453 – USA,ses B52 ne font plus peur – La Chine se lance vers les ballons dirigeables !

 

Les B-52 US incapables d’intimider qui que ce soit dans le monde

© Flickr/ manhhai -International -(mis à jour 19:46 11.01.2016)

Les Etats-Unis essaient en vain d’intimider le monde par ses bombardiers B-52, ces appareils obsolètes ne faisant que prouver une fois de plus que la puissance militaire américaine est en train de s’atrophier, constate un observateur du Washington Times.

Tout indique que l’administration Obama pense que des vols des B-52 le long des frontières des pays qui « menacent » Washington doivent plonger dans la panique les adversaires des Etats-Unis, sinon comment expliquer le survol « fortuit » de la Corée du Sud par un tel bombardier, se demande L. Todd Wood, du Washington Times.

« En réalité, les Etats-Unis sont en voie d’atrophie progressive de sa puissance militaire, et nos adversaires n’en ignorent rien. Notre affaiblissement économique ne fait qu’aggraver notre faiblesse militaire. Les vols des B-52 ne pourront inverser la trajectoire de l’impuissance de l’administration Obama en politique extérieure. Par contre, ils mettent en danger l’Armée de l’air américaine », souligne le journaliste. 
bombardier B-52
© AP Photo/ Jockel Finck
Survol d’un B-52 US en mer de Chine: Pékin dénonce une provocation
Un bombardier B-52, armé de missiles nucléaires et de bombes « bunker buster », capables de détruire les installations souterraines nord-coréennes, a quitté la base aérienne Andersen à Guam dimanche 10 janvier pour arriver dans le ciel d’Osan, au sud de Séoul. Ce déploiement a eu lieu quatre jours après un essai nucléaire en Corée du Nord, notamment d’une bombe H, selon Pyongyang.  
Des bombardiers US en mer de Chine, un défi lancé à Pékin
© Sputnik.
Des B-52 US en mer de Chine, une véritable provocation

Les analystes préviennent toutefois que la Corée du Nord risque de percevoir ce survol comme une menace.

« Il s’est agi d’une démonstration de l’engagement à toute épreuve des Etats-Unis envers nos alliés en Corée du Sud, au Japon et envers la défense du territoire américain », a déclaré, dans un communiqué de presse, le chef du commandement américain du Pacifique, l’amiral Harry B. Harris Jr.

Néanmoins, le 10 décembre dernier, un autre incident avait impliqué deux B-52 qui avaient survolé des îles en mer de Chine méridionale. Le Pentagone avait alors déclaré que cela était arrivé « par hasard », les pilotes s’étant « égarés à cause du mauvais temps ».

« A signaler qu’à l’époque du GPS rien n’est voué au hasard », fait remarquer L. Todd Wood. 

Et d’ajouter que les B-52 pouvaient porter des frappes nucléaires par des missiles de croisière, dont ils sont équipés, et opérer en dehors de la zone de la DCA, mais étaient incapables d’entrer dans l’espace aérien de l’ennemi tant qu’ils n’atteindraient pas une supériorité en l’air.

« Seuls de puissants armements ultramodernes, capables d’anéantir n’importe quel ennemi, peuvent servir de +moyens d’intimidation+ de l’adversaire », est la conclusion du journaliste. 


https://fr.sputniknews.com/international/201601111020857039-usa-bombardiers-intimidation/


 

Pourrait-on envisager une guerre entre les USA et la Chine?

© REUTERS/ Bobby Yip -international -12.12.2015)

Les experts de la revue National Interest évoquent des conditions susceptibles de provoquer un « revirement mortel » dans l’équilibre naval et le rapport de forces en Asie-Pacifique.

La modernisation de l’armée chinoise et la mise au point de la stratégie américaine de déni d’accès et d’interdiction de zone (A2/AD) rendent le face-à-face entre Pékin et Washington en mer de Chine méridionale de plus en plus imprévisible pour les deux parties, constate Robert Haddick, expert de National Interest.

