher le passage d’une voiture piégée qui tentait d’arriver jusqu’au lieu de distribution de l’aide humanitaire aux civils.

Les médias syriens ont fait état de quatre conseillers militaires américains blessés par des éclats de missiles antichars après une attaque de djihadistes au nord de la Syrie. Les groupes armés kurdes avancent aux abords de la ville de Manbij au nord de la province d’Alep, qui ont réussi à élargir considérablement leur contrôle le long du périmètre de la ville en libérant des terroristes plusieurs villages à proximité.

Dans l’ensemble, nous sommes convaincus que la situation complexe en Syrie nécessite une consolidation de toutes les forces patriotiques de cet État sur la base du maintien et du renforcement du cessez-le-feu, tout en redoublant d’efforts pour lutter contre les terroristes et éradiquer leur foyer sur le territoire syrien.

 

Sur la situation humanitaire en Syrie

 

L’Onu et les États membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) constatent ces derniers temps un progrès significatif de l’accès humanitaire à plusieurs villes en difficulté sur le territoire syrien. 334 000 personnes bénéficient d’une assistance humanitaire, alors qu’en mars 2016 ils étaient encore 240 000. 16 des 18 régions assiégées sont couvertes. Sur les deux régions restantes, des consultations sont en cours entre l’Onu et les autorités syriennes – on précise le nombre de bénéficiaires. De nouveaux convois sont attendus cette semaine.

Au total, depuis le début de l’année, presque un million de personnes ont bénéficié d’une assistance humanitaire. Nous voudrions souligner la coopération constructive des autorités syriennes avec les associations humanitaires internationales. Ce secteur d’activité très important est nécessaire aujourd’hui, et plus sollicité que jamais. Cette tendance stable que nous constatons ne doit pas s’interrompre. Nous souhaiterions rappeler également que les autorités syriennes ont entièrement approuvé le plan humanitaire de l’Onu pour le mois de juin.

Dans le même temps, il serait incorrect de limiter les problèmes humanitaires syriens au seul accès aux régions problématiques. Bien plus de personnes en ont besoin. Selon les informations confirmées par les structures internationales, il s’agirait de 13,5 millions de Syriens – avant tout des personnes déplacées à l’intérieur du pays qui ont quitté leur foyer à cause du conflit ou qui reviennent dans leur ville natale après avoir été libérés des terroristes. Bien sûr, nous travaillons avec des organisations humanitaires et internationales, avec des représentants de l’Onu, pour les inciter à apporter une aide prioritaire à cette catégorie de personnes.

Malheureusement, les tentatives de manipulation de la question humanitaire à des fins politiques continuent.

  • C’est révoltant, étant donné qu’un vrai travail est mené dans ce domaine. Il faut comprendre que l’aide humanitaire n’est pas apportée en temps de paix mais en pleine opération antiterroriste difficile, en l’absence non seulement des conditions pour réaliser de tels programmes, mais également du moindre consensus politique en Syrie.
  • Tout cela est compliqué. Il est primordial d’encourager les initiatives, entre autres dans la sphère publique, et d’empêcher toute tentative d’instrumentaliser la question humanitaire pour faire passer ses opinions sur le règlement du conflit syrien.
  • On ne peut pas spéculer sur ce thème. Malheureusement, c’est le cas. Je voudrais en parler. Certains membres du GISS insistent sur des schémas douteux de parachutage de chargements humanitaires en contournant l’accord de Damas dans plusieurs régions bloquées.

Nous pensons qu’au lieu de cela, ceux qui s’opposent au régime actuel devraient se concentrer sur un travail plus actif avec les groupes armés qu’ils influencent en Syrie, qui empêchent l’accès humanitaire aux territoires qu’ils ont encerclés. En particulier, depuis plusieurs mois, la mission d’évaluation de l’Onu n’arrive pas à entrer dans les villages de Foua et de Kefraya bloqués par les extrémistes.

Quant aux opérations coûteuses pour le transport aérien de l’aide humanitaire (notamment dans les conditions d’un manque de financement flagrant), elles ne seront mises en place qu’en dernier recours. On étudie déjà la possibilité d’un « pont aérien » humanitaire entre Damas et Qamichli, qui devra probablement être prochainement activé car les autorités turques empêchent la livraison de l’aide humanitaire dans la province syrienne de Hassaké par l’itinéraire optimal, c’est-à-dire par le poste de contrôle Nusaybin-Qamichli à la frontière turco-syrienne.

