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CHRONIQUE -L’Amérique latine face à la crise des réfugiés syriens février 2016
Au moins 240 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit alors que sur les quelque 11 millions qui fuient la guerre,plus de 4 millions ont traversé la frontière, créant ce qu’il est convenu d’appeler la crise des réfugiés syriens.
Quand l’Amérique latine ouvre ses portes aux réfugiés syriens
- entre mars2011 (début de la guerre civile en Syrie) et janvier 2013, environ trois millions de Syriens fuyant la guerre ont été contraints de quitter leur foyer pour tenter de trouver refuge ailleurs dans le monde.
- Cependant, la situation est devenue beaucoup plus préoccupante depuis 2014, le nombre des réfugiés syriens ayant dépassé la barre des 4 millions, une première pour ce pays du Moyen-Orient dont la population fuyant le même conflit est ainsi devenue la plus importante population de réfugiés à travers le monde, selon l’ONU.
C’est d’ailleurs cette situation qui a conduit le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, à affirmer le 29 août 2014 que «la crise des réfugiés syriens est devenue la plus importante situation d’urgence humanitaire de notre ère», et que «la gestion de cette crise nécessite la participation de tous les États». Comme dans la plupart des situations d’urgence humanitaire, l’Amérique latine n’est pas restée en marge des efforts de la communauté internationale. Face à l’ampleur du drame des réfugiés syriens, plusieurs dirigeants d’Amérique latine ont annoncé que leurs pays accueilleraient davantage de réfugiés syriens.
C’est le cas de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui a confirmé en septembre 2015, au plus fort de la crise, que son pays était prêt à accueillir à bras ouverts les réfugiés syriens qui souhaitent aller vivre et travailler au Brésil. Félicitant l’équipage de la Corvette
Au-delà de la «solidarité» latino-américaine
En définitive, en attendant qu’on trouve une solution de sortie de crise en Syrie, l’Amérique latine aura manifesté sa volonté de venir en aide aux réfugiés, ceci malgré les diverses crises politiques et socioéconomiques qu’elle traverse.
La question qui demeure est de savoir si les États de la région arriveront à remplir leur engagement à l’égard de ces réfugiés
source : http://www.cms.fss.ulaval.ca/recherche/upload/cei/fichiers/cei_cbm_syriens_fev2016.pdf