Selon l’historien américain Geoffrey Blainey, qui estime que la croissance du potentiel militaire de la Chine pourrait un jour provoquer un « revirement mortel » dans l’équilibre naval en Asie-Pacifique, une guerre pourrait notamment éclater si Pékin s’opposait directement aux patrouilles de navigation américaines.

Il pourrait s’agir entre autres de l’usage par la Chine de systèmes de missiles, basés sur les technologies soviétiques de la dernière période de la guerre froide. National Interest rappelle que les systèmes chinois de reconnaissance et de frappe sont équipés de moyens de suivi et de détection par satellite, de missiles anti-navire et balistiques de longue portée.

Dans ce domaine, Pékin dépasse de loin Washington, qu’il s’agisse du nombre de missiles tactiques (les Etats-Unis n’en ont pas du tout) que de l’arsenal d’ogives antinavire. Il est toutefois difficile à prévoir à quel point Pékin serait capable de résister à la pression des porte-avions américains, engagés par Washington à chaque fois dès que la menace d’une crise s’annonce. 
un porte-avions nucléaire
Chine: la chasse aux porte-avions est-elle ouverte ?

Les dirigeants chinois espèrent qu’ils seront un jour en mesure de contester la suprématie américaine dans le Pacifique occidental et contrer toute intervention des forces expéditionnaires des Etats-Unis.

Quoi qu’il en soit, la Chine n’a pas pu contester le déploiement de deux groupes aéronavals américains pendant la crise de 1996 dans le détroit de Taïwan.

https://fr.sputniknews.com/international/201512121020231525-chine-usa-guerre/


 

Chine: la chasse aux porte-avions est-elle ouverte ?

© AFP 2016 Toru Yamanaka- Défense – 30.10.2015)

La Chine a testé un nouveau dirigeable de type stratosphérique, écrit le site internet du Quotidien du peuple. Connu sous le nom de Yuanmeng, l’aéronef serait capable de s’élever jusqu’à une hauteur de 100 kilomètres pour effectuer la reconnaissance aérienne, hors de portée des avions et des missiles ennemis.

Le gouvernement chinois ne précise toutefois pas à quoi est destiné l’aéronef. Toujours est-il que le Quotidien du peuple (organe de presse officiel du PC chinois) suppose qu’il sera utilisé pour chasser les porte-avions ennemis.

« Le dirigeable Yuanmeng, survolant la mer de Chine méridionale en quête de cibles, constituerait le sommet de « la chaîne alimentaire » militaire. Avec l’information récupérée par les satellites, les avions, les sous-marins et les drones chinois, il permettrait à l’Armée populaire de libération (APL) de dresser le tableau complet des hostilités sur le théâtre maritime », écrit le site.

Comme l’explique Thibault Proux dans le site portail-aviation.com, ce dirigeable stratosphérique autonome mesure 75 mètres de long et 22 mètres de large pour une charge utile de 5 à 7 tonnes. Développé conjointement par la société Beijing Nanjiang Space Technology, l’Université d’Aéronautique et d’Astronautique de Pékin (BUAA) et la région autonome de Mongolie-Intérieure, il est motorisé par trois moteurs à hélices alimentés via des panneaux solaires, et constitué d’une enveloppe souple capable de résister à de très fortes pressions.

M. Proux précise que « cela est en effet primordial pour ce type de dirigeable, qui décolle à très faible pression, afin de permettre une montée à des altitudes stratosphériques. De quelques milliers de mètres cubes au sol, ce dirigeable stratosphérique voit son volume décupler lors de sa prise d’altitude (la pression de l’air environnant diminuant, le gaz porteur se dilate). De même, les variations de températures entre le jour et la nuit influent de manière majeure sur la dilatation de l’hélium, et donc sur l’enveloppe souple du dirigeable.


https://fr.sputniknews.com/defense/201510241019060549-chine-dirigeable-chasse-porte-avions/


 

La Chine fait un pas de plus vers les dirigeables !