Les sanctions antirusses décrétées par les USA et l’UE sont un problème important, qui aggrave la situation humanitaire en Syrie. Une fois de plus, ceux qui dans les pays occidentaux utilisent l’aide humanitaire comme base de leurs discours publics ne doivent pas oublier qu’ils représentent les pays qui ont décrété des sanctions contre cet État. Nous savons parfaitement qui est touché en premier lieu par les sanctions. D’après la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale, depuis mi-2012 elles ont commencé à avoir un impact très négatif sur la situation humanitaire en Syrie. Les restrictions dans le secteur bancaire limitent considérablement l’activité humanitaire, notamment pour rétablir l’infrastructure, paralysent le secteur pharmaceutique et sont l’une des principales causes d’inflation. Nous appelons à la levée immédiate des sanctions unilatérales illégitimes qui sapent la situation humanitaire de la population syrienne.

 

Sur l’évolution de la situation en Irak

 

Selon les informations qui nous sont parvenues, les forces gouvernementales irakiennes ont libéré, avec le soutien de la milice populaire, la ville de Falloujah (à 65 km à l’ouest de Bagdad) des terroristes de Daech et des bandes affiliées. Actuellement on procède au nettoyage des quartiers de la ville des terroristes restants et on réprime les foyers de résistance. La ville libérée a été visitée par le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi.

Nous considérons la prise de Falloujah comme un succès notable des autorités irakiennes dans la lutte contre Daech. Moscou soutient continuellement les efforts du gouvernement de l’Irak, pays ami, dans son combat contre la menace terroriste et pour assurer l’unité du pays. Dans le même temps, nous appelons les autorités irakiennes et toutes les forces politiques responsables à entreprendre des démarches visant à parvenir à une réconciliation nationale durable tenant compte des intérêts de tous les groupes ethno-confessionnels représentés au sein de la population. D’après nous, de telles mesures permettraient de dresser une barrière contre les terroristes, de stabiliser la situation et d’ouvrir la voie vers un développement pacifique et prospère pour tous les Irakiens.

 

Sur la loi fédérale encadrant les fonctions d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie dans un État étranger et de Représentant permanent de la Russie

 

Jeudi 23 juin, le Président russe Vladimir Poutine a signé la loi fédérale sur les fonctions d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie dans un État étranger et de Représentant permanent (représentant, observateur permanent) de la Russie auprès d’une organisation étrangère (dans un État étranger) n°186-FZ.
Cette loi entrera en vigueur le 21 décembre 2016.

Le texte a été élaboré suite aux directives du Président russe Vladimir Poutine du 13 juillet 2014 dans le cadre de la mise en œuvre du Concept de renforcement du potentiel de ressources et de cadres du système du Ministère russe des Affaires étrangères, du Ministère russe du Développement économique et de l’Agence fédérale pour les affaires de la CEI et des compatriotes à l’étranger Rossotroudnitchestvo.

La loi détermine le statut juridique de l’Ambassadeur et du Représentant, établit les exigences envers les candidats à ces postes, leurs droits et devoirs, les interdictions et les restrictions, les garanties étatiques pour les individus qui remplacent ou ont remplacé les fonctions d’Ambassadeur ou de Représentant, ainsi que les membres de leur famille.
Cette loi crée les conditions pour une exécution efficace des fonctions d’Ambassadeur et de Représentant, qui portent officiellement les intérêts de la Russie dans un État étranger ou auprès d’une organisation internationale, ainsi que celle de chef d’un établissement du Ministère russe des Affaires étrangères à l’étranger.
Pour mettre en œuvre cette loi – c’est très important – le Ministère russe des Affaires étrangères n’aura pas besoin de fonds supplémentaires du budget fédéral. Je pense que c’est extrêmement important dans les circonstances actuelles.
L’adoption de cette loi est une nouvelle étape du travail pour la mise en place d’une base juridique moderne pour le service diplomatique russe.
Le texte de la loi sera publié aujourd’hui sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

 

Sur l’article antirusse du Washington Post

 

Certains, dans les milieux journalistiques, estiment qu’il ne faut pas citer les publications négatives car cela contribuerait à leur diffusion, à leur faire de la publicité. Je ne suis pas de cet avis. En l’occurrence, je voudrais parler d’un article du Washington Post je crois qu’hier littéralement tout le monde l’a lu car il a eu de nombreux échos. Nous avons même reçu des lettres de plusieurs pays, exprimant leur indignation et incompréhension: nous nous devions donc de réagir à cette publication sur la prétendue « violence » de la Russie vis-à-vis des diplomates américains qui travaillent dans notre pays. L’article souligne même que les diplomates américains qui travaillent à Moscou ne sont pas les seules « victimes », mais que ceux qui travaillent dans d’autres représentations autour du monde subiraient le même traitement.

Rappelons comment tout cela a commencé.

  • Pendant notre dernière conférence de presse, nous avons attiré l’attention sur le fait que les diplomates russes aux USA subissaient une pression croissante.
  • Nous avons cité de nombreux exemples et avons dit que les relations russo-américaines n’avaient certainement pas besoin d’aggravation.
  • Malgré cela, les autorités américaines inventent constamment de nouvelles restrictions pour nos diplomates, qui sont régulièrement confrontés aux provocations du FBI et de la CIA qui n’hésitent pas à recourir à des démarches inadmissibles, notamment des pressions psychologiques en présence des membres de leur famille – dans certains cas en présence de leur femme enceinte. Malheureusement, toutes les barrières sont tombées.

Nous avons évoqué ce sujet pour que le caractère inadmissible de tels actes soit mis en lumière et pour que, de l’autre côté de l’océan, on se demande comment il est possible d’améliorer la situation, de créer une atmosphère qui contribuerait à l’amélioration des relations et non à leur détérioration.

  • Au lieu de prendre ce signal comme constructif, comme une tentative d’identifier le problème et de renoncer à leur conduite agressive, les USA ont – comme toujours – tout mis sens dessus dessous.
  • Le Washington Post a publié un article sur de prétendues répressions de diplomates américains non seulement en Russie, mais même en dehors de notre pays.
  • Il est évident que ce thème a été « théâtralisé »: la publication est superficielle, ne reflète pas toute la situation, a été préparée à la va-vite et se référant aux propos de tiers – un exemple marquant de propagande.

C’est facile à prouver. En effet, l’un des principaux « experts » de l’article est l’ex-ambassadeur des USA à Moscou Michael McFaul.

  • Nous nous souvenons parfaitement de son activité en Russie: dans l’ensemble, il avait fait preuve d’une incompétence professionnelle totale.
  • Cet homme est constamment cité par les médias américains et, malheureusement, pour des raisons qu’on ignore, il est considéré comme un expert en relations russo-américaines.
  • Soyons clairs: l’ex-ambassadeur des USA à Moscou Michael McFaul a complètement échoué dans sa mission diplomatique.
  • Aujourd’hui cet homme, qui a probablement apporté sa contribution à l’aggravation des relations bilatérales, est un orateur, y compris dans l’article en question.

Je rappelle que quand il était encore Ambassadeur des USA à Moscou, Michael McFaul avait qualifié la Russie de « pays sauvage ».

  • Je pense que par ses actes, démarches et propos il a créé la situation appropriée pour toute son activité dans notre pays.
  • Aujourd’hui, après plusieurs années d’échec en Russie, il explique à quel point il a été difficile pour lui de travailler dans notre pays.
  • Les autres orateurs cités dans cet article sont dans la même veine.
  • Cette publication superficielle se base sur des propos rapportés et est clairement commanditée.

Pourquoi cette mise en scène?

  • Pour être immédiatement reprise pendant la conférence de presse du Département d’État américain avec les appréciations appropriées.
  • Bien évidemment, tout cela n’améliore pas mais détériore l’atmosphère de nos relations bilatérales. Au lieu de régler le problème, on commence à l’exacerber.

Je voudrais rappeler qu’il y a quelques années, Washington avait déclaré que les sanctions décrétées contre la Russie visaient à générer une instabilité sociale et à susciter un changement de pouvoir en Russie. Je m’adresse aux auteurs qui se posent des questions et s’engagent dans de tels sujets:

  • creusez un peu plus et soulevez tout l’historique de la question.