L’annonce fait grand bruit dans le petit milieu des plus légers que l’air. La semaine dernière, la Chine a testé en vol un dirigeable de type stratosphérique. C’est la première fois qu’un tel projet est porté par ce pays d’ordinaire très discret mais de plus en plus investi dans le secteur aéronautique.

Le 13 Octobre dernier (2015), l’aéronef dénommé Yuan Meng, a décollé du site de Xilinhot, dans la région autonome de Mongolie-Intérieure en Chine pour un vol de 24 à 48 heures, à plus de 20 kilomètres d’altitudes. Aucune information n’a filtrée quant aux résultats du vol et du retour au sol de l’aéronef.

Vue d'artiste du dirigeable stratosphérique "Yuanmeng"

Développé conjointement par la société Beijing Nanjiang Space Technology, l’Université d’Aéronautique et d’Astronautique de Pékin (BUAA, Beihang University) et la région autonome de Mongolie-Intérieure, ce dirigeable stratosphérique autonome (sans pilote à bord) mesurerait 75 mètres de long et 22 mètres de large pour une charge utile de 5 à 7 tonnes.

Le démonstrateur Yuan Meng, gonflé à l’hélium, a pour ambition de rivaliser avec les satellites dans leurs missions de relais de communications, d’observations et de surveillances pacifiques. Motorisé par 3 moteurs à hélices alimentés via des panneaux solaires, ce dirigeable stratosphérique est constitué d’une enveloppe souple capable de résister à de très fortes pressions. Cela est en effet primordial pour ce type de dirigeable, qui décolle à très faible pression, afin de permettre une montée à des altitudes stratosphériques. De quelques milliers de mètres cubes au sol, ce dirigeable stratosphérique voit son volume décupler lors de sa prise d’altitude (la pression de l’air environnant diminuant, le gaz porteur se dilate). De même, les variations de températures entre le jour et la nuit influent de manière majeure sur la dilatation de l’hélium, et donc sur l’enveloppe souple du dirigeable. Il s’agit « d’un verrou de conception » d’après Yu Quan, l’un des scientifiques de la Chinese Academy of Engineering en charge de ce projet.

Vidéo du “décollage” de Yuan Meng.

Bien que novateur pour l’Empire Céleste, le dirigeable stratosphérique, ou High Altitude Airship, est l’objet depuis de nombreuses années de tests et de développements à travers le monde. Ainsi, à travers les projets « High Altitude Long Endurance Demonstrator », « Integrated Sensor Is Structure » et HiSentinel, les américains ont développé et testé plusieurs types de prototypes, dont le plus emblématique fut le JLENS de Lockheed Martin, qui s’est malheureusement écrasé en 2010. D’autres pays se sont eux aussi penchés sur le sujet, sans toutefois proposer de démonstrateurs. Citons à titre d’exemple le projet russe « Berkut », le projet Sud-Coréen « Kari », le projet Japonais « Nal Jaxa » ou encore l’entreprise « Stratsat » en Angleterre.

Projet HALE-D - Crédit : Lockheed Martin

En France, une initiative de la société Thales Alenia Space relance depuis 2012 le débat de la faisabilité d’un tel aéronef, de sa réalité économique et de son insertion dans le trafic aérien (traversée de couloirs aériens). L’objectif est là aussi de développer un démonstrateur de capacité d’une plateforme stratosphérique, inhabitée, pouvant accomplir des missions de type ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance). TAS projette un premier vol pour 2020.

Stratobus - Crédit : Thales Alenia Space

Quoi qu’il en soit, l’annonce chinoise est un nouveau témoin du regain d’intérêt pour les plus légers que l’air que porte la Chine depuis peu. Rappelons qu’en Juillet dernier, la société aéronautique chinoise AVIC General a signé un partenariat avec la société française FLYING WHALES pour le développement et la production d’un dirigeable transporteur de charges lourdes d’une charge utile de 60 tonnes.

Vue d'artiste LCA60T - Crédit : FLYING WHALES

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La Chine fait un pas de plus vers les dirigeables !