Cette politique proclamée par la Maison blanche a échoué, c’est évident. Même si les tentatives de continuer des discussions sur l’isolement continuent. Nous comprenons que ce n’est pas le fait des Américains ordinaires, mais d’un groupe concret de personnes qui cherchent à faire passer leurs intérêts par la force.

  • Je voudrais rappeler que le Secrétaire d’État américain John Kerry cherche réellement à sortir nos relations de l’impasse dans laquelle elles ont été conduites par des non-professionnels qui cherchent à détériorer les relations russo-américaines. Le Secrétaire d’État américain John Kerry a initié ses visites en Russie à trois reprises en moins d’un an.

Comme nous l’avons noté, le Congrès américain élabore déjà une loi spéciale dans l’esprit de la « chasse aux sorcières » que nous pensions révolue.

  • Le texte durcit considérablement les conditions de travail des diplomates russes aux USA et donne l’impression que certains préparent le terrain pour une nouvelle offensive contre le fonctionnement normal de nos établissements diplomatiques.
  • Ce projet de loi n’a pas été inventé par la Russie.

Les questions s’adressent à l’auteur de l’article du Washington Post:

  • « Vous ne l’avez pas vu et n’avez pas voulu le voir, vous a-t-on demandé de l’écrire? Pourquoi publiez-vous de telles aberrations? »

Je voudrais répéter ce que nous avons déjà dit plusieurs fois: il existe en diplomatie le principe de réciprocité. Je pense que nos homologues américains devraient déterminer ce qu’ils veulent vraiment:

  • sortir nos relations de l’impasse – ou du moins ne pas les y pousser – soit publier de tels articles puis les diffuser en détail lors des rendez-vous médiatiques.

La principale conclusion à en tirer est qu’en détériorant les relations avec la Russie (malheureusement, l’auteur de cet article ne l’a pas compris), Washington complique lui-même le travail de ses diplomates à l’étranger. La Russie n’y est pour rien. Je vous appelle tous à lire cet article, qui relève plus de la littérature fantastique. Je n’ai même pas envie de le citer à tel point il est répugnant et peut-être ridicule.

Je le répète: en détériorant les relations avec la Russie, y compris par ces méthodes, Washington complique lui-même la vie de ses diplomates à l’étranger. Nous espérons pouvoir passer à des relations constructives avec les USA et nos collègues. Nous y sommes prêts.

 

Réponses aux questions:

Question: La Russie est-elle satisfaite des initiatives turques visant à normaliser les relations bilatérales? Comment et à quel rythme peuvent-elles désormais s’améliorer?

Réponse: Hier et aujourd’hui, des représentants de l’Administration présidentielle, notamment le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov, ont communiqué en détail sur les relations russo-turques afin de partager la vision de la Russie à ce sujet.

Vous avez noté à juste titre que la Turquie avait engagé certaines démarches et actions. Je voudrais dire que c’est un grand pas dans la bonne direction, qui sera forcément pris en compte, et j’attire une fois de plus votre attention sur les commentaires qui ont été faits. Les autres questions et l’évolution de la situation seront commentées si nécessaire en temps réel.

Question: Le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev a déclaré après la réunion trilatérale de Saint-Pétersbourg qu’un statut particulier pourrait être octroyé au Haut Karabagh. Il a noté que le Haut Karabagh ne deviendrait jamais indépendant. En parallèle, les médias azerbaïdjanais ont cité des sources diplomatiques rapportant l’existence d’un « plan » du Président russe Vladimir Poutine conformément auquel l’Azerbaïdjan pourrait recevoir cinq régions en échange d’un statut plus solide. De quel statut pourrait-il être question?

Réponse: Nous pensons que le thème du processus de paix du Haut Karabagh a son propre format de discussion. Nous savons parfaitement que compte tenu de son histoire et de sa sensibilité, la volonté est grande de donner des commentaires et des explications. Cependant, il faut distinguer les explications de la polémique publique, ainsi que des tentatives d’utiliser l’espace public pour régler cette question très complexe. C’est pour trouver une issue au dossier que sont organisées des négociations sous forme de sommets, de réunions bilatérales et multilatérales. La rencontre de Saint-Pétersbourg s’est déroulée avec succès selon tous les participants et observateurs, dont certains s’inquiétaient initialement d’en être exclus. Ils ont bien été informés et en étaient satisfaits. La réunion s’est conclue par l’adoption d’une déclaration ouverte et publiée qui, dans la mesure du possible à l’étape actuelle, dévoile les détails et les résultats aussi bien de la réunion que les solutions et les avancées potentielles. Il est important aujourd’hui de ne pas « éparpiller » le positif acquis lors des déclarations publiques. Il faut le préserver pour le transcrire ensuite en mesures et démarches concrètes.

Je sais que ma réponse est très diplomatique. Vous voulez certainement entendre du concret et des pronostics, mais il y a des sujets qui ont besoin de « silence », non pas parce qu’on cache quelque chose mais parce que ce sont les experts et les diplomates qui doivent y travailler. L’opinion publique doit exiger et connaître toute l’information, mais il existe une différence entre l’information et l’utilisation de l’espace public pour « tirer la corde ». L’important n’est pas de montrer qui est le plus fort ou qui a marqué le plus de points, mais de faire en sorte d’identifier les solutions au problème, pour que son règlement passe sur le plan concret et réel. Nous sommes pour la seconde approche, sachant que l’information du public est un élément important.

Quand nous aurons des données concrètes à commenter, nous le ferons. Je le répète: nous avons initialement demandé à toutes les parties d’utiliser les processus de négociation et non l’espace public pour polémiquer, afin que le processus de paix du Haut Karabagh aille réellement de l’avant.

Question: Prévoit-on un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue turc Mevlüt Cavusoglu à Sotchi?

Réponse: En ce qui concerne les contacts russo-turcs – personnels ou téléphoniques – cette question est en cours d’étude. Je n’ai pas encore d’informations supplémentaires sur le planning du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pendant la réunion du CMAE de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (OCEMN). Il est en cours de préparation. La question des contacts russo-turcs est actuellement à l’étude.

Question: La Ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen a déclaré que la Russie devait informer la communauté militaire internationale du déplacement de ses troupes pendant les exercices. Que pouvez-vous en dire?

Réponse: Cette question a été commentée par le porte-parole du Ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. Il n’y a rien à ajouter. Les représentants officiels allemands devraient s’intéresser aux informations envoyées par la Russie à ce sujet.

S’il existe des questions, pourquoi ne pas les poser via les canaux diplomatiques? Si vous manquez d’informations, nous sommes toujours prêts à les fournir. Quand vous « balancez » tout dans l’espace public dans un sens aussi négatif, cela signifie que le but n’est pas d’obtenir des informations mais de former une certaine opinion publique sur un sujet concret. C’est évident. Nous avons des canaux de coopération, nous sommes ouverts à toutes les questions. Si vous manquez d’informations: bienvenue. Appelez-nous et les informations nécessaires vous seront fournies.

Question: Est-ce que la Russie considère les résultats du référendum britannique sur la sortie de l’UE comme un événement défavorable ou s’attend-elle à des conséquences positives?

Réponse: Séparons cette question en deux.

  • Premièrement, notre vision du référendum. Notre position à ce sujet a toujours été claire, avant, pendant et après le scrutin. C’est le droit souverain du Royaume-Uni et de ses nations de décider de son sort sur des questions importantes déterminant l’évolution de l’État. Il ne peut y avoir de deux poids deux mesures ni de changement de position. C’est une affaire intérieure du Royaume-Uni, mais elle concerne évidemment l’UE puisqu’il était question d’en sortir. Nous n’avons pas commenté ce sujet non pas parce que nous ne l’avons pas analysé, mais parce que cela ne nous concerne pas. Nous en avons parlé en répondant à la presse. C’est notre seule ligne.
  • La seconde composante de la question porte sur les conséquences du référendum. Il faut savoir que pour l’instant, le vote a eu lieu et ses résultats ont été officiellement annoncés. Mais cette décision n’a pas encore été prise sur le plan juridique en tant que décision de l’État. Elle n’a pas été formalisée dans les décisions des autorités britanniques. Il faut attendre que le vote du peuple devienne une décision officielle du Royaume-Uni, voir comment elle sera formulée, quelle décision sera prise par les autorités britanniques, comment elle sera annoncée, quels plans seront déclarés. A partir de là nous tirerons des conclusions sur ce qui attend le Royaume-Uni et l’UE. Puis nous pourrons parler de la réaction russe aux décisions cette fois formalisées et juridiquement formulées de cet État. Bien sûr, cela se reflétera sur les décisions et les déclarations de l’UE qui, en s’appuyant sur la décision officielle du Royaume-Uni, pourra également formuler sa position. Nous y réagirons de manière appropriée. Bien sûr, nous souhaitons poursuivre la coopération avec Bruxelles et Londres. Nous n’avons jamais changé de position. La coopération est une priorité pour nous et les relations formelles entre le Royaume-Uni et l’UE sont des affaires intérieures de l’État et de l’union des États.

Nous souhaitons coopérer dans des formats qui seront acceptables pour ces États et dont ils feront part au monde entier. Nous construirons nos relations à partir des déclarations et des positions officielles. Nous sommes pour le développement de la coopération.

Question: Une question personnelle: la sixième saison de Game of Thrones s’est terminée hier. La regardez-vous?

Réponse: Non, je ne regarde pas Game of Thrones. Honnêtement, je n’ai pas le temps. Je vous ai probablement déçu.

Question: Un nouveau cycle de négociations a eu lieu hier entre le Vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine et le représentant spécial du Premier ministre géorgien Zourab Abachidze. Grigori Karassine a ensuite déclaré aux journalistes que le 8 octobre (date des législatives géorgiennes) serait une « journée très intéressante pour la Russie » et dit espérer que les législatives ne se termineraient pas par des « résultats sensationnels similaires au référendum britannique ». En quoi ces élections sont-elles intéressantes pour la Russie? Quelles pourraient être les surprises pour Moscou?

Réponse: L’organisation des législatives en Géorgie relève entièrement de la compétence du peuple géorgien. C’est notre approche de base. Sachant que la Géorgie est notre voisin, les résultats des processus politiques à l’œuvre dans ce pays ne nous laissent pas indifférents. D’autant que la personnalité qui arrivera au pouvoir en Géorgie découlera de ce scrutin, tout comme de la ligne annoncée par le pays au niveau national et étranger. Par conséquent, comme dans le cas d’autres pays, nous suivons de près ces processus, d’autant plus s’il s’agit de l’un de nos voisins. A l’issue des élections je serai prête à en commenter les résultats.

Question: Ma question concerne la Slovaquie, qui prendra la présidence tournante de l’UE à partir du 1er juillet. Le Premier ministre slovaque Robert Fico sera donc le président du Conseil de l’Union européenne. Quelles sont les attentes de Moscou à ce sujet?

Réponse: Nous avons la même attente de la part de l’ancien, du nouveau et de tous les présidents: nous voulons établir des relations normales et complètes avec l’UE en tenant compte de toute l’expérience accumulée, notamment ces dernières années. Nous sommes disposés à la coopération. Nous comprenons qu’aujourd’hui l’UE traverse une période difficile, qu’il existe différents contextes et sous-entendus intérieurs, une mécanique organisationnelle spéciale de développement de l’UE. Je veux notamment parler de la crise migratoire et économique, des conséquences de la politique de sanctions et des actions ou inactions sur la scène internationale, ou encore de la politique de permission d’être contrôlé de l’extérieur. A tout cela s’ajoutent les problèmes autour du référendum britannique sur la sortie de l’UE. Bien sûr, c’est une question importante qui sera prise en charge par cette institution. Nous partons du fait que la coopération avec l’UE est une direction importante de notre politique étrangère. C’est ce que nous attendons également de sa part.

Question:  La Slovaquie présidera l’UE. Comme on dit à Odessa, ce sont deux grandes différences. SI l’UE était actuellement présidée par la Pologne, ce serait une toute autre histoire.

Réponse: Je ne formulerais pas la question ainsi car les relations internationales et ce qui s’y passe ne cessent de nous surprendre. Des processus intéressants se déroulent en Pologne, que nous suivons au même titre que les représentants de l’UE. Au sein de l’Union européenne même surviennent des événements que personne n’aurait soupçonnés. Aujourd’hui l’imprévisibilité est absolue. En allant au fond de la question, nous voyons que c’est la conséquence de démarches irréfléchies entreprises contre la logique et le bon sens. C’est pourquoi, en l’occurrence, je ne me risquerais pas à formuler des prévisions pour annoncer avec certitude comment « cela aurait pu être si ». Aujourd’hui tout évolue de manière si dynamique que nous arrivons à peine à réagir.

Il me semble qu’il est important de construire un système de relations UE-Russie qui ne soit pas soumis à une conjoncture personnelle, étatique, ou à l’appréciation des relations avec la Russie. Après tout, il est question de l’UE. Nous savons qu’un tel avis consolidé est une priorité pour cette organisation, un mécanisme de prise de décisions. C’est pourquoi on ne doit pas « attraper chaud ou froid » à cause de l’arrivée de tel ou tel président. Nous voulons la stabilité, l’équité, le respect mutuel et la coopération durable. Même si l’expérience que nous avons vécue, y compris avec l’UE, sera prise en compte et que, malheureusement, nous ne pourrons pas l’oublier.

Question: Est-ce que la Russie pense que les lancements de missiles par la Corée du Nord la semaine dernière ont réussi?

Réponse: J’ai déjà commenté ce sujet. Je n’ai rien à ajouter aujourd’hui.

Question: Que pouvez-vous dire de la récente déclaration du maire de Vilnius, Remigijus Simasius, qui s’est opposé une nouvelle fois à la construction d’une Maison de Moscou dans la capitale lituanienne?

Réponse: Les menaces du maire lituanien d’annuler le permis de construire au niveau judiciaire sèment la confusion, notamment quand on sait que la construction de la Maison de Moscou est pratiquement terminée. Nous percevons cette sortie comme une action antirusse planifiée dans le contexte de la campagne législative lituanienne, qui se déroule dans une atmosphère très hostile envers la Russie. D’où ces appels agressifs du maire à démanteler, dans le centre de Vilnius, « l’instrument de propagande au drapeau russe ».

Sur le même principe, toute collection d’art de la Grèce antique dans un musée pourrait donc être considérée comme un élément de propagande de la Grèce. Ce n’est pas sérieux. Cette approche n’est ni professionnelle, ni historique, ni scientifique – au contraire.

De telles attaques s’inscrivent dans la ligne générale de l’État lituanien visant à bloquer les relations russo-lituaniennes. Nous craignons que cela puisse affecter la coopération entre nos capitales.

Si les démarches mentionnées étaient vraiment entamées, nous serions contraints d’étudier des mesures de rétorsion.

Question: Quelles sont les perspectives d’une réunion du Format Normandie aujourd’hui?

Réponse: Des que nous aurons des informations que nous pourrons partager, nous le ferons. Pour l’instant, il n’y a rien hormis l’entretien de demain entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue français Jean-Marc Ayrault à Paris pour échanger à ce sujet.

Question: Que sait la Russie des plans de l’UE de créer sa propre flotte navale et une défense côtière?

Réponse: Nous suivons la situation. Il faut voir quels plans de l’UE seront réellement mis en pratique. Une attention aussi accrue de Bruxelles pour la question navale s’explique

  • par la volonté de protéger les livraisons commerciales
  • ainsi que par la hausse sans précédent, ces dernières années, de l’immigration clandestine en Europe via la Méditerranée en provenance d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
  • Actuellement, la Méditerranée est la priorité absolue pour l’UE. La nécessité de surmonter les conséquences de l’affluence de migrants pousse les représentants de l’Union à corriger et à élaborer une politique pour mettre en œuvre la stratégie de sécurité maritime approuvée en 2014.
  • Nous partirons des plans concrets pour fournir des commentaires à ce sujet.

 

Sur la conférence de presse de la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères au centre Artek

La prochaine conférence de presse ne sera pas ordinaire. J’ai reçu l’invitation d’un lieu étonnant et légendaire dont j’ai seulement entendu parler – le Centre international pour enfants Artek. Ainsi, la prochaine conférence de presse se tiendra le 7 juillet au Centre Artek en Crimée. J’invite tout le monde à cet événement. La semaine prochaine, nous publierons sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères une annonce sur les conditions d’accréditations. Venez et nous discuterons. Je pense qu’il faut diversifier la géographie de notre travail. Toutes les conditions pour cela sont réunies au Centre Artek

SOURCE/http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/2336